Le meilleur de l’année 2015

Nous sommes à la toute fin de cette année 2015, il est donc temps d’une traditionnelle rétrospective, avec des classements très arbitraires sur ce que j’ai adoré cette année. L’ordre est théoriquement important, mais de fait, les qualités de la plupart des albums ou artistes/groupes cités rendent le classement très difficile.

FATM

Meilleur album :

  1. Florence + The Machine – How Big How Blue How Beautiful
  2. Muse – Drones
  3. Of Monsters and Men – Beneath the Skin
  4. Mumford and Sons – Wilder Mind
  5. Marina and the Diamons – Froot
  6. Foals – What Went Down
  7. Half Moon Run – Sun Leads Me On
  8. FFS (Franz Ferdinand & Sparks) – FFS
  9. Cage The Elephant – Tell Me I’m Pretty
  10. The Maccabees – Marks to Prove It
  11. The Wombats – Glitterbug

Impossible de ne pas citer les Wombats et leur album enthousiasmant, donc il y a 11 albums au lieu d’un top 10, mais ce n’est pas très grave non ? En tous cas, l’année a été belle. Léger crime de lège-majesté en tête, avec Muse seulement en 2è, mais cela se joue à très peu avec Florence + The Machine (peut-être que le concert au Zénith a changé la donne), qui propose de vrais chefs d’oeuvres dans son album. Muse aussi, mais une petite irrégularité au sein de Drones le fait descendre en 2è position, même si je l’ai adoré et que je continuerai à l’écouter. Il y a eu de vrais coups de coeur comme pour Of Monsters and Men, Marina and the Diamonds ou Half Moon Run, me faisant redécouvrir leur discographies respectives. Il y a eu aussi des albums attendus, très attendus, comme Foals ou Mumford & Sons. Et puis des surprises, comme FFS et Cage The Elephant, que je n’attendais pas à ce niveau-là. Et la découverte-coup de coeur avec The Maccabees.

 

Meilleures chansons :

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  1. Queen of Peace – Florence & The Machine
  2. Dead Inside/Mercy/Reapers/The Handler – Muse
  3. Savages – Marina & The Diamonds
  4. I of the Storm / Empire – Of Monsters and Men
  5. Turn Your Love / I Can’t Figure out What’s Going On – Half Moon Run
  6. Spit it Out – The Maccabees
  7. The Wolf/Cold Arms/Snake Eyes – Mumford & Sons
  8. Clearest Blue /Playing Dead – Chvrches
  9. Into The World – Stereophonics
  10. Police Encounters – FFS
  11. Your Body is a Weapon – The Wombats
  12. Too Bad So Sad – Metric
  13. Mountain At My Gate – Foals
  14. Lampshades on Fire – Modest Mouse
  15. Untangled Love – Brandon Flowers

Bonus : I Love You All the Time – Eagles of Death Metal, et ses reprises.

Comme vous pouvez le voir, les choix sont difficiles. Dans l’ensemble, la hiérarchie des albums est plutôt respectée (on voit bien que j’écoute plus d’albums que de titres seuls) avec un coup de coeur indéniable pour Queen of Peace de Florence + The Machine. On retrouve aussi de superbes titres très émouvants, que ce soit chez Half Moon Run, les Stereophonics, au retour réussi, ou encore chez Of Monsters and Men et Mumford & Sons. L’énergie est au rendez-vous avec Marina and the Diamonds, Chvrches, Metric, les Wombats ou encore Modest Mouse.

Meilleurs lives :

Mumfordlive

  1. Florence & The Machine (& Palma Violets) – Zénith, 22.12
  2. Mumford & Sons – Olympia, 7.07
  3. Of Monsters and Men – Trianon, 17.06 Casino de Paris, 05.11
  4. The Wombats – Cigale, 13.03, Trabendo, 03.11
  5. FFS – Rock en Seine, 28.08
  6. Marina and the Diamonds – Trianon, 13.05, Rock en Seine, 29.08
  7. Kasabian – Rock en Seine, 28.08
  8. Metric – Bataclan, 15.10
  9. The Maccabees – Rock en Seine, 29.08
  10. Alt-J – Rock en Seine, 30.08
  11. Noël Gallagher – Oui FM Festival, 23.06

Encore une fois, un top10 c’est trop difficile, alors il y en a 11. J’ai vécu des concerts géniaux, qu’il a été difficile de départager. Bien sûr, Florence + The Machine est en tête, mais Mumford & Sons ne sont vraiment vraiment pas loin. Et les concerts d’Of Monsters and Men sont toujours un moment hors du temps, avec un groupe toujours aussi content d’être là et doué. Il y a eu beaucoup d’énergie aussi, avec The Wombats, Marina and the Diamonds (et sa superbe voix), Metric et sa mise en scène suprenante, ou encore FFS – meilleur concert de Rock en Seine pour moi – et Kasabian. Et puis il y a eu ces bonnes surprises, la découverte des Maccabees, l’amélioration d’Alt-J en live, et Noel Gallagher en live (il a beau ne pas respirer la bonne humeur, il offre une très bonne performance sur ses titres et ceux d’Oasis).

A venir en 2016 :

Préparez -vous, il y a du lourd qui arrive. (tout ce que je cite ici est plus ou moins confirmé, avec des retours en studio ou de vraies annonces).

Parmi les très très bonnes nouvelles, on devrait avoir des sorties de Sigur Ros, Arcade Fire, The Killers, Green Day, Gorillaz, Last Shadow Puppet (Miles Kane et Alex Turner des Arctic Monkeys s’il faut le rappeler), Queens of the Stone Age, Radiohead, The National… Côté Français – totalement absents de mes top cette année malheureusement, malgré une bonne découvert de Part-Time Friends – on devrait enfin retrouver Stuck in the Sound, Dionysos et les Naive New Beaters et les trois groupes ont l’air d’être en pleine forme ! Enfin, parmi les attentes personnelles, on devrait entendre de nouvelles chansons pour London Grammar et Bat For Lashes !

En live, pour l’instant, l’année 2016 commencera pour moi avec 2 concerts de Muse, et Mumford & Sons en mai !

 

Et vous, quel est votre top 2015 ? Vos meilleurs concerts ? Ce que vous attendez le plus pour l’année prochaine ?

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Le meilleur de l’année 2015

Cage the Elephant : Tell Me I’m Pretty

Deux ans après le très réussi Melophobia (dont on retiendra par exemple la superbe Cigarettes Daydream), les américains de Cage The Elephant reviennent distiller leur énergie folle. Le nouvel album s’appelle Tell Me I’m Pretty et s’inscrit bien dans l’évolution de la carrière du groupe. Cette fois-ci cependant, l’album est produit par Dan Auerbach, chanteur des Black Keys et producteur récent des albums de Hanni el Khatib, Valerie June et accessoirement le dernier de Lana del Rey. Du lourd donc, raison de plus pour aller le découvrir et l’écouter en boucle pendant les fêtes !

Cage The Elephant

Par rapport aux albums précédents du groupe, quelques changements sont à noter tout de même. Il est un peu moins punchy, ou en tous cas moins foufou que Thank You Happy Birthday (2011) par exemple. La patte de Dan Auerbach se fait entendre très très rapidement, notamment au niveau de l’importance de la guitare et une certaine influence blues, savamment vintage. La rencontre de ce producteur de génie avec Cage The Elephant donne en tous cas un mélange très réussi !

D’abord, l’essence même de cet album est belle et bien rock. La voix, la guitare et le rythme s’accordent pour créer des titres qui fleurent bon le rock à la Black Keys un peu. Une des meilleures chansons de l’album s’appelle Punchin’ Bag, titre très réussi au pont assez surprenant, plus mélodieux que le reste. Mess Around, également une de mes préférées se voit agrémentée de choeurs, mais reste quand même « badass ». On peut même y déceler un petit aspect vintage qui répond à ce que l’on a pu entendre dans les albums précédents. Cry Baby est plus sombre dans son ambiance, un peu moins rapide que les autres, mais tout aussi réussie. Enfin, Portuguese Knife Flight s’ouvre sur des accords de guitare électrique au premier plan, annonçant bien le style du titre.

D’autres titres ont un style un peu moins clair. Ils restent rythmés, et toujours avec cette patte un peu vintage, mais le jeu sur les choeurs les rend un peu plus pop que les chansons précédemment citées. Parmi ces titres, un coup de coeur insoupçonné, Sweetie Little Jean et ses notes de piano couplées à la batterie pour rythmer de façon originale la chanson. Des moments de douceur se laissent remplacer par un refrain plutôt puissant, alors que la voix reste dans la douceur précédente. Une très bonne surprise ! Un peu dans le même style, on peut citer Cold Cold Cold, qui joue beaucoup sur l’anaphore et la répétition de « Doctor ». La construction en crescendo est plutôt efficace, jusqu’à un refrain où cette fois-ci la voix n’hésite pas à se faire plus criée ! Enfin That’s Right joue beaucoup plus sur un aspect dansant et vitaminé tout en restant doucement vintage.

Enfin, la nostalgie apportée par la touche blues de Dan Auerbach se fait sentir sur les titres restants. On l’entend ainsi dans Trouble, sur laquelle la voix se fait presque chuchotée au départ, avant de s’affirmer assez rapidement avec les guitares, avant de retomber dans la même douceur et langueur. Too Late to Say Goodbye commence elle sur des accords de guitare électrique plutôt énergiques, alors que la suite se révèle langoureuse, avant un très joli refrain. Enfin, How Are You True est la chanson la plus calme de tout l’album, offrant une très jolie pause dans la tracklist de celui-ci.

Bref, Tell Me I’m Pretty est une très grosse réussite à mon sens, avec des petites surprises appréciables, mais surtout une grosse cohérence tout au long de l’album. Le style développé par le groupe au cours de leur carrière et la touche Dan Auerbach se mêlent pour offrir un ensemble sans une fausse note, sans une chanson qu’on aurait envie de passer.

Quant au live, les trublions de Cage the Elephant seront au Trabendo le 22 février prochain, aucun doute qu’ils sauront retourner cette petite salle !

Cage the Elephant : Tell Me I’m Pretty

Chvrches : Every Open Eye

Les écossais de Chvrches reviennent sur le devant de la scène electro pop avec Every Open Eye, digne successeur de leur premier album phénomène !

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Ils nous offrent de fait un très bon album, pas foncièrement très différent du premier, mais qui leur permet de s’installer encore plus dans leur style. Les chansons paraissent même plus étudiées, bien que le rythme y soit presque toujours omniprésent. La puissance est bien au rendez-vous pour vous faire bouger, mais on y retrouve aussi sur certains titres un vrai travail émotionnel.

L’album est parsemé de gros tubes en puissance. Mes préférés sont Playing Dead, avec ses couplets au chant assez mélodieux, et Clearest Blue qui fait monter la pression d’une façon incroyable avant une véritable explosion à la moitié du morceau. Bury It est aussi assez formidable, malgré un refrain assez répétitif, avec ses couplets très rythmés. Never Ending Circle et surtout Keep You On My Side sauront également vous pousser à danser !

D’autres titres restent tout aussi intéressants, mais délaissent un peu la puissance au profit d’un rythme toujours présent, mais plus calme (soit avec le chant, soit en étant moins marqué). Parmi ceux-ci on trouve Leave A Trace où Lauren Mayberry se permet de chanter plus doucement sur les couplets. Sur Make Them Gold son chant reprend un peu plus de volume en fin de vers donnant un rythme plus lancinant au chant, alors qu’au contraire le rythme est très rapide, pour un joli contraste. Empty Threat joue plus franchement sur la rapidité, ayant des accents plus clairement pop. Enfin parmi les chansons bonus on peut également citer Get Away (qui a un début très étrange) et Bow Down. Petite surprise, High Enough to Carry You Over n’est pas chantée par Mayberry mais bien par une voix masculine. Cette voix à un timbre moins particulier que celui de la chanteuse habituelle, mais on s’y fait plutôt bien, pour une chanson finalement sympathique.

Mais l’album dévoile également des chansons plutôt douces  comme Down Side of Me avec de très jolies envolées sur le refrain, ou Follow You. Afterglow est la dernière chanson de l’album sans les bonus, et est une fin assez parfaite, toute en douceur et en délicatesse.

 

En résumé, cet album me plait vraiment et donne une bonne dose d’énergie ! A écouter pour se réveiller le matin pourquoi pas ?

 

Petit aparté sur Lauren Mayberry, la chanteuse du groupe, qui profite de la promotion de cet album pour encore plus s’affirmer. Dans la vidéo Ici, on la voit clasher une personne ayant hurlé « marry me ». Si le public est avec elle sur le coup, les commentaires de la vidéo le sont moins et la critiquent pour cette réponse, disant qu’elle « bully » son propre public, qu’elle n’a pas à être si grincheuse et méchante. Pour rappel elle s’était fait insultée lors de la sortie du clip Leave a Trace, lui reprochant que sa robe est trop courte et que l’on ne voit qu’elle. N’a-t-elle pas le droit de répondre ? Et puis, j’ai un peu l’impression que les commentaires ne sont pas si violents quand Noel Gallagher ou James Blunt clashent eux aussi leur public ou haters… Si elle a envie de construire son personnage d’artiste de cette façon (ou même d’être comme cela au quotidien) c’est son problème et ce n’est pas parce qu’elle est une femme que cela doit déranger plus.

Chvrches : Every Open Eye

Stereophonics – Keep the Village Alive

On ne présente plus les gallois des Stereophonics, qui avec leurs titres Maybe Tomorrow ou Have a Nice Day ont fait le tour du monde. Leur musique rock est vraiment cool, et au délà des deux tubes cités précédents, il n’est pas difficile d’en trouver d’autres à adorer. Ma chanson préférée ? Local Boy in the Photograph !

Stereophonics

Les voilà donc de retour avec Keep the Village Alive. Pas de révolution ni de changement brutal au programme, les chansons se rapprochent du style rock indé qu’ils ont su se créer, si bien que en les entendant, on reconnait directement leur patte.

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On retrouve ainsi des chansons traditionnelles pour eux, qui sont pourtant de vraies réussites, comme I Wanna Get Lost With You, faisant valoir sur les refrains la voix éraillée de Kelly Jones, ou encore Fight or Flight, qui crée une espèce de tension en crescendo pendant toute la chanson. White Lies, bien qu’un peu plus calme, fait valoir la nonchalance qui peut faire partie de leur style de temps à autres, tandis que Mr and Mrs Smith, bien que plus marquée par la guitare sèche relève également de ce même style Stereophonics.

 

D’autres titres se font plus péchus, plus énergiques. On peut ainsi évoquer le premier titre dévoilé, qui fait également l’ouverture de l’album, C’est la Vie (en français dans le texte), dont le style dansant et énergique colle bien au message un peu Carpe Diem ! Sing Little Sister elle ne se départit pas du tout du style rock du groupe, mais le fait d’une façon particulièrement rythmée qui donne plus de relief au titre. Sunny commence plus calmement, au piano, mais une rupture se fait très vite entendre avec des instruments à cordes, qui font ensuite intervenir un refrain vraiment puissant !

Enfin, des titres se démarquent par une douceur incroyable, emplie d’émotions. C’est là qu’on retrouver ma chanson chouchou de l’album, Song For The Summer, qui m’avait déjà fait une bonne impression en live à Rock en Seine. Elle est absolue sublime, à vous de l’écouter maintenant ! My Hero est aussi vraiment belle avec les interventions d’autres voix du groupe, et Into the World se fait plus solennelle, mais encore une fois absolument sublime (il s’en faut de peu pour qu’elle ne détrône Song For the Summer).

 

En tous cas c’est un très bon album. En aucun cas il n’est surprenant ni ne change le style du groupe, et finalement c’est très bien comme cela. Leur style est tout trouvé depuis des années, et ils l’exploitent encore une fois brillamment. L’émotion et l’énergie sont au rendez-vous de titres qui parviennent à être très différents les uns les autres tout de même. L’album est court, mais sorti à cette période de l’année, il apporte une légère touche de nostalgie, se révélant être l’album parfait pour la fin de l’été !

Stereophonics – Keep the Village Alive

Franz Ferdinand et Sparks présentent FFS !

Les supergroupes sont souvent des projets parallèles, aux destins plus ou moins médiatisés, en fonction de l’implication des différents acteurs dans le projet. Alors quand celui réunissant Franz Ferdinand et Sparks a été annoncé, le scepticisme pouvait être de mise.

FFS

Pourtant, FFS (puisque c’est le nom de ce supergroupe) est un projet mené à bien, avec un album sorti récemment, et une tournée prévue. La réunion de Franz Ferdinand, le groupe écossais, représentant phare du rock indépendant, et des américains de Sparks donne un résultat étonnant, mais intéressant à découvrir !

Tout d’abord, je fais mon mea culpa, je ne connais vraiment pas bien la musique du groupe Sparks, alors que je connais très bien Franz Ferdinand. Et tant qu’à faire, je préviens aussi que cet album étant un véritable ovni, je vais avoir du mal à décrire les chansons. Pourtant, il a beau être très étrange, le résultat est vraiment sympa à écouter. Mais pour ce qui est de la description, je dirais qu’on se trouve dans de l’électro-rock-expérimentalograndiose. Je n’ai vraiment pas mieux !

 

La chanson♡ WAOUW♡ Le coup de coeur de cet album est tombé sur Police Encounters. Le rythme est très marqué, très enjoué, et les deux voix le suivent, avant de revenir sur un refrain chanté de façon plus mélodieuse.

Chansons ♡

Les premières chansons dévoilées étaient assez prometteuses ! Ainsi, parmi mes préférées on peut trouver Johnny Delusionnal, Piss Off ou Collaborations Don’t Work (rien que pour l’ironie de ce titre). Les trois sont particulièrement énergiques, assez représentatives du style particulier de cet album. Les deux voix se mélangent plutôt bien, qu’elles chantent ensemble ou séparément ! Collaborations Don’t Work commence à la guitare acoustique, avant de monter très sérieusement le niveau sonore (attention au volume de votre casque), pour devenir quelque chose d’assez grandiose, puis de revenir à un style plus pop rock. Un beau mélange somme toute !

Save Me From Myself utilise également cette grandiloquence, après un début très saccadé au synthé. Le refrain est à la fois assez sentencieux et mélodieux en alternance. Les couplets sont reprennent le même style que le début, avant de monter en crescendo vers le refrain. Un titre pendant lequel on ne s’ennuie pas !

Autre bonne surprise avec So Many Bridges, qui commence plutôt doucement, avant de devenir plus énergique. Un peu répétitive, cette chanson n’en reste pas moins assez géniale, par son côté plus dansant que les autres titres de l’album.

Chansons ♡ : 

Des chansons calmes tirent plutôt bien leur épingle du jeu, que ce soit King of The Song, assez douce et aux paroles qui sonnent très bien ou Little Guy From the Suburbs et sa lenteur apaisante.

Call Girl se place vraiment comme un des titres les plus électro de l’album, donnant un aspect dansant et énergique à celui-ci. La répétition est assez présente, mais cela ne dérange pas trop en rapport avec le style du titre.

Dictator’s Son reprend pour sa part l’aspect grandiose insufflé à cet album, y ajoutant cette fois-ci des sonorités rock plutôt plaisantes !

The Man Without A Tan fait échos plutôt à des sonorités rock vintage, qu’on pourrait retrouver parfois dans le style de Franz Ferdinand. Une bonne surprise là encore ! Look At Me reprend cette même veine rock vintage, qui se trouve bien exploitée, même si elle tranche un peu avec d’autres chansons à dominantes plus pop voire électro.

Chansons ♡ : 

Petite déception pour So Desu Ne, qui n’est vraiment pas ma préférée à écouter, je la trouve trop électro, et je n’apprécie pas trop le rythme qui lui est insufflé.

Enfin Things I Won’t Get et The Power Couple manquent un peu de relief et d’intérêt à mon sens. Elles se laissent écouter, mais ne m’emballent vraiment pas.

En résumé, on se retrouve avec un album assez inédit, très original, qui interpelle forcément à l’écoute. Certains essais musicaux plaisent, d’autres non, cela dépend probablement des personnes. Il est bien difficile de décrire ce que je pense être un ovni musical, mais qui est tout de même sympa à écouter, tant que l’on est prévenu de l’étrangeté de cette chose !

Une chose est sûre, le live sera un véritable révélateur pour ce projet, est-ce qu’ils sauront garder ce côté grandiose, ou au contraire sera-t-il effacé ? Réponse fin août à Rock en Seine !

Petit aparté : je vais faire quelques modifications sur le blog, plus ou moins grandes, je ne sais pas encore trop, du coup la publication risque d’être un peu aléatoire pendant quelques temps. Déjà je vais bientôt un peu modifier la structure des Song of the Day qui ne seront plus aussi régulières, mais peut-être plus intéressantes !

Franz Ferdinand et Sparks présentent FFS !

– Album Review – Wolf Alice, My Love is Cool

Une fois n’est pas coutume, je vous présente aujourd’hui le premier album d’un groupe prometteur mais pas encore au top de sa célébrité, même si son nom commence à beaucoup circuler (et c’est une très bonne chose) !

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Wolf Alice est un groupe composé de 4 anglais, et mené par la chanteuse Ellie Rowsell. Leur premier EP Blush est sorti en 2013 (je vous en avais déjà parlé sur la version tumblr du blog), et c’est enfin fin juin 2015 qu’ils sortent enfin leur premier album, qui s’appelle My Love Is Cool.

Encensés par la presse spécialisée et programmé dans de nombreux festivals (notamment Glastonbury, ce n’est pas rien), ils commencent à se faire un nom, et avaient la chance d’avoir réussi à susciter la curiosité à la sortie de leur album. Dans la plupart des articles à leur sujet, ils sont présentés comme un groupe de « rock alternatif », label qui veut plus ou moins tout dire, symptomatique peut-être d’un style encore un peu hésitant à mon sens.

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Mais l’attente créée autour de cet album avait bien ses raisons : celui-ci est une belle réussite, et place Wolf Alice en très bonne position parmi les groupes qui vont émerger dans ces prochaines années !

 

La chanson♡ WAOUW♡ :

Mon coup de coeur est assez rapidement venu pour la chanson Silk à l’atmosphère un peu particulière, un peu à la The XX. La voix s’y adapte, avant d’être accompagnée par des susurrements un peu étranges. Le refrain lui fait imposer un peu plus de puissance après un passage très doux et mélodieux.

 

Chansons ♡ :

WolfAlice

Parce que c’est tout de même un album de rock, parmi mes titres préférés on trouve aussi l’excellente Fluffy, une de leurs premières chansons, qui met bien en avant que le titre de rockeurs n’est pas usurpé. Les couplets sont assez calmes mais laissent présager un refrain plus mouvementé, dans lequel la chanteuse se laisse aller à hurler certains mots. Le contraste est assez plaisant, et fait que l’on ne s’ennuie pas lors de cette chanson !

La première chanson de l’album me plait également énormément. Turn To Dust est plus calme, un peu à l’image de Silk, et laisse entendre la voix cristalline de la chanteuse.

You’re a Gem commence également doucement, mais elle finit par se montrer plus rock que précédemment avec de très bons passages à la guitare électrique. Le refrain est aussi assez prenant, sans perdre sa puissance !

Enfin, dernier coup de coeur pour Giant Peach, chanson qui a servi à promouvoir l’album. Elle commence par une longue partie instrumentale assez réussie qui débouche sur des couplets chantés d’une façon un peu désinvolte, insufflant une vraie touche rock supplémentaire à ce titre qui l’était déjà !

Chansons ♡ :

Parmi les morceaux que j’apprécie, on retrouve Bros, sympathique à écouter, mais dont les couplets assez pop peuvent paraître un peu fades. A noter, le pont avant les derniers refrains est très joli !

Lisbon revient vers une trajectoire plus rock, même si la voix de la chanteuse se fait cette fois-ci assez douce, créant un contraste là encore étonnant mais plutôt joli. Le refrain commence de façon calme, avant que les guitares ne se mettent à hurler, pour notre plus grand plaisir !

Freazy est plus rythmée, reposant beaucoup plus sur les percussions que les autres titres de l’album. Elle dénote un peu, mais se révèle agréable à écouter, et est même presque dansante !

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Enfin deux morceaux doux se dévoilent : Swallowtail, chanté non plus par Ellie Rowsell mais par un des membres masculins du groupe. La surprise est plutôt réussie, la douceur est au rendez-vous, pour un morceau chanté en guitare-voix à son début. Soapy Water garde l’influence des XX, pour rester assez doux comme titre, avec cette fois-ci la voix de la chanteuse attitrée. Des passages à la voix saccadée brisent un peu l’harmonie du titre, mais le groupe a l’air d’apprécier les ruptures de style dans leurs chansons !

 

Chansons ♡ :

Your Loves Whore n’est pas un titre que j’apprécie vraiment, j’ai du mal avec les interruptions dans les couplets (cela me stresse un peu en fait je pense). La fin est là aussi assez sympathique à écouter, mais un peu trop pop pour cet album et ce groupe à mon avis.


En résumé, ce premier album de Wolf Alice a de grandes qualités, et livre des chansons de très bonne facture, avec des petites pépites comme Silk ou Giant Peach. L’ensemble est rock, mais là où l’album pêche peut-être c’est dans sa cohérence, car différents styles s’y mêlent, rendant le groupe difficile à cerner. Quand ils font du rock, ils sont bons, quand ils font quelque chose de plus pop, ils ne sont pas mauvais, quand ils s’essayent à des petites influences électro ils sont bons aussi. Simplement le mélange dans un même album est audacieux, il aurait peut-être fallu choisir une direction pour se concentrer dessus ?

Le contraste est aussi souvent à l’oeuvre au sein même des chansons, qui alternent entre mélodique et saccadé, rock et calme… La surprise est au rendez-vous, et s’il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher à cet album c’est la monotonie.

Alors oui, j’adore cet album, mais mon sentiment est que l’on est face à un groupe en construction, qui a énormément de talent, mais a besoin de le canaliser dans une certaine direction. Peut-être que le live les aidera à se décider ? (smooth transition) D’ailleurs ils seront de passage à Rock en Seine le vendredi 28 Août, avant de revenir à Paris pour le festival Les Inrocks en novembre !

 

 

– Album Review – Wolf Alice, My Love is Cool

– Mois Musical – Juin, du lourd avant l’été

Un peu en retard, mais pas trop, je vous livre mon sentiment sur les sorties du mois de juin, dernier mois avant le break de l’été, traditionnellement plus consacré aux lives pour la saison des festivals !

 

Moisjuin

 

dronesLes albums : Impossible de parler du mois de juin sans évoquer la sortie de l’album de Muse, Drones. Je n’en ai pas fait d’article, tout simplement parce que Muse étant mon groupe préféré, je ne suis vraiment pas certaine de réussir à en parler comme je le voudrais. On retiendra simplement que l’album est très bon à mon sens, que des titres comme Reapers, Defector, The Handler ou Psycho fleurent bon le gros rock, tandis que d’autres titres sont différents mais assez formidables, notamment Dead Inside dont j’aime beaucoup la puissance. The Globalist est aussi un beau titre long comme ils savent les faire. Enfin Drones est la petite blague de fin d’album, je n’en dirais pas plus !

A34C1AC2DA016D49062BB78EFF135A2209Mais le gros coup de coeur du mois (hors Muse) est venu des fabuleux islandais de Of Monsters and Men. Avec Beneath The Skin (dont je vous parle ici), ils livrent un album différent du précédent, laissant parler un côté plus pop, voire pop-rock. Cela fonctionne parfaitement bien, le résultat est génial, je vous laisse revenir à mon article à ce sujet pour découvrir les titres qui m’ont le plus marquée.

ArticleSharedImage-47483Autre coup de coeur assez énorme du mois pour Florence + The Machines et son dernier album How Big How Blue How Beautiful, aux accents rock, moins lugubre que les précédents, mais tout aussi fou et énergique. Et là, j’ai vraiment hâte d’être au concert du 22 décembre !

 

 

En live : On continue quelques instants avec les islandais de Of Monsters and Men, toujours de vrais amours sur scène, et qui parviennent aussi à mettre une grosse ambiance en fosse pendant Lakehouse et Little Talks, avant d’alterner entre énergie et émotions. (voici le live report)

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Juin c’est aussi le début des concerts en extérieur (et surtout gratuits). L’occasion de revoir deux fois Skip the Use, une fois pour la finale du Top 14 de rugby (combinant mes deux passions et la victoire du Stade Français à la folie de Skip the Use, beau mélange), pour un concert vraiment cool, malgré un public pas toujours concerné, et une seconde fois lors de la fête de la musique Deezer. Malgré la présence de Alb (un de mes récents coups de coeur) et giphy - copie 2de Skip the Use, ce concert s’est révélé affreux, à cause d’une place de la Répubique surbondée, et surtout traversée en permanence par des gens visiblement non renseignés sur la programmation, qui ont donc pourri le concert pour moi.

 

Le concert du OUI FM Festival fut cependant meilleur, avec une bonne redécouverte live pour Temples,qui a visiblement choisi de laisser le psychédélique musicalement de côté (même si celui-ci a fait une légère incursion sur leurs tenues et coupes de cheveux improbables). Mais surtout, ce fut l’occasion de faire taire mes doutes sur Noel Gallagher’s High Flying Birds. Ils ont livré une très bonne performance rock, évidemment guidée par Mr Gallagher, qui certes ne se montre pas très jovial, mais n’a pas besoin de cela pour plaire au public et démontrer son talent. Et glisser quelques chansons d’Oasis, telles que Digsy’s Dinner ou Whatever, mais surtout finir sur la superbe Don’t Look Back in Anger, est une formidable idée.

 

Les Song of the Day coup de coeur : Parmi les chansons publiées ce mois-ci sur le blog, beaucoup de chansons issues des albums déjà chroniqués, donc je vais me concentrer ici sur les nouveautés et découvertes.

D’abord Ms Mr marquent doucement leur retour, par une lyric vidéo pour leur chanson How Does It Feel, aux couleurs acidulées, qui correspondent si bien à leur style pop, idéal pour l’été !

Les Naive New Beaters reviennent également sur le devant de la scène avec Run Away, toujours dans leur style décalé mais là encore particulièrement vitaminé !

Enfin, énorme retour plutôt inattendu pour Foals, avec What Went Down, qui rappelle bien que ce groupe c’est du lourd, et qu’on a vraiment hâte d’avoir leur prochain album !

 

Et pour le mois de juillet ? Bientôt le concert de Mumford and Sons à l’Olympia, ce que j’attends depuis très longtemps ! J’ai vraiment hâte d’entendre leurs meilleures chansons en live !

Egalement malgré une programmation décevante, je pourrais faire un tour au Festival Fnac Live le samedi, pour voir Izia en live, et constater par moi-même si elle a gardé l’énergie des premiers albums !

 

Et vous, qu’avez-vous aimé pendant ce mois de juin ?

– Mois Musical – Juin, du lourd avant l’été

– Album Review – Florence + The Machine – How Big How Blue How Beautiful

Enfin ! Florence + The Machine revient, après de très longues années sans albums. Certes, on a eu la chance de l’entendre dans plusieurs bandes son de films, notamment dans The Great Gatsby, mais cela fait longtemps sans un vrai album. Elle le dévoile depuis quelques mois avec des titres qui donnaient bien envie de l’écouter en entier, et le voilà, sorti en début de semaine !

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Florence + The Machine regroupe Florence Welch, charismatique et excentrique leader du groupe, et ses musiciens (on oublie parfois qu’il s’agit d’un vrai groupe). Véritable sensation musicale à la sortie de son premier album Lungs (avec des titres formidables comme Dog Days are Over, Drumming Song, Kiss with a Fist ou You’ve Got The Love), elle continue son ascension avec Ceremonials grâce à Shake It Out, No Light No Light ou What the Water Gave Me.

 

La revoilà donc avec How Big How Blue How Beautiful, projet qu’elle a eu le temps de mûrir pendant plusieurs années. Elle explique y avoir laissé de côté l’aspect parfois un peu grandiose et épique de ses titres, voulant quelque chose d’un peu moins pompeux et moins lugubre. Difficile tout de même de faire quelque chose de plat quand on s’appelle Florence + The Machine !

 

  • Les chansons coups de coeur :

FATM

Le coup de coeur ultime de cet album et depuis bien longtemps revient à la formidable Queen of Peace. Un début très doux pour un couplet qui démontre un rythme assez marqué (et très bien exploité pendant tout le titre pour donner une vraie originalité à celui-ci, on le reconnaît tout de suite). La voix de Florence Welch se fait très mélodieuse sur le pont, avant un refrain très punchy, qu’on a vite envie de chanter avec elle. Le retour au couplet garde ce rythme mais la voix redevient douce, pour faire un très joli contraste. Et la fin instrumentale est encore une fois très bien exploitée, avec un motif qui vous restera en tête ! Franchement, écoutez la, je ne lui rends pas du tout service en la décrivant.

 

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Gros coup de coeur (mais celui-ci n’est pas nouveau) pour What Kind of Man, au début doux, avec des sonorités qu’on entend peu mais qui rappellent celles de Ceremonials, avant que le titre devienne particulièrement rock , tantôt saccadé tantôt mélodieux, selon les variations de sa voix.

J’aime beaucoup beaucoup aussi Hiding, plus inhabituelle pour Florence + The Machine, car plus pop-rock. Mais c’est le rythme et sa voix qui donne toute sa personnalité au titre. Elle adopte une voix plus aigüe qu’on ne lui entend pas souvent, et c’est à la fois surprenant et sympa.

Ship To Wreck est aussi très agréable à l’écoute, plus calme et plus simple que ce qu’elle peut faire d’habitude, et cela ne fait pas de mal !

Third Eye est particulèrement réussie, avec une Florence qui scande les paroles au début, donnant une intentionnalité particulièrement forte au titre, avant que cela ne devienne plus mélodieux. Le titre reste tout de même assez puissant, et se démarque vraiment des autres de l’album !

Autre coup de coeur pour St Jude, très très belle chanson. Cette fois-ci elle est vraiment très calme. Les quelques sonorités présentes jouées au synthé rappellent là encore celles de Ceremonials, mais elles se font très peu entendre, laissant toute la place à la belle voix de Florence.

Enfin, encore une chanson calme mais superbe, c’est Various Storms and Saints, où on profite de quelques accords de guitare mêlés à la voix si belle de Florence. Au bout de la moitié du titre, elle est accompagnée par des choeurs très légers, mais qui donnent une très belle profondeur à la chanteur.

 

  • Les chansons sympas 

La chanson titre de l’album HBHBHB (ouais, c’est long à taper), est un titre très sympa, avec des refrains marqués par l’usage léger de cuivres, tandis que quelques cordes font leur apparition dans la suite du titre. Cependant, on les entend assez peu, ils sont un peu mis de côté à cause d’un rythme assez présent mais pas forcément très bon, dommage car sinon la chanson est top !

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Delilah est plus énergique surtout grâce à l’intonation que Florence y met ! A la moitié du titre, le rythme devient plus enlevé encore, donnant une vraie originalité à ce morceau.

Long &Lost commence tout doucement, mais on retrouve un peu l’ambiance « cathédrale » qu’elle a pu insuffler dans ses albums précédents, avec des choeurs assez lointains, comme un écho !

Mother est aussi une bonne chanson, qui laisse entendre à son début qu’elle va devenir plus énergique, et c’est le cas sur le refrain. Dommage que cela retombe un peu après, mais le titre reste très sympa à écouter.

Caught démarre de façon un peu plus pop-rock, moins original que ce à quoi Florence peut nous habituer, mais cela reste assez sympathique à écouter.

Enfin, Make Up Your Mind renoue avec l’énergie de Florence, et son rythme saccadé, sans laisser tomber l’aspect mélodieux de son album et de ses titres. Un titre au refrain efficace, une chanson sympa à écouter !

 

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En résumé, cet album est vraiment très bon. Il montre l’évolution du style de Florence, mais sans perdre du talent de la chanteuse et de son groupe. C’est moins grandiloquent, mais pourtant cela reste puissant, fort et énergique. Et à n’en pas douter, en live ce sera tout aussi formidable. D’ailleurs, toujours pas de concerts prévus en France, mais j’ai hâte qu’elle en annonce un, pour enfin la voir en live !

 

 

 

– Album Review – Florence + The Machine – How Big How Blue How Beautiful

– Mois Musical – En mai, tout te plait ?

Retour de la chronique mois musical concernant le mois de mai (certains mois passent un peu à la trappe oups !), avec de très bons albums, un excellent concert, et de formidables perspectives pour le mois de juin, que demander de plus ?

mai

Les albums : Les deux à retenir pour le mois de mai sont assez faciles à deviner…. Il y a d’abord celui de Mumford And Sons, au style un peu moins folk que précédemment, mais qui garde l’émotion et la puissance dont ils sont capables (mon avis plus précis par ici). Dans un autre genre, j’ai beaucoup aimé aussi le deuxième album solo de Brandon Flowers, très pop et surtout réussi dans son originalité (plus de précisions ici).

 

tumblr_nigb2cTYGZ1re3x32o1_250Les songs of the day : Un mois assez chargé en bonnes chansons sachant que beaucoup d’albums vont bientôt sortir, difficile de n’en retenir que quelques unes (sachant que si je les publie sur Hypermusicality c’est que je les apprécie déjà pas mal), mais on va essayer !

FFS (Franz Ferdinand & Sparks) dévoilent un peu plus l’album à venir avec Collaborations don’t Work, titre ô combien ironique qui mérite déjà d’être salué, et qui en plus dévoile un style intéressant, assez grandiloquent sur le refrain. A suivre (mais cette collaboration a l’air de plutôt bien fonctionner)!

Autre album à venir qui se dévoile : celui des islandais Of Monsters and Men, qu’on retrouve avec Empire, qui est pour moi la meilleure qui ait été dévoilée jusqu’alors avec un super refrain, un vrai entrain !

Beaucoup moins attendu, on retrouve Nate Ruess, chanteur du groupe Fun, en solo avec Great Big Storm. Il reprend bien le style de Fun avec sa voix caractéristique et l’emploi de choeurs, et c’est très réussi !

Encore un peu moins attendu, le retour des Stereophonics (qui seront à Rock en Seine !) avec C’est La Vie (en français dans le texte), titre rock assez rythmé. Je ne m’attendais pas forcément à quelque chose d’aussi rock, j’ai hâte d’entendre la suite !

Enfin, Everything Everything aussi amorcent leur retour avec Regret, titre toujours aussi original comme ils savent le faire, mais très réussi, avec un rythme marqué mais gommé par une voix plus présente qu’à leur habitude. Là encore, j’aimerais bien que l’album sorte vite pour avoir plus de leurs chansons !

 

Le concert du mois : Oui, il n’y en a eu qu’un, mais quel concert ! Celui de Marina and the Diamonds, de retour après de très longues années d’absence à Paris. Elle a enflammé la salle avec ses titres les plus pop mais aussi les plus émouvants. Sa voix est encore plus impressionnante en live qu’en studio et ses petites mimiques assurent bien sa personnalité pop originale, tout en montrant qu’on peut faire de la pop en sachant chanter, et en restant sincère !

 

giphy (3)Et le mois de juin ? Dernier mois avant la pause supposée des ventes d’album pendant l’été et les festivals, il devrait être bien copieusement chargé ! Entre l’album de Muse, celui de Florence and the Machine ou encore celui de Of Monsters and Men, je ne vais plus savoir où donner de la tête, surtout qu’il faudra en rajouter d’autres, comme celui de FFS. Et niveau concert, ce sera le retour de mes islandais chouchous Of Monsters and Men au Trianon pour présenter leur nouvel album !

Bon mois de juin à tous ! Vous en attendez quelque chose en particulier ?

 

– Mois Musical – En mai, tout te plait ?

– Album Review – Mumford and Sons, Wilder Mind

On continue dans la longue lignée des albums que j’attendais avec ultra méga grande impatience cette année (courage, ce n’est que le début), avec le nouvel album de Mumford and Sons !

Wilder Mind Mumford and Sons

 

De qui parlons-nous ? S’il faut encore les présenter, il s’agit de 4 londoniens, qui récoltent depuis leurs deux albums de très nombreux éloges. Leur musique est teintée de folk, parfois à la limite de la country, mais surtout unique, à la fois calme et très puissante. C’est surtout l’émotion qui est tout le temps au rendez-vous. Des titres connus comme The Cave, Babel ou Winters Wind emportent l’approbation de tous, en comptant également ma petite préférée, Dustbowl Dance.

Et ce nouvel album ? Sorti le 4 mai dernier, Wilder Mind signe le retour du groupe (alors qu’ils avaient annoncé une pause terrifiante). Mais attention, pour cet album : pas de banjo. L’instrument qu’on entend tant dans les deux albums précédent disparait. Si certains – notamment à l’écoute de Believe- ont cru que leur style allait changer radicalement, l’album leur prouve le contraire. En tous cas, pour moi, on y retrouve le Mumford and Sons qu’on connait, simplement un peu plus pop-rock.

Une note ? 4,5/5, juste par comparaison avec les deux chefs d’oeuvre que sont les deux albums d’avant. L’album est un tantinet en-dessous des précédents, mais il est génial, lui aussi.

 

  • Mes coups de coeur (attention, ils sont nombreux) :

On commence par Believe, chanson dévoilée en premier par un clip filmé dans les rues de Londres. Si le début est calme, la chanson monte vraiment en intensité à partir de la moitié de celle-ci. Le rythme des percussions à ce moment la rapproche de leurs anciens titres. La puissance de la voix se fait tout aussi émouvante que le début calme.

The Wolf est plus directe, d’entrée de jeu on a beaucoup d’intensité, avec des sons qui rappellent à mon sens les titres de Babel. Le rythme est très soutenu, et on est irrémédiablement emportés dans cette chanson.

On continue avec Monster, beaucoup plus calme, mais qui est vraiment très belle. Le choix de quelques accords de guitare électrique pour accompagner la voix au départ est très sympa, avant d’être rejoint par des percussions. Pour autant, l’émotion est bien présente grâce à la super voix de Marcus Mumford. C’est un titre vraiment très beau.

Snake Eyes commence elle aussi tout doucement, un peu avec le même type d’accord, c’est ce qui donne la teinte pop-rock à l’album. La voix laisse trainer beaucoup plus de mots en fin de vers, donnant un joli effet lent sur les couplets. Mais le refrain change tout, précédé par un pont qui laisse deviner que la suite sera différente. Là encore, la puissance est de mise à partir de la seconde moitié de la chanson !

S’il fallait en retenir une, je crois que Cold Arms serait ma préférée de tout l’album (mais de peu). C’est une chanson assez courte, très douce à son début comme la plupart des autres. C’est la fin qui est vraiment magique, lorsque le tout monte en intensité, simplement avec la voix de Marcus Mumford.

Autre chanson formidable, Hot Gates introduit le piano qui manque un peu sur cet album. C’est tout en douceur, mais comme toujours cela se fait plus intense à partir de la seconde moitié.

Enfin Ditmas est plus légère sur le couplet, et plus pop-rock surtout, notamment sur un refrain très enthousiasmant. Une vraie réussite, et qui même si on n’entend pas de banjo, rappelle bien le style du groupe !

 

  • Les chansons sympas :

Wilder Mind est une chanson très sympa, avec un pont très joli avant le refrain. Elle est mélodieuse, sans vraiment manquer d’intensité !

Just Smoke se démarque par un refrain chanté en choeur, donnant un résultat très sympa !

Broad-Shouldered Beast est plus calme, plus sentencieuse. Elle est très jolie, mais du coup un peu moins mouvementée que les autres !

Only Love est une superbe chanson, qui patit cependant un peu à mon sens d’un début très lent. Pourtant , à partir du dernier tiers du titre, il est vraiment génial !

Tomkins Square Park est le titre qui ouvre l’album et insuffle l’aspect pop-rock dès le début. Mais par rapport aux autres chansons, je trouve celle-ci un peu quelconque, bien que très sympa !

En résumé ? Un album assez génial, avec des titres qui peuvent rejoindre – même sans le banjo – les chansons des autres albums. On retrouve l’enthousiasme et l’émotion que peut apporter ce groupe, et cela fait vraiment plaisir !

En live ? Ils passent le 7 juillet à l’Olympia, j’ai déjà ma place, et heureusement car c’est complet !

– Album Review – Mumford and Sons, Wilder Mind