– Live report – Muse à Bercy

Vous le savez, Muse est mon groupe préféré, alors dès que l’occasion de les voir en concert à Paris s’est présentée, je n’ai pas dit non. J’ai fini par les voir 3 fois (dont une fois pour le travail – si si, j’ai vraiment travaillé ce soir-là-), et oui, c’était génial. D’abord impossible de ne pas parler de mise en scène évidemment, mais aussi en termes de setlist, bien maitrisée, et puis de musique tout simplement au top. 

Muse

Le rendez-vous était pris à l’AccorTruc Arena (un différent personnel avec le community manager de la salle ne me donne pas envie de les citer proprement). Pour ma part c’était la première fois que je m’y rendais après les travaux de Bercy. Il n’y a pas à dire, c’est propre, c’est classe, c’est tout neuf. La partie la plus classe étant évidemment l’entrée réservée pour les invitations, où on a très vite l’impression de rentrer dans un hôtel 5 étoiles (on ne m’a personnellement jamais autant guidée dans une salle de concert). Bon pour l’organisation en fosse on repassera : une seule entrée, qui les oblige à l’intérieur à contraindre les gens à aller se placer où la sécurité le souhaite. C’est un peu le problème de la scène 360, mais l’ouverture de deux entrées aurait probablement suffit à équilibrer les débats.

Muse

Parlons de cette scène 360° plutôt. Placée comme on s’en doute en plein milieu de la salle, elle augmente la visibilité pour presque toutes les places. On voit bien de presque partout, et ça, quand on vient voir son groupe préféré, c’est plutôt appréciable. En plus la mise en scène l’intègre vraiment bien, Matt Bellamy et Chris Wolstenholme bougent beaucoup sur toute la scène, et en plus, la scène tourne !

Les premières parties elles ont été assez inégales. En premier il y a eu les sympathiques X Ambassadors et leur chanson connue Renegades. Le chanteur avait une vraie énergie communicative, et les chansons sont plutôt cools, mais je ne pense pas que j’écouterais ça de moi-même. J’émets plus de réserves sur Phantogram, eux plus tournés vers l’électro. C’est sympa là encore, mais le live me convainc moins. En revanche, gros coup de coeur pour les derniers, Nothing But Thieves. Des chansons vraiment géniales comme Excuse Me ou Wake Up Call, un live qui rend super bien, et surtout un groupe heureux d’être là, qui dit que c’est la plus grosse scène qu’ils n’aient jamais fait. Si vous ne devez écouter qu’un album, allez écouter le leur ! Mention spécial au membre de leur encadrement qui les filmait et courrait partout sur scène pour le faire.

Nothing but thieves

Après une entracte à durée variable, le volume de la musique monte, sur Straight Outta Compton, et des soldats arrivent et se placent devant les barrières de la fosse. Cela fait partie de l’ambiance militaire du dernier album de Muse, mais c’est le seul rapport direct que l’on trouvera avec le groupe, puisqu’ils disparaissent rapidement. Qu’importe, ensuite, commencent les choses sérieuses. Enfin presque. Le premier soir des 6 concerts, cela commence par Drill Sergent. Parfait pour mettre l’ambiance avant Psycho. Les autres soirs, c’est une intro sur Drones avec les drones qui volent au-dessus du public (et qui n’avaient simplement pas décollé le premier soir). C’est joli, mais Drones c’est quand même spécial, avec une ambiance pseudo lyrique qui se répète en plus avant les dernières chansons du concert, ce qui n’est pas forcément bien nécessaire.

Muse

Mais beau ballet de drones qui se rassemblent sur les côtés de la scène pour Psycho. Le public exulte, ça y est, le groupe est devant nous. Très bon début Psycho, parfait pour rentrer dans l’ambiance directement. D’ailleurs, en termes de setlist, le début est globalement très solide. Si sur 5 soirs ils ont enchainé avec Dead Inside (dont la seconde partie rend vraiment bien en live), on se retrouve ensuite avec une alternance entre Plug in Baby, Hysteria, Map of the Problematique, Supremacy… Puis suivent The Handler, Supermassive Black Hole, Stockholm Syndrom… Le début du concert est vraiment très bien maitrisé et puissant. Ce qui fait un peu regretter un passage plus mou qui intervient plus tard, avec un enchainement fréquent Madness – Undisclosed Desires très plat, malgré de beaux effets visuels. Cela repart de plus belle avec Time is Running Out et Uprising, avant de faire une pause très belle sur The Globalist, le retour non nécessaire de Drones, et un bouquet final Mercy (plus Take a Bow sur quelques dates) et l’incroyable final Knights of Cydonia.

Muse

Comme cela pouvait être à prévoir, pas de grosses raretés dans la setlist. Simplement  une setlist pour moi proche de la perfection pour la dernière soirée, avec à la fois Plug in Baby, Citizen Erased, Apocalypse Please, Bliss et Take a Bow. Alors oui, certains fans sont déçus, ils auraient aimé moins de chansons connues, mais on remarque vite pendant le concert que pendant Apocalypse Please, pendant Bliss, pendant Citizen Erased, seules quelques personnes chantent, hurlent, sautent partout. Les autres – la grande majorité – réagit sur Madness, sur Starlight, sur Dead Inside, sur Uprising. Même Supermassive commence à ne plus être reconnue par les fans les plus récents. Alors oui, c’est dommage, mais c’est surtout normal. De nouveaux fans arrivent, et c’est tant mieux pour le groupe. Parce que ce sont ces nouvelles personnes qui font que Muse a pu faire 6 Bercy (et donc que certains d’entre nous ont eu la chance de les voir plusieurs fois). C’est aussi grâce à eux que le groupe peut laisser cours à sa créativité dans ses chansons, ses effets scéniques (il faut bien financer les lubies robotiques de Matt Bellamy). Donc c’est logique que le groupe joue des titres que ce public connaît. Est-ce que c’est bien ou mal, je n’ai pas d’avis là dessus. Mais du coup, entendre un petit Citizen, un petit Apocalypse, ça a encore plus de valeur à mon sens !

Muse

Niveaux effets visuels, on en prend plein les yeux pendant 1h45. Les drones volent plusieurs fois pendant les chansons, parfois éclairés de multiples couleurs. Des rideaux descendent et servent d’écrans, avec des projections vraiment cools, notamment sur Undisclosed Desires ou The Handler, avec une main qui controle fictivement Matt et Chris. Il y aura aussi ce drone/zeppelin qui volent tant bien que mal sur The Globalist, chanson encore une fois sublime en live avec des effets visuels et de couleurs très forts. On notera aussi les confettis envoyés sur Mercy, sous la forme des bonhommes qu’on retrouve sur la pochette de l’album. Et puis, ce sont des jeux de lumière tout au long du concert, même au sol sur la partie tournante de la scène.

Muse

Les meilleurs moments ? Knights of Cydonia, le meilleur final de concert jamais vu, ça se confirme toujours ! L’entrée sur Psycho est vraiment massive et top. The Globalist comme dit précédemment est superbe même si c’est un moment un peu calme dans le concert et qu’elle a du mal à vraiment démarrer. Apocalypse Please a vraiment la classe en live. Coup de coeur intemporel et personnel pour Bliss, évidemment. Plug in Baby et Hysteria sont toujours aussi géniales en live. Toujours aussi génial également le Munich Jam entre Dom Howard et Chris Wolstenholme. Mention spéciale pour les chansons du dernier album, Dead Inside, Reapers et the Handler qui envoient elles aussi du lourd en live, et Mercy qui rend mieux en live qu’en studio ! Bonne surprise pour Uprising qui est de plus en plus connue et reprise par le public. Et parmi les classiques, c’est toujours sympa d’entendre Time is Running Out, Starlight ou encore Supermassive Black Hole (que je n’aime qu’en live de toutes façons).

Difficile de tout résumer (d’ailleurs je n’ai clairement pas réussi), mais c’étaient des concerts vraiment géniaux, Muse en live, ça vaut toujours vraiment le coup ! Simple regret, l’ambiance n’est jamais au niveau que l’on voudrait pour le groupe, mais tant pis, personnellement ça ne m’a pas empêché de chanter, sauter dans tous les sens et d’en profiter à fond !

Et vous, vous y étiez ? Vous en avez pensé quoi ?

 

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– Live report – Muse à Bercy

Le meilleur de l’année 2015

Nous sommes à la toute fin de cette année 2015, il est donc temps d’une traditionnelle rétrospective, avec des classements très arbitraires sur ce que j’ai adoré cette année. L’ordre est théoriquement important, mais de fait, les qualités de la plupart des albums ou artistes/groupes cités rendent le classement très difficile.

FATM

Meilleur album :

  1. Florence + The Machine – How Big How Blue How Beautiful
  2. Muse – Drones
  3. Of Monsters and Men – Beneath the Skin
  4. Mumford and Sons – Wilder Mind
  5. Marina and the Diamons – Froot
  6. Foals – What Went Down
  7. Half Moon Run – Sun Leads Me On
  8. FFS (Franz Ferdinand & Sparks) – FFS
  9. Cage The Elephant – Tell Me I’m Pretty
  10. The Maccabees – Marks to Prove It
  11. The Wombats – Glitterbug

Impossible de ne pas citer les Wombats et leur album enthousiasmant, donc il y a 11 albums au lieu d’un top 10, mais ce n’est pas très grave non ? En tous cas, l’année a été belle. Léger crime de lège-majesté en tête, avec Muse seulement en 2è, mais cela se joue à très peu avec Florence + The Machine (peut-être que le concert au Zénith a changé la donne), qui propose de vrais chefs d’oeuvres dans son album. Muse aussi, mais une petite irrégularité au sein de Drones le fait descendre en 2è position, même si je l’ai adoré et que je continuerai à l’écouter. Il y a eu de vrais coups de coeur comme pour Of Monsters and Men, Marina and the Diamonds ou Half Moon Run, me faisant redécouvrir leur discographies respectives. Il y a eu aussi des albums attendus, très attendus, comme Foals ou Mumford & Sons. Et puis des surprises, comme FFS et Cage The Elephant, que je n’attendais pas à ce niveau-là. Et la découverte-coup de coeur avec The Maccabees.

 

Meilleures chansons :

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  1. Queen of Peace – Florence & The Machine
  2. Dead Inside/Mercy/Reapers/The Handler – Muse
  3. Savages – Marina & The Diamonds
  4. I of the Storm / Empire – Of Monsters and Men
  5. Turn Your Love / I Can’t Figure out What’s Going On – Half Moon Run
  6. Spit it Out – The Maccabees
  7. The Wolf/Cold Arms/Snake Eyes – Mumford & Sons
  8. Clearest Blue /Playing Dead – Chvrches
  9. Into The World – Stereophonics
  10. Police Encounters – FFS
  11. Your Body is a Weapon – The Wombats
  12. Too Bad So Sad – Metric
  13. Mountain At My Gate – Foals
  14. Lampshades on Fire – Modest Mouse
  15. Untangled Love – Brandon Flowers

Bonus : I Love You All the Time – Eagles of Death Metal, et ses reprises.

Comme vous pouvez le voir, les choix sont difficiles. Dans l’ensemble, la hiérarchie des albums est plutôt respectée (on voit bien que j’écoute plus d’albums que de titres seuls) avec un coup de coeur indéniable pour Queen of Peace de Florence + The Machine. On retrouve aussi de superbes titres très émouvants, que ce soit chez Half Moon Run, les Stereophonics, au retour réussi, ou encore chez Of Monsters and Men et Mumford & Sons. L’énergie est au rendez-vous avec Marina and the Diamonds, Chvrches, Metric, les Wombats ou encore Modest Mouse.

Meilleurs lives :

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  1. Florence & The Machine (& Palma Violets) – Zénith, 22.12
  2. Mumford & Sons – Olympia, 7.07
  3. Of Monsters and Men – Trianon, 17.06 Casino de Paris, 05.11
  4. The Wombats – Cigale, 13.03, Trabendo, 03.11
  5. FFS – Rock en Seine, 28.08
  6. Marina and the Diamonds – Trianon, 13.05, Rock en Seine, 29.08
  7. Kasabian – Rock en Seine, 28.08
  8. Metric – Bataclan, 15.10
  9. The Maccabees – Rock en Seine, 29.08
  10. Alt-J – Rock en Seine, 30.08
  11. Noël Gallagher – Oui FM Festival, 23.06

Encore une fois, un top10 c’est trop difficile, alors il y en a 11. J’ai vécu des concerts géniaux, qu’il a été difficile de départager. Bien sûr, Florence + The Machine est en tête, mais Mumford & Sons ne sont vraiment vraiment pas loin. Et les concerts d’Of Monsters and Men sont toujours un moment hors du temps, avec un groupe toujours aussi content d’être là et doué. Il y a eu beaucoup d’énergie aussi, avec The Wombats, Marina and the Diamonds (et sa superbe voix), Metric et sa mise en scène suprenante, ou encore FFS – meilleur concert de Rock en Seine pour moi – et Kasabian. Et puis il y a eu ces bonnes surprises, la découverte des Maccabees, l’amélioration d’Alt-J en live, et Noel Gallagher en live (il a beau ne pas respirer la bonne humeur, il offre une très bonne performance sur ses titres et ceux d’Oasis).

A venir en 2016 :

Préparez -vous, il y a du lourd qui arrive. (tout ce que je cite ici est plus ou moins confirmé, avec des retours en studio ou de vraies annonces).

Parmi les très très bonnes nouvelles, on devrait avoir des sorties de Sigur Ros, Arcade Fire, The Killers, Green Day, Gorillaz, Last Shadow Puppet (Miles Kane et Alex Turner des Arctic Monkeys s’il faut le rappeler), Queens of the Stone Age, Radiohead, The National… Côté Français – totalement absents de mes top cette année malheureusement, malgré une bonne découvert de Part-Time Friends – on devrait enfin retrouver Stuck in the Sound, Dionysos et les Naive New Beaters et les trois groupes ont l’air d’être en pleine forme ! Enfin, parmi les attentes personnelles, on devrait entendre de nouvelles chansons pour London Grammar et Bat For Lashes !

En live, pour l’instant, l’année 2016 commencera pour moi avec 2 concerts de Muse, et Mumford & Sons en mai !

 

Et vous, quel est votre top 2015 ? Vos meilleurs concerts ? Ce que vous attendez le plus pour l’année prochaine ?

Le meilleur de l’année 2015

Florence + the Machine – How Big Tour

Dans l’idéal, j’aimerais que ce live report soit aussi poétique que le concert auquel j’ai eu la chance d’assister hier soir. Il est en tous cas évident que les mots me manqueront et ceux qui apparaissent sous vos yeux ne seront pas assez puissants pour exprimer à quel point c’était incroyable. Je vais tenter de vous montrer à quel point c’est une expérience magique, mais sa première caractéristique est d’être difficile à décrire, alors je vais faire de mon mieux.

Effectuons un petit retour en arrière d’abord, pour vous dire à quel point j’attendais ce concert. J’ai écouté le premier album de Florence + The Machine à sa sortie, en 2009 et l’ai immédiatement adoré. Pareil pour Ceremonials, et pareil pour How Big How Blue How Beautiful (dont je vous parlais ici). Mais Florence Welch ayant tendance à se faire rare, je n’avais encore jamais eu l’occasion de la voir en concert. Ces places, je les ai réservé grâce à la prévente proposée par le site officiel. (préventes qui se révéleront presque être des tickets avec accès privilégiés, car la file pour retirer les places, bien plus courte que la file normale, me permettra de rentrer très rapidement). Bref, ce concert, je l’attendais avec une impatience terrible !

En entrant dans la fosse, on est soudain frappés par le décor. Des rideaux rouges (pas baissés) sont placés en haut et de part et d’autre de la scène. Le fond de scène brille de mille feux, et on devine des effets de lumière qui s’annoncent superbes. Mais comme c’est d’abord au tour de Palma Violets de s’exprimer, un drap blanc marqué des initiales PV est suspendu au milieu de la scène, marquant une vraie rupture au niveau des deux univers.

Parce que Palma Violets c’est du rock, que pour eux, la décoration c’est superflu. Ils forment une drôle d’entité, ils ne vont visuellement pas ensemble, même leurs attitudes sont presque en contradiction. Mais ils sont très bons, leurs chansons sont bien maitrisées, malgré leur aspect un peu négligé. Il faudrait que je les écoute beaucoup plus, mais cela faisait longtemps que je n’avais pas eu une aussi bonne première partie (même s’il faut reconnaître que c’est une première partie assez exceptionnelle). Le seul titre que je connaissais – Best Friends – rend en tous cas toujours aussi bien en live ! Enfin, on les remerciera pour ce qu’on devine être un hommage aux victimes des attentats de Paris, avec une ouverture illuminée aux couleurs de la France, mais… à l’envers !

Dès lors que les britanniques de Palma Violets quittent la scène, une armée de roadies envahit la scène. La mise en place pour le concert est assez impressionnante, car Florence n’est pas seule sur scène, elle est plutôt bien accompagnée. L’excitation monte, elle sera bientôt là. A quelques minutes du début, le public commence déjà à scander « Florence, Florence ». Et puis, les lumières s’éteignent.

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Les musiciens montent sur scène et jouent quelques secondes avant que Florence Welch n’arrive par l’espace entre la scène et la barrière. La première chanson est What the Water Gave Me, dont le rythme sera rapidement scandé en rythme par le public. La douceur des couplets nous fait déjà entendre la sublime voix de Florence (et des choeurs qui l’accompagnent), avant d’enchainer sur la puissance du refrain. Dès le départ, elle déborde d’énergie et court une première fois sur toute la largeur de la scène. Cette énergie s’exprime encore mieux pour le deuxième titre, Ship to Wreck, issu du dernier album. Aux premières notes, la fosse exulte et chante. Elle se lance dans quelques pas de danse.

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Le premier album est à l’honneur avec Rabbit Heart, pour lequel elle demande de mettre le plus de gens sur les épaules d’autres. C’est là encore l’occasion de sentir à quel point les choeurs sont importants dans ce concert. Ici ils ponctuent les couplets et donnent du relief au refrain. Comme dans la version studio, mais c’est beaucoup plus présent et fort dans la version live. Pendant cette chanson comme pendant tout le concert, Florence cherche le regard des fans. Elle leur fait des signes, leur prend les mains, essaye leurs couronnes de fleurs et est particulièrement attentionnée envers eux. Elle prend du coup assez facilement la dimension d’une prêtresse à qui l’on voue un culte musical. Elle est mystique, elle nous envoûte.

Si les chansons des deux albums précédents remportent un franc succès, j’avoue être surprise de l’engouement pour les chansons du dernier opus. Delilah et Third Eye (pour laquelle elle demanderait de ranger les téléphones et menacera du regard quelqu’un qui ne l’avait pas fait) sont en effet très attendues par le public, surtout Delilah. Elles n’étaient pas mes préférées sur l’album, mais en live elles sont géniales, pour chanter et comme pour danser. How Big How Blue How Beautiful (ou C’est grand c’est bleu c’est beau comme elle dira) est très belle aussi, bien qu’un peu moins enthousiasmante pour moi, la scène sera éclairée d’un bleu superbe pour l’occasion.

Evidemment, You’ve Got the Love fera chanter tout le public, et l’arrangement un peu plus doux que la version studio est une vraie réussite. Mais en termes de réarrangements, la palme revient à Cosmic Love, à la harpe et à la guitare sèche. Le public n’ose même pas chanter fort les paroles, on n’entend que des murmures, le silence qui règne est sublime. Le temps est suspendu, l’émotion est palpable. La voix de Florence est d’une douceur et d’une beauté magique, cette caractéristique étant renforcée évidemment par le son de la harpe.

S’il y avait une chanson à retenir du dernier album de Florence + The Machine, ce serait pour moi la superbe Queen Of Peace. Mais les setlists des concerts précédents ne la mentionnaient pas, je m’étais fait une raison. Alors lorsque les premières notes de la chanson ont commencé, je n’y ai d’abord pas cru, me disant que je confondais avec un autre titre. Mais non, elle a bien joué Queen of Peace ! Visiblement je n’étais pas la seule à adorer cette chanson. Elle a réussi à reconstituer toute la mélodie de ce titre en live, c’était là encore magique pour d’autres raisons que Cosmic Love, mais magique tout de même !

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L’enchainement avec What Kind Of Man et sa puissance rock, puis Spectrum (Say My Name) et son aspect beaucoup plus dansant fait que l’énergie et l’enthousiasme ne retombe pas. Il faut reconnaître que la setlist est très très bien construite pour ne laisser aucun moment de répit au public, qui s’époumone depuis le début. Le point d’orgue – plutôt attendu- fut Dog Days are Over, pendant lequel tout le monde danse, chante, tape dans les mains (ma coordination a d’ailleurs eu un peu de mal à tout faire au début…). Avant le dernier refrain, elle propose à tout le monde de se faire des câlins, puis d’attraper quelque chose à faire tournoyer au dessus de soi, donnant un résultat étonnant, mais qui devait être sympathique à voir depuis les gradins !

Et puis c’est l’heure du rappel. Rappel qui sera assez long, un roadie revient même sur scène pour accorder une guitare rouge flash que l’on a pas encore vu. Des micros sont ajoutés. Cela m’étonne, mais ne me met pas la puce à l’oreille, je me dis qu’il doit simplement y avoir quelques changements pour les deux chansons restantes. En plus, il doit y avoir Drumming Song, ma chanson préférée du groupe pour clore le concert.

Les musiciens reviennent sur scène, et Florence les rejoint après. Et là, le fond s’éclaire de bleu blanc rouge, et le groupe joue All You Need is Love des Beatles d’une très belle façon. C’est en plus assez cohérent avec toutes les paroles de Florence Welch qui dès qu’elle parlait au public parlait d’amour, d’espoir… Mais l’hommage ne s’arrête pas là. A la fin de la chanson, elle annonce accueillir The Maccabees sur scène (oui, j’ai vraiment plus que hurlé à cet instant, disons-le). Et là, j’ai compris pourquoi le rappel était si long, et qu’ils allaient reprendre I Love You All The Time des Eagles of Death Metal, qu’ils ont enregistré quelques jours plus tôt pour la Sweet Stuff Foundation (Plus d’infos). La chanson rend très bien, et l’hommage est très réussi. Je trouve juste dommage que les Maccabees n’aient pas été mis en avant, on les a à peine entendus. Vous pouvez retrouver des vidéos sur Youtube de cette prestation ou un court extrait sur mon Instagram ici.

En tous cas l’hommage aux victimes des attentats de Paris est à la mesure du concert et de l’esprit de Florence Welch : rempli d’amour. Elle aurait pu nous faire tous pleurer en reprenant Imagine. Au contraire, elle a choisi de mettre en avant l’amour et l’espoir, et c’est tout simplement beau.

Pour revenir sur l’ensemble du concert, c’était plus que génial, la grande prêtresse et ses musiciens nous ont emmené ailleurs pendant tout le concert. L’univers de cette vraie Queen of Peace est magique, tout comme elle est fabuleuse. Sa voix oscille entre douceur et puissance, elle danse et saute dans tous les sens. Parfois elle a l’air possédée, elle est perchée, mais on se laisse envoûter et posséder à notre tour.

 

Merci Florence, c’était incroyable.

Florence + the Machine – How Big Tour

Cage the Elephant : Tell Me I’m Pretty

Deux ans après le très réussi Melophobia (dont on retiendra par exemple la superbe Cigarettes Daydream), les américains de Cage The Elephant reviennent distiller leur énergie folle. Le nouvel album s’appelle Tell Me I’m Pretty et s’inscrit bien dans l’évolution de la carrière du groupe. Cette fois-ci cependant, l’album est produit par Dan Auerbach, chanteur des Black Keys et producteur récent des albums de Hanni el Khatib, Valerie June et accessoirement le dernier de Lana del Rey. Du lourd donc, raison de plus pour aller le découvrir et l’écouter en boucle pendant les fêtes !

Cage The Elephant

Par rapport aux albums précédents du groupe, quelques changements sont à noter tout de même. Il est un peu moins punchy, ou en tous cas moins foufou que Thank You Happy Birthday (2011) par exemple. La patte de Dan Auerbach se fait entendre très très rapidement, notamment au niveau de l’importance de la guitare et une certaine influence blues, savamment vintage. La rencontre de ce producteur de génie avec Cage The Elephant donne en tous cas un mélange très réussi !

D’abord, l’essence même de cet album est belle et bien rock. La voix, la guitare et le rythme s’accordent pour créer des titres qui fleurent bon le rock à la Black Keys un peu. Une des meilleures chansons de l’album s’appelle Punchin’ Bag, titre très réussi au pont assez surprenant, plus mélodieux que le reste. Mess Around, également une de mes préférées se voit agrémentée de choeurs, mais reste quand même « badass ». On peut même y déceler un petit aspect vintage qui répond à ce que l’on a pu entendre dans les albums précédents. Cry Baby est plus sombre dans son ambiance, un peu moins rapide que les autres, mais tout aussi réussie. Enfin, Portuguese Knife Flight s’ouvre sur des accords de guitare électrique au premier plan, annonçant bien le style du titre.

D’autres titres ont un style un peu moins clair. Ils restent rythmés, et toujours avec cette patte un peu vintage, mais le jeu sur les choeurs les rend un peu plus pop que les chansons précédemment citées. Parmi ces titres, un coup de coeur insoupçonné, Sweetie Little Jean et ses notes de piano couplées à la batterie pour rythmer de façon originale la chanson. Des moments de douceur se laissent remplacer par un refrain plutôt puissant, alors que la voix reste dans la douceur précédente. Une très bonne surprise ! Un peu dans le même style, on peut citer Cold Cold Cold, qui joue beaucoup sur l’anaphore et la répétition de « Doctor ». La construction en crescendo est plutôt efficace, jusqu’à un refrain où cette fois-ci la voix n’hésite pas à se faire plus criée ! Enfin That’s Right joue beaucoup plus sur un aspect dansant et vitaminé tout en restant doucement vintage.

Enfin, la nostalgie apportée par la touche blues de Dan Auerbach se fait sentir sur les titres restants. On l’entend ainsi dans Trouble, sur laquelle la voix se fait presque chuchotée au départ, avant de s’affirmer assez rapidement avec les guitares, avant de retomber dans la même douceur et langueur. Too Late to Say Goodbye commence elle sur des accords de guitare électrique plutôt énergiques, alors que la suite se révèle langoureuse, avant un très joli refrain. Enfin, How Are You True est la chanson la plus calme de tout l’album, offrant une très jolie pause dans la tracklist de celui-ci.

Bref, Tell Me I’m Pretty est une très grosse réussite à mon sens, avec des petites surprises appréciables, mais surtout une grosse cohérence tout au long de l’album. Le style développé par le groupe au cours de leur carrière et la touche Dan Auerbach se mêlent pour offrir un ensemble sans une fausse note, sans une chanson qu’on aurait envie de passer.

Quant au live, les trublions de Cage the Elephant seront au Trabendo le 22 février prochain, aucun doute qu’ils sauront retourner cette petite salle !

Cage the Elephant : Tell Me I’m Pretty

– Live Report – The Wombats au Trabendo 03.11

Après un premier passage 2015 à la Cigale, les Wombats sont revenus à Paris le 3 Novembre dernier au Trabendo. Leur passage en mars était déjà réussi et permettait de découvrir leur nouvel album, et là ce nouveau concert permet plus d’en profiter totalement !

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La première partie était assurée par les norvégiens de Kid Astray, et c’était plutôt pas mal ! Ils ont dévoilé une pop assez aboutie, très énergique, c’était une bonne introduction aux Wombats en tous cas.

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Le concert en lui-même était vraiment top. Le fait de jouer dans une petite salle a garanti une ambiance de folie, ils ont transmis leur énergie à toute la foule. Les gros tubes du groupe comme Tokyo, Moving to New York, Kill the Director, Techno Fan ou la dernière Let’s Dance to Joy Division ont fait sauter le public dans tous les sens et surtout chanter les paroles en continu.

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Une bonne surprise a été l’inclusion dans la setlist de Patricia the Stripper, me faisant casser une corde vocale sur le « Patricia, the Stripper, you were my sunshine » ! Le reste de la setlist n’est pas véritablement surprenant, car même en dehors des titres phares du groupe, le reste des chansons est connu de tout le public, comme 1996 ou Jump into the Fog.

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Pour ce qui est des nouvelles chansons, elles prennent une autre dimension. Après la découverte au mois de mars, cette fois-ci, le public les connait, et le groupe s’est rodé pour les jouer à leur meilleur niveau. Du coup, Your Body is a Weapon fait exploser la salle et le public, de même – et c’est plutôt inattendu – pour The English Summer. Pink Lemonade est aussi une bonne surprise, qui gagne un surplus d’énergie en live. Enfin, Isabel est jouée après le rappel en guitare voix, donnant un très joli moment, bien loin d’une version studio pas formidable.

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En tous cas, comme en mars, le concert est vraiment top, ils valent le coup d’aller les voir en live. Le chanteur est assez drôle, le bassiste est complètement fou, monté sur ressorts et fera des têtes à la fois inquiétantes et hilarantes tout au long du concert. Les chansons ne manqueront pas de vous entrainer dans leur folie, alors dès que vous en avez l’occasion, allez les voir !

– Live Report – The Wombats au Trabendo 03.11

Metric au Bataclan 15.10

6 ans après leur dernier passage en France, le groupe canadien Metric est revenu pour un concert unique au Bataclan ! La salle a mis un peu de temps à se remplir (le concert n’étant pas totalement complet), mais pour autant les spectateurs présents ont assisté à un très bon spectacle. Une belle réussite qui m’a agréablement surprise en tous cas !

La première partie est assurée par All Tvvins, qui se révèlent plutôt sympathiques. Ils dévoilent un rock plutôt cool. Le guitariste est un grand malade qui saute partout – le Macbook présent sur scène a bien failli connaître un sort funeste à cause de lui. La voix du chanteur est un peu passe-partout, mais n’est pas désagréable. Un groupe à suivre donc, et pourquoi pas à écouter un peu plus !

Metric remporte quant à eux la palme de l’entrée en scène la plus bizarre jamais vue. Les lumières s’éteignent, et les membres du groupe arrivent sur scène recouverts de masques de lapin, cheval et même licorne, et s’éclairent eux-mêmes grâce à des lampes torches. Une bonne entrée dans un univers bien plus étrange que je ne le pensais !

Le concert débute sur Lie Lie Lie et Fortunes, issues du dernier album, et sur lesquelles Emily Haines a revêtu une tenue rappelant celle d’un paon. Dans l’ensemble les titres du dernier album sonnent très bien en live, ils sont punchy comme il faut et fonctionnent bien avec l’atmosphère un peu extra-terrestre créée sur scène et avec les musiques d’attente précédant le concert. Ces chansons sont dynamiques, enjouées, mes préférées sur scène étant Too Bad, So Sad, Cascades ou The Shade. Mention spéciale aussi à The Other Side, sur laquelle le chant n’est pas assuré que par Emily Haines.

Les autres albums sont aussi plutôt bien représentés, notamment avec la géniale Youth Without Youth qui suit les deux citées précédemment, et permet de revenir à quelque chose de plus rock. Ensuite Help I’m Alive fédère le public, comme ce sera le cas plus tard avec Monster Hospital. Synthetica et Gold Guns Girls remportent également l’adhésion du public, et confirment que ce sont vraiment des tubes qui gagneraient à être plus connus.

Ce concert m’a aussi permis de redécouvrir Empty, qui est absolument top (et pourtant ne me marquait pas sur la version album, ne me demandez pas pourquoi). La fin sur une superbe version acoustique de Gimme Sympathy et Breathing Underwater reprise en coeur avec le public est absolument parfaite.

C’était donc un concert absolument top, qui s’est presque construit en crescendo, et avec des effets au top, que ce soit au niveau des synthé recouverts d’écailles brillantes, ou les tenues d’Emily Haines qui a alterné entre différentes vestes, et même choisi une cape vert fluo pour s’amuser à créer une ambiance aérienne face à deux ventilos, ou encore l’utilisation du theremin, cet instrument si particulier. Tout cela fait bien partie d’une ambiance assez étonnante, et qui donne à ce concert sa saveur si particulière !

 

Metric au Bataclan 15.10

Rock en Seine Day 3

On arrive au dernier jour de l’édition 2015 du festival Rock en Seine, à l’affiche un peu plus pointue, moins enthousiasmante sur le papier, en tous cas pour moi. 

My Morning Jacket : 

Premier concert de la journée pour nous, il s’agit de My Morning Jacket. C’est un groupe un peu déroutant, mais c’est une bonne surprise. Le concert se révèle rock, et se poursuit même après une coupure partielle de courant, qui fera qu’une chanson ne sera jouée qu’en percussions/voix. La voix du chanteur est d’ailleurs assez impressionnante, il monte fréquemment dans les aigus. Presque aussi impressionnante que sa veste fleurie par cette chaleur. Celle-ci n’épargne encore une fois pas les artistes, le chanteur se couvrant la tête avec une serviette. En tous cas, à écouter dans l’herbe c’était un très bon concert !

Fuzz :

Avec Fuzz on enchaine sur quelque chose de plus violent, mené par le phénomène Ty Segall. C’est un bon gros concert de rock, qui met l’ambiance correspondante dans les premiers rangs. Le groupe demandera même à ce qu’un slammeur soit porté tout le long de la foule et fasse des allers et retours.

Hot Chip : 

OLYMPUS DIGITAL CAMERARetour à la grande scène avec Hot Chip ! Malgré la chaleur et l’heure pas assez tardive, le groupe d’anglais parvient à faire danser une bonne partie du public. Il faut dire que l’électro pop de Hot Chip est assez efficace, notamment sur des titres comme One Night Stand et Started Right (mon coup de coeur récent). Le groupe est en plus vêtu soit de motifs géométriques, soit tout en blanc, donnant une jolie cohésion visuelle. C’est donc un très bon concert, à revoir sur Culture box !

Jungle : 

Ensuite, sûrement inspirés par le thème de cette année, de nombreux spectateurs migrent vers la scène de la Cascade pour voir le set de Jungle. Dans la continuité de Hot Chip, c’est dansant et plaisant à écouter. Le groupe communique en plus bien avec le public. La fin sur Busy Earnin’ et Time fera exploser le public, bien chauffé par un set plus que convaincant !

Mark Lanegan Band :

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAprès l’avoir loupé en 2012 pour cause de conflit de programmation je décide de me rattraper en arbitrant en la faveur de Mark Lanegan dans le duel qui l’oppose à Tame Impala (épargnant à mes jambes un énième aller et retour Grande Scène / Cascade). Les chansons du groupe se révèlent top à écouter en live, l’ambiance est vraiment bonne dans les premiers rangs face à la scène de l’Industrie. Et c’est de sa voix très (très très) rauque qu’il salue la foule. Un set marqué de très bons titres, qu’il faudra réécouter en version studio ! Seul point négatif, on entendait beaucoup trop Tame Impala, pourtant bien loin de la scène de l’Industrie.

Alt J :

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa foule s’amasse devant la Scène de la Cascade pour voir les anglais de Alt J. pour ma part, je suis sceptique. J’aime leurs albums studios et les connaît presque sur le bout des doigts (surtout le premier). Pourtant, j’ai été très déçue par leur live en 2013 à Rock en Seine sur cette même scène. C’était mou, sans âme, inintéressant. Eh bien, j’ai pu constater à mon plus grand ravissement qu’ils ont changé. Les éclairages et jeux de lumière placent déjà une ambiance un peu mystérieuse sur le set, comme celle que l’on peut entendre dans leurs albums. Anciens et nouveaux titres se mêlent hyper bien, même si le public connaît mieux les premiers. En tous cas le groupe envoie, et des chansons comme Left Hand Free, Every Other Freckles ou Breezeblocks font danser le public. Evidemment la sublime Matilda est un des meilleurs moments de leur prestation, et est joliment reprise en coeur par le public. C’est pareil pour Breezeblocks, qui clôt le concert en fanfare. Ils sont devenus un vrai groupe de scène, avec une identité et une vraie énergie, et c’est tant mieux !

The Chemical Brothers : 

OLYMPUS DIGITAL CAMERASans grandes attentes de ma part pour cause de méconnaissance personnelle du style et du groupe, c’est vers la Grande Scène que nous nous dirigeons pour le dernier concert de cette édition 2015. Ce n’est pas « juste » un concert. En effet, on remarque rapdiement que c’est un show complet, incluant des effets lumineux assez bluffants, parfait pour ceux qui comme moi sont trop loin et trop petits pour voir la scène (où évoluent apparemment des robots). Musicalement, difficile de ne pas avoir envie de danser et sauter partout, car le groupe prend un malin plaisir à faire monter la pression avant de véritables explosion de sons qui font rugir le public de plaisir !

 

Et c’est déjà la fin de Rock en Seine 2015… Une excellente édition avec des groupes formidables, des concerts incroyables, de bonnes découvertes et quelques déceptions, mais encore et toujours de grands souvenirs !

Rock en Seine Day 3

Rock en Seine Day 2

Après le vendredi raconté hier, je vous retrouve aujourd’hui pour parler de la journée de samedi, qui a connu une trajectoire inverse à celle d’avant. En effet, si le vendredi s’est achevé en fanfare, le samedi s’est révélé bien meilleur dans la journée que dans la soirée ! 

En ce samedi, la chaleur s’abat sur le domaine national de Saint Cloud. Après un détour sur le stand de TGV pour récupérer un chapeau, nous nous installons à l’ombre, du côté de la Grande Scène.

The Maccabees : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C’est assez étonnant que ces anglais si talentueux soient programmés si tôt dans la journée, mais tant pis, on en profite tout de même très bien ! Je les ai découverts à l’occasion de Rock en Seine, et j’avoue que j’ai déjà adoré leurs albums studio. Leurs chansons sont efficaces, elles rentrent très rapidement en tête, que ce soit Precious Time, Love you Better, Can You Give It ou la dernière Marks to Prove It. j’ai également eu un coup de coeur pour Something Might Happen. Le chanteur a en plus plutôt une belle voix, et tous les instruments s’accordent vraiment bien pour livrer une musique énergique et entrainante. Je vous laisse découvrir leur live sur Culturebox !

Ben Howard : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La chaleur aura eu raison d’éventuelles envies de bouger voir d’autres concerts, nous restons donc à l’ombre, un verre à la main. Nous entendons de toutes façons très bien Balthazar. L’écoute est sympa, le dernier album semble bien sonner en live ! Mais si nous restons face à la Grande Scène c’est pour voir Ben Howard. Il fait chaud, mais nous comprenons rapidement que ce set ne va pas retourner la foule. L’interprète et ses musiciens livrent un set très mignon, avec de jolies chansons, dont mes préférées I Forget Where We Were et Rivers in Your Mouth. Mais l’interaction avec le public n’est pas au rendez-vous. Il faudra près d’une demie-heure de set pour qu’il prononce plus que « merci ». Cela fait cruellement défaut au set, déjà pas très participatif ni enthousiasmant, bien que beau musicalement.

Marina and the Diamonds : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous partons avant la fin, parce que Marina and the Diamonds arrive sur la scène de la Cascade. Ai-je besoin de préciser que je l’attendais vraiment beaucoup ? Nous sommes du coup bien placés, nous voyons bien une scène avec un backdrop spatial et deux gros fruits posés sur les côtés : l’univers du dernier album est bien en place. Comme pour tous les festivals, Marina arrive sur scène dans une combinaison ultra moulante, zebrée, parfait pour le thème de Rock en Seine ! Le set est vraiment parfait et ce n’est que parce que FFS a été vraiment exceptionnel que je place ce concert en deuxième des concerts de cette année. Elle débute sur OLYMPUS DIGITAL CAMERABubblegum Bitch, avant d’enchainer sur d’anciens titres comme I Am Not a Robot, ou de nouvelles chansons avec Savages et Blue. Ses chansons les plus connues comme Hollywood, Froot ou Primadonna dont chanter et surtout danser le public, tout particulièrement là où nous sommes placés. Sa voix sublime passe sans efforts des graves aux aigus, prouvant qu’on peut faire de la pop tout en sachant chanter. Elle redonne ses lettres de noblesse au genre. Elle se fait même actrice, et ses mimiques ponctuent beaucoup de titres, particulièrement le dernier, Heartbreaker. Pour son premier festival en France c’est une formidable réussite ! Dommage que son seul concert français à venir se passe dans le nord, elle aurait à nouveau fait le plein avec un concert parisien c’est certain !

The Stereophonics :

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Pas de temps à perdre, on enchaine avec les Stereophonics sur la Grande Scène. Comme pour les Offspring la veille, les souvenirs fusent. La sublime Local Boy in the Photograph ne tarde pas à se faire entendre pour ma plus grande joie. Les tubes s’enchainent : Graffiti on the Train, Mr Writer, Have a Nice Day ou encore Maybe Tomorrow. Même la nouvelle C’est La Vie se révèle sympa et efficace en live. Mais – peut-être parce que nous sommes trop loin de la scène ? – l’ambiance n’a pas l’air de prendre. Le groupe ne joue pas tellement avec le public. Dommage, car celui-ci connaît beaucoup de chansons du groupe, l’ambiance aurait bien facilement pu être meilleure.

Glass Animals :OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Changement d’ambiance après une longue transhumance vers la scène Pression Live. Au passage, nous remarquons que seul un point d’eau sur trois fonctionne, ce qui a le don d’être assez scandaleux au vu de la chaleur de la journée. Bref, Glass Animals a attiré beaucoup de monde, prêts à danser sur leurs sonorités pop. Bonne découverte live, c’est hyper sympa à écouter, et oui ça donne bien envie de danser !

Interpol :

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Nous voilà de retour sur la Grande Scène, plutôt bien placés pour Interpol. Ce qu’ils font est sympa, la musique est rock et ils se débrouillent bien. Mais j’ai trouvé ce concert d’une monotonie assez folle, comme s’il n’était constitué que d’une longue chanson. Je me rappelle avoir regardé l’heure à 21h23, persuadée qu’il ne restait qu’un ou deux morceaux, alors que le concert se finissait vers 22H. C’est donc trop long et monotone pour moi. En plus, les effets lumineux sont trop présents et de façon inutile, passant le concert à nous aveugler. Là encore le groupe communique peu, à part « merci » de temps à autres, et un « c’est tout pour nous » balancé en français, sans préavis, juste avant qu’ils ne quittent la scène, brutalement. Au moins, la fin de ce concert m’aura offert un beau fou rire !

The Libertines :

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Curieux de voir ce qu’il allait se passer (ou pas) sur la Grande Scène avec les Libertines, nous restons sur place. Fait incroyable, le groupe est là et presque à l’heure. Pour la qualité de la prestation, on repassera certainement. Je vous livre là mon avis personnel évidemment (je connais des gens qui ont apprécié ce concert). C’est un Pete Doherty titubant vers sa guitare qui ouvre le concert. Les gros plans sur le regard vide de Carl Barat confirment que le groupe est bien imbibé. Visiblement ça a été le cas aussi de ceux qui se sont chargés des balances, car le son n’est pas bon non plus. Les chansons iconiques du groupe deviennent molles, lentes, et les instruments semblent désaccordés. Seul le batteur ne s’en sort pas trop mal, ses solos permettent aux deux chanteurs de se réalimenter en alcool tout au long du concert. Cette mollesse et cette sorte d’irrespect envers le public nous ont fait partir à la moitié du set, comme beaucoup de gens (je n’ai jamais assisté à une désertion aussi massive d’un concert). Une fois dans le tram, ils nous a tout de même semblé qu’ils avaient enfin pris des vitamines ou que quelqu’un avait trouvé comment augmenter le volume des micros. Comme un signe également, le concert a été retiré de Culture Box, pour être probablement coupé (et retravaillé ?), alors que tous les autres lives du week-end y sont depuis leur diffusion. C’est dommage, mais finalement, je ne m’attendais même pas à ce qu’ils montent sur scène, alors déjà il y a du progrès…

Rendez-vous ce week-end pour le dernier jour ! 

 

Rock en Seine Day 2

Rock en Seine Day 1

Rock en Seine s’est déroulé le week-end dernier, et c’est donc dans une série de 3 articles que je vais vous présenter mon ressenti sur celui-ci et les différents concerts que j’ai pu voir !

On commence par le premier jour, une belle journée sur le papier, avec des noms alléchants qui laissaient tout de même planer quelques interrogations sur leur rendu en live. La météo était aussi plutôt bonne, comme ce sera le cas pour tout le festival (mon premier RES sans pluie !), avec de grosses chaleurs le samedi et le dimanche.

Le festival a commencé avec un rapide aperçu de Vkng, dont la pop doucement électro n’a pas suffisamment accroché notre oreille pour que nous restions. C’est donc vers Ghost que nous nous sommes dirigés.

Ghost :

Il n’est pas rien de dire que c’est un tout autre genre. Le groupe suédois arbore des costumes noirs et blancs, avec du maquillage très lourd. Ils ont leur univers très bien rodé – pas forcément de ceux qui rassurent le plus cela dit. Leur style métal n’étant vraiment pas toujours ma tasse de thé, je n’en apprécie pas toutes les subtilités, mais il faut notamment reconnaître que la voix du chanteur (un certain Papa Emeritus II) est assez impressionnante !

John Butler Trio :

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAutre ambiance, sur la Grande Scène là encore, avec John Butler Trio. Les australiens dévoilent une musique très marquée par la guitare sèche. Aucun doute n’est possible, le dénommé John Butler en est bien un virtuose. Mais cela vire très vite à la démo pas très interactive, surtout lorsque ses acolytes quittent la scène pour lui laisser l’opportunité de se lancer dans une chanson d’une bonne dizaine de minutes sans paroles et simplement à la guitare sèche. Alors oui, le groupe est très fort et impressionnant, mais il peine parfois à embarquer une partie du public avec eux.

Wolf Alice :

Présentés coOLYMPUS DIGITAL CAMERAmme un groupe très prometteur, Wolf Alice a attiré du monde sur la scène Pression Live. Leur album Our Love is Cool est en effet plutôt bien (je vous en parlais ), bien que manquant un peu de maturité. Le live est clairement une déception pour moi, après tous les articles élogieux à leur sujet. Pour un groupe rock, le concert ne reflète pas vraiment ce style, à part quelques rares headbang de la chanteuse, tout est assez sage sur scène. La voix de la chanteuse n’est également pas fabuleuse en live, les chansons manquent un peu de puissance… C’est donc une déception, et c’est dommage par rapport à tout ce qui se dit autour d’eux.

FFS : 

On ne désespère pas, la soirée OLYMPUS DIGITAL CAMERAs’annonce au top. Direction la scène de la Cascade pour voir l’ovni musical FFS. Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps et le résumer avec 4 mots : MEILLEUR. CONCERT. DU. FESTIVAL. Le projet est étrange, mais sur scène, c’est une tuerie, les chansons sont grandioses, et parfaites pour le live, elles font vite danser une bonne partie du public. Mention spéciale à mes préférées que sont Police Encounters et Collaborations Don’t Work. Surtout, ce concert est marqué par des interprètes formidables. Le duo Sparks se divise entre le chanteur qui saute partout à côté d’Alex Kapranos de Franz Ferdinand, et le clavieriste qui ne bouge pas d’un centimètre, sauf pour gratifier le public d’une danse… formidable ! Chacun a ses mimiques, le concert se révèle drôle en plus d’être très réussi. C’est également l’occasion pour moi de découvrir les chansons de Sparks, dont Achoo qui aura eu le mérite de me faire bien rire là encore. Mais aussi cela m’a permis d’entendre à nouveau les classiques de Franz Ferdinand, dont l’inattendue Walk Away, accompagnée de Michael et Do You Wanna. Evidemment il ne faut pas oublier Take Me Out, le groupe sait à quel point elle est attendue, et fait même exprès d’en allonger l’intro, créant une frustration incroyable, avant que tout le public ne soit libéré dès les premières paroles. Evidemment également, tout le monde saute partout ! A vous de voir par vous-même sur Culture Box le replay du concert, pour vous assurer que comme ils le disent finalement « les collaborations marchent « !

The Offspring :

Mais pas le temps de flâner,OLYMPUS DIGITAL CAMERA il faut se hâter de rejoindre la Grande Scène pour un revival adolescent grâce aux Offspring. L’interrogation sur leur capacité à livrer un bon concert est bien présente. Elle est balayée dès le premier titre You’re Gonna Go Far Kid qui démarre magistralement le show. Ils le savent, le public aime ces chansons, et la setlist recense ainsi pêle-mêle Staring at the Sun, Kristy are you Doing Okay ?, why Don’t You Get A Job ? (point d’orgue du concert), Pretty Fly et The Kids Aren’t Alright. C’est donc un set très réussi,très rock avec une ambiance au top (difficile de ne pas connaître ces chansons !). Alors oui, leurs coupes de cheveux sont kitsch au possible et leurs derniers titres forcément moins fédérateurs que les anciens, mais The Offspring assure encore !

Kasabian :

EnOLYMPUS DIGITAL CAMERAfin, Kasabian clôt la journée, en mettant le feu à la Grande Scène – presque littéralement sur Fire. Ils sont chauds bouillants, et des titres comme Empire, Vlad The Impaler, Shoot the Runner ou Rewind sont très efficaces pour retourner la foule. Le dernier album est aussi très puissant, et l’ouverture du concert sur Bumblebee dépote clairement. Le duo Tom Meighan et Sergio Pizzorno fonctionne au top, ils rigolent souvent ensemble, ils ont l’air contents d’être là, et saluent même Mona Lisa à la fin, et tentent également une courte reprise de la version anglaise de ces soirées là ! Le groupe fait également une pause « sons et lumière » sur Treat, et également avec des lasers verts avant Empire. En bref, on se retrouve avec un concert génial pour un groupe qui gagnerait à être plus connu du public français ! Et pour le plaisir, on peut retrouver le live sur Culture Box !

Rendez-vous demain pour le Jour 2 !

Rock en Seine Day 1

– Live Report – Mumford & Sons à l’Olympia 07.07

Vous le savez, j’attendais avec grande impatience d’enfin voir Mumford & Sons en concert. Je les avais loupés lors de leur dernier passage à Paris, alors j’avais sauté sur la mise en vente des places pour leur concert de la tournée Wilder Mind. Album que j’avais par ailleurs beaucoup apprécié, malgré l’abandon du banjo, instrument qui faisait grandement partie de leur style. Qu’importe, les nouvelles chansons sont très bien également. Seule la question de l’alternance d’anciens et nouveaux titres demeurait pour le live, comment allaient ils gérer l’alternance de styles ?

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Si j’ai toujours beaucoup de mal à faire un classement des concerts que je vois, je vous annonce directement que celui-ci se classe parmi les meilleurs. Le cocktail était évidemment imparable : un groupe que j’adore, des titres fabuleux, une énergie de dingue en live… Comment ne pas succomber ? C’est encore un peu plus complexe que cela, mais la recette est explosive, le résultat est magistral.

Le rendez-vous est donné le 7 juillet, dans un Olympia complet, devant lequel campent beaucoup de fans. C’est finalement au 3è rang sur le côté de la scène que je verrai le concert, plutôt un bon point de vue ma foi !

Et si on parlait de la première partie ? Contrairement à un gros 98% de la salle à en juger par les applaudissements, je n’ai pas vraiment aimé Jack Garatt. Seul sur scène, l’artiste se démène. Pourtant plutôt bon guitariste et chanteur, il sent le besoin d’utiliser un synthé et une boîte à rythmes de façon très hasardeuse, créant un magma pseudo electro, aux sonorités peu agréables à mon sens. Et pourtant, l’avant dernière chanson ne sera chantée et jouée qu’avec sa guitare électrique. Il peut être doué et un bon artiste, s’il abandonne ses petits joujous à la mode. Il a une bonne énergie, qui ne nécessite pas forcément d’avoir recours à l’électro pour se manifester. C’est mon avis, mais à part l’avant dernière chanson, je n’ai pas été fan de cette première partie.

Cela renforce encore plus l’impatience qui me consume de voir Mumford and Sons débarquer sur scène. En les attendant, la chaleur envahit la salle, et chacun y va de son éventail plus ou moins artisanal. Ce n’est évidemment rien par rapport à ce qui va suivre.

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A 21H pétantes, le groupe monte sur scène, pour entamer le premier titre, Snake Eyes, issu du dernier album. Ce sera le premier morceau d’une longue série, pour ce concert qui durera 2h au total. Snake Eyes est déjà une de mes (nombreuses) préférées du dernier album, mais comme beaucoup, elle rend très bien en live, pareil pour Wilder Mind, qui commence plutôt doucement, avant de monter en puissance. Le public connaît déjà bien ces nouveaux titres et leurs punchlines (signe assez distinctif que l’on retrouve dans de nombreux titres de Mumford & Sons et qui facilite le chant du public), comme « you can be, every little thing you want nobody to know » ou « it’s in your eyes, I can tell you will always be danger ».

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L’ambiance est déjà là, mais le groupe a décidé que ce n’était pas assez, puisqu’ils balancent I Will Wait en 3è position sur la setlist. C’est donc sur les riffs de banjo endiablés que le public saute, chante (ou hurle, au choix), danse sans interruption pendant tout le titre. Le concert est définitivement lancé. J’aimais cette chanson au départ, mais le souvenir de ce moment de climax réinventera pour longtemps encore ma façon de l’écouter, c’est certain !

On continue avec le banjo sur Below My Feet, puis retour au dernier album (donc à la guitare électrique) avec Broad Shouldered-Beasts, qui n’est pas ma préférée mais se révèle plutôt sympa en live.

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Lover of the Light est l’occasion de revenir aux classiques du groupe, avec Marcus Mumford qui passe à la batterie. Le titre est très beau en live, et là encore monte en crescendo, avant que tout le public ne scande le refrain et ne hurle « A lover of the Light » ou ne tape dans les mains avant un dernier refrain, sur lequel des cordes vocales se cassèrent probablement (les miennes ? noooon).

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On continue avec deux très belles chansons, Thistle & Weeds et Ghosts that We Knew, que j’ai un peu redécouvert par le concert. Pour cette dernière, la douceur et l’émotion est de mise. Le public ne chante pas à pleins poumons, la voix se fait douce en général, pour ne pas masquer celle de Marcus et gâcher l’ambiance. On notera une belle performance du violoniste, qui rend encore le titre plus émouvant et encore plus beau.

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La lancée des chansons douces et calmes se poursuit avec un intermède joué à 4, avec une guitare et sans les micros. Un vrai moment de grâce, pendant lequel ils interprètent Timshell et la magnifique Cold Arms. Il faudra tout de même plusieurs chhhhhhhhut pour faire taire des âmes récalcitrantes, même pendant les chansons, ce qui fera rire les membres du groupe. Leurs voix se mêlent et créent quelque chose d’assez magique. Tellement magique, qu’au début personne n’ose chanter, puis au fur et à mesure un murmure s’élève du public, qui accompagne le groupe. Cold Arms est absolument magnifique, bien que trop courte. Le public accompagnera vocalement Marcus sur les fins de vers du refrain, imitant les autres membres du groupe, créant un joli effet. Et j’insiste, mais la fin de ce titre est purement sublime, encore plus dans cette configuration.

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Ce n’est pas le tout, mais il faut enchainer, et c’est Believe qui remplira à merveille cette lourde tâche. Le titre phare du dernier album envoie bien en live, et l’énergie qui y est mise par tout le groupe. Tomkins Square Park n’est pas celle que je préfère, mais là encore le live la rend très sympa.

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Encore une façon de nous achever, c’est The Cave qui pointe le bout de son nez, introduite par « On peut danser un petit peu ? » lancée par Marcus Mumford, qui tentera quelques paroles en français, parodiant de façon hilarante son ancien prof de français, et ses « on se calme ». Le titre est connu de tous, et engage tout le public dans des chants, danses, claquements de mains et sauts. Encore une grosse grosse ambiance dans la fosse, ils sont décidément très forts pour cela. Leurs titres (anciens ou nouveaux) y sont pour beaucoup, mais leur implication n’est pas sans démériter, sachant qu’ils jouent avec passion !

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Roll Away Your Stone sera également jouée, avant de revenir aux nouveaux titres, avec la sympathique Only Love, et la très cool Ditmas, dont j’attendais peut-être un peu mieux en live, mais ce n’est pas grave, car elle est déjà au top ! Peut-être faut il attendre que tout le monde la connaisse ou que le groupe la rode un peu plus pour qu’elle révèle tout son potentiel tubesque. Monster est elle vraiment très belle, autant en version album qu’en live, une vraie perle !

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Et puis avant le rappel, il est temps de balancer une vraie bombe. C’est à qu’intervient la géniale Dust Bowl Dance (ma préférée). Marcus passe à la batterie, le début se fait doux (sous les acclamations du public), avant que les paroles ne soient scandées, gagnant en force sous les intonations du chanteur, qui finira par envoyer balader la batterie, pour reprendre la fin a capela, devant le public.

 

Le groupe revient pour 3 titres de rappel, introduits par Hot Gates du dernier album, suivi par Little Lion Man qui rendra le public encore plus fou (oui bon, c’était déjà très bien entamé). The Wolf est enfin un très bon choix pour terminer le concert, tellement ce titre est rock et très fort. Le refrain « You were all I ever longed for » sera crié par une grande partie du public, avant de se déhancher sur les accords rock, en même temps que Winston, joueur de banjo devenu un vrai rockeur aux cheveux longs (même si le potentiel rock ne date pas d’hier) !

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C’est donc sur cette explosion que le concert se termine. Un show de 2h et 21 titres, qui s’enchainaient tous très bien. Des moments de folie, des moments magiques, d’autres de douceur, le groupe nous aura fait passer par presque tous les états. Mais quoiqu’il arrive, la performance est monstrueuse, leur passion est là et se répand comme une trainée de poudre parmi un public survolté.

 

Cet article (très long j’en conviens) ne réussira évidemment pas à retranscrire à quel point ce concert était génial. J’ai tenté d’expliquer, mais rien de tel que de ressentir ce qu’il s’y est passé. J’ai rarement autant dansé, sauté, chanté (c’est déjà arrivé, mais justement ce concert en rejoint d’autres particulièrement mythiques pour moi). J’ai été particulièrement émue, j’ai beaucoup ri aussi aux remarques du groupe, et notamment aux imitations françaises d’un Marcus très en forme !

C’était magique, et je ne peux que vous dire de sauter sur l’occasion pour les voir en concert dès que vous le pourrez, car vous passerez forcément un très bon moment !

 

– Live Report – Mumford & Sons à l’Olympia 07.07