The Last Shadow Puppets, un retour en force !

Le groupe The Last Shadow Puppets est bien de retour : difficile d’échapper à cette annonce, tant les articles se multiplient sur eux. Ils ont su créer l’évènement. Cela m’a intriguée, et il se trouve que c’est également en lien avec mon mémoire de fin d’études, j’ai donc choisi d’analyser un peu ce qu’il s’est passé lors de ce retour, et d’en faire un article (promis, je parlerai de l’album aussi) !

TLSP

The Last Shadow Puppets, c’est un super groupe, composé d’Alex Turner (chanteur des Arctic Monkeys) et de Miles Kane (dont la carrière solo est assez formidable). Dit comme cela, ce n’est pas étonnant qu’ils fassent tant de bruit. Sauf que ce groupe n’a à son compteur qu’un seul et unique album, sorti en 2008, et si la carrière des Arctic Monkeys a très bien démarré quelques années auparavant, Miles Kane n’est lui pour le coup pas connu. Ils montent ce groupe entre meilleurs amis et obtiennent un grand succès. Et puis, à part quelques teasing de retour en studio, plus rien avant décembre 2015 en termes de communication officielle.

Si Alex Turner et Miles Kane ont bien progressé en notoriété depuis, TLSP n’a pas été mentionné depuis bien longtemps, et aurait pu retourner à l’état des projets abandonnés par les artistes accaparés par leurs carrières premières.

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Et pourtant. L’annonce de leur retour en décembre 2015 a fait l’effet d’une bombe. En termes de communication, rien de plus simple. Un post sur leur page Facebook (morte depuis bien longtemps) avec une vidéo montrant les deux compères et d’autres images sur fond de musique énigmatique, a posteriori on reconnait seulement quelques notes de Bad Habits. Et la mention finale « Spring 2016 » confirme bien la sortie d’un nouvel album. Le retour est annoncé, la pression monte chez les fans de la première heure, comme les plus récents fans d’Arctic Monkeys ou Miles Kane qui pourraient découvrir le projet seulement à cette occasion.

Mais en termes de communication, ne rien avoir fait depuis 2008, cela implique quelques ajustements. Par exemple, créer un compte Twitter, probablement fait par le management du groupe, sachant qu’Alex Turner n’en a pas, et que Miles Kane poste de temps en temps, préférant visiblement Instagram, pour partager ses superbes costumes ! Mais créer un compte Twitter au groupe, c’est souligner que c’est plus qu’un petit side project. C’est officialiser le travail, et souligner que ce n’est pas que Alex Turner + Miles Kane, mais bien The Last Shadow Puppets. Du coup c’est plus facile pour annoncer dates de concert, sortie d’album et de chansons, cela permet d’avoir une communication officielle et mieux maitrisée.

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Au niveau du ton, on voit que le groupe reste dans son style, avec une certaine distance, une sorte de froideur propre au style crooner rock. Il n’est pas question d’ajouter des emojis ou encore de marquer la présence personnelle, pas de signature, ni même de ponctuation trop enthousiaste. Au contraire, la langueur parfois suggestive du groupe se retrouve même dans un usage étonnant et fréquent des points de suspension, très rare.

En dehors de la gestion des réseaux sociaux, le groupe donne beaucoup d’interviews, avec des visuels assez fabuleux qui sont ensuite repris par les fans. Ils se construisent leur identité visuelle, assez stylée et surtout assez british. Ils s’assurent que les fans soient bien au courant de la reformation du groupe, mais surtout que le grand public ne puisse y échapper, et qu’il reconnaisse ses deux figures de proue (qu’il peut connaître des Arctic Monkeys ou de la carrière solo de Miles Kane).

Enfin, quelques concerts ont eu lieu avant la sortie de l’album. ils ont été complets en seulement quelques minutes, réalisant un tour de force qui prouve bien à quel point l’attente des fans était forte. Dans le même temps, ils ont été annoncés parmi les têtes d’affiche de nombreux festivals, ce qui est assez fort pour un groupe qui ne sort que son deuxième album !

TLSPLeur communication les a bien placés parmi les groupes les plus attendus de l’année, ils l’ont savamment orchestrée. Mais tout cela n’aurait été rien si l’album derrière ne fournissait pas la qualité nécessaire pour répondre à cette attente.

Or, Everything You’ve Come to Expect est assez brillant. On retrouve bien cette ambiance un peu crooner rock, le style est très classe. On identifie tout de suite les voix d’Alex Turner et Miles Kane qui se mélangent à la perfection.

L’ajout de cordes sur pas mal de titres leur donne une profondeur assez formidable, qui permet d’ajouter une vraie originalité au groupe. Ce n’est pas juste un regroupement de talents, c’est bien une création originale et travaillée. La guitare est quand même l’instrument de prédilection des deux trublions, et ça s’entend, ils y sont vraiment doués. Mais ils ont choisi de ne pas faire hurler les guitares en permanence, ce qui permet de mieux apprécier leur travail dessus.

Difficile de sortir des titres pour les citer comme mes préférés, mais on peut quand même citer la très punchy Bad Habits, la douce Miracle Aligner, la mélodieuse Pattern. On passe de ballades à la délicatesse extrême comme The Dream Synopsis à d’autres titres plus rock à la Sweet Dream, TN, sans jamais perdre un certain sens du groove comme The Element of Surprise.

 L’album est vraiment très très bon, il déploie le style The Last Shadow Puppets sur tous les titres et même 8 ans après continue le travail du groupe. Toutes les actions de communication autour du groupe conduisent bien à mettre en avant ce petit bijou, sans lequel elle aurait été vaine de toutes façons. C’est un album à écouter, vraiment !

J’espère que cet article un peu différent sur son sujet et sur sa forme vous aura plu !

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The Last Shadow Puppets, un retour en force !

Dionysos – Vampire en pyjama

On attendait le retour de Dionysos depuis quelques années, après un pétillant Bird’N’Roll et la sortie du film d’animation Jack et la Mécanique du Coeur, tiré du chef d’oeuvre de Mathias Malzieu. Mais on n’attendait pas l’histoire qui accompagne et berce ce nouvel album. Les premiers extraits dévoilés ne l’expliquent pas tellement, on voit simplement le personnage du vampire se dévoiler, pas étonnant car l’on annonce en même temps la sortie du livre de Mathias Malzieu « Journal d’un Vampire en Pyjama ». 

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Et puis il y a la révélation de toute l’histoire : le chanteur, Mathias Malzieu s’est vu diagnostiquer une maladie grave et rare, l’aplasie médullaire. C’est apparemment dès les début de son hospitalisation qu’il prend la plume et appelle les autres membres du groupe pour travailler sur cet album, qu’il a même envisagé comme posthume, au vu de sa situation plus que délicate. Il sera finalement sauvé par une greffe de cordon ombilical. Mais tout cela lui offre de formidables possibilités créatives, lui qui sait déjà explorer des pistes autobiographiques dans la fiction. Là, son roman n’en est pas un, c’est un véritable journal (que j’ai hâte de dévorer !). L’album suit la même histoire que le roman, mais il fait plus que cela. Le groupe se réinvente dans ce contexte grave. Les chansons deviennent encore plus poétiques qu’avant, plus sincères aussi. Le panache est un peu mis de côté, au profit d’une douce authenticité. Et pourtant, l’album n’est pas triste. Il est lumineux, se concentre sur le positif, ce qui est triste devient poétique. Comme à chaque fois cependant, les métaphores se multiplient, offrent différents niveaux de lecture. Mais le masque tombe encore plus que sur les albums précédents.

Vous devinez à mes mots que l’album est un vrai coup de coeur. Au cours de la chanson « Vampire en Pyjama », Mathias Malzieu s’exclame à juste titre « Dionysos est né deux fois ». Le groupe a 22 ans de carrière, 22 ans d’explosions épiques et rock. Alors là, sans renier leur style, ils se font plus pop, plus poétiques. On n’oublie pas l’épique, le drame aussi présents dans les autres albums et livres. Il me semble que tout est distillé dans de bonnes mesures sur cet album, qui retient le meilleur que le groupe a pu nous présenté sur toutes ces années.

L’aspect poétique est très largement dominant. On sent beaucoup de travail sur les paroles (peut-être même plus que sur les autres albums). La plus représentative est bien sur Chanson D’Été qui ouvre l’album sur une reprise du poème « Chanson d’Automne » de Verlaine, sur une ambiance western, Malzieu ayant l’impression que ses anticorps se livrent à une véritable guerre du far west en lui. Tout s’emballe comme dans une folle cavalcade à partir de la moitié de la chanson, sur laquelle le rejoint Babet, dont la voix ponctue à merveille la plupart des titres. Ensuite, la poésie de Guerrier de Porcelaine est un vrai coup de coeur. Le titre est doux, même dans les voix de Mathias et Babet. Il ne se fait pas mielleux, ponctué de quelques accords de guitare électrique (car oui, on ne perd pas l’essence rock de Dionysos comme cela !). Le pont après le deuxième refrain est absolument sublime et mélodieux. L’Heure des Lueurs joue sur les mêmes cordes avec des accords un peu similaires. Know Your Anemy est plus rythmée, et cette fois ci chantée en anglais. Mais le jeu de mot du titre est tellement bien pensé que le titre reste intéressant en termes de paroles. Le Chant du Mauvais Cygne est plus doux, joué à la guitare sèche, accompagné ensuite du violon de Babet puis de l’harmonica de Mathias. C’est doux, c’est harmonieux, et on y trouve une phrase qui correspond bien au chanteur impétueux : « Je me reposerai quand je serai mort ». On retrouve ensuite les deux titres qui paraissent les plus directement autobiographiques : Vampire au Pyjama et Déguisé en Moi, les deux faisant référence à la carrière de Mathias et du groupe. Les paroles valent vraiment le coup d’être écoutés. La première fait voir l’espoir, et la deuxième laisse voir un touchant désir d’être plus sincère, avec l’énumération chantée par Babet de tous les personnages endossés par Mathias.

Ce dernier titre vraiment sympa entre dans une veine un peu plus pop, comme Vampire de l’Amour par exemple, premier titre dévoilé pour cet album. Il est enlevé, énergique tout en restant bien maitrisé. I Follow Rivers, reprise de Lykke Li placée au milieu de l’album comme un interlude (pour reprendre le mot de Mathias Malzieu lui-même) est une bonne surprise, d’autant plus que c’était une chanson qu’il chantait pour une des infirmières qui l’accompagnait. Enfin, Skateboarding sous Morphine est aussi un bon titre qui énumère pas mal de figures célèbres (Gainsbourg, Charlie Chaplin…), avant un refrain vraiment top.

Et parce qu’on est dans un album lié à une histoire, adossé à un récit, il y a des titres à l’ambiance plus noire, plus sombre. Le plus évident est pour la chanson Dame Oclès (encore un super jeu de mots), dont l’ouverture me fait penser aux inquiétants thèmes consacrés à Joe dans La Mécanique du Coeur. Mais cela n’en diminue pas sa qualité, au contraire, cela donne une profondeur presque épique au titre et une force supplémentaire. J’apprécie un peu moins Un Petit Lion, la suivante, sans trop vraiment savoir pourquoi ! Enfin, j’avais des réserves sur Hospital Blues pour la première écoute. C’est le deuxième titre en anglais, mais je l’avais trouvé un peu mou lors de sa révélation. Et finalement, il se révèle très bien, devenant plus puissant assez rapidement, ce que le live à la Fnac Saint Lazare du 30 janvier a permis de confirmer.

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Hier (30 janvier), j’ai donc pu voir leur retour lors d’un petit showcase à la Fnac (mal organisé d’ailleurs). L’occasion de voir qu’ils sont en pleine forme, surtout Mathias Malzieu, qui retrouve ses habitudes de bouger dans tous les sens en live, malgré l’aspect intimiste du concert. La séance de dédicaces qui a suivi a été très sympa, l’occasion de les féliciter pour leur album très réussi, et d’espérer les revoir bientôt en festival !

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En tous cas, l’album est vraiment à écouter, pour les fans du groupe comme les autres. Il y a un peu de changement, mais cela ne dissout en rien leur talent, et ils l’ont promis, sur scène, cela bougera autant qu’avant !

Dionysos – Vampire en pyjama

Bears of Legend – Ghostwritten Chronicles

Un énorme coup de coeur de ce début d’année va au groupe canadien Bears of Legend. Leur album Ghostwritten Chronicles est un vrai bijou. Certes, il n’est peut-être pas accessible à tout le monde du fait de son originalité, mais il mérite une première écoute de découverte. Le groupe déploie un univers unique au sein d’un vrai et authentique projet, tout en dévoilant des chansons incroyablement mélodieuses.

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Pour vous donner quelques éléments de comparaison (toujours assez maladroit et risqué, vous aurez peut-être assez vite envie de me contredire), Bears of Legend prend l’énergie folk de Mumford & Sons, le talent multi-instrumentiste d’Arcade Fire, et une petit influence locale à la façon des Cowboys Fringants. On est face à un concept album, qui se déploie le long d’une véritable histoire, inspirée d’un mystérieux journal de bord retrouvé en mer. L’histoire se passe entre les années 1400 et 1700 et on y suit un équipage passant par toutes les émotions, de la peur, de l’amour, au rêve, à la liberté…

C’est assez rare pour être souligné, leur projet est ambitieux, et certains titres sont assez incroyables. Mon préféré est sans conteste When I Saved You From the Sea. Les cordes, le piano et la voix du chanteur se mêlent pour créer un résultat doux et surtout avec une mélodie envoutante. Ils ont bien fait d’en faire leur premier titre extrait de l’album, car c’est à mon sens le meilleur.

Ensuite on retrouve cette même mélodie avec un rythme assez similaire sur Be Mine, All Mine. La deuxième partie de la chanson rompt légèrement avec cela, mais est très prenante et émouvante. We’re Dead a pour sa part un très beau refrain, où la voix du chanteur se fait fébrile et émouvante, accompagnée par les cordes. Celles-ci marquent aussi Beside Me, pour laquelle la mélodie se met cette fois-ci au service d’une dimension plus pop. She Breaks me Down revient plus sur la dimension dramatique de l’album, avec un titre émouvant. Mais en termes d’émotions, c’est bien In the middle of the sea qui remporte la palme, elle est vraiment superbe, avec un pont jusqu’au refrain un peu plus épique.

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On trouve aussi des titres plus rythmés, qui se rapproche d’une vraie énergie à la Mumford & Sons. Ainsi, sur The Arkansas River, le piano et la batterie battent un rythme léger mais plus mouvementé, quand la voix se fait plus rapide sur le refrain. Sur Challenge Me, ce sont des coeurs qui donnent plus de profondeur. Enfin, We Rise commence très délicatement, mais fait entendre toute sa puissance au niveau du refrain.

Certains titres sont cependant un peu répétitifs selon moi, surtout au niveau du refrain et ne figurent pas parmi mes préférés. Ils restent très bons, mais par rapport aux petites perles distillées sur l’album, ils me tentent moins. Il s’agit de Encore, seul titre en français dont la fin est pourtant sublimement mélodieuse, You, Hell No ou Loved (the Chance).

Cela n’enlève rien à l’incroyable qualité de l’album, qui reste un véritable bijou. Une excellente découverte comme on aime les faire. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce groupe !

En tous cas, ils seront le 2 avril au Pan Piper à Paris, pour se lancer à la conquête du public français !

Bears of Legend – Ghostwritten Chronicles

Le meilleur de l’année 2015

Nous sommes à la toute fin de cette année 2015, il est donc temps d’une traditionnelle rétrospective, avec des classements très arbitraires sur ce que j’ai adoré cette année. L’ordre est théoriquement important, mais de fait, les qualités de la plupart des albums ou artistes/groupes cités rendent le classement très difficile.

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Meilleur album :

  1. Florence + The Machine – How Big How Blue How Beautiful
  2. Muse – Drones
  3. Of Monsters and Men – Beneath the Skin
  4. Mumford and Sons – Wilder Mind
  5. Marina and the Diamons – Froot
  6. Foals – What Went Down
  7. Half Moon Run – Sun Leads Me On
  8. FFS (Franz Ferdinand & Sparks) – FFS
  9. Cage The Elephant – Tell Me I’m Pretty
  10. The Maccabees – Marks to Prove It
  11. The Wombats – Glitterbug

Impossible de ne pas citer les Wombats et leur album enthousiasmant, donc il y a 11 albums au lieu d’un top 10, mais ce n’est pas très grave non ? En tous cas, l’année a été belle. Léger crime de lège-majesté en tête, avec Muse seulement en 2è, mais cela se joue à très peu avec Florence + The Machine (peut-être que le concert au Zénith a changé la donne), qui propose de vrais chefs d’oeuvres dans son album. Muse aussi, mais une petite irrégularité au sein de Drones le fait descendre en 2è position, même si je l’ai adoré et que je continuerai à l’écouter. Il y a eu de vrais coups de coeur comme pour Of Monsters and Men, Marina and the Diamonds ou Half Moon Run, me faisant redécouvrir leur discographies respectives. Il y a eu aussi des albums attendus, très attendus, comme Foals ou Mumford & Sons. Et puis des surprises, comme FFS et Cage The Elephant, que je n’attendais pas à ce niveau-là. Et la découverte-coup de coeur avec The Maccabees.

 

Meilleures chansons :

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  1. Queen of Peace – Florence & The Machine
  2. Dead Inside/Mercy/Reapers/The Handler – Muse
  3. Savages – Marina & The Diamonds
  4. I of the Storm / Empire – Of Monsters and Men
  5. Turn Your Love / I Can’t Figure out What’s Going On – Half Moon Run
  6. Spit it Out – The Maccabees
  7. The Wolf/Cold Arms/Snake Eyes – Mumford & Sons
  8. Clearest Blue /Playing Dead – Chvrches
  9. Into The World – Stereophonics
  10. Police Encounters – FFS
  11. Your Body is a Weapon – The Wombats
  12. Too Bad So Sad – Metric
  13. Mountain At My Gate – Foals
  14. Lampshades on Fire – Modest Mouse
  15. Untangled Love – Brandon Flowers

Bonus : I Love You All the Time – Eagles of Death Metal, et ses reprises.

Comme vous pouvez le voir, les choix sont difficiles. Dans l’ensemble, la hiérarchie des albums est plutôt respectée (on voit bien que j’écoute plus d’albums que de titres seuls) avec un coup de coeur indéniable pour Queen of Peace de Florence + The Machine. On retrouve aussi de superbes titres très émouvants, que ce soit chez Half Moon Run, les Stereophonics, au retour réussi, ou encore chez Of Monsters and Men et Mumford & Sons. L’énergie est au rendez-vous avec Marina and the Diamonds, Chvrches, Metric, les Wombats ou encore Modest Mouse.

Meilleurs lives :

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  1. Florence & The Machine (& Palma Violets) – Zénith, 22.12
  2. Mumford & Sons – Olympia, 7.07
  3. Of Monsters and Men – Trianon, 17.06 Casino de Paris, 05.11
  4. The Wombats – Cigale, 13.03, Trabendo, 03.11
  5. FFS – Rock en Seine, 28.08
  6. Marina and the Diamonds – Trianon, 13.05, Rock en Seine, 29.08
  7. Kasabian – Rock en Seine, 28.08
  8. Metric – Bataclan, 15.10
  9. The Maccabees – Rock en Seine, 29.08
  10. Alt-J – Rock en Seine, 30.08
  11. Noël Gallagher – Oui FM Festival, 23.06

Encore une fois, un top10 c’est trop difficile, alors il y en a 11. J’ai vécu des concerts géniaux, qu’il a été difficile de départager. Bien sûr, Florence + The Machine est en tête, mais Mumford & Sons ne sont vraiment vraiment pas loin. Et les concerts d’Of Monsters and Men sont toujours un moment hors du temps, avec un groupe toujours aussi content d’être là et doué. Il y a eu beaucoup d’énergie aussi, avec The Wombats, Marina and the Diamonds (et sa superbe voix), Metric et sa mise en scène suprenante, ou encore FFS – meilleur concert de Rock en Seine pour moi – et Kasabian. Et puis il y a eu ces bonnes surprises, la découverte des Maccabees, l’amélioration d’Alt-J en live, et Noel Gallagher en live (il a beau ne pas respirer la bonne humeur, il offre une très bonne performance sur ses titres et ceux d’Oasis).

A venir en 2016 :

Préparez -vous, il y a du lourd qui arrive. (tout ce que je cite ici est plus ou moins confirmé, avec des retours en studio ou de vraies annonces).

Parmi les très très bonnes nouvelles, on devrait avoir des sorties de Sigur Ros, Arcade Fire, The Killers, Green Day, Gorillaz, Last Shadow Puppet (Miles Kane et Alex Turner des Arctic Monkeys s’il faut le rappeler), Queens of the Stone Age, Radiohead, The National… Côté Français – totalement absents de mes top cette année malheureusement, malgré une bonne découvert de Part-Time Friends – on devrait enfin retrouver Stuck in the Sound, Dionysos et les Naive New Beaters et les trois groupes ont l’air d’être en pleine forme ! Enfin, parmi les attentes personnelles, on devrait entendre de nouvelles chansons pour London Grammar et Bat For Lashes !

En live, pour l’instant, l’année 2016 commencera pour moi avec 2 concerts de Muse, et Mumford & Sons en mai !

 

Et vous, quel est votre top 2015 ? Vos meilleurs concerts ? Ce que vous attendez le plus pour l’année prochaine ?

Le meilleur de l’année 2015

Cage the Elephant : Tell Me I’m Pretty

Deux ans après le très réussi Melophobia (dont on retiendra par exemple la superbe Cigarettes Daydream), les américains de Cage The Elephant reviennent distiller leur énergie folle. Le nouvel album s’appelle Tell Me I’m Pretty et s’inscrit bien dans l’évolution de la carrière du groupe. Cette fois-ci cependant, l’album est produit par Dan Auerbach, chanteur des Black Keys et producteur récent des albums de Hanni el Khatib, Valerie June et accessoirement le dernier de Lana del Rey. Du lourd donc, raison de plus pour aller le découvrir et l’écouter en boucle pendant les fêtes !

Cage The Elephant

Par rapport aux albums précédents du groupe, quelques changements sont à noter tout de même. Il est un peu moins punchy, ou en tous cas moins foufou que Thank You Happy Birthday (2011) par exemple. La patte de Dan Auerbach se fait entendre très très rapidement, notamment au niveau de l’importance de la guitare et une certaine influence blues, savamment vintage. La rencontre de ce producteur de génie avec Cage The Elephant donne en tous cas un mélange très réussi !

D’abord, l’essence même de cet album est belle et bien rock. La voix, la guitare et le rythme s’accordent pour créer des titres qui fleurent bon le rock à la Black Keys un peu. Une des meilleures chansons de l’album s’appelle Punchin’ Bag, titre très réussi au pont assez surprenant, plus mélodieux que le reste. Mess Around, également une de mes préférées se voit agrémentée de choeurs, mais reste quand même « badass ». On peut même y déceler un petit aspect vintage qui répond à ce que l’on a pu entendre dans les albums précédents. Cry Baby est plus sombre dans son ambiance, un peu moins rapide que les autres, mais tout aussi réussie. Enfin, Portuguese Knife Flight s’ouvre sur des accords de guitare électrique au premier plan, annonçant bien le style du titre.

D’autres titres ont un style un peu moins clair. Ils restent rythmés, et toujours avec cette patte un peu vintage, mais le jeu sur les choeurs les rend un peu plus pop que les chansons précédemment citées. Parmi ces titres, un coup de coeur insoupçonné, Sweetie Little Jean et ses notes de piano couplées à la batterie pour rythmer de façon originale la chanson. Des moments de douceur se laissent remplacer par un refrain plutôt puissant, alors que la voix reste dans la douceur précédente. Une très bonne surprise ! Un peu dans le même style, on peut citer Cold Cold Cold, qui joue beaucoup sur l’anaphore et la répétition de « Doctor ». La construction en crescendo est plutôt efficace, jusqu’à un refrain où cette fois-ci la voix n’hésite pas à se faire plus criée ! Enfin That’s Right joue beaucoup plus sur un aspect dansant et vitaminé tout en restant doucement vintage.

Enfin, la nostalgie apportée par la touche blues de Dan Auerbach se fait sentir sur les titres restants. On l’entend ainsi dans Trouble, sur laquelle la voix se fait presque chuchotée au départ, avant de s’affirmer assez rapidement avec les guitares, avant de retomber dans la même douceur et langueur. Too Late to Say Goodbye commence elle sur des accords de guitare électrique plutôt énergiques, alors que la suite se révèle langoureuse, avant un très joli refrain. Enfin, How Are You True est la chanson la plus calme de tout l’album, offrant une très jolie pause dans la tracklist de celui-ci.

Bref, Tell Me I’m Pretty est une très grosse réussite à mon sens, avec des petites surprises appréciables, mais surtout une grosse cohérence tout au long de l’album. Le style développé par le groupe au cours de leur carrière et la touche Dan Auerbach se mêlent pour offrir un ensemble sans une fausse note, sans une chanson qu’on aurait envie de passer.

Quant au live, les trublions de Cage the Elephant seront au Trabendo le 22 février prochain, aucun doute qu’ils sauront retourner cette petite salle !

Cage the Elephant : Tell Me I’m Pretty

Half Moon Run – Sun Leads Me On

Enfin, les petits prodiges canadiens de Half Moon Run sont de retour ! Deux ans après leur premier album, Dark Eyes, ponctué d’excellents morceaux (Circle, Call me in the Afternoon ou Nerve pour ne citer qu’eux), ils reviennent donc avec Sun Leads Me On. 

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Ils en profitent pour confirmer l’étendue de leur talent, que ce soit en termes d’écriture des chansons, de chant, de mélodie, et rappellent qu’en quelques notes, ils vous transportent dans un univers tout doux. S’il fallait comparer ce nouvel opus au précédent, on pourrait relever que le premier était légèrement plus folk que celui-ci, qui se concentre sur des sons délicats et mélodieux. Parfois, des titres rythmés font surface et empêchent l’installation d’une certaine monotonie.

Ce qui frappe à l’écoute, c’est bien la douceur qui se dégage de l’ensemble des titres. Parmi ceux-ci, on peut citer le premier, Warmest Regards, marqué par des tons assez graves. Everybody Wants fait entendre à l’inverse un chant plus aigü, ponctué tout d’abord par quelques accords de guitare, puis quelques voix en choeur. Parmi ces chansons douces et calmes, on peut également citer la très courte chanson instrumentale intitulée Throes, qui constitue un très bel interlude. Enfin, The Debt est à mon avis un peu en dessous, je l’apprécie moins que les précédentes, car ici la langueur se retrouve à la fois dans le chant et la musique.

D’autres chansons font entendre de très beaux aspects mélodieux, comme ma préférée de l’album, I Can’t Figure Out What’s Going On, où l’intervention des cordes a un rendu absolument magique. Sur Hands in the Garden, c’est la voix et les choeurs qui l’accompagnent qui présentent cet aspect mélodieux et si doux à entendre. Le même ressort est utilisé pour Narrow Margins et Sun Lead Me On. J’avoue être impressionnée par la délicatesse de la voix sur ces derniers titres, alors que sur d’autres chansons, elle est très bien, mais n’attire pas forcément l’attention sur elle. C’est également un bel accent mis sur des paroles parfois très vraies, et en tous cas très jolies. Devil May Care se démarque un peu, elle est en guitare-voix et est plus enjouée que les autres, sans pour autant perdre de sa douceur. Elle est plutôt sympa à écouter en fin d’album ! Enfin, It Works Itself Out est à la fois assez douce, à la fois assez mélodieuse et a un final assez rythmé et puissant, qui fait part de l’étendue du talent de ce groupe.

Enfin, des petites pépites vitaminées se cachent dans cet écrin de douceur. La première d’entre elles, Consider Yourself exploite des accents rock avec des sonorités électro (oui oui) qui laisse entrevoir une facette plus « badass » du groupe, dans laquelle ils se débrouillent plutôt bien aussi ! Ils retrouvent leur harmonie habituelle sur la géniale Turn Your Love, où les voix se font entendre en choeur, et la puissance ne manque pas pendant les refrains. Enfin, l’album se termine sur une touche électropop avec Trust, qui est à la fois punchy tout en restant très légère.

Cet album est donc une excellente surprise, avec de véritables joyaux en son sein, qui me font absolument adorer ce groupe qu’est Half Moon Run. Si vous souhaitez les voir en live c’est soit la semaine prochaine dans l’intimité du Trabendo, soit le 11 mars à la Cigale de Paris !

Half Moon Run – Sun Leads Me On

Chvrches : Every Open Eye

Les écossais de Chvrches reviennent sur le devant de la scène electro pop avec Every Open Eye, digne successeur de leur premier album phénomène !

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Ils nous offrent de fait un très bon album, pas foncièrement très différent du premier, mais qui leur permet de s’installer encore plus dans leur style. Les chansons paraissent même plus étudiées, bien que le rythme y soit presque toujours omniprésent. La puissance est bien au rendez-vous pour vous faire bouger, mais on y retrouve aussi sur certains titres un vrai travail émotionnel.

L’album est parsemé de gros tubes en puissance. Mes préférés sont Playing Dead, avec ses couplets au chant assez mélodieux, et Clearest Blue qui fait monter la pression d’une façon incroyable avant une véritable explosion à la moitié du morceau. Bury It est aussi assez formidable, malgré un refrain assez répétitif, avec ses couplets très rythmés. Never Ending Circle et surtout Keep You On My Side sauront également vous pousser à danser !

D’autres titres restent tout aussi intéressants, mais délaissent un peu la puissance au profit d’un rythme toujours présent, mais plus calme (soit avec le chant, soit en étant moins marqué). Parmi ceux-ci on trouve Leave A Trace où Lauren Mayberry se permet de chanter plus doucement sur les couplets. Sur Make Them Gold son chant reprend un peu plus de volume en fin de vers donnant un rythme plus lancinant au chant, alors qu’au contraire le rythme est très rapide, pour un joli contraste. Empty Threat joue plus franchement sur la rapidité, ayant des accents plus clairement pop. Enfin parmi les chansons bonus on peut également citer Get Away (qui a un début très étrange) et Bow Down. Petite surprise, High Enough to Carry You Over n’est pas chantée par Mayberry mais bien par une voix masculine. Cette voix à un timbre moins particulier que celui de la chanteuse habituelle, mais on s’y fait plutôt bien, pour une chanson finalement sympathique.

Mais l’album dévoile également des chansons plutôt douces  comme Down Side of Me avec de très jolies envolées sur le refrain, ou Follow You. Afterglow est la dernière chanson de l’album sans les bonus, et est une fin assez parfaite, toute en douceur et en délicatesse.

 

En résumé, cet album me plait vraiment et donne une bonne dose d’énergie ! A écouter pour se réveiller le matin pourquoi pas ?

 

Petit aparté sur Lauren Mayberry, la chanteuse du groupe, qui profite de la promotion de cet album pour encore plus s’affirmer. Dans la vidéo Ici, on la voit clasher une personne ayant hurlé « marry me ». Si le public est avec elle sur le coup, les commentaires de la vidéo le sont moins et la critiquent pour cette réponse, disant qu’elle « bully » son propre public, qu’elle n’a pas à être si grincheuse et méchante. Pour rappel elle s’était fait insultée lors de la sortie du clip Leave a Trace, lui reprochant que sa robe est trop courte et que l’on ne voit qu’elle. N’a-t-elle pas le droit de répondre ? Et puis, j’ai un peu l’impression que les commentaires ne sont pas si violents quand Noel Gallagher ou James Blunt clashent eux aussi leur public ou haters… Si elle a envie de construire son personnage d’artiste de cette façon (ou même d’être comme cela au quotidien) c’est son problème et ce n’est pas parce qu’elle est une femme que cela doit déranger plus.

Chvrches : Every Open Eye

Stereophonics – Keep the Village Alive

On ne présente plus les gallois des Stereophonics, qui avec leurs titres Maybe Tomorrow ou Have a Nice Day ont fait le tour du monde. Leur musique rock est vraiment cool, et au délà des deux tubes cités précédents, il n’est pas difficile d’en trouver d’autres à adorer. Ma chanson préférée ? Local Boy in the Photograph !

Stereophonics

Les voilà donc de retour avec Keep the Village Alive. Pas de révolution ni de changement brutal au programme, les chansons se rapprochent du style rock indé qu’ils ont su se créer, si bien que en les entendant, on reconnait directement leur patte.

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On retrouve ainsi des chansons traditionnelles pour eux, qui sont pourtant de vraies réussites, comme I Wanna Get Lost With You, faisant valoir sur les refrains la voix éraillée de Kelly Jones, ou encore Fight or Flight, qui crée une espèce de tension en crescendo pendant toute la chanson. White Lies, bien qu’un peu plus calme, fait valoir la nonchalance qui peut faire partie de leur style de temps à autres, tandis que Mr and Mrs Smith, bien que plus marquée par la guitare sèche relève également de ce même style Stereophonics.

 

D’autres titres se font plus péchus, plus énergiques. On peut ainsi évoquer le premier titre dévoilé, qui fait également l’ouverture de l’album, C’est la Vie (en français dans le texte), dont le style dansant et énergique colle bien au message un peu Carpe Diem ! Sing Little Sister elle ne se départit pas du tout du style rock du groupe, mais le fait d’une façon particulièrement rythmée qui donne plus de relief au titre. Sunny commence plus calmement, au piano, mais une rupture se fait très vite entendre avec des instruments à cordes, qui font ensuite intervenir un refrain vraiment puissant !

Enfin, des titres se démarquent par une douceur incroyable, emplie d’émotions. C’est là qu’on retrouver ma chanson chouchou de l’album, Song For The Summer, qui m’avait déjà fait une bonne impression en live à Rock en Seine. Elle est absolue sublime, à vous de l’écouter maintenant ! My Hero est aussi vraiment belle avec les interventions d’autres voix du groupe, et Into the World se fait plus solennelle, mais encore une fois absolument sublime (il s’en faut de peu pour qu’elle ne détrône Song For the Summer).

 

En tous cas c’est un très bon album. En aucun cas il n’est surprenant ni ne change le style du groupe, et finalement c’est très bien comme cela. Leur style est tout trouvé depuis des années, et ils l’exploitent encore une fois brillamment. L’émotion et l’énergie sont au rendez-vous de titres qui parviennent à être très différents les uns les autres tout de même. L’album est court, mais sorti à cette période de l’année, il apporte une légère touche de nostalgie, se révélant être l’album parfait pour la fin de l’été !

Stereophonics – Keep the Village Alive

Foals – What Went Down

Si l’on devait citer un album pour cette rentrée 2015, ce serait inévitablement What Went Down de Foals ! Le quatrième album des britanniques était plus que très attendu, après son premier extrait qui a secoué la communauté musicale sur les réseaux sociaux. 

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Aucune déception en vue, le défi a bien été relevé et les attentes dépassées par Foals ! Mais si le premier extrait What Went Down avait laissé entrevoir un album purement rock, il serait réducteur d’en rester là à l’écoute de tout l’opus. Il est en effet plus nuancé que cela. Il reste bien ancré dans le style rock, et clairement doit envoyer du lourd en live, mais il développe plus de sonorités sur les différents titres que l’on y retrouve.

Ainsi, l’ouverture est assez magistrale sur What Went Down, qui fait rugir les guitares électriques, et sur laquelle on a bien envie de crier avec le chanteur Yannis Philippakis. Parmi les chansons qui suivent cette veine on peut signaler Snake Oil, avec un pont et une fin vraiment top, ou Albatross, qui monte bien en puissance à la fin du premier couplet.

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Mais cette dernière laisse entrevoir une certaine tendance propre à Foals et à cet album : un certain nombre de chansons sont construites sur des rythmes enthousiasmants, presque dansants ! Et c’est ainsi qu’on a mon coup de coeur de l’album qui est Mountain at My Gates, un vrai petit bijou aux couplets très punchy et au refrain plus mélodieux ! (on en profite pour regarder ce clip intéressant techniquement puisque l’on peut naviguer à 360° !) Night Swimmers aura aussi le mérite de vous donner envie de vous trémousser, avec des rythmes très saccadés et énergiques. A partir de sa moitié, les guitares électriques reprennent le dessus, mais pourtant le rythme reste très présent et on assiste à un mélange des genres très réussi !

Des chansons plus calmes ponctuent également l’album. Il s’agit par exemple de Birch Tree, avec un très joli refrain repris très légèrement en choeur. Give It All se fait moins pop, encore plus calme et douce. L’anaphore en Give Me au début de chaque vers permet de mémoriser la chanson rapidement et lui donne un peu une dimension incantatoire qui est très sympa. London Thunder fait entendre un discret fond au piano, jolie surprise pour cet album. La voix de Yannis Philippakis est bien mise en avant avant que d’autres voix ne le rejoignent. Lonely Hunter est légèrement moins calme, mais toujours empreinte d’une certaine douceur, en contradiction avec la voix grave du chanteur.

Enfin a Knife in the Ocean est à la fois douce, avec une certaine langueur, tandis que la batterie et les guitares électriques rappellent les titres les plus rock de l’album. Un bon mélange là encore, qui prouve que Foals est toujours bon dans la nuance !

En résumé cet album est un vrai coup de coeur pour moi, car il est à la fois rock, vitaminé et doux. J’aime tous les titres (ce qui est très rare), et s’il fallait en ressortir un, ce serait Mountain at My Gate ! Pour les voir en live, il faudra aller à l’Olympia le 2 février prochain, et ça s’annonce assez grandiose !

 

 

Vidéo

Franz Ferdinand et Sparks présentent FFS !

Les supergroupes sont souvent des projets parallèles, aux destins plus ou moins médiatisés, en fonction de l’implication des différents acteurs dans le projet. Alors quand celui réunissant Franz Ferdinand et Sparks a été annoncé, le scepticisme pouvait être de mise.

FFS

Pourtant, FFS (puisque c’est le nom de ce supergroupe) est un projet mené à bien, avec un album sorti récemment, et une tournée prévue. La réunion de Franz Ferdinand, le groupe écossais, représentant phare du rock indépendant, et des américains de Sparks donne un résultat étonnant, mais intéressant à découvrir !

Tout d’abord, je fais mon mea culpa, je ne connais vraiment pas bien la musique du groupe Sparks, alors que je connais très bien Franz Ferdinand. Et tant qu’à faire, je préviens aussi que cet album étant un véritable ovni, je vais avoir du mal à décrire les chansons. Pourtant, il a beau être très étrange, le résultat est vraiment sympa à écouter. Mais pour ce qui est de la description, je dirais qu’on se trouve dans de l’électro-rock-expérimentalograndiose. Je n’ai vraiment pas mieux !

 

La chanson♡ WAOUW♡ Le coup de coeur de cet album est tombé sur Police Encounters. Le rythme est très marqué, très enjoué, et les deux voix le suivent, avant de revenir sur un refrain chanté de façon plus mélodieuse.

Chansons ♡

Les premières chansons dévoilées étaient assez prometteuses ! Ainsi, parmi mes préférées on peut trouver Johnny Delusionnal, Piss Off ou Collaborations Don’t Work (rien que pour l’ironie de ce titre). Les trois sont particulièrement énergiques, assez représentatives du style particulier de cet album. Les deux voix se mélangent plutôt bien, qu’elles chantent ensemble ou séparément ! Collaborations Don’t Work commence à la guitare acoustique, avant de monter très sérieusement le niveau sonore (attention au volume de votre casque), pour devenir quelque chose d’assez grandiose, puis de revenir à un style plus pop rock. Un beau mélange somme toute !

Save Me From Myself utilise également cette grandiloquence, après un début très saccadé au synthé. Le refrain est à la fois assez sentencieux et mélodieux en alternance. Les couplets sont reprennent le même style que le début, avant de monter en crescendo vers le refrain. Un titre pendant lequel on ne s’ennuie pas !

Autre bonne surprise avec So Many Bridges, qui commence plutôt doucement, avant de devenir plus énergique. Un peu répétitive, cette chanson n’en reste pas moins assez géniale, par son côté plus dansant que les autres titres de l’album.

Chansons ♡ : 

Des chansons calmes tirent plutôt bien leur épingle du jeu, que ce soit King of The Song, assez douce et aux paroles qui sonnent très bien ou Little Guy From the Suburbs et sa lenteur apaisante.

Call Girl se place vraiment comme un des titres les plus électro de l’album, donnant un aspect dansant et énergique à celui-ci. La répétition est assez présente, mais cela ne dérange pas trop en rapport avec le style du titre.

Dictator’s Son reprend pour sa part l’aspect grandiose insufflé à cet album, y ajoutant cette fois-ci des sonorités rock plutôt plaisantes !

The Man Without A Tan fait échos plutôt à des sonorités rock vintage, qu’on pourrait retrouver parfois dans le style de Franz Ferdinand. Une bonne surprise là encore ! Look At Me reprend cette même veine rock vintage, qui se trouve bien exploitée, même si elle tranche un peu avec d’autres chansons à dominantes plus pop voire électro.

Chansons ♡ : 

Petite déception pour So Desu Ne, qui n’est vraiment pas ma préférée à écouter, je la trouve trop électro, et je n’apprécie pas trop le rythme qui lui est insufflé.

Enfin Things I Won’t Get et The Power Couple manquent un peu de relief et d’intérêt à mon sens. Elles se laissent écouter, mais ne m’emballent vraiment pas.

En résumé, on se retrouve avec un album assez inédit, très original, qui interpelle forcément à l’écoute. Certains essais musicaux plaisent, d’autres non, cela dépend probablement des personnes. Il est bien difficile de décrire ce que je pense être un ovni musical, mais qui est tout de même sympa à écouter, tant que l’on est prévenu de l’étrangeté de cette chose !

Une chose est sûre, le live sera un véritable révélateur pour ce projet, est-ce qu’ils sauront garder ce côté grandiose, ou au contraire sera-t-il effacé ? Réponse fin août à Rock en Seine !

Petit aparté : je vais faire quelques modifications sur le blog, plus ou moins grandes, je ne sais pas encore trop, du coup la publication risque d’être un peu aléatoire pendant quelques temps. Déjà je vais bientôt un peu modifier la structure des Song of the Day qui ne seront plus aussi régulières, mais peut-être plus intéressantes !

Franz Ferdinand et Sparks présentent FFS !