Half Moon Run – Sun Leads Me On

Enfin, les petits prodiges canadiens de Half Moon Run sont de retour ! Deux ans après leur premier album, Dark Eyes, ponctué d’excellents morceaux (Circle, Call me in the Afternoon ou Nerve pour ne citer qu’eux), ils reviennent donc avec Sun Leads Me On. 

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Ils en profitent pour confirmer l’étendue de leur talent, que ce soit en termes d’écriture des chansons, de chant, de mélodie, et rappellent qu’en quelques notes, ils vous transportent dans un univers tout doux. S’il fallait comparer ce nouvel opus au précédent, on pourrait relever que le premier était légèrement plus folk que celui-ci, qui se concentre sur des sons délicats et mélodieux. Parfois, des titres rythmés font surface et empêchent l’installation d’une certaine monotonie.

Ce qui frappe à l’écoute, c’est bien la douceur qui se dégage de l’ensemble des titres. Parmi ceux-ci, on peut citer le premier, Warmest Regards, marqué par des tons assez graves. Everybody Wants fait entendre à l’inverse un chant plus aigü, ponctué tout d’abord par quelques accords de guitare, puis quelques voix en choeur. Parmi ces chansons douces et calmes, on peut également citer la très courte chanson instrumentale intitulée Throes, qui constitue un très bel interlude. Enfin, The Debt est à mon avis un peu en dessous, je l’apprécie moins que les précédentes, car ici la langueur se retrouve à la fois dans le chant et la musique.

D’autres chansons font entendre de très beaux aspects mélodieux, comme ma préférée de l’album, I Can’t Figure Out What’s Going On, où l’intervention des cordes a un rendu absolument magique. Sur Hands in the Garden, c’est la voix et les choeurs qui l’accompagnent qui présentent cet aspect mélodieux et si doux à entendre. Le même ressort est utilisé pour Narrow Margins et Sun Lead Me On. J’avoue être impressionnée par la délicatesse de la voix sur ces derniers titres, alors que sur d’autres chansons, elle est très bien, mais n’attire pas forcément l’attention sur elle. C’est également un bel accent mis sur des paroles parfois très vraies, et en tous cas très jolies. Devil May Care se démarque un peu, elle est en guitare-voix et est plus enjouée que les autres, sans pour autant perdre de sa douceur. Elle est plutôt sympa à écouter en fin d’album ! Enfin, It Works Itself Out est à la fois assez douce, à la fois assez mélodieuse et a un final assez rythmé et puissant, qui fait part de l’étendue du talent de ce groupe.

Enfin, des petites pépites vitaminées se cachent dans cet écrin de douceur. La première d’entre elles, Consider Yourself exploite des accents rock avec des sonorités électro (oui oui) qui laisse entrevoir une facette plus « badass » du groupe, dans laquelle ils se débrouillent plutôt bien aussi ! Ils retrouvent leur harmonie habituelle sur la géniale Turn Your Love, où les voix se font entendre en choeur, et la puissance ne manque pas pendant les refrains. Enfin, l’album se termine sur une touche électropop avec Trust, qui est à la fois punchy tout en restant très légère.

Cet album est donc une excellente surprise, avec de véritables joyaux en son sein, qui me font absolument adorer ce groupe qu’est Half Moon Run. Si vous souhaitez les voir en live c’est soit la semaine prochaine dans l’intimité du Trabendo, soit le 11 mars à la Cigale de Paris !

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