Police Encounters (live) – FFS

Aujourd’hui pas de vraie nouveauté, mais le retour d’un coup de coeur (et ça ne fait jamais de mal) !

FFS (la réunion de Sparks et de Franz Ferdinand) vient d’illustrer la chanson Police Encounters par le passage à Rock en Seine. Il s’agit donc d’un extrait du live disponible sur Culture Box, à regarder et écouter sans modération !

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Vidéo

Rock en Seine Day 1

Rock en Seine s’est déroulé le week-end dernier, et c’est donc dans une série de 3 articles que je vais vous présenter mon ressenti sur celui-ci et les différents concerts que j’ai pu voir !

On commence par le premier jour, une belle journée sur le papier, avec des noms alléchants qui laissaient tout de même planer quelques interrogations sur leur rendu en live. La météo était aussi plutôt bonne, comme ce sera le cas pour tout le festival (mon premier RES sans pluie !), avec de grosses chaleurs le samedi et le dimanche.

Le festival a commencé avec un rapide aperçu de Vkng, dont la pop doucement électro n’a pas suffisamment accroché notre oreille pour que nous restions. C’est donc vers Ghost que nous nous sommes dirigés.

Ghost :

Il n’est pas rien de dire que c’est un tout autre genre. Le groupe suédois arbore des costumes noirs et blancs, avec du maquillage très lourd. Ils ont leur univers très bien rodé – pas forcément de ceux qui rassurent le plus cela dit. Leur style métal n’étant vraiment pas toujours ma tasse de thé, je n’en apprécie pas toutes les subtilités, mais il faut notamment reconnaître que la voix du chanteur (un certain Papa Emeritus II) est assez impressionnante !

John Butler Trio :

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAutre ambiance, sur la Grande Scène là encore, avec John Butler Trio. Les australiens dévoilent une musique très marquée par la guitare sèche. Aucun doute n’est possible, le dénommé John Butler en est bien un virtuose. Mais cela vire très vite à la démo pas très interactive, surtout lorsque ses acolytes quittent la scène pour lui laisser l’opportunité de se lancer dans une chanson d’une bonne dizaine de minutes sans paroles et simplement à la guitare sèche. Alors oui, le groupe est très fort et impressionnant, mais il peine parfois à embarquer une partie du public avec eux.

Wolf Alice :

Présentés coOLYMPUS DIGITAL CAMERAmme un groupe très prometteur, Wolf Alice a attiré du monde sur la scène Pression Live. Leur album Our Love is Cool est en effet plutôt bien (je vous en parlais ), bien que manquant un peu de maturité. Le live est clairement une déception pour moi, après tous les articles élogieux à leur sujet. Pour un groupe rock, le concert ne reflète pas vraiment ce style, à part quelques rares headbang de la chanteuse, tout est assez sage sur scène. La voix de la chanteuse n’est également pas fabuleuse en live, les chansons manquent un peu de puissance… C’est donc une déception, et c’est dommage par rapport à tout ce qui se dit autour d’eux.

FFS : 

On ne désespère pas, la soirée OLYMPUS DIGITAL CAMERAs’annonce au top. Direction la scène de la Cascade pour voir l’ovni musical FFS. Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps et le résumer avec 4 mots : MEILLEUR. CONCERT. DU. FESTIVAL. Le projet est étrange, mais sur scène, c’est une tuerie, les chansons sont grandioses, et parfaites pour le live, elles font vite danser une bonne partie du public. Mention spéciale à mes préférées que sont Police Encounters et Collaborations Don’t Work. Surtout, ce concert est marqué par des interprètes formidables. Le duo Sparks se divise entre le chanteur qui saute partout à côté d’Alex Kapranos de Franz Ferdinand, et le clavieriste qui ne bouge pas d’un centimètre, sauf pour gratifier le public d’une danse… formidable ! Chacun a ses mimiques, le concert se révèle drôle en plus d’être très réussi. C’est également l’occasion pour moi de découvrir les chansons de Sparks, dont Achoo qui aura eu le mérite de me faire bien rire là encore. Mais aussi cela m’a permis d’entendre à nouveau les classiques de Franz Ferdinand, dont l’inattendue Walk Away, accompagnée de Michael et Do You Wanna. Evidemment il ne faut pas oublier Take Me Out, le groupe sait à quel point elle est attendue, et fait même exprès d’en allonger l’intro, créant une frustration incroyable, avant que tout le public ne soit libéré dès les premières paroles. Evidemment également, tout le monde saute partout ! A vous de voir par vous-même sur Culture Box le replay du concert, pour vous assurer que comme ils le disent finalement « les collaborations marchent « !

The Offspring :

Mais pas le temps de flâner,OLYMPUS DIGITAL CAMERA il faut se hâter de rejoindre la Grande Scène pour un revival adolescent grâce aux Offspring. L’interrogation sur leur capacité à livrer un bon concert est bien présente. Elle est balayée dès le premier titre You’re Gonna Go Far Kid qui démarre magistralement le show. Ils le savent, le public aime ces chansons, et la setlist recense ainsi pêle-mêle Staring at the Sun, Kristy are you Doing Okay ?, why Don’t You Get A Job ? (point d’orgue du concert), Pretty Fly et The Kids Aren’t Alright. C’est donc un set très réussi,très rock avec une ambiance au top (difficile de ne pas connaître ces chansons !). Alors oui, leurs coupes de cheveux sont kitsch au possible et leurs derniers titres forcément moins fédérateurs que les anciens, mais The Offspring assure encore !

Kasabian :

EnOLYMPUS DIGITAL CAMERAfin, Kasabian clôt la journée, en mettant le feu à la Grande Scène – presque littéralement sur Fire. Ils sont chauds bouillants, et des titres comme Empire, Vlad The Impaler, Shoot the Runner ou Rewind sont très efficaces pour retourner la foule. Le dernier album est aussi très puissant, et l’ouverture du concert sur Bumblebee dépote clairement. Le duo Tom Meighan et Sergio Pizzorno fonctionne au top, ils rigolent souvent ensemble, ils ont l’air contents d’être là, et saluent même Mona Lisa à la fin, et tentent également une courte reprise de la version anglaise de ces soirées là ! Le groupe fait également une pause « sons et lumière » sur Treat, et également avec des lasers verts avant Empire. En bref, on se retrouve avec un concert génial pour un groupe qui gagnerait à être plus connu du public français ! Et pour le plaisir, on peut retrouver le live sur Culture Box !

Rendez-vous demain pour le Jour 2 !

Rock en Seine Day 1

Franz Ferdinand et Sparks présentent FFS !

Les supergroupes sont souvent des projets parallèles, aux destins plus ou moins médiatisés, en fonction de l’implication des différents acteurs dans le projet. Alors quand celui réunissant Franz Ferdinand et Sparks a été annoncé, le scepticisme pouvait être de mise.

FFS

Pourtant, FFS (puisque c’est le nom de ce supergroupe) est un projet mené à bien, avec un album sorti récemment, et une tournée prévue. La réunion de Franz Ferdinand, le groupe écossais, représentant phare du rock indépendant, et des américains de Sparks donne un résultat étonnant, mais intéressant à découvrir !

Tout d’abord, je fais mon mea culpa, je ne connais vraiment pas bien la musique du groupe Sparks, alors que je connais très bien Franz Ferdinand. Et tant qu’à faire, je préviens aussi que cet album étant un véritable ovni, je vais avoir du mal à décrire les chansons. Pourtant, il a beau être très étrange, le résultat est vraiment sympa à écouter. Mais pour ce qui est de la description, je dirais qu’on se trouve dans de l’électro-rock-expérimentalograndiose. Je n’ai vraiment pas mieux !

 

La chanson♡ WAOUW♡ Le coup de coeur de cet album est tombé sur Police Encounters. Le rythme est très marqué, très enjoué, et les deux voix le suivent, avant de revenir sur un refrain chanté de façon plus mélodieuse.

Chansons ♡

Les premières chansons dévoilées étaient assez prometteuses ! Ainsi, parmi mes préférées on peut trouver Johnny Delusionnal, Piss Off ou Collaborations Don’t Work (rien que pour l’ironie de ce titre). Les trois sont particulièrement énergiques, assez représentatives du style particulier de cet album. Les deux voix se mélangent plutôt bien, qu’elles chantent ensemble ou séparément ! Collaborations Don’t Work commence à la guitare acoustique, avant de monter très sérieusement le niveau sonore (attention au volume de votre casque), pour devenir quelque chose d’assez grandiose, puis de revenir à un style plus pop rock. Un beau mélange somme toute !

Save Me From Myself utilise également cette grandiloquence, après un début très saccadé au synthé. Le refrain est à la fois assez sentencieux et mélodieux en alternance. Les couplets sont reprennent le même style que le début, avant de monter en crescendo vers le refrain. Un titre pendant lequel on ne s’ennuie pas !

Autre bonne surprise avec So Many Bridges, qui commence plutôt doucement, avant de devenir plus énergique. Un peu répétitive, cette chanson n’en reste pas moins assez géniale, par son côté plus dansant que les autres titres de l’album.

Chansons ♡ : 

Des chansons calmes tirent plutôt bien leur épingle du jeu, que ce soit King of The Song, assez douce et aux paroles qui sonnent très bien ou Little Guy From the Suburbs et sa lenteur apaisante.

Call Girl se place vraiment comme un des titres les plus électro de l’album, donnant un aspect dansant et énergique à celui-ci. La répétition est assez présente, mais cela ne dérange pas trop en rapport avec le style du titre.

Dictator’s Son reprend pour sa part l’aspect grandiose insufflé à cet album, y ajoutant cette fois-ci des sonorités rock plutôt plaisantes !

The Man Without A Tan fait échos plutôt à des sonorités rock vintage, qu’on pourrait retrouver parfois dans le style de Franz Ferdinand. Une bonne surprise là encore ! Look At Me reprend cette même veine rock vintage, qui se trouve bien exploitée, même si elle tranche un peu avec d’autres chansons à dominantes plus pop voire électro.

Chansons ♡ : 

Petite déception pour So Desu Ne, qui n’est vraiment pas ma préférée à écouter, je la trouve trop électro, et je n’apprécie pas trop le rythme qui lui est insufflé.

Enfin Things I Won’t Get et The Power Couple manquent un peu de relief et d’intérêt à mon sens. Elles se laissent écouter, mais ne m’emballent vraiment pas.

En résumé, on se retrouve avec un album assez inédit, très original, qui interpelle forcément à l’écoute. Certains essais musicaux plaisent, d’autres non, cela dépend probablement des personnes. Il est bien difficile de décrire ce que je pense être un ovni musical, mais qui est tout de même sympa à écouter, tant que l’on est prévenu de l’étrangeté de cette chose !

Une chose est sûre, le live sera un véritable révélateur pour ce projet, est-ce qu’ils sauront garder ce côté grandiose, ou au contraire sera-t-il effacé ? Réponse fin août à Rock en Seine !

Petit aparté : je vais faire quelques modifications sur le blog, plus ou moins grandes, je ne sais pas encore trop, du coup la publication risque d’être un peu aléatoire pendant quelques temps. Déjà je vais bientôt un peu modifier la structure des Song of the Day qui ne seront plus aussi régulières, mais peut-être plus intéressantes !

Franz Ferdinand et Sparks présentent FFS !