Dionysos – Vampire en pyjama

On attendait le retour de Dionysos depuis quelques années, après un pétillant Bird’N’Roll et la sortie du film d’animation Jack et la Mécanique du Coeur, tiré du chef d’oeuvre de Mathias Malzieu. Mais on n’attendait pas l’histoire qui accompagne et berce ce nouvel album. Les premiers extraits dévoilés ne l’expliquent pas tellement, on voit simplement le personnage du vampire se dévoiler, pas étonnant car l’on annonce en même temps la sortie du livre de Mathias Malzieu « Journal d’un Vampire en Pyjama ». 

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Et puis il y a la révélation de toute l’histoire : le chanteur, Mathias Malzieu s’est vu diagnostiquer une maladie grave et rare, l’aplasie médullaire. C’est apparemment dès les début de son hospitalisation qu’il prend la plume et appelle les autres membres du groupe pour travailler sur cet album, qu’il a même envisagé comme posthume, au vu de sa situation plus que délicate. Il sera finalement sauvé par une greffe de cordon ombilical. Mais tout cela lui offre de formidables possibilités créatives, lui qui sait déjà explorer des pistes autobiographiques dans la fiction. Là, son roman n’en est pas un, c’est un véritable journal (que j’ai hâte de dévorer !). L’album suit la même histoire que le roman, mais il fait plus que cela. Le groupe se réinvente dans ce contexte grave. Les chansons deviennent encore plus poétiques qu’avant, plus sincères aussi. Le panache est un peu mis de côté, au profit d’une douce authenticité. Et pourtant, l’album n’est pas triste. Il est lumineux, se concentre sur le positif, ce qui est triste devient poétique. Comme à chaque fois cependant, les métaphores se multiplient, offrent différents niveaux de lecture. Mais le masque tombe encore plus que sur les albums précédents.

Vous devinez à mes mots que l’album est un vrai coup de coeur. Au cours de la chanson « Vampire en Pyjama », Mathias Malzieu s’exclame à juste titre « Dionysos est né deux fois ». Le groupe a 22 ans de carrière, 22 ans d’explosions épiques et rock. Alors là, sans renier leur style, ils se font plus pop, plus poétiques. On n’oublie pas l’épique, le drame aussi présents dans les autres albums et livres. Il me semble que tout est distillé dans de bonnes mesures sur cet album, qui retient le meilleur que le groupe a pu nous présenté sur toutes ces années.

L’aspect poétique est très largement dominant. On sent beaucoup de travail sur les paroles (peut-être même plus que sur les autres albums). La plus représentative est bien sur Chanson D’Été qui ouvre l’album sur une reprise du poème « Chanson d’Automne » de Verlaine, sur une ambiance western, Malzieu ayant l’impression que ses anticorps se livrent à une véritable guerre du far west en lui. Tout s’emballe comme dans une folle cavalcade à partir de la moitié de la chanson, sur laquelle le rejoint Babet, dont la voix ponctue à merveille la plupart des titres. Ensuite, la poésie de Guerrier de Porcelaine est un vrai coup de coeur. Le titre est doux, même dans les voix de Mathias et Babet. Il ne se fait pas mielleux, ponctué de quelques accords de guitare électrique (car oui, on ne perd pas l’essence rock de Dionysos comme cela !). Le pont après le deuxième refrain est absolument sublime et mélodieux. L’Heure des Lueurs joue sur les mêmes cordes avec des accords un peu similaires. Know Your Anemy est plus rythmée, et cette fois ci chantée en anglais. Mais le jeu de mot du titre est tellement bien pensé que le titre reste intéressant en termes de paroles. Le Chant du Mauvais Cygne est plus doux, joué à la guitare sèche, accompagné ensuite du violon de Babet puis de l’harmonica de Mathias. C’est doux, c’est harmonieux, et on y trouve une phrase qui correspond bien au chanteur impétueux : « Je me reposerai quand je serai mort ». On retrouve ensuite les deux titres qui paraissent les plus directement autobiographiques : Vampire au Pyjama et Déguisé en Moi, les deux faisant référence à la carrière de Mathias et du groupe. Les paroles valent vraiment le coup d’être écoutés. La première fait voir l’espoir, et la deuxième laisse voir un touchant désir d’être plus sincère, avec l’énumération chantée par Babet de tous les personnages endossés par Mathias.

Ce dernier titre vraiment sympa entre dans une veine un peu plus pop, comme Vampire de l’Amour par exemple, premier titre dévoilé pour cet album. Il est enlevé, énergique tout en restant bien maitrisé. I Follow Rivers, reprise de Lykke Li placée au milieu de l’album comme un interlude (pour reprendre le mot de Mathias Malzieu lui-même) est une bonne surprise, d’autant plus que c’était une chanson qu’il chantait pour une des infirmières qui l’accompagnait. Enfin, Skateboarding sous Morphine est aussi un bon titre qui énumère pas mal de figures célèbres (Gainsbourg, Charlie Chaplin…), avant un refrain vraiment top.

Et parce qu’on est dans un album lié à une histoire, adossé à un récit, il y a des titres à l’ambiance plus noire, plus sombre. Le plus évident est pour la chanson Dame Oclès (encore un super jeu de mots), dont l’ouverture me fait penser aux inquiétants thèmes consacrés à Joe dans La Mécanique du Coeur. Mais cela n’en diminue pas sa qualité, au contraire, cela donne une profondeur presque épique au titre et une force supplémentaire. J’apprécie un peu moins Un Petit Lion, la suivante, sans trop vraiment savoir pourquoi ! Enfin, j’avais des réserves sur Hospital Blues pour la première écoute. C’est le deuxième titre en anglais, mais je l’avais trouvé un peu mou lors de sa révélation. Et finalement, il se révèle très bien, devenant plus puissant assez rapidement, ce que le live à la Fnac Saint Lazare du 30 janvier a permis de confirmer.

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Hier (30 janvier), j’ai donc pu voir leur retour lors d’un petit showcase à la Fnac (mal organisé d’ailleurs). L’occasion de voir qu’ils sont en pleine forme, surtout Mathias Malzieu, qui retrouve ses habitudes de bouger dans tous les sens en live, malgré l’aspect intimiste du concert. La séance de dédicaces qui a suivi a été très sympa, l’occasion de les féliciter pour leur album très réussi, et d’espérer les revoir bientôt en festival !

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En tous cas, l’album est vraiment à écouter, pour les fans du groupe comme les autres. Il y a un peu de changement, mais cela ne dissout en rien leur talent, et ils l’ont promis, sur scène, cela bougera autant qu’avant !

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Dionysos – Vampire en pyjama

Bears of Legend – Ghostwritten Chronicles

Un énorme coup de coeur de ce début d’année va au groupe canadien Bears of Legend. Leur album Ghostwritten Chronicles est un vrai bijou. Certes, il n’est peut-être pas accessible à tout le monde du fait de son originalité, mais il mérite une première écoute de découverte. Le groupe déploie un univers unique au sein d’un vrai et authentique projet, tout en dévoilant des chansons incroyablement mélodieuses.

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Pour vous donner quelques éléments de comparaison (toujours assez maladroit et risqué, vous aurez peut-être assez vite envie de me contredire), Bears of Legend prend l’énergie folk de Mumford & Sons, le talent multi-instrumentiste d’Arcade Fire, et une petit influence locale à la façon des Cowboys Fringants. On est face à un concept album, qui se déploie le long d’une véritable histoire, inspirée d’un mystérieux journal de bord retrouvé en mer. L’histoire se passe entre les années 1400 et 1700 et on y suit un équipage passant par toutes les émotions, de la peur, de l’amour, au rêve, à la liberté…

C’est assez rare pour être souligné, leur projet est ambitieux, et certains titres sont assez incroyables. Mon préféré est sans conteste When I Saved You From the Sea. Les cordes, le piano et la voix du chanteur se mêlent pour créer un résultat doux et surtout avec une mélodie envoutante. Ils ont bien fait d’en faire leur premier titre extrait de l’album, car c’est à mon sens le meilleur.

Ensuite on retrouve cette même mélodie avec un rythme assez similaire sur Be Mine, All Mine. La deuxième partie de la chanson rompt légèrement avec cela, mais est très prenante et émouvante. We’re Dead a pour sa part un très beau refrain, où la voix du chanteur se fait fébrile et émouvante, accompagnée par les cordes. Celles-ci marquent aussi Beside Me, pour laquelle la mélodie se met cette fois-ci au service d’une dimension plus pop. She Breaks me Down revient plus sur la dimension dramatique de l’album, avec un titre émouvant. Mais en termes d’émotions, c’est bien In the middle of the sea qui remporte la palme, elle est vraiment superbe, avec un pont jusqu’au refrain un peu plus épique.

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On trouve aussi des titres plus rythmés, qui se rapproche d’une vraie énergie à la Mumford & Sons. Ainsi, sur The Arkansas River, le piano et la batterie battent un rythme léger mais plus mouvementé, quand la voix se fait plus rapide sur le refrain. Sur Challenge Me, ce sont des coeurs qui donnent plus de profondeur. Enfin, We Rise commence très délicatement, mais fait entendre toute sa puissance au niveau du refrain.

Certains titres sont cependant un peu répétitifs selon moi, surtout au niveau du refrain et ne figurent pas parmi mes préférés. Ils restent très bons, mais par rapport aux petites perles distillées sur l’album, ils me tentent moins. Il s’agit de Encore, seul titre en français dont la fin est pourtant sublimement mélodieuse, You, Hell No ou Loved (the Chance).

Cela n’enlève rien à l’incroyable qualité de l’album, qui reste un véritable bijou. Une excellente découverte comme on aime les faire. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce groupe !

En tous cas, ils seront le 2 avril au Pan Piper à Paris, pour se lancer à la conquête du public français !

Bears of Legend – Ghostwritten Chronicles

Franz Ferdinand et Sparks présentent FFS !

Les supergroupes sont souvent des projets parallèles, aux destins plus ou moins médiatisés, en fonction de l’implication des différents acteurs dans le projet. Alors quand celui réunissant Franz Ferdinand et Sparks a été annoncé, le scepticisme pouvait être de mise.

FFS

Pourtant, FFS (puisque c’est le nom de ce supergroupe) est un projet mené à bien, avec un album sorti récemment, et une tournée prévue. La réunion de Franz Ferdinand, le groupe écossais, représentant phare du rock indépendant, et des américains de Sparks donne un résultat étonnant, mais intéressant à découvrir !

Tout d’abord, je fais mon mea culpa, je ne connais vraiment pas bien la musique du groupe Sparks, alors que je connais très bien Franz Ferdinand. Et tant qu’à faire, je préviens aussi que cet album étant un véritable ovni, je vais avoir du mal à décrire les chansons. Pourtant, il a beau être très étrange, le résultat est vraiment sympa à écouter. Mais pour ce qui est de la description, je dirais qu’on se trouve dans de l’électro-rock-expérimentalograndiose. Je n’ai vraiment pas mieux !

 

La chanson♡ WAOUW♡ Le coup de coeur de cet album est tombé sur Police Encounters. Le rythme est très marqué, très enjoué, et les deux voix le suivent, avant de revenir sur un refrain chanté de façon plus mélodieuse.

Chansons ♡

Les premières chansons dévoilées étaient assez prometteuses ! Ainsi, parmi mes préférées on peut trouver Johnny Delusionnal, Piss Off ou Collaborations Don’t Work (rien que pour l’ironie de ce titre). Les trois sont particulièrement énergiques, assez représentatives du style particulier de cet album. Les deux voix se mélangent plutôt bien, qu’elles chantent ensemble ou séparément ! Collaborations Don’t Work commence à la guitare acoustique, avant de monter très sérieusement le niveau sonore (attention au volume de votre casque), pour devenir quelque chose d’assez grandiose, puis de revenir à un style plus pop rock. Un beau mélange somme toute !

Save Me From Myself utilise également cette grandiloquence, après un début très saccadé au synthé. Le refrain est à la fois assez sentencieux et mélodieux en alternance. Les couplets sont reprennent le même style que le début, avant de monter en crescendo vers le refrain. Un titre pendant lequel on ne s’ennuie pas !

Autre bonne surprise avec So Many Bridges, qui commence plutôt doucement, avant de devenir plus énergique. Un peu répétitive, cette chanson n’en reste pas moins assez géniale, par son côté plus dansant que les autres titres de l’album.

Chansons ♡ : 

Des chansons calmes tirent plutôt bien leur épingle du jeu, que ce soit King of The Song, assez douce et aux paroles qui sonnent très bien ou Little Guy From the Suburbs et sa lenteur apaisante.

Call Girl se place vraiment comme un des titres les plus électro de l’album, donnant un aspect dansant et énergique à celui-ci. La répétition est assez présente, mais cela ne dérange pas trop en rapport avec le style du titre.

Dictator’s Son reprend pour sa part l’aspect grandiose insufflé à cet album, y ajoutant cette fois-ci des sonorités rock plutôt plaisantes !

The Man Without A Tan fait échos plutôt à des sonorités rock vintage, qu’on pourrait retrouver parfois dans le style de Franz Ferdinand. Une bonne surprise là encore ! Look At Me reprend cette même veine rock vintage, qui se trouve bien exploitée, même si elle tranche un peu avec d’autres chansons à dominantes plus pop voire électro.

Chansons ♡ : 

Petite déception pour So Desu Ne, qui n’est vraiment pas ma préférée à écouter, je la trouve trop électro, et je n’apprécie pas trop le rythme qui lui est insufflé.

Enfin Things I Won’t Get et The Power Couple manquent un peu de relief et d’intérêt à mon sens. Elles se laissent écouter, mais ne m’emballent vraiment pas.

En résumé, on se retrouve avec un album assez inédit, très original, qui interpelle forcément à l’écoute. Certains essais musicaux plaisent, d’autres non, cela dépend probablement des personnes. Il est bien difficile de décrire ce que je pense être un ovni musical, mais qui est tout de même sympa à écouter, tant que l’on est prévenu de l’étrangeté de cette chose !

Une chose est sûre, le live sera un véritable révélateur pour ce projet, est-ce qu’ils sauront garder ce côté grandiose, ou au contraire sera-t-il effacé ? Réponse fin août à Rock en Seine !

Petit aparté : je vais faire quelques modifications sur le blog, plus ou moins grandes, je ne sais pas encore trop, du coup la publication risque d’être un peu aléatoire pendant quelques temps. Déjà je vais bientôt un peu modifier la structure des Song of the Day qui ne seront plus aussi régulières, mais peut-être plus intéressantes !

Franz Ferdinand et Sparks présentent FFS !

– Album Review – Wolf Alice, My Love is Cool

Une fois n’est pas coutume, je vous présente aujourd’hui le premier album d’un groupe prometteur mais pas encore au top de sa célébrité, même si son nom commence à beaucoup circuler (et c’est une très bonne chose) !

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Wolf Alice est un groupe composé de 4 anglais, et mené par la chanteuse Ellie Rowsell. Leur premier EP Blush est sorti en 2013 (je vous en avais déjà parlé sur la version tumblr du blog), et c’est enfin fin juin 2015 qu’ils sortent enfin leur premier album, qui s’appelle My Love Is Cool.

Encensés par la presse spécialisée et programmé dans de nombreux festivals (notamment Glastonbury, ce n’est pas rien), ils commencent à se faire un nom, et avaient la chance d’avoir réussi à susciter la curiosité à la sortie de leur album. Dans la plupart des articles à leur sujet, ils sont présentés comme un groupe de « rock alternatif », label qui veut plus ou moins tout dire, symptomatique peut-être d’un style encore un peu hésitant à mon sens.

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Mais l’attente créée autour de cet album avait bien ses raisons : celui-ci est une belle réussite, et place Wolf Alice en très bonne position parmi les groupes qui vont émerger dans ces prochaines années !

 

La chanson♡ WAOUW♡ :

Mon coup de coeur est assez rapidement venu pour la chanson Silk à l’atmosphère un peu particulière, un peu à la The XX. La voix s’y adapte, avant d’être accompagnée par des susurrements un peu étranges. Le refrain lui fait imposer un peu plus de puissance après un passage très doux et mélodieux.

 

Chansons ♡ :

WolfAlice

Parce que c’est tout de même un album de rock, parmi mes titres préférés on trouve aussi l’excellente Fluffy, une de leurs premières chansons, qui met bien en avant que le titre de rockeurs n’est pas usurpé. Les couplets sont assez calmes mais laissent présager un refrain plus mouvementé, dans lequel la chanteuse se laisse aller à hurler certains mots. Le contraste est assez plaisant, et fait que l’on ne s’ennuie pas lors de cette chanson !

La première chanson de l’album me plait également énormément. Turn To Dust est plus calme, un peu à l’image de Silk, et laisse entendre la voix cristalline de la chanteuse.

You’re a Gem commence également doucement, mais elle finit par se montrer plus rock que précédemment avec de très bons passages à la guitare électrique. Le refrain est aussi assez prenant, sans perdre sa puissance !

Enfin, dernier coup de coeur pour Giant Peach, chanson qui a servi à promouvoir l’album. Elle commence par une longue partie instrumentale assez réussie qui débouche sur des couplets chantés d’une façon un peu désinvolte, insufflant une vraie touche rock supplémentaire à ce titre qui l’était déjà !

Chansons ♡ :

Parmi les morceaux que j’apprécie, on retrouve Bros, sympathique à écouter, mais dont les couplets assez pop peuvent paraître un peu fades. A noter, le pont avant les derniers refrains est très joli !

Lisbon revient vers une trajectoire plus rock, même si la voix de la chanteuse se fait cette fois-ci assez douce, créant un contraste là encore étonnant mais plutôt joli. Le refrain commence de façon calme, avant que les guitares ne se mettent à hurler, pour notre plus grand plaisir !

Freazy est plus rythmée, reposant beaucoup plus sur les percussions que les autres titres de l’album. Elle dénote un peu, mais se révèle agréable à écouter, et est même presque dansante !

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Enfin deux morceaux doux se dévoilent : Swallowtail, chanté non plus par Ellie Rowsell mais par un des membres masculins du groupe. La surprise est plutôt réussie, la douceur est au rendez-vous, pour un morceau chanté en guitare-voix à son début. Soapy Water garde l’influence des XX, pour rester assez doux comme titre, avec cette fois-ci la voix de la chanteuse attitrée. Des passages à la voix saccadée brisent un peu l’harmonie du titre, mais le groupe a l’air d’apprécier les ruptures de style dans leurs chansons !

 

Chansons ♡ :

Your Loves Whore n’est pas un titre que j’apprécie vraiment, j’ai du mal avec les interruptions dans les couplets (cela me stresse un peu en fait je pense). La fin est là aussi assez sympathique à écouter, mais un peu trop pop pour cet album et ce groupe à mon avis.


En résumé, ce premier album de Wolf Alice a de grandes qualités, et livre des chansons de très bonne facture, avec des petites pépites comme Silk ou Giant Peach. L’ensemble est rock, mais là où l’album pêche peut-être c’est dans sa cohérence, car différents styles s’y mêlent, rendant le groupe difficile à cerner. Quand ils font du rock, ils sont bons, quand ils font quelque chose de plus pop, ils ne sont pas mauvais, quand ils s’essayent à des petites influences électro ils sont bons aussi. Simplement le mélange dans un même album est audacieux, il aurait peut-être fallu choisir une direction pour se concentrer dessus ?

Le contraste est aussi souvent à l’oeuvre au sein même des chansons, qui alternent entre mélodique et saccadé, rock et calme… La surprise est au rendez-vous, et s’il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher à cet album c’est la monotonie.

Alors oui, j’adore cet album, mais mon sentiment est que l’on est face à un groupe en construction, qui a énormément de talent, mais a besoin de le canaliser dans une certaine direction. Peut-être que le live les aidera à se décider ? (smooth transition) D’ailleurs ils seront de passage à Rock en Seine le vendredi 28 Août, avant de revenir à Paris pour le festival Les Inrocks en novembre !

 

 

– Album Review – Wolf Alice, My Love is Cool

– Album Review – Of Monsters and Men – Beneath the Skin

Nouvel album venu d’Islande en vue ! En effet, les islandais du groupe Of Monsters and Men sont de retour avec Beneath the Skin, qui intervient 3 ans après le précédent, My Head is an Animal. Autant le dire tout de suite, ce retour est plus que réussi, avec un album tout simplement génial à écouter !

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Petit retour sur Of Monsters and Men, ce groupe de 5 membres – souvent accompagné d’un ou deux musiciens supplémentaires sur scène – qui nous vient du grand nord. Leur style pop-folk aux paroles oniriques avait fait leur succès en 2012 grâce à Little Talks et Lakehouse. Un premier album déjà très réussi qui les avait fait progressivement connaître et tourner dans le monde entier.

La confirmation arrive bien avec le nouvel album, Beneath The Skin, dont les premiers titres ont été distillés sous la forme de lyric vidéos originales, chantées en playback par des personnages atypiques et très impliqués par leurs émotions !

Chansons ♡♡♡ :

Empire est clairement mon coup de coeur absolu de cet album. Chanté par Raggi, ce titre fait preuve d’un rythme plutôt marqué avec des accords de guitare électrique mêlés à ceux de la guitare sèche. La voix est douce mais sait donner les intonations qu’il faut pour que ce ne soit pas monotone, jusqu’au refrain, chanté par Nanna et Raggi de façon très fluide donnant un aspect très mélodieux.

Pas très loin derrière on retrouve I Of The Storm, une chanson beaucoup calme et émouvante comme ce groupe sait si bien le faire. La voix de Nanna fait sentir cette émotion. Si le rythme est là aussi marqué, le pont reste très mélodieux et doux, avant un refrain particulièrement beau.

Human est là encore un très bon titre, au rythme très marqué (c’est une bonne surprise de cet album, qui utilise beaucoup mieux son super batteur). Le refrain est très puissant, presque rock (si si !) sur lequel les deux voix se mélangent comme toujours super bien.

OMAM4Wolves Without Teeth dévoile un rythme plus doux, et un vrai dialogue entre les deux voix même sur les couplets. Le refrain est quant à lui encore tout doux mais teinté de sonorités légèrement rock qui donnent de la personnalité au titre. Des voix se rajoutent sur le deuxième refrain et la guitare électrique est également plus présente au fur et à mesure, laissant voir une vraie progression.

Pour continuer dans la première moitié de cet album, on retrouve Hunger, titre qui commence tout doucement sur la voix de Nanna et une guitare sèche. Après quelques couplets, le rythme devient plus présent et la voix plus énergique.

We Sink est là encore un vrai dialogue entre Nanna et Raggi dont les voix vont décidément si bien ensemble ! Le refrain est très puissant, bien amené par des couplets calmes sans l’être vraiment. Ils réussissent (dans cette chanson comme dans tout l’album finalement) à conserver leur douceur sans pour autant négliger le rythme et la puissance de leurs titres.

Enfin, une chanson bonus, Winter Sound est une vraie petite pépite. L’entame est directement rock, presque vintage, avant d’être en rupture avec le couplet sur lequel la guitare électrique disparaît. Mais l’énergie est toujours là, grâce au rythme très marqué et à l’intonation de la voix de Nanna. La force qu’elle impose sur le refrain en fait une sorte d’hymne, repris en coeur par le reste du groupe. Un titre qui aurait bien fait de ne pas seulement être « bonus » !

Chansons ♡♡ :

OMAM2La douce Organs n’est pas sans rappeler le style du titre Love Love Love, avec la voix de Nanna remplie d’émotions, seulement une guitare sèche pour l’accompagner du moins au début. C’est un très beau titre, plein de sincérité et d’une véritable émotion.

Crystals, plus énergique, a été le premier titre révélé pour cet album. Par sa force, il a lui aussi le pouvoir d’être un véritable hymne, repris à n’en pas douter en choeur par les publics lors des concerts. Le refrain est hyper efficace, tandis que les couplets sont mélodieux et doux, un excellent titre donc, qui doit encore mieux rendre en live !

Slow Life n’est pas si calme que le titre pourrait laisser imaginer. Les accords après le couplet sont très sympa, et laissent encore une fois entrevoir les sonorités rock ajoutées au style folk du groupe. Le refrain est lui aussi très joli, même si on a un peu l’impression que le titre met légèrement trop de temps à démarrer.

Black Water est cette fois ci chantée au départ par Raggi, avant que Nanna reprenne le chant d’une très belle façon, lors d’une montée en crescendo dès plus réussies. Ensuite s’y ajoutent de très jolis effet de choeur, qui restent pourtant dans la simplicité de ce qu’ils peuvent faire.

Thousand Eyes démarre tout doucement, avant qu’à la seconde moitié, le titre augmente en puissance. Ce début doux est très mignon et tout en sincérité, avant que le rythme ne se fasse presque oppressant, avant des instruments très bien utilisés, on se croirait presque dans une musique de film à suspense avec la longue partie instrumentale finale !

Enfin, Backyard (chanson bonus) est plutôt sympa, mais ne figure pas spécialement parmi mes préférées. On y retrouve l’ambiance douce et parfois onirique de leurs compositions, mais cela ne démarre jamais vraiment, même si le titre reste très joli.

 

OMAM3En bref, Of Monsters and Men reviennent de façon magistrale avec ce nouvel album. Ils ajoutent une légère dimension rock à leur style pop-folk qui ajoute une dimension supplémentaire à leurs titres. Ils restent cependant un mélange paradoxal de douceur, de simplicité mais aussi d’une vraie énergie et d’un certain enthousiasme.

Ils se produisent en live au Trianon le mercredi 17 juin, pour un concert complet, et ça, ça fait vraiment plaisir de voir que le public sera au rendez-vous. J’y serai, attendez-vous du coup à un live report d’ici peu ! C’est aussi pour cela que j’ai choisi de vous parler de leur album cette semaine et pas celui de Muse (dont la review arrivera… prochainement !)

 

Petit plus : si vous les aimez bien, n’hésitez pas à aller les suivre sur leur compte Snapchat (helloomam) qui livre des petites vidéos ou photos sur leur quotidien de façon assez drôle !

– Album Review – Of Monsters and Men – Beneath the Skin

– Album Review – Florence + The Machine – How Big How Blue How Beautiful

Enfin ! Florence + The Machine revient, après de très longues années sans albums. Certes, on a eu la chance de l’entendre dans plusieurs bandes son de films, notamment dans The Great Gatsby, mais cela fait longtemps sans un vrai album. Elle le dévoile depuis quelques mois avec des titres qui donnaient bien envie de l’écouter en entier, et le voilà, sorti en début de semaine !

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Florence + The Machine regroupe Florence Welch, charismatique et excentrique leader du groupe, et ses musiciens (on oublie parfois qu’il s’agit d’un vrai groupe). Véritable sensation musicale à la sortie de son premier album Lungs (avec des titres formidables comme Dog Days are Over, Drumming Song, Kiss with a Fist ou You’ve Got The Love), elle continue son ascension avec Ceremonials grâce à Shake It Out, No Light No Light ou What the Water Gave Me.

 

La revoilà donc avec How Big How Blue How Beautiful, projet qu’elle a eu le temps de mûrir pendant plusieurs années. Elle explique y avoir laissé de côté l’aspect parfois un peu grandiose et épique de ses titres, voulant quelque chose d’un peu moins pompeux et moins lugubre. Difficile tout de même de faire quelque chose de plat quand on s’appelle Florence + The Machine !

 

  • Les chansons coups de coeur :

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Le coup de coeur ultime de cet album et depuis bien longtemps revient à la formidable Queen of Peace. Un début très doux pour un couplet qui démontre un rythme assez marqué (et très bien exploité pendant tout le titre pour donner une vraie originalité à celui-ci, on le reconnaît tout de suite). La voix de Florence Welch se fait très mélodieuse sur le pont, avant un refrain très punchy, qu’on a vite envie de chanter avec elle. Le retour au couplet garde ce rythme mais la voix redevient douce, pour faire un très joli contraste. Et la fin instrumentale est encore une fois très bien exploitée, avec un motif qui vous restera en tête ! Franchement, écoutez la, je ne lui rends pas du tout service en la décrivant.

 

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Gros coup de coeur (mais celui-ci n’est pas nouveau) pour What Kind of Man, au début doux, avec des sonorités qu’on entend peu mais qui rappellent celles de Ceremonials, avant que le titre devienne particulièrement rock , tantôt saccadé tantôt mélodieux, selon les variations de sa voix.

J’aime beaucoup beaucoup aussi Hiding, plus inhabituelle pour Florence + The Machine, car plus pop-rock. Mais c’est le rythme et sa voix qui donne toute sa personnalité au titre. Elle adopte une voix plus aigüe qu’on ne lui entend pas souvent, et c’est à la fois surprenant et sympa.

Ship To Wreck est aussi très agréable à l’écoute, plus calme et plus simple que ce qu’elle peut faire d’habitude, et cela ne fait pas de mal !

Third Eye est particulèrement réussie, avec une Florence qui scande les paroles au début, donnant une intentionnalité particulièrement forte au titre, avant que cela ne devienne plus mélodieux. Le titre reste tout de même assez puissant, et se démarque vraiment des autres de l’album !

Autre coup de coeur pour St Jude, très très belle chanson. Cette fois-ci elle est vraiment très calme. Les quelques sonorités présentes jouées au synthé rappellent là encore celles de Ceremonials, mais elles se font très peu entendre, laissant toute la place à la belle voix de Florence.

Enfin, encore une chanson calme mais superbe, c’est Various Storms and Saints, où on profite de quelques accords de guitare mêlés à la voix si belle de Florence. Au bout de la moitié du titre, elle est accompagnée par des choeurs très légers, mais qui donnent une très belle profondeur à la chanteur.

 

  • Les chansons sympas 

La chanson titre de l’album HBHBHB (ouais, c’est long à taper), est un titre très sympa, avec des refrains marqués par l’usage léger de cuivres, tandis que quelques cordes font leur apparition dans la suite du titre. Cependant, on les entend assez peu, ils sont un peu mis de côté à cause d’un rythme assez présent mais pas forcément très bon, dommage car sinon la chanson est top !

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Delilah est plus énergique surtout grâce à l’intonation que Florence y met ! A la moitié du titre, le rythme devient plus enlevé encore, donnant une vraie originalité à ce morceau.

Long &Lost commence tout doucement, mais on retrouve un peu l’ambiance « cathédrale » qu’elle a pu insuffler dans ses albums précédents, avec des choeurs assez lointains, comme un écho !

Mother est aussi une bonne chanson, qui laisse entendre à son début qu’elle va devenir plus énergique, et c’est le cas sur le refrain. Dommage que cela retombe un peu après, mais le titre reste très sympa à écouter.

Caught démarre de façon un peu plus pop-rock, moins original que ce à quoi Florence peut nous habituer, mais cela reste assez sympathique à écouter.

Enfin, Make Up Your Mind renoue avec l’énergie de Florence, et son rythme saccadé, sans laisser tomber l’aspect mélodieux de son album et de ses titres. Un titre au refrain efficace, une chanson sympa à écouter !

 

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En résumé, cet album est vraiment très bon. Il montre l’évolution du style de Florence, mais sans perdre du talent de la chanteuse et de son groupe. C’est moins grandiloquent, mais pourtant cela reste puissant, fort et énergique. Et à n’en pas douter, en live ce sera tout aussi formidable. D’ailleurs, toujours pas de concerts prévus en France, mais j’ai hâte qu’elle en annonce un, pour enfin la voir en live !

 

 

 

– Album Review – Florence + The Machine – How Big How Blue How Beautiful

– Album Review – Citizens! – European Soul

On retrouve Citizens! trois ans après leur premier album ! Avec European Souls, le style évolue un peu, mais le groupe reste toujours dans ce même genre dansant qu’on écoute dès que le soleil revient.

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De qui parlons-nous ? Il s’agit d’un groupe londonien, qui avait fait sensation en 2012 lors de la sortie de Here We Are leur premier album, produit par Alex Kapranos (de Franz Ferdinand), et par Kitsuné. On a aussi retrouvé le chanteur dans pas mal de campagnes de pub branchées. Et pour les avoir vus deux fois en live (Rock en Seine 2012 et un concert très spécial aux Galeries Lafayettes), c’est un groupe vraiment très cool !

 Et ce nouvel album ? Après la médiatisation, il faut bien se remettre au travail musical ! European Soul est sorti mi-avril, et s’adapte beaucoup mieux au style Kitsuné (volontairement ou pas).

Première impression : « Ah non, c’est de l’électro chill jesaispastropquoi comme on en entend partout » et puis quelques secondes plus tard « Ouf, ils ont fait ça à leur sauce quand même ! ». Oui, on tombe dans l’électro tendance, mais leur patte reste bien présente, ne serait-ce que par la voix du chanteur et leur volonté toujours intacte de faire danser le public !

Une note ? Je dirais 4/5 !

 

  • Les chansons coup de coeur :

Lighten Up, première chanson dévoilée (avec un clip interactif bien cool http://www.citizenscitizens.com/lightenup/) est une chanson bien rythmée par le piano présent tout le long du titre ! On est plus dans la veine pop du groupe, et ça fait du bien de les retrouver comme cela.

Brick Wall est aussi une grande réussite. Cette fois-ci c’est la guitare qui est le fil conducteur de ce titre. La chanson est là encore pop, légère, très agréable à écouter !

I remember est moins légère, plus électro sur les couplets, avec toujours un rythme bien marqué. La voix de Tom Burke – le chanteur – est toujours aussi bien à écouter, et elle apporte une vraie plus-value sur ce titre !

Un peu plus de WTF avec Xmas Japan, dans laquelle on nous souhaite un joyeux noël.. Mais le titre malgré cela est vraiment très cool, avec des couplets calmes et un refrain teinté d’électro et une voix mélodieuse.

Are You Ready pour la suite ? Cette chanson est aussi un titre que j’apprécie tout particulièrement, surtout pour son refrain un peu aérien qui devient plus rythmé en crescendo.

Enfin, All I Want is You laisse un peu tomber l’électro, pour être plus dynamique, mais aussi un peu moins élaborée que les autres, presque plus sincère. Ce titre est délicieusement vintage et est une très bonne surprise dans un album de ce style !

 

  • Les chansons sympas :

Waiting for Your Lover est celle qui m’a fait craindre un album trop electro hype pour moi, mais finalement elle se révèle est un titre agréable à l’écoute, là encore elle est légère et doucement rythmée.

My Kind of Girl est moins légère, même si le dynamisme dansant qui les caractérise revient sur le refrain (qui est vraiment génial) pour notre plus grand plaisir !

Trouble se teinte de sonorités disco, allant plutôt bien avec leur style dansant. Les choeurs contribuent aussi à cet aspect rétro très sympa. Le refrain est plus classique mais tout aussi sympa !

Have I Met You ? est là encore une chanson au refrain meilleur que les couplets, un peu trop calmes. Elle reste pour autant une très bonne chanson !

Mercy est quant à elle une chanson calme, là encore plus sincère que les autres. On entend bien la voix de Tom Burke. Les passages avec les choeurs sont aussi assez émouvants !

Idiots est enfin plus rythmée, très sympa et dansante !

 

  • Les petites déceptions :

European Girl est une chanson un peu trop lancinante pour moi, le rythme n’est pas assez rapide à mon gout !

Enfin, Only Mine est là aussi un peu trop calme pour moi, elle est sympa mais il lui manque un petit quelque chose pour moi !

 

En résumé : On a un très bon album, dans l’air du temps, mais aussi qui garde la spécificité dansante du groupe et la voix de Tom Burke. Il y a une très belle énergie qu’on a hâte de voir en live ! (ils sont déjà passé à Paris, il faudra attendre un peu pour les revoir)

Vidéo

– Album review – Balthazar, Thin Walls

Balthazar n’est pas un nom de groupe qui nous est inconnu. Ils ont réussi à se faire un nom avec leurs deux albums précédents, et reviennent sur le devant de la scène avec Thin Walls !

balthazar-thin-walls-album

De qui parlons nous ?  De 5 belges qui font de la musique depuis pas mal d’années déjà et qui en sont à leur troisième, qui fait suite à Applause et Rats.

Et ce nouvel album ? On les retrouve donc avec Thin Walls, un album vraiment maîtrisé (et cela fait plaisir à entendre)

Première impression : l’album est très sympathique, doux, particulièrement harmonieux et maîtrisé.

Une note ? Allons pour le 3,5/5, car l’album est bon, très sympathique à écouter, mais il manque peut-être d’un peu de peps par moments !

 

  • Les chansons coups de coeur : 

Bunker est le titre qui m’a convaincue d’écouter tout l’album, donc oui je l’apprécie beaucoup. Il début avec du violon, une touche récurrente qui permet de donner un petit supplément aux titres du groupe. Le refrain est vraiment très beau, avec plusieurs voix et des sonorités des plus sympathiques.

Dirty Love aussi laisse entendre quelques notes au violon. La voix n’est pas des plus mélodieuses, mais cela fait un doux contraste qui n’est pas désagréable avec la douceur de la musique. Le refrain est là encore très beau.

So Easy reprend la même douceur qui est à la source de cet album. Le refrain se fait légèrement plus enlevé, joliment rythmé (on se croirait un peu sur une plage face à un coucher de soleil, pour placer le décor).

Nightclub tranche un peu avec tout cela, en étant beaucoup moins douce, les sons au synthé se font plus agressifs. Le refrain reprend tout de même les touches mélodieuses, sans pour autant perdre le rythme instauré dès le début.

Decency enfin ouvre brillamment l’album sur de très beaux passages instrumentaux encore au violon. Le refrain se fait tout aussi harmonieux, déployant au passage un joli contraste avec des couplets légèrement plus parlés.

 

  • Les titres sympas :

I Looked For You est dans la même veine que Nightclub (donc cela reste un titre sympa à écouter), mais les sons sont encore plus agressifs et les refrains sont un peu plus répétitifs.

Then What est tout aussi sympathique, étant un peu plus enjouée que le reste de l’album. Il est cependant un peu dommage qu’elle ne s’emballe pas un peu plus, comme on aurait pu s’y attendre, du coup c’est légèrement déceptif.

True Love : Le titre qui termine l’album a un début très calme, avant de devenir de plus en plus puissante. La progression est sympathique et plutôt réussie, permettant de terminer l’album en fanfare !

 

  • Les titres qui m’ont un peu déçue : 

Last Call me laisse perplexe, je ne suis pas fan des couplets un peu trop classiques à mon gout, il n’y a rien de formidable. Elle est aussi un peu longue, paraissant rallongée plus que de raisons à force de répétitions.

Wait Any Longer est enfin un peu trop lente pour moi et manque de la si belle harmonie qui a été mise en place pendant tout le reste de l’album.

 

En résumé : un très joli album qui permet de découvrir un groupe qui sait ce qu’il fait. L’album est tout en harmonie, et sait se démarquer des autres groupes du même style un peu électro-pop. Donc bravo à Balthazar !

 

Un live ? Le mois d’avril sera le mois du début de leur tournée, à Paris tout d’abord puis à Marseille, Dijon ou Nantes, avant de faire un passage au Printemps de Bourges !

– Album review – Balthazar, Thin Walls

– Album Review – Modest Mouse, Strangers to Ourselves

Modest Mouse n’avait pas sorti d’album depuis 2007 ! Je ne les connaissais que par leur apparition dans la série Newport Beach (oui oui) et leur chanson Float On. Mais j’ai été intriguée par les chansons sorties sur Youtube depuis quelques temps…

Modest Mouse

De qui parlons-nous ? On parle d’un groupe américain, fondé en 1993, reconnu pour son style rock indie, et qui revient brillamment sur le devant de la scène.

Et ce nouvel album ? Strangers to Ourselves est assez formidable, un bon album rock tout en étant assez imprévisible pourtant. 15 chansons mais aucune monotonie !

Première impression : ce sont les chansons diffusées sur Youtube avant le lancement de l’album qui m’ont poussées à écouter l’album en entier, parce qu’elles étaient vraiment cools. Cela dit, je ne m’attendais pas spécialement à quelque chose d’aussi rock !

Une note ? Ce sera 4/5 (décidément, c’est le mois des bonnes notes), pour la bonne surprise, la bonne découverte et les très bonnes chansons qu’on y trouve !

 

  • Les titres géniaux :

Mon préféré serait Lampshades on Fire, titre qui commence par une petite intro a capella, avant d’avoir un débit accéléré, un rythme marqué. La chanson est très entrainante. La petite intro revient parfois dans le titre pour calmer le jeu, avant qu’il ne reparte de plus belle.

The Ground Box, with Time in a Box est plus rock, la guitare électrique se fait très présente. Le débit du chanteur est encore assez rapide, ce qui donne beaucoup d’entrain au titre. Les choeurs un peu creepy sur le refrain (oui oui) donne une petite touche originale en plus !

Be Brave est assez formidable, plus sombre, avec un refrain très puissant, bien qu’un peu répétitif, mais cela passe très bien !

The Tortoise and the Tourist a une partie instrumentale très impressionnante et prenante pour commencer, avant de se calmer sur les couplets. Le début du refrain est presque crié par le chanteur, ce qui ajoute encore à l’énergie de leurs titres.

Ansel est aussi vraiment cool, pas aussi rock que les précédentes, plus indie, mais tout aussi réussie. Elle reste en tête, paraissant un peu enfantine, mais vraiment top, la fin est toute jolie.

Enfin, une chanson douce, Coyotes, qui était déjà dans mes chansons coups de coeur il y a quelques mois. La guitare sèche indique que la chanson sera bien plus douce que les précédentes. La voix se fait bien sûr plus posée, le temps de ce doux intermède.

  • Les chansons sympas :

Petite blague d’1 minutes et 17 secondes, God is an Indian and You’re an Asshole est répétitive mais mignonne et assez drôle ! Cela fait toujours plaisir d’avoir ce genre de petits snippets sur un album !

Of Course We Know est le titre qui clôt l’album, et commence de façon assez lente, avec un début un peu trop long. Mais la montée en crescendo du rythme et de la puissance est très intéressante et réussie.

Sh*t in your Cut est aussi assez lente au démarrage, même si le rythme est plus marqué et que des riffs de guitare entrecoupent les couplets et les refrains. Un titre rock mais pas cliché, on aime !

Wicked Campaign fait la part belle à la voix grave du chanteur, ajoutant encore une dimension rock renforcée évidemment par les guitares électriques en fond du titre.

Pups to Dust est plus indie que rock, mais vraiment très réussie aussi, avec un refrain mis en relief par un surplus de puissance. La seconde moitié se fait aussi plus rock que le reste, donnant un bon ensemble !

Enfin Sugar Boats est très cool, avec une intro utilisant un piano (étonnant pour l’album). Le rythme est très enlevé et vraiment prenant !

  • Les petites déceptions :

La première chanson de l’album Strangers to Ourselves n’est vraiment pas ma préférée, elle est très calme, trop lente à mon gout. Elle ne progresse pas vraiment,et se fait du coup assez banale.

Enfin, Pistol reprend trop les influences du rap / r’n’b sur son début, ce qui est déjà très bizarre pour ce groupe, mais aussi pas forcément réussi à mon sens.

 

En résumé : Un album très réussi, parfait pour se plonger à la découverte de Modest Mouse. Il plaira à ceux qui aiment le rock, et ceux qui aiment aussi quelque chose d’un peu plus posé.

En live ? Pas encore de concert prévu à Paris, mais ce sera à surveiller !

– Album Review – Modest Mouse, Strangers to Ourselves

– Album Review – Marina and the Diamonds, Froot

Marina and the Diamonds est de retour après plusieurs années d’attente ! Enfin, la chanteuse pop terriblement sous-estimée sort un nouvel album, Froot, savamment promu sur les réseaux sociaux. 

MATD

De qui parlons-nous ? Nous parlons de Marina Diamandis, jeune galloise d’origine grecque (ça c’est du mélange !) qui s’est fait connaître avec ses deux premiers albums Family Jewels et Electra Heart (dont le succès n’a pas été à la hauteur de ce qui aurait pu être espéré) avec des chansons comme Hollywood, Oh No, Radioactive, Bubblegum Bitch ou Primadonna.

Et donc, ce nouvel album ? Beaucoup plus sincère et mature que les précédents, Froot explore divers registres et expose les multiples talents de Marina Diamandis (notamment au niveau des paroles et de sa voix)

Première impression : Après les écoutes des premières chansons dévoilées sur Youtube, à chaque fois une certitude émergeait : l’album allait être génial. Et à l’écoute de cet album, cela se confirme !

Une note ? Pour ne pas mettre 5/5, je dirais 4,5/5. L’album est vraiment génial, mais on peut toujours trouver un petit quelque chose à redire !

 

  • Les titres géniaux : 

Premier de la liste de façon incontestée pour moi : Savages, chanson vraiment réussie qui explore la sauvagerie des relations humaines, avec des paroles très bien trouvées, notamment sur le refrain ! En plus d’avoir un vrai sens, les rimes sont bien trouvés et du coup sont encore plus faciles à retenir. Côté musique, le titre est pop, presque rock, ce qui va bien à la voix grave de Marina Diamandis. Sans aucun doute, c’est mon coup de coeur de l’album !

L’accent rock se retrouve un peu dans Better than That aussi avec des guitares électriques, qui habituellement ne marquent pas le style pop de Marina and the Diamonds. Sa voix se fait encore plus grave sur les couplets, avant d’être plus aigue sur les refrains, donnant un joli contraste.

Le rock s’efface au profit de la pop pour la plupart des titres (même si l’album ne l’est pas autant que les précédents), notamment pour Froot, chanson titre de l’album. Le titre est pop, hyper catchy, avec un refrain plus mélodieux que le reste. Difficile de ne pas danser à son écoute ! Marina fait ce qu’elle fait de mieux avec ce titre, une chanson acidulée, pour autant pas dénuée de sens.

Blue est aussi une très bonne chanson de ce type pop, avec un refrain particulièrement enthousiasmant. Le rythme est souvent assez marqué, tout en restant sur un ton plutôt léger, c’est vraiment agréable à écouter !

Mais cet album se veut plus mature, Marina laisse tomber le masque qu’elle a pu porter avant de briseuse de coeurs. Elle se fait plus sincère et dévoile donc des chansons plus douces, plus touchantes, laissant voir une facette différente. Sa voix se prête vraiment à des titres comme I’m a Ruin, plus calme que les chansons précédemment citées, et qui est assez touchante dans son texte. Le titre est aérien, malgré un rythme encore assez présent, qui évite l’ennui.

Sa voix s’exprime aussi très bien sur la superbe Happy qui ouvre l’album. Rien à voir avec ce à quoi on pourrait s’attendre : le titre est ultra calme et doux. Le choix est étonnant pour ouvrir un album. Mais c’est une ouverture nécessaire à l’album, après les deux précédents qui laissaient deviner qu’elle n’était pas heureuse (« so now you know, you know it all, that I’ve been desperately alone »). Cette chanson est vraiment belle, et le message ne peut que toucher.

Enfin, Immortal termine l’album sur la même douceur que Happy l’avait ouvert. Le message est là encore très touchant, et sa voix est un vrai bijou. Le tout est très mélodieux, et mérite vraiment d’être écouté !

  • Les chansons sympa : 

Puisqu’il faut bien distinguer un peu certains titres, je rassemble ici des titres réussis, mais qui ne sont pas des coups de coeur comme les précédents.

On commence avec Forget, dont j’aime beaucoup l’énergie pop-rock, qui permet encore une fois de mettre en relief le côte grave de la voix de Marina Diamandis. Seul bémol, la répétition au niveau du refrain, alors qu’elle nous habitue à mieux (pourtant le reste des paroles est encore très bon) !

Gold est plus indie-pop, à la fois douce et acidulée, joli mélange inédit dans son style. Le rythme est marqué par des claquements de mains, donnant un petit côté acoustique qui change de la pop !

Can’t Pin Me Down manque un peu de relief, elle est pop mais assez calme. Elle est sympa à écouter, toujours grâce à la jolie voix de Marina Diamandis et à ses paroles, mais au niveau musical, il manque peut-être un petit quelque chose, un petit grain de folie qu’elle sait pourtant si bien ajouter.

Solitaire est cette fois-ci beaucoup plus calme et assumée comme telle. Là encore les paroles valent le coup d’être remarquées. Le pré-refrain est un petit bijou. Le rythme est plus lent, les vers sont assez longs, donnant un rythme particulier, plus langoureux.

Weeds est teintée de pop, mais toujours assez calme et est l’occasion pour Marina Diamandis de monter sa voix plutôt dans les aigus. Il est un peu dommage de faire retomber l’énergie amorcée par Better than That avant Savages.

 

En résumé : Cet album est génial, et laisse Marina Diamandis s’exprime différemment des deux précédents. On la retrouve très bonne compositrice, plus touchante, plus mature, mais qui sait insuffler une bonne dose de pop et même un peu de rock quand il le faut. Un album tout en maîtrise qui vaut vraiment le coup d’être écouté (je ne regrette vraiment pas de l’avoir précommandé) !

En live ? Ca sera le 13 mai au Trianon. Cela devait être au Trabendo, mais la demande croissante à fait déplacé le concert au Trianon. Pas d’excuse, le lendemain c’est férié, alors on se bouge pour aller voir ce phénomène en live !

 

– Album Review – Marina and the Diamonds, Froot