– Live Report – Mumford & Sons à l’Olympia 07.07

Vous le savez, j’attendais avec grande impatience d’enfin voir Mumford & Sons en concert. Je les avais loupés lors de leur dernier passage à Paris, alors j’avais sauté sur la mise en vente des places pour leur concert de la tournée Wilder Mind. Album que j’avais par ailleurs beaucoup apprécié, malgré l’abandon du banjo, instrument qui faisait grandement partie de leur style. Qu’importe, les nouvelles chansons sont très bien également. Seule la question de l’alternance d’anciens et nouveaux titres demeurait pour le live, comment allaient ils gérer l’alternance de styles ?

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Si j’ai toujours beaucoup de mal à faire un classement des concerts que je vois, je vous annonce directement que celui-ci se classe parmi les meilleurs. Le cocktail était évidemment imparable : un groupe que j’adore, des titres fabuleux, une énergie de dingue en live… Comment ne pas succomber ? C’est encore un peu plus complexe que cela, mais la recette est explosive, le résultat est magistral.

Le rendez-vous est donné le 7 juillet, dans un Olympia complet, devant lequel campent beaucoup de fans. C’est finalement au 3è rang sur le côté de la scène que je verrai le concert, plutôt un bon point de vue ma foi !

Et si on parlait de la première partie ? Contrairement à un gros 98% de la salle à en juger par les applaudissements, je n’ai pas vraiment aimé Jack Garatt. Seul sur scène, l’artiste se démène. Pourtant plutôt bon guitariste et chanteur, il sent le besoin d’utiliser un synthé et une boîte à rythmes de façon très hasardeuse, créant un magma pseudo electro, aux sonorités peu agréables à mon sens. Et pourtant, l’avant dernière chanson ne sera chantée et jouée qu’avec sa guitare électrique. Il peut être doué et un bon artiste, s’il abandonne ses petits joujous à la mode. Il a une bonne énergie, qui ne nécessite pas forcément d’avoir recours à l’électro pour se manifester. C’est mon avis, mais à part l’avant dernière chanson, je n’ai pas été fan de cette première partie.

Cela renforce encore plus l’impatience qui me consume de voir Mumford and Sons débarquer sur scène. En les attendant, la chaleur envahit la salle, et chacun y va de son éventail plus ou moins artisanal. Ce n’est évidemment rien par rapport à ce qui va suivre.

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A 21H pétantes, le groupe monte sur scène, pour entamer le premier titre, Snake Eyes, issu du dernier album. Ce sera le premier morceau d’une longue série, pour ce concert qui durera 2h au total. Snake Eyes est déjà une de mes (nombreuses) préférées du dernier album, mais comme beaucoup, elle rend très bien en live, pareil pour Wilder Mind, qui commence plutôt doucement, avant de monter en puissance. Le public connaît déjà bien ces nouveaux titres et leurs punchlines (signe assez distinctif que l’on retrouve dans de nombreux titres de Mumford & Sons et qui facilite le chant du public), comme « you can be, every little thing you want nobody to know » ou « it’s in your eyes, I can tell you will always be danger ».

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L’ambiance est déjà là, mais le groupe a décidé que ce n’était pas assez, puisqu’ils balancent I Will Wait en 3è position sur la setlist. C’est donc sur les riffs de banjo endiablés que le public saute, chante (ou hurle, au choix), danse sans interruption pendant tout le titre. Le concert est définitivement lancé. J’aimais cette chanson au départ, mais le souvenir de ce moment de climax réinventera pour longtemps encore ma façon de l’écouter, c’est certain !

On continue avec le banjo sur Below My Feet, puis retour au dernier album (donc à la guitare électrique) avec Broad Shouldered-Beasts, qui n’est pas ma préférée mais se révèle plutôt sympa en live.

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Lover of the Light est l’occasion de revenir aux classiques du groupe, avec Marcus Mumford qui passe à la batterie. Le titre est très beau en live, et là encore monte en crescendo, avant que tout le public ne scande le refrain et ne hurle « A lover of the Light » ou ne tape dans les mains avant un dernier refrain, sur lequel des cordes vocales se cassèrent probablement (les miennes ? noooon).

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On continue avec deux très belles chansons, Thistle & Weeds et Ghosts that We Knew, que j’ai un peu redécouvert par le concert. Pour cette dernière, la douceur et l’émotion est de mise. Le public ne chante pas à pleins poumons, la voix se fait douce en général, pour ne pas masquer celle de Marcus et gâcher l’ambiance. On notera une belle performance du violoniste, qui rend encore le titre plus émouvant et encore plus beau.

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La lancée des chansons douces et calmes se poursuit avec un intermède joué à 4, avec une guitare et sans les micros. Un vrai moment de grâce, pendant lequel ils interprètent Timshell et la magnifique Cold Arms. Il faudra tout de même plusieurs chhhhhhhhut pour faire taire des âmes récalcitrantes, même pendant les chansons, ce qui fera rire les membres du groupe. Leurs voix se mêlent et créent quelque chose d’assez magique. Tellement magique, qu’au début personne n’ose chanter, puis au fur et à mesure un murmure s’élève du public, qui accompagne le groupe. Cold Arms est absolument magnifique, bien que trop courte. Le public accompagnera vocalement Marcus sur les fins de vers du refrain, imitant les autres membres du groupe, créant un joli effet. Et j’insiste, mais la fin de ce titre est purement sublime, encore plus dans cette configuration.

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Ce n’est pas le tout, mais il faut enchainer, et c’est Believe qui remplira à merveille cette lourde tâche. Le titre phare du dernier album envoie bien en live, et l’énergie qui y est mise par tout le groupe. Tomkins Square Park n’est pas celle que je préfère, mais là encore le live la rend très sympa.

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Encore une façon de nous achever, c’est The Cave qui pointe le bout de son nez, introduite par « On peut danser un petit peu ? » lancée par Marcus Mumford, qui tentera quelques paroles en français, parodiant de façon hilarante son ancien prof de français, et ses « on se calme ». Le titre est connu de tous, et engage tout le public dans des chants, danses, claquements de mains et sauts. Encore une grosse grosse ambiance dans la fosse, ils sont décidément très forts pour cela. Leurs titres (anciens ou nouveaux) y sont pour beaucoup, mais leur implication n’est pas sans démériter, sachant qu’ils jouent avec passion !

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Roll Away Your Stone sera également jouée, avant de revenir aux nouveaux titres, avec la sympathique Only Love, et la très cool Ditmas, dont j’attendais peut-être un peu mieux en live, mais ce n’est pas grave, car elle est déjà au top ! Peut-être faut il attendre que tout le monde la connaisse ou que le groupe la rode un peu plus pour qu’elle révèle tout son potentiel tubesque. Monster est elle vraiment très belle, autant en version album qu’en live, une vraie perle !

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Et puis avant le rappel, il est temps de balancer une vraie bombe. C’est à qu’intervient la géniale Dust Bowl Dance (ma préférée). Marcus passe à la batterie, le début se fait doux (sous les acclamations du public), avant que les paroles ne soient scandées, gagnant en force sous les intonations du chanteur, qui finira par envoyer balader la batterie, pour reprendre la fin a capela, devant le public.

 

Le groupe revient pour 3 titres de rappel, introduits par Hot Gates du dernier album, suivi par Little Lion Man qui rendra le public encore plus fou (oui bon, c’était déjà très bien entamé). The Wolf est enfin un très bon choix pour terminer le concert, tellement ce titre est rock et très fort. Le refrain « You were all I ever longed for » sera crié par une grande partie du public, avant de se déhancher sur les accords rock, en même temps que Winston, joueur de banjo devenu un vrai rockeur aux cheveux longs (même si le potentiel rock ne date pas d’hier) !

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C’est donc sur cette explosion que le concert se termine. Un show de 2h et 21 titres, qui s’enchainaient tous très bien. Des moments de folie, des moments magiques, d’autres de douceur, le groupe nous aura fait passer par presque tous les états. Mais quoiqu’il arrive, la performance est monstrueuse, leur passion est là et se répand comme une trainée de poudre parmi un public survolté.

 

Cet article (très long j’en conviens) ne réussira évidemment pas à retranscrire à quel point ce concert était génial. J’ai tenté d’expliquer, mais rien de tel que de ressentir ce qu’il s’y est passé. J’ai rarement autant dansé, sauté, chanté (c’est déjà arrivé, mais justement ce concert en rejoint d’autres particulièrement mythiques pour moi). J’ai été particulièrement émue, j’ai beaucoup ri aussi aux remarques du groupe, et notamment aux imitations françaises d’un Marcus très en forme !

C’était magique, et je ne peux que vous dire de sauter sur l’occasion pour les voir en concert dès que vous le pourrez, car vous passerez forcément un très bon moment !

 

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3 réflexions sur “– Live Report – Mumford & Sons à l’Olympia 07.07

    1. C’était absolument génial oui ! Pour l’instant je crois qu’ils n’ont pas de dates de retour de prévues, ils font les festivals et les Etats-Unis je crois !
      Je me suis éclatée, t’en fais pas pour ça 🎉
      J’espère que tu pourras les voir un jour, Astrid 😘

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