– Live report – Muse à Bercy

Vous le savez, Muse est mon groupe préféré, alors dès que l’occasion de les voir en concert à Paris s’est présentée, je n’ai pas dit non. J’ai fini par les voir 3 fois (dont une fois pour le travail – si si, j’ai vraiment travaillé ce soir-là-), et oui, c’était génial. D’abord impossible de ne pas parler de mise en scène évidemment, mais aussi en termes de setlist, bien maitrisée, et puis de musique tout simplement au top. 

Muse

Le rendez-vous était pris à l’AccorTruc Arena (un différent personnel avec le community manager de la salle ne me donne pas envie de les citer proprement). Pour ma part c’était la première fois que je m’y rendais après les travaux de Bercy. Il n’y a pas à dire, c’est propre, c’est classe, c’est tout neuf. La partie la plus classe étant évidemment l’entrée réservée pour les invitations, où on a très vite l’impression de rentrer dans un hôtel 5 étoiles (on ne m’a personnellement jamais autant guidée dans une salle de concert). Bon pour l’organisation en fosse on repassera : une seule entrée, qui les oblige à l’intérieur à contraindre les gens à aller se placer où la sécurité le souhaite. C’est un peu le problème de la scène 360, mais l’ouverture de deux entrées aurait probablement suffit à équilibrer les débats.

Muse

Parlons de cette scène 360° plutôt. Placée comme on s’en doute en plein milieu de la salle, elle augmente la visibilité pour presque toutes les places. On voit bien de presque partout, et ça, quand on vient voir son groupe préféré, c’est plutôt appréciable. En plus la mise en scène l’intègre vraiment bien, Matt Bellamy et Chris Wolstenholme bougent beaucoup sur toute la scène, et en plus, la scène tourne !

Les premières parties elles ont été assez inégales. En premier il y a eu les sympathiques X Ambassadors et leur chanson connue Renegades. Le chanteur avait une vraie énergie communicative, et les chansons sont plutôt cools, mais je ne pense pas que j’écouterais ça de moi-même. J’émets plus de réserves sur Phantogram, eux plus tournés vers l’électro. C’est sympa là encore, mais le live me convainc moins. En revanche, gros coup de coeur pour les derniers, Nothing But Thieves. Des chansons vraiment géniales comme Excuse Me ou Wake Up Call, un live qui rend super bien, et surtout un groupe heureux d’être là, qui dit que c’est la plus grosse scène qu’ils n’aient jamais fait. Si vous ne devez écouter qu’un album, allez écouter le leur ! Mention spécial au membre de leur encadrement qui les filmait et courrait partout sur scène pour le faire.

Nothing but thieves

Après une entracte à durée variable, le volume de la musique monte, sur Straight Outta Compton, et des soldats arrivent et se placent devant les barrières de la fosse. Cela fait partie de l’ambiance militaire du dernier album de Muse, mais c’est le seul rapport direct que l’on trouvera avec le groupe, puisqu’ils disparaissent rapidement. Qu’importe, ensuite, commencent les choses sérieuses. Enfin presque. Le premier soir des 6 concerts, cela commence par Drill Sergent. Parfait pour mettre l’ambiance avant Psycho. Les autres soirs, c’est une intro sur Drones avec les drones qui volent au-dessus du public (et qui n’avaient simplement pas décollé le premier soir). C’est joli, mais Drones c’est quand même spécial, avec une ambiance pseudo lyrique qui se répète en plus avant les dernières chansons du concert, ce qui n’est pas forcément bien nécessaire.

Muse

Mais beau ballet de drones qui se rassemblent sur les côtés de la scène pour Psycho. Le public exulte, ça y est, le groupe est devant nous. Très bon début Psycho, parfait pour rentrer dans l’ambiance directement. D’ailleurs, en termes de setlist, le début est globalement très solide. Si sur 5 soirs ils ont enchainé avec Dead Inside (dont la seconde partie rend vraiment bien en live), on se retrouve ensuite avec une alternance entre Plug in Baby, Hysteria, Map of the Problematique, Supremacy… Puis suivent The Handler, Supermassive Black Hole, Stockholm Syndrom… Le début du concert est vraiment très bien maitrisé et puissant. Ce qui fait un peu regretter un passage plus mou qui intervient plus tard, avec un enchainement fréquent Madness – Undisclosed Desires très plat, malgré de beaux effets visuels. Cela repart de plus belle avec Time is Running Out et Uprising, avant de faire une pause très belle sur The Globalist, le retour non nécessaire de Drones, et un bouquet final Mercy (plus Take a Bow sur quelques dates) et l’incroyable final Knights of Cydonia.

Muse

Comme cela pouvait être à prévoir, pas de grosses raretés dans la setlist. Simplement  une setlist pour moi proche de la perfection pour la dernière soirée, avec à la fois Plug in Baby, Citizen Erased, Apocalypse Please, Bliss et Take a Bow. Alors oui, certains fans sont déçus, ils auraient aimé moins de chansons connues, mais on remarque vite pendant le concert que pendant Apocalypse Please, pendant Bliss, pendant Citizen Erased, seules quelques personnes chantent, hurlent, sautent partout. Les autres – la grande majorité – réagit sur Madness, sur Starlight, sur Dead Inside, sur Uprising. Même Supermassive commence à ne plus être reconnue par les fans les plus récents. Alors oui, c’est dommage, mais c’est surtout normal. De nouveaux fans arrivent, et c’est tant mieux pour le groupe. Parce que ce sont ces nouvelles personnes qui font que Muse a pu faire 6 Bercy (et donc que certains d’entre nous ont eu la chance de les voir plusieurs fois). C’est aussi grâce à eux que le groupe peut laisser cours à sa créativité dans ses chansons, ses effets scéniques (il faut bien financer les lubies robotiques de Matt Bellamy). Donc c’est logique que le groupe joue des titres que ce public connaît. Est-ce que c’est bien ou mal, je n’ai pas d’avis là dessus. Mais du coup, entendre un petit Citizen, un petit Apocalypse, ça a encore plus de valeur à mon sens !

Muse

Niveaux effets visuels, on en prend plein les yeux pendant 1h45. Les drones volent plusieurs fois pendant les chansons, parfois éclairés de multiples couleurs. Des rideaux descendent et servent d’écrans, avec des projections vraiment cools, notamment sur Undisclosed Desires ou The Handler, avec une main qui controle fictivement Matt et Chris. Il y aura aussi ce drone/zeppelin qui volent tant bien que mal sur The Globalist, chanson encore une fois sublime en live avec des effets visuels et de couleurs très forts. On notera aussi les confettis envoyés sur Mercy, sous la forme des bonhommes qu’on retrouve sur la pochette de l’album. Et puis, ce sont des jeux de lumière tout au long du concert, même au sol sur la partie tournante de la scène.

Muse

Les meilleurs moments ? Knights of Cydonia, le meilleur final de concert jamais vu, ça se confirme toujours ! L’entrée sur Psycho est vraiment massive et top. The Globalist comme dit précédemment est superbe même si c’est un moment un peu calme dans le concert et qu’elle a du mal à vraiment démarrer. Apocalypse Please a vraiment la classe en live. Coup de coeur intemporel et personnel pour Bliss, évidemment. Plug in Baby et Hysteria sont toujours aussi géniales en live. Toujours aussi génial également le Munich Jam entre Dom Howard et Chris Wolstenholme. Mention spéciale pour les chansons du dernier album, Dead Inside, Reapers et the Handler qui envoient elles aussi du lourd en live, et Mercy qui rend mieux en live qu’en studio ! Bonne surprise pour Uprising qui est de plus en plus connue et reprise par le public. Et parmi les classiques, c’est toujours sympa d’entendre Time is Running Out, Starlight ou encore Supermassive Black Hole (que je n’aime qu’en live de toutes façons).

Difficile de tout résumer (d’ailleurs je n’ai clairement pas réussi), mais c’étaient des concerts vraiment géniaux, Muse en live, ça vaut toujours vraiment le coup ! Simple regret, l’ambiance n’est jamais au niveau que l’on voudrait pour le groupe, mais tant pis, personnellement ça ne m’a pas empêché de chanter, sauter dans tous les sens et d’en profiter à fond !

Et vous, vous y étiez ? Vous en avez pensé quoi ?

 

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– Live report – Muse à Bercy

Le meilleur de l’année 2015

Nous sommes à la toute fin de cette année 2015, il est donc temps d’une traditionnelle rétrospective, avec des classements très arbitraires sur ce que j’ai adoré cette année. L’ordre est théoriquement important, mais de fait, les qualités de la plupart des albums ou artistes/groupes cités rendent le classement très difficile.

FATM

Meilleur album :

  1. Florence + The Machine – How Big How Blue How Beautiful
  2. Muse – Drones
  3. Of Monsters and Men – Beneath the Skin
  4. Mumford and Sons – Wilder Mind
  5. Marina and the Diamons – Froot
  6. Foals – What Went Down
  7. Half Moon Run – Sun Leads Me On
  8. FFS (Franz Ferdinand & Sparks) – FFS
  9. Cage The Elephant – Tell Me I’m Pretty
  10. The Maccabees – Marks to Prove It
  11. The Wombats – Glitterbug

Impossible de ne pas citer les Wombats et leur album enthousiasmant, donc il y a 11 albums au lieu d’un top 10, mais ce n’est pas très grave non ? En tous cas, l’année a été belle. Léger crime de lège-majesté en tête, avec Muse seulement en 2è, mais cela se joue à très peu avec Florence + The Machine (peut-être que le concert au Zénith a changé la donne), qui propose de vrais chefs d’oeuvres dans son album. Muse aussi, mais une petite irrégularité au sein de Drones le fait descendre en 2è position, même si je l’ai adoré et que je continuerai à l’écouter. Il y a eu de vrais coups de coeur comme pour Of Monsters and Men, Marina and the Diamonds ou Half Moon Run, me faisant redécouvrir leur discographies respectives. Il y a eu aussi des albums attendus, très attendus, comme Foals ou Mumford & Sons. Et puis des surprises, comme FFS et Cage The Elephant, que je n’attendais pas à ce niveau-là. Et la découverte-coup de coeur avec The Maccabees.

 

Meilleures chansons :

Musedeadinside

  1. Queen of Peace – Florence & The Machine
  2. Dead Inside/Mercy/Reapers/The Handler – Muse
  3. Savages – Marina & The Diamonds
  4. I of the Storm / Empire – Of Monsters and Men
  5. Turn Your Love / I Can’t Figure out What’s Going On – Half Moon Run
  6. Spit it Out – The Maccabees
  7. The Wolf/Cold Arms/Snake Eyes – Mumford & Sons
  8. Clearest Blue /Playing Dead – Chvrches
  9. Into The World – Stereophonics
  10. Police Encounters – FFS
  11. Your Body is a Weapon – The Wombats
  12. Too Bad So Sad – Metric
  13. Mountain At My Gate – Foals
  14. Lampshades on Fire – Modest Mouse
  15. Untangled Love – Brandon Flowers

Bonus : I Love You All the Time – Eagles of Death Metal, et ses reprises.

Comme vous pouvez le voir, les choix sont difficiles. Dans l’ensemble, la hiérarchie des albums est plutôt respectée (on voit bien que j’écoute plus d’albums que de titres seuls) avec un coup de coeur indéniable pour Queen of Peace de Florence + The Machine. On retrouve aussi de superbes titres très émouvants, que ce soit chez Half Moon Run, les Stereophonics, au retour réussi, ou encore chez Of Monsters and Men et Mumford & Sons. L’énergie est au rendez-vous avec Marina and the Diamonds, Chvrches, Metric, les Wombats ou encore Modest Mouse.

Meilleurs lives :

Mumfordlive

  1. Florence & The Machine (& Palma Violets) – Zénith, 22.12
  2. Mumford & Sons – Olympia, 7.07
  3. Of Monsters and Men – Trianon, 17.06 Casino de Paris, 05.11
  4. The Wombats – Cigale, 13.03, Trabendo, 03.11
  5. FFS – Rock en Seine, 28.08
  6. Marina and the Diamonds – Trianon, 13.05, Rock en Seine, 29.08
  7. Kasabian – Rock en Seine, 28.08
  8. Metric – Bataclan, 15.10
  9. The Maccabees – Rock en Seine, 29.08
  10. Alt-J – Rock en Seine, 30.08
  11. Noël Gallagher – Oui FM Festival, 23.06

Encore une fois, un top10 c’est trop difficile, alors il y en a 11. J’ai vécu des concerts géniaux, qu’il a été difficile de départager. Bien sûr, Florence + The Machine est en tête, mais Mumford & Sons ne sont vraiment vraiment pas loin. Et les concerts d’Of Monsters and Men sont toujours un moment hors du temps, avec un groupe toujours aussi content d’être là et doué. Il y a eu beaucoup d’énergie aussi, avec The Wombats, Marina and the Diamonds (et sa superbe voix), Metric et sa mise en scène suprenante, ou encore FFS – meilleur concert de Rock en Seine pour moi – et Kasabian. Et puis il y a eu ces bonnes surprises, la découverte des Maccabees, l’amélioration d’Alt-J en live, et Noel Gallagher en live (il a beau ne pas respirer la bonne humeur, il offre une très bonne performance sur ses titres et ceux d’Oasis).

A venir en 2016 :

Préparez -vous, il y a du lourd qui arrive. (tout ce que je cite ici est plus ou moins confirmé, avec des retours en studio ou de vraies annonces).

Parmi les très très bonnes nouvelles, on devrait avoir des sorties de Sigur Ros, Arcade Fire, The Killers, Green Day, Gorillaz, Last Shadow Puppet (Miles Kane et Alex Turner des Arctic Monkeys s’il faut le rappeler), Queens of the Stone Age, Radiohead, The National… Côté Français – totalement absents de mes top cette année malheureusement, malgré une bonne découvert de Part-Time Friends – on devrait enfin retrouver Stuck in the Sound, Dionysos et les Naive New Beaters et les trois groupes ont l’air d’être en pleine forme ! Enfin, parmi les attentes personnelles, on devrait entendre de nouvelles chansons pour London Grammar et Bat For Lashes !

En live, pour l’instant, l’année 2016 commencera pour moi avec 2 concerts de Muse, et Mumford & Sons en mai !

 

Et vous, quel est votre top 2015 ? Vos meilleurs concerts ? Ce que vous attendez le plus pour l’année prochaine ?

Le meilleur de l’année 2015

– Live Report – The Wombats au Trabendo 03.11

Après un premier passage 2015 à la Cigale, les Wombats sont revenus à Paris le 3 Novembre dernier au Trabendo. Leur passage en mars était déjà réussi et permettait de découvrir leur nouvel album, et là ce nouveau concert permet plus d’en profiter totalement !

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La première partie était assurée par les norvégiens de Kid Astray, et c’était plutôt pas mal ! Ils ont dévoilé une pop assez aboutie, très énergique, c’était une bonne introduction aux Wombats en tous cas.

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Le concert en lui-même était vraiment top. Le fait de jouer dans une petite salle a garanti une ambiance de folie, ils ont transmis leur énergie à toute la foule. Les gros tubes du groupe comme Tokyo, Moving to New York, Kill the Director, Techno Fan ou la dernière Let’s Dance to Joy Division ont fait sauter le public dans tous les sens et surtout chanter les paroles en continu.

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Une bonne surprise a été l’inclusion dans la setlist de Patricia the Stripper, me faisant casser une corde vocale sur le « Patricia, the Stripper, you were my sunshine » ! Le reste de la setlist n’est pas véritablement surprenant, car même en dehors des titres phares du groupe, le reste des chansons est connu de tout le public, comme 1996 ou Jump into the Fog.

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Pour ce qui est des nouvelles chansons, elles prennent une autre dimension. Après la découverte au mois de mars, cette fois-ci, le public les connait, et le groupe s’est rodé pour les jouer à leur meilleur niveau. Du coup, Your Body is a Weapon fait exploser la salle et le public, de même – et c’est plutôt inattendu – pour The English Summer. Pink Lemonade est aussi une bonne surprise, qui gagne un surplus d’énergie en live. Enfin, Isabel est jouée après le rappel en guitare voix, donnant un très joli moment, bien loin d’une version studio pas formidable.

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En tous cas, comme en mars, le concert est vraiment top, ils valent le coup d’aller les voir en live. Le chanteur est assez drôle, le bassiste est complètement fou, monté sur ressorts et fera des têtes à la fois inquiétantes et hilarantes tout au long du concert. Les chansons ne manqueront pas de vous entrainer dans leur folie, alors dès que vous en avez l’occasion, allez les voir !

– Live Report – The Wombats au Trabendo 03.11

Metric au Bataclan 15.10

6 ans après leur dernier passage en France, le groupe canadien Metric est revenu pour un concert unique au Bataclan ! La salle a mis un peu de temps à se remplir (le concert n’étant pas totalement complet), mais pour autant les spectateurs présents ont assisté à un très bon spectacle. Une belle réussite qui m’a agréablement surprise en tous cas !

La première partie est assurée par All Tvvins, qui se révèlent plutôt sympathiques. Ils dévoilent un rock plutôt cool. Le guitariste est un grand malade qui saute partout – le Macbook présent sur scène a bien failli connaître un sort funeste à cause de lui. La voix du chanteur est un peu passe-partout, mais n’est pas désagréable. Un groupe à suivre donc, et pourquoi pas à écouter un peu plus !

Metric remporte quant à eux la palme de l’entrée en scène la plus bizarre jamais vue. Les lumières s’éteignent, et les membres du groupe arrivent sur scène recouverts de masques de lapin, cheval et même licorne, et s’éclairent eux-mêmes grâce à des lampes torches. Une bonne entrée dans un univers bien plus étrange que je ne le pensais !

Le concert débute sur Lie Lie Lie et Fortunes, issues du dernier album, et sur lesquelles Emily Haines a revêtu une tenue rappelant celle d’un paon. Dans l’ensemble les titres du dernier album sonnent très bien en live, ils sont punchy comme il faut et fonctionnent bien avec l’atmosphère un peu extra-terrestre créée sur scène et avec les musiques d’attente précédant le concert. Ces chansons sont dynamiques, enjouées, mes préférées sur scène étant Too Bad, So Sad, Cascades ou The Shade. Mention spéciale aussi à The Other Side, sur laquelle le chant n’est pas assuré que par Emily Haines.

Les autres albums sont aussi plutôt bien représentés, notamment avec la géniale Youth Without Youth qui suit les deux citées précédemment, et permet de revenir à quelque chose de plus rock. Ensuite Help I’m Alive fédère le public, comme ce sera le cas plus tard avec Monster Hospital. Synthetica et Gold Guns Girls remportent également l’adhésion du public, et confirment que ce sont vraiment des tubes qui gagneraient à être plus connus.

Ce concert m’a aussi permis de redécouvrir Empty, qui est absolument top (et pourtant ne me marquait pas sur la version album, ne me demandez pas pourquoi). La fin sur une superbe version acoustique de Gimme Sympathy et Breathing Underwater reprise en coeur avec le public est absolument parfaite.

C’était donc un concert absolument top, qui s’est presque construit en crescendo, et avec des effets au top, que ce soit au niveau des synthé recouverts d’écailles brillantes, ou les tenues d’Emily Haines qui a alterné entre différentes vestes, et même choisi une cape vert fluo pour s’amuser à créer une ambiance aérienne face à deux ventilos, ou encore l’utilisation du theremin, cet instrument si particulier. Tout cela fait bien partie d’une ambiance assez étonnante, et qui donne à ce concert sa saveur si particulière !

 

Metric au Bataclan 15.10

Rock en Seine Day 2

Après le vendredi raconté hier, je vous retrouve aujourd’hui pour parler de la journée de samedi, qui a connu une trajectoire inverse à celle d’avant. En effet, si le vendredi s’est achevé en fanfare, le samedi s’est révélé bien meilleur dans la journée que dans la soirée ! 

En ce samedi, la chaleur s’abat sur le domaine national de Saint Cloud. Après un détour sur le stand de TGV pour récupérer un chapeau, nous nous installons à l’ombre, du côté de la Grande Scène.

The Maccabees : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C’est assez étonnant que ces anglais si talentueux soient programmés si tôt dans la journée, mais tant pis, on en profite tout de même très bien ! Je les ai découverts à l’occasion de Rock en Seine, et j’avoue que j’ai déjà adoré leurs albums studio. Leurs chansons sont efficaces, elles rentrent très rapidement en tête, que ce soit Precious Time, Love you Better, Can You Give It ou la dernière Marks to Prove It. j’ai également eu un coup de coeur pour Something Might Happen. Le chanteur a en plus plutôt une belle voix, et tous les instruments s’accordent vraiment bien pour livrer une musique énergique et entrainante. Je vous laisse découvrir leur live sur Culturebox !

Ben Howard : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La chaleur aura eu raison d’éventuelles envies de bouger voir d’autres concerts, nous restons donc à l’ombre, un verre à la main. Nous entendons de toutes façons très bien Balthazar. L’écoute est sympa, le dernier album semble bien sonner en live ! Mais si nous restons face à la Grande Scène c’est pour voir Ben Howard. Il fait chaud, mais nous comprenons rapidement que ce set ne va pas retourner la foule. L’interprète et ses musiciens livrent un set très mignon, avec de jolies chansons, dont mes préférées I Forget Where We Were et Rivers in Your Mouth. Mais l’interaction avec le public n’est pas au rendez-vous. Il faudra près d’une demie-heure de set pour qu’il prononce plus que « merci ». Cela fait cruellement défaut au set, déjà pas très participatif ni enthousiasmant, bien que beau musicalement.

Marina and the Diamonds : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous partons avant la fin, parce que Marina and the Diamonds arrive sur la scène de la Cascade. Ai-je besoin de préciser que je l’attendais vraiment beaucoup ? Nous sommes du coup bien placés, nous voyons bien une scène avec un backdrop spatial et deux gros fruits posés sur les côtés : l’univers du dernier album est bien en place. Comme pour tous les festivals, Marina arrive sur scène dans une combinaison ultra moulante, zebrée, parfait pour le thème de Rock en Seine ! Le set est vraiment parfait et ce n’est que parce que FFS a été vraiment exceptionnel que je place ce concert en deuxième des concerts de cette année. Elle débute sur OLYMPUS DIGITAL CAMERABubblegum Bitch, avant d’enchainer sur d’anciens titres comme I Am Not a Robot, ou de nouvelles chansons avec Savages et Blue. Ses chansons les plus connues comme Hollywood, Froot ou Primadonna dont chanter et surtout danser le public, tout particulièrement là où nous sommes placés. Sa voix sublime passe sans efforts des graves aux aigus, prouvant qu’on peut faire de la pop tout en sachant chanter. Elle redonne ses lettres de noblesse au genre. Elle se fait même actrice, et ses mimiques ponctuent beaucoup de titres, particulièrement le dernier, Heartbreaker. Pour son premier festival en France c’est une formidable réussite ! Dommage que son seul concert français à venir se passe dans le nord, elle aurait à nouveau fait le plein avec un concert parisien c’est certain !

The Stereophonics :

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Pas de temps à perdre, on enchaine avec les Stereophonics sur la Grande Scène. Comme pour les Offspring la veille, les souvenirs fusent. La sublime Local Boy in the Photograph ne tarde pas à se faire entendre pour ma plus grande joie. Les tubes s’enchainent : Graffiti on the Train, Mr Writer, Have a Nice Day ou encore Maybe Tomorrow. Même la nouvelle C’est La Vie se révèle sympa et efficace en live. Mais – peut-être parce que nous sommes trop loin de la scène ? – l’ambiance n’a pas l’air de prendre. Le groupe ne joue pas tellement avec le public. Dommage, car celui-ci connaît beaucoup de chansons du groupe, l’ambiance aurait bien facilement pu être meilleure.

Glass Animals :OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Changement d’ambiance après une longue transhumance vers la scène Pression Live. Au passage, nous remarquons que seul un point d’eau sur trois fonctionne, ce qui a le don d’être assez scandaleux au vu de la chaleur de la journée. Bref, Glass Animals a attiré beaucoup de monde, prêts à danser sur leurs sonorités pop. Bonne découverte live, c’est hyper sympa à écouter, et oui ça donne bien envie de danser !

Interpol :

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Nous voilà de retour sur la Grande Scène, plutôt bien placés pour Interpol. Ce qu’ils font est sympa, la musique est rock et ils se débrouillent bien. Mais j’ai trouvé ce concert d’une monotonie assez folle, comme s’il n’était constitué que d’une longue chanson. Je me rappelle avoir regardé l’heure à 21h23, persuadée qu’il ne restait qu’un ou deux morceaux, alors que le concert se finissait vers 22H. C’est donc trop long et monotone pour moi. En plus, les effets lumineux sont trop présents et de façon inutile, passant le concert à nous aveugler. Là encore le groupe communique peu, à part « merci » de temps à autres, et un « c’est tout pour nous » balancé en français, sans préavis, juste avant qu’ils ne quittent la scène, brutalement. Au moins, la fin de ce concert m’aura offert un beau fou rire !

The Libertines :

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Curieux de voir ce qu’il allait se passer (ou pas) sur la Grande Scène avec les Libertines, nous restons sur place. Fait incroyable, le groupe est là et presque à l’heure. Pour la qualité de la prestation, on repassera certainement. Je vous livre là mon avis personnel évidemment (je connais des gens qui ont apprécié ce concert). C’est un Pete Doherty titubant vers sa guitare qui ouvre le concert. Les gros plans sur le regard vide de Carl Barat confirment que le groupe est bien imbibé. Visiblement ça a été le cas aussi de ceux qui se sont chargés des balances, car le son n’est pas bon non plus. Les chansons iconiques du groupe deviennent molles, lentes, et les instruments semblent désaccordés. Seul le batteur ne s’en sort pas trop mal, ses solos permettent aux deux chanteurs de se réalimenter en alcool tout au long du concert. Cette mollesse et cette sorte d’irrespect envers le public nous ont fait partir à la moitié du set, comme beaucoup de gens (je n’ai jamais assisté à une désertion aussi massive d’un concert). Une fois dans le tram, ils nous a tout de même semblé qu’ils avaient enfin pris des vitamines ou que quelqu’un avait trouvé comment augmenter le volume des micros. Comme un signe également, le concert a été retiré de Culture Box, pour être probablement coupé (et retravaillé ?), alors que tous les autres lives du week-end y sont depuis leur diffusion. C’est dommage, mais finalement, je ne m’attendais même pas à ce qu’ils montent sur scène, alors déjà il y a du progrès…

Rendez-vous ce week-end pour le dernier jour ! 

 

Rock en Seine Day 2

– Live Report – Mumford & Sons à l’Olympia 07.07

Vous le savez, j’attendais avec grande impatience d’enfin voir Mumford & Sons en concert. Je les avais loupés lors de leur dernier passage à Paris, alors j’avais sauté sur la mise en vente des places pour leur concert de la tournée Wilder Mind. Album que j’avais par ailleurs beaucoup apprécié, malgré l’abandon du banjo, instrument qui faisait grandement partie de leur style. Qu’importe, les nouvelles chansons sont très bien également. Seule la question de l’alternance d’anciens et nouveaux titres demeurait pour le live, comment allaient ils gérer l’alternance de styles ?

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Si j’ai toujours beaucoup de mal à faire un classement des concerts que je vois, je vous annonce directement que celui-ci se classe parmi les meilleurs. Le cocktail était évidemment imparable : un groupe que j’adore, des titres fabuleux, une énergie de dingue en live… Comment ne pas succomber ? C’est encore un peu plus complexe que cela, mais la recette est explosive, le résultat est magistral.

Le rendez-vous est donné le 7 juillet, dans un Olympia complet, devant lequel campent beaucoup de fans. C’est finalement au 3è rang sur le côté de la scène que je verrai le concert, plutôt un bon point de vue ma foi !

Et si on parlait de la première partie ? Contrairement à un gros 98% de la salle à en juger par les applaudissements, je n’ai pas vraiment aimé Jack Garatt. Seul sur scène, l’artiste se démène. Pourtant plutôt bon guitariste et chanteur, il sent le besoin d’utiliser un synthé et une boîte à rythmes de façon très hasardeuse, créant un magma pseudo electro, aux sonorités peu agréables à mon sens. Et pourtant, l’avant dernière chanson ne sera chantée et jouée qu’avec sa guitare électrique. Il peut être doué et un bon artiste, s’il abandonne ses petits joujous à la mode. Il a une bonne énergie, qui ne nécessite pas forcément d’avoir recours à l’électro pour se manifester. C’est mon avis, mais à part l’avant dernière chanson, je n’ai pas été fan de cette première partie.

Cela renforce encore plus l’impatience qui me consume de voir Mumford and Sons débarquer sur scène. En les attendant, la chaleur envahit la salle, et chacun y va de son éventail plus ou moins artisanal. Ce n’est évidemment rien par rapport à ce qui va suivre.

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A 21H pétantes, le groupe monte sur scène, pour entamer le premier titre, Snake Eyes, issu du dernier album. Ce sera le premier morceau d’une longue série, pour ce concert qui durera 2h au total. Snake Eyes est déjà une de mes (nombreuses) préférées du dernier album, mais comme beaucoup, elle rend très bien en live, pareil pour Wilder Mind, qui commence plutôt doucement, avant de monter en puissance. Le public connaît déjà bien ces nouveaux titres et leurs punchlines (signe assez distinctif que l’on retrouve dans de nombreux titres de Mumford & Sons et qui facilite le chant du public), comme « you can be, every little thing you want nobody to know » ou « it’s in your eyes, I can tell you will always be danger ».

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L’ambiance est déjà là, mais le groupe a décidé que ce n’était pas assez, puisqu’ils balancent I Will Wait en 3è position sur la setlist. C’est donc sur les riffs de banjo endiablés que le public saute, chante (ou hurle, au choix), danse sans interruption pendant tout le titre. Le concert est définitivement lancé. J’aimais cette chanson au départ, mais le souvenir de ce moment de climax réinventera pour longtemps encore ma façon de l’écouter, c’est certain !

On continue avec le banjo sur Below My Feet, puis retour au dernier album (donc à la guitare électrique) avec Broad Shouldered-Beasts, qui n’est pas ma préférée mais se révèle plutôt sympa en live.

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Lover of the Light est l’occasion de revenir aux classiques du groupe, avec Marcus Mumford qui passe à la batterie. Le titre est très beau en live, et là encore monte en crescendo, avant que tout le public ne scande le refrain et ne hurle « A lover of the Light » ou ne tape dans les mains avant un dernier refrain, sur lequel des cordes vocales se cassèrent probablement (les miennes ? noooon).

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On continue avec deux très belles chansons, Thistle & Weeds et Ghosts that We Knew, que j’ai un peu redécouvert par le concert. Pour cette dernière, la douceur et l’émotion est de mise. Le public ne chante pas à pleins poumons, la voix se fait douce en général, pour ne pas masquer celle de Marcus et gâcher l’ambiance. On notera une belle performance du violoniste, qui rend encore le titre plus émouvant et encore plus beau.

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La lancée des chansons douces et calmes se poursuit avec un intermède joué à 4, avec une guitare et sans les micros. Un vrai moment de grâce, pendant lequel ils interprètent Timshell et la magnifique Cold Arms. Il faudra tout de même plusieurs chhhhhhhhut pour faire taire des âmes récalcitrantes, même pendant les chansons, ce qui fera rire les membres du groupe. Leurs voix se mêlent et créent quelque chose d’assez magique. Tellement magique, qu’au début personne n’ose chanter, puis au fur et à mesure un murmure s’élève du public, qui accompagne le groupe. Cold Arms est absolument magnifique, bien que trop courte. Le public accompagnera vocalement Marcus sur les fins de vers du refrain, imitant les autres membres du groupe, créant un joli effet. Et j’insiste, mais la fin de ce titre est purement sublime, encore plus dans cette configuration.

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Ce n’est pas le tout, mais il faut enchainer, et c’est Believe qui remplira à merveille cette lourde tâche. Le titre phare du dernier album envoie bien en live, et l’énergie qui y est mise par tout le groupe. Tomkins Square Park n’est pas celle que je préfère, mais là encore le live la rend très sympa.

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Encore une façon de nous achever, c’est The Cave qui pointe le bout de son nez, introduite par « On peut danser un petit peu ? » lancée par Marcus Mumford, qui tentera quelques paroles en français, parodiant de façon hilarante son ancien prof de français, et ses « on se calme ». Le titre est connu de tous, et engage tout le public dans des chants, danses, claquements de mains et sauts. Encore une grosse grosse ambiance dans la fosse, ils sont décidément très forts pour cela. Leurs titres (anciens ou nouveaux) y sont pour beaucoup, mais leur implication n’est pas sans démériter, sachant qu’ils jouent avec passion !

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Roll Away Your Stone sera également jouée, avant de revenir aux nouveaux titres, avec la sympathique Only Love, et la très cool Ditmas, dont j’attendais peut-être un peu mieux en live, mais ce n’est pas grave, car elle est déjà au top ! Peut-être faut il attendre que tout le monde la connaisse ou que le groupe la rode un peu plus pour qu’elle révèle tout son potentiel tubesque. Monster est elle vraiment très belle, autant en version album qu’en live, une vraie perle !

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Et puis avant le rappel, il est temps de balancer une vraie bombe. C’est à qu’intervient la géniale Dust Bowl Dance (ma préférée). Marcus passe à la batterie, le début se fait doux (sous les acclamations du public), avant que les paroles ne soient scandées, gagnant en force sous les intonations du chanteur, qui finira par envoyer balader la batterie, pour reprendre la fin a capela, devant le public.

 

Le groupe revient pour 3 titres de rappel, introduits par Hot Gates du dernier album, suivi par Little Lion Man qui rendra le public encore plus fou (oui bon, c’était déjà très bien entamé). The Wolf est enfin un très bon choix pour terminer le concert, tellement ce titre est rock et très fort. Le refrain « You were all I ever longed for » sera crié par une grande partie du public, avant de se déhancher sur les accords rock, en même temps que Winston, joueur de banjo devenu un vrai rockeur aux cheveux longs (même si le potentiel rock ne date pas d’hier) !

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C’est donc sur cette explosion que le concert se termine. Un show de 2h et 21 titres, qui s’enchainaient tous très bien. Des moments de folie, des moments magiques, d’autres de douceur, le groupe nous aura fait passer par presque tous les états. Mais quoiqu’il arrive, la performance est monstrueuse, leur passion est là et se répand comme une trainée de poudre parmi un public survolté.

 

Cet article (très long j’en conviens) ne réussira évidemment pas à retranscrire à quel point ce concert était génial. J’ai tenté d’expliquer, mais rien de tel que de ressentir ce qu’il s’y est passé. J’ai rarement autant dansé, sauté, chanté (c’est déjà arrivé, mais justement ce concert en rejoint d’autres particulièrement mythiques pour moi). J’ai été particulièrement émue, j’ai beaucoup ri aussi aux remarques du groupe, et notamment aux imitations françaises d’un Marcus très en forme !

C’était magique, et je ne peux que vous dire de sauter sur l’occasion pour les voir en concert dès que vous le pourrez, car vous passerez forcément un très bon moment !

 

– Live Report – Mumford & Sons à l’Olympia 07.07

– Live Report – Of Monsters and Men au Trianon, 17.06

Of Monsters and Men fait partie de ces groupes que j’adore, vous le savez bien. Encore plus, ces islandais font partie de ces groupes que j’ai envie de soutenir, moi qui les ai découverts (comme beaucoup, je ne m’attribue pas l’apanage de leur découverte) à Rock en Seine, alors que leur premier album venait de sortir en France. Et à l’occasion de la sortie de leur nouvel album Beneath the Skin (je vous ai dit qu’il était génial par ici), ils se lancent en tournée, passant par Paris le 17 juin dernier. Autant vous dire que j’y étais, et que j’ai adoré.

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Je ne passerai en revanche pas beaucoup de temps sur la première partie, d’un groupe prénommé Highasakite. Un style pseudo mystique, des ampoules sur scène, des chansons répétitives qui passent très lentement à mon sens. Je n’ai donc pas accroché, mais la suite rattrapa véritablement ce petit manquement.

 

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Les islandais arrivent enfin sur scène et entament le concert sur Thousand Eyes. Le début est plutôt mystique, mais assez bien choisi pour commencer, l’introduction aurait été beaucoup plus étrange en plein milieu de set. Le deuxième album est bien représenté puisqu’après ils enchainent avec Human, une de mes chansons préférées de ce nouvel opus.

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Il faut reconnaître que la setlist est particulièrement bien travaillée. Les deux albums se mêlent aisément, avec même une petite incursion de la jolie Silhouettes issue de la bande son du deuxième Hunger Games, Catching Fire. Comprenant également bien que le premier album a plus d’impact pour l’instant que le deuxième, les chansons folk se concentrent à partir de la moitié de la setlist, pour atteindre un point culminant lorsque s’enchainent Lakehouse et Little Talks (enchainement maléfique dont je reparlerai plus tard).

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Le premier album fédère un peu plus le public que le dernier en date, car sa puissance folk fait pour l’instant plus réagir que les subtilités pop-rock sorties dernièrement. On sent une vraie différence entre les deux, mais pour autant cela fait des petites variations dans le concert en lui-même qui ne sont vraiment pas désagréables. En plus, ce n’est qu’une question de temps avant que Crystals, Empire, We Sink ou encore Wolves Without Teeth ne soient reconnues par le public.

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En effet, j’ai vraiment adoré les versions live des nouveaux titres, que ce soit Crystals et sa puissance à la Little Talks, Empire et son refrain si mélodieux, I of the Storm qui est juste sublime. Je me suis même surprise a beaucoup aimer Black Water et We Sink.

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Indéniablement, les « anciens » titres sont toujours aussi bons, King and Lionheart, Dirty Paws ou Six Weeks font toujours passer un moment exceptionnel au public. Mais le meilleur instant a été indéniablement l’enchainement Lakehouse et Little Talks, deux titres entièrement repris par le public, dans une ambiance follement insoupçonnée dans la fosse, rejointe pour l’occasion par la chanteuse et son guitariste, dans une décision visiblement spontanée, prise quelques secondes avant.

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Parce que ce qui fait plaisir avec Of Monsters and Men – au delà de leurs titres géniaux – c’est leur spontanéité. Leurs sourires quand le public chante ou danse est rare à voir en concert. Le sourire du chanteur Raggi dit beaucoup sur le plaisir qu’ils ont à jouer. Cela paraît plutôt basique, mais pourtant, on sent que même si leur tournée les emmène dans le monde entier, ils s’amusent et s’émerveillent toujours autant. Et par ricochets, s’ils passent un bon moment, le nôtre n’en est que meilleur.

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Of Monsters and Men, c’est la bonne humeur assurée. Je me suis rarement sentie aussi bien dans un concert que pendant Lakehouse et Little Talks. Ils repassent en novembre au Zénith de Paris, gros défi que de remplir et d’animer cette salle, mais nulle doute qu’ils sauront conquérir le public. Ils savent si bien le faire, alors courrez-y !

– Live Report – Of Monsters and Men au Trianon, 17.06

– Live Report – Marina and the Diamonds au Trianon

Vous le savez, Marina and the Diamonds est une de mes artistes préférées, et son dernier album Froot m’a particulièrement séduite. C’est tout naturellement que dès la mise en vente, j’ai pris ma place pour son concert – le premier à Paris depuis 5 ans. J’ai bien fait de ne pas trop trainer, le concert a rapidement affiché complet, étant même déplacé du Trabendo au Trianon pour pouvoir accueillir plus de fans.

Live Marina and the Diamonds

Fait étonnant, le concert commençait à 19h avec une première partie – un dj set -, avant que Marina n’arrive sur scène à 20h. Du coup, le public s’était passé le mot pour arriver très tôt, me cantonnant au fond de la salle, et (comme d’habitude) derrière des personnes de grande taille. Qu’importe, je ne la vois pas tout le temps mais suffisamment tout de même (bon du coup, je vous avoue que les photos ce n’est pas du grand art).

Live Marina and the Diamonds

La setlist était connue car elle ne change pas depuis le début de sa tournée européenne, du coup c’est sans surprise mais sur les chapeaux de roue qu’elle commence avec Bubblegum Bitch. La salle exulte déjà et reprend les paroles en coeur. Ce sera le cas pour la majorité des titres, même ceux du dernier album.

Marina and the Diamonds Live

Malgré les grosses différences de style entre les albums, tous les titres rendent bien en live. Ainsi, quand on passe de Bubblegum Bitch (Electra Heart) à Forget (Froot) puis Mowgli’s Road (Family Jewels), l’intensité ne change pas. Cette dernière est d’ailleurs un petit bijou en live, avec ses mimiques, petites danses et surtout sa voix fabuleuse. I Am Not a Robot est aussi très belle en live, et lui permet de sortir des notes qu’on ne pensait pas entendre de sa part, comme quoi, on peut faire de la pop et avoir véritablement une belle voix (même en live…).

Marina and the Diamonds live

Retour au dernier album avec ma petite préférée qu’est Savages, qui est visiblement la chanson favorite d’un peu tout le monde dans la salle et ça tombe bien parce qu’en live ça rend encore mieux ! Jolie transformation live aussi pour les calmes Obsessions et Happy, jouées au piano. Pour la première, le rythme est ralenti au départ, ajoutant encore plus de douceur au titre, avant de finir en beauté sur un rythme accéléré. La seconde est toute en sincérité, là aussi vraiment très belle.

Marina and the Diamonds live

Mais pas question de rester calme très longtemps, on enchaine avec Froot, titre ô combien énergique et réjouissant, qui emporte l’adhésion de toute la salle, et illumine la scène de plein de lumières colorées. On continue sur ce dernier album avec Can’t Pin Me Down, qui n’est vraiment pas ma préférée, mais qui est sympa en live.

Le public saura s’en donner à coeur joie sur Hollywood et Primadonna, deux chansons très différentes mais qui figurent parmi ses plus connues. Les deux sont absolument géniales, même si j’ai un petite préférence pour la première, Electra Heart n’étant pas à la hauteur du premier et dernier album selon moi.

Blue et I’m a Ruin rendent aussi très bien en live, la première étant plus rythmée et la seconde plus calme, mais vraiment très belle. Et puis il est déjà temps de finir en fanfare avec Radioactive et surtout How to be a Heartbreaker, qui sera vraiment un climax en termes d’ambiance.

Marina and the Diamonds live

Marina a fait l’effort grâce à quelques fans lui ayant écrit quelques mots, de parler quelques instants en français, le temps de dire à quel point le soutien qu’elle a eu la touche et à quel point elle avait envie de revenir à Paris (ce qu’elle fera en novembre/décembre apparemment, même si elle a oublié de mentionner Rock en Seine avant). Sinon elle ne parle pas beaucoup, mais elle sait mettre l’ambiance grâce à ses chansons et ses petites manières sur scène.

Marina and the Diamonds live

Elle interprète en effet très bien ses titres, que ce soit par sa très belle voix, assez impressionnante en live, mais aussi par son expression du visage et ses gestes. Elle a changé de peau pas mal de fois lors de ses trois albums, mais Marina and the Diamonds demeure et on passe un super moment à son concert ! Je l’attendais vraiment, et je n’en suis pas du tout déçue, au contraire, je suis agréablement surprise par sa voix en live, et l’ambiance à son concert.

Marina and the Diamonds live

Petite remarque en passant par là, cela fait aussi du bien d’avoir une chanteuse pop qui affirme que le rôle des femmes, même si elles veulent être des « homewrecker » ou « heartbreaker » comme elle le dit dans son second album. Certes, le personnage de Electra Heart est un peu too much et ce n’est pas son meilleur album, mais elle a le mérite de dire des choses et de les assumer, donc c’est plutôt cool (et rare,bien trop rare).

Enfin, mention spéciale à celle qui prenait des photos avec son iPad, et à ceux qui ont jeté des bâtonnets lumineux sur scène !

Pour résumer, j’ai passé un super moment, j’adore définitivement vraiment Marina and the Diamonds, je veux son serre-tête Froot, et j’ai vraiment hâte de la revoir à Rock en Seine (si vous y allez, ne la loupez pas !) !

 

– Live Report – Marina and the Diamonds au Trianon

– Live Report – Les Wombats à la Cigale 13.03

Les Wombats sont de retour ! Après leur dernier album en 2011, ils se mettent enfin à promouvoir le futur opus Glitterbug en lançant leur tournée européenne. L’évènement était donc plutôt attendu, et j’avoue que j’étais curieuse de voir ce qu’ils allaient donner en live. Le concert est entre le « warm-up show » puisque l’album n’est pas encore sorti, et un vrai live, puisque une partie des titres est déjà sur Youtube, et que le concert dure une bonne heure et demie.
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Annoncé pour 20h, le début de la soirée se fera finalement à 19h20 avec un premier groupe (dont je n’ai pas retenu le nom…). C’est leur premier concert hors UK, et ils se débrouillent plutôt bien. Le rendu est sympa, mais c’est un peu brut encore, il y a un peu de travail à faire mais ils sont plutôt bien partis !

 

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Deuxième première partie à 20h cette fois-ci, dont je n’ai pas retenu le nom non plus… Le rendu est plus abouti, plus travaillé, un mélange pop rock électro assez sympa, entre Bombay Bicycle Club et un Cage the Elephant assagi, en gros.

 

On passe ensuite aux Wombats à 21h pile. Le décor est plutôt classe, avec de fins immeubles délimités par un néon, donnant de jolis effets de lumière pendant tout le show. En revanche il y a eu beaucoup de fumée, ce qui fait que mes photos ne sont vraiment pas formidables !

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Le début du concert se fait avec Your Body is A Weapon, titre du nouvel album révélé il y a un an. Le titre est très catchy, et permet de donner le ton du concert : ça sera énergique et dynamique. On constate tout de suite que sur scène, ils savent envoyer du lourd, ce qui n’est pas forcément hyper évident en écoutant les versions studios. Le public est hyper réceptif dès le début à l’énergie envoyée sur scène, ça fait vraiment plaisir !

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On n’oublie pas que l’album sort bientôt, alors le groupe en profite pour nous présenter des nouvelles chansons. Ils les enchainent d’ailleurs en milieu de set. L’enchainement parait peut-être un peu long comme on ne les connait pas, mais elles sont sympas, on a hâte de pouvoir avoir la version studio ! Le batteur avoue même en français qu’ils sont contents d’avoir réussi à toutes les finir, car ces nouvelles chansons n’ont jamais été jouées en live encore. En effet, Can Be Your Shadow, Headspace et This is not a Party n’ont même pas été testées lors de leurs quelques concerts en Australie.

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Ce sont évidemment les tubes du groupe qui remportent le plus franc succès auprès du public, qui n’hésite pas à sauter en rythme ou chanter en même temps. Que ce soit Moving to New York, Kill the Director, ou encore Techno Fan (ma préférée), et la géniale Tokyo, ainsi que la dernière Let’s Dance to Joy Division, très bien choisie pour clôturer le concert en fanfare, la salle explose assez fréquemment. Si leurs chansons ne sont pas mondialement connues, elles ont le mérite de vraiment bien rendre en live, laissant deviner tout le potentiel du groupe.

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En résumé, le concert a été une très bonne surprise, car je ne m’attendais pas à une telle débauche d’énergie de leur part – mention spéciale au bassiste, qui sautait littéralement partout comme un fou (ou un kangourou au choix). L’ambiance était vraiment au top, il n’y a pas eu de véritable temps mort. On redécouvre tout le potentiel de leurs titres en live avec toute cette énergie, encore une fois c’est une très bonne surprise !

– Live Report – Les Wombats à la Cigale 13.03

– Live Report – Hozier au Trabendo 29.11

Je sais, je vous parle très souvent de Hozier. Je vous ai présenté son EP, puis son album, puis re son album dans mes coups de coeur. Alors après l’avoir loupé à Rock en Seine, je ne pouvais pas ne pas aller le voir lors de son passage à Paris, au Trabendo. Et – spoiler alert- j’avais raison, parce que c’est un petit génie.

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En première partie, on retrouve Richie & The Remedy, deux anglais assez sympathique. Le chanteur a un petit air de Eugene McGuinness, et le deuxième guitariste a un look de dandy qui ne trompe pas. Sans parler des bières. Un groupe sympa, pour un set folk-pop. Alibis est par exemple un titre agréable à écouter. Rien de révolutionnaire, mais le chanteur a une très belle voix. Une bonne découverte pour commencer le concert en tous cas.

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Mais bien sur, c’est Hozier que nous attendons tous. Il arrive sur scène avec son groupe, qui laisse la part belle à des choristes. Les titres de son album s’enchainent très bien et des morceaux comme Like Real People Do, Cherry Wine, It Will Come Back. Sa voix en live est une vraie merveille !

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En écoutant son album, on se dit que le live peut être un peu mou. Et pourtant, c’est faux. On s’en rend vite compte, avec notamment Jackie & Wilson, qui devient un titre bien rock en live. C’est aussi le cas avec Sedated, que j’adore déjà sur l’album, c’est encore plus vrai en live.

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Someone New et In a Week rendent également très bien en concert, notamment la dernière, pour laquelle il est rejoint par une des choristes pour un duo très réussi. Cela dit, je n’avais jamais remarqué à quel point cette chanson était glauque, avec toutes les étapes de décomposition du cadavre des protagonistes mangés par les animaux. La chanson en reste toute jolie, mais c’est un peu perturbant !

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Il est impossible de ne pas parler de Take Me To Church évidemment. C’est le titre phare de Hozier. Dès qu’il en entame les premières notes, le public réagit immédiatement. Déjà que j’adore la version studio, je savais que la version live allait me plaire. Mais il m’a beaucoup surprise, car elle sonnait assez différente, beaucoup plus marquée par la guitare. Une vraie bonne surprise, car la chanson était vraiment bien comme cela !

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Enfin, le concert se termine sur Angels of Small Death & the Codeine Scene, ma chanson préférée de l’album je crois. La chanson est très énergique, et on sent l’influence du gospel. Eh bien en live, c’est toujours aussi vrai et réussi !

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Donc Hozier, c’est un musicien très doué (il est assez impressionnant à la guitare), un très bon chanteur, un parolier étonnant, mais c’est aussi un artiste qui boit plusieurs thés sur scène, dans des gobelets en plastique. J’avoue que c’est la première fois que je vois ça, c’est assez surréaliste de voir un artiste remuer son sachet de thé dans un gobelet sur scène, mais après tout, pourquoi pas ! En tous cas j’ai passé un très bon moment, ce Hozier est décidément un artiste à suivre.

J’en profite pour m’excuser, parce qu’il n’y aura pas d’article récapitulatif sur le mois de novembre, je suis un peu débordée en ce moment !

– Live Report – Hozier au Trabendo 29.11