Rock en Seine Day 2

Après le vendredi raconté hier, je vous retrouve aujourd’hui pour parler de la journée de samedi, qui a connu une trajectoire inverse à celle d’avant. En effet, si le vendredi s’est achevé en fanfare, le samedi s’est révélé bien meilleur dans la journée que dans la soirée ! 

En ce samedi, la chaleur s’abat sur le domaine national de Saint Cloud. Après un détour sur le stand de TGV pour récupérer un chapeau, nous nous installons à l’ombre, du côté de la Grande Scène.

The Maccabees : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C’est assez étonnant que ces anglais si talentueux soient programmés si tôt dans la journée, mais tant pis, on en profite tout de même très bien ! Je les ai découverts à l’occasion de Rock en Seine, et j’avoue que j’ai déjà adoré leurs albums studio. Leurs chansons sont efficaces, elles rentrent très rapidement en tête, que ce soit Precious Time, Love you Better, Can You Give It ou la dernière Marks to Prove It. j’ai également eu un coup de coeur pour Something Might Happen. Le chanteur a en plus plutôt une belle voix, et tous les instruments s’accordent vraiment bien pour livrer une musique énergique et entrainante. Je vous laisse découvrir leur live sur Culturebox !

Ben Howard : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La chaleur aura eu raison d’éventuelles envies de bouger voir d’autres concerts, nous restons donc à l’ombre, un verre à la main. Nous entendons de toutes façons très bien Balthazar. L’écoute est sympa, le dernier album semble bien sonner en live ! Mais si nous restons face à la Grande Scène c’est pour voir Ben Howard. Il fait chaud, mais nous comprenons rapidement que ce set ne va pas retourner la foule. L’interprète et ses musiciens livrent un set très mignon, avec de jolies chansons, dont mes préférées I Forget Where We Were et Rivers in Your Mouth. Mais l’interaction avec le public n’est pas au rendez-vous. Il faudra près d’une demie-heure de set pour qu’il prononce plus que « merci ». Cela fait cruellement défaut au set, déjà pas très participatif ni enthousiasmant, bien que beau musicalement.

Marina and the Diamonds : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous partons avant la fin, parce que Marina and the Diamonds arrive sur la scène de la Cascade. Ai-je besoin de préciser que je l’attendais vraiment beaucoup ? Nous sommes du coup bien placés, nous voyons bien une scène avec un backdrop spatial et deux gros fruits posés sur les côtés : l’univers du dernier album est bien en place. Comme pour tous les festivals, Marina arrive sur scène dans une combinaison ultra moulante, zebrée, parfait pour le thème de Rock en Seine ! Le set est vraiment parfait et ce n’est que parce que FFS a été vraiment exceptionnel que je place ce concert en deuxième des concerts de cette année. Elle débute sur OLYMPUS DIGITAL CAMERABubblegum Bitch, avant d’enchainer sur d’anciens titres comme I Am Not a Robot, ou de nouvelles chansons avec Savages et Blue. Ses chansons les plus connues comme Hollywood, Froot ou Primadonna dont chanter et surtout danser le public, tout particulièrement là où nous sommes placés. Sa voix sublime passe sans efforts des graves aux aigus, prouvant qu’on peut faire de la pop tout en sachant chanter. Elle redonne ses lettres de noblesse au genre. Elle se fait même actrice, et ses mimiques ponctuent beaucoup de titres, particulièrement le dernier, Heartbreaker. Pour son premier festival en France c’est une formidable réussite ! Dommage que son seul concert français à venir se passe dans le nord, elle aurait à nouveau fait le plein avec un concert parisien c’est certain !

The Stereophonics :

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Pas de temps à perdre, on enchaine avec les Stereophonics sur la Grande Scène. Comme pour les Offspring la veille, les souvenirs fusent. La sublime Local Boy in the Photograph ne tarde pas à se faire entendre pour ma plus grande joie. Les tubes s’enchainent : Graffiti on the Train, Mr Writer, Have a Nice Day ou encore Maybe Tomorrow. Même la nouvelle C’est La Vie se révèle sympa et efficace en live. Mais – peut-être parce que nous sommes trop loin de la scène ? – l’ambiance n’a pas l’air de prendre. Le groupe ne joue pas tellement avec le public. Dommage, car celui-ci connaît beaucoup de chansons du groupe, l’ambiance aurait bien facilement pu être meilleure.

Glass Animals :OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Changement d’ambiance après une longue transhumance vers la scène Pression Live. Au passage, nous remarquons que seul un point d’eau sur trois fonctionne, ce qui a le don d’être assez scandaleux au vu de la chaleur de la journée. Bref, Glass Animals a attiré beaucoup de monde, prêts à danser sur leurs sonorités pop. Bonne découverte live, c’est hyper sympa à écouter, et oui ça donne bien envie de danser !

Interpol :

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Nous voilà de retour sur la Grande Scène, plutôt bien placés pour Interpol. Ce qu’ils font est sympa, la musique est rock et ils se débrouillent bien. Mais j’ai trouvé ce concert d’une monotonie assez folle, comme s’il n’était constitué que d’une longue chanson. Je me rappelle avoir regardé l’heure à 21h23, persuadée qu’il ne restait qu’un ou deux morceaux, alors que le concert se finissait vers 22H. C’est donc trop long et monotone pour moi. En plus, les effets lumineux sont trop présents et de façon inutile, passant le concert à nous aveugler. Là encore le groupe communique peu, à part « merci » de temps à autres, et un « c’est tout pour nous » balancé en français, sans préavis, juste avant qu’ils ne quittent la scène, brutalement. Au moins, la fin de ce concert m’aura offert un beau fou rire !

The Libertines :

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Curieux de voir ce qu’il allait se passer (ou pas) sur la Grande Scène avec les Libertines, nous restons sur place. Fait incroyable, le groupe est là et presque à l’heure. Pour la qualité de la prestation, on repassera certainement. Je vous livre là mon avis personnel évidemment (je connais des gens qui ont apprécié ce concert). C’est un Pete Doherty titubant vers sa guitare qui ouvre le concert. Les gros plans sur le regard vide de Carl Barat confirment que le groupe est bien imbibé. Visiblement ça a été le cas aussi de ceux qui se sont chargés des balances, car le son n’est pas bon non plus. Les chansons iconiques du groupe deviennent molles, lentes, et les instruments semblent désaccordés. Seul le batteur ne s’en sort pas trop mal, ses solos permettent aux deux chanteurs de se réalimenter en alcool tout au long du concert. Cette mollesse et cette sorte d’irrespect envers le public nous ont fait partir à la moitié du set, comme beaucoup de gens (je n’ai jamais assisté à une désertion aussi massive d’un concert). Une fois dans le tram, ils nous a tout de même semblé qu’ils avaient enfin pris des vitamines ou que quelqu’un avait trouvé comment augmenter le volume des micros. Comme un signe également, le concert a été retiré de Culture Box, pour être probablement coupé (et retravaillé ?), alors que tous les autres lives du week-end y sont depuis leur diffusion. C’est dommage, mais finalement, je ne m’attendais même pas à ce qu’ils montent sur scène, alors déjà il y a du progrès…

Rendez-vous ce week-end pour le dernier jour ! 

 

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