The Last Shadow Puppets, un retour en force !

Le groupe The Last Shadow Puppets est bien de retour : difficile d’échapper à cette annonce, tant les articles se multiplient sur eux. Ils ont su créer l’évènement. Cela m’a intriguée, et il se trouve que c’est également en lien avec mon mémoire de fin d’études, j’ai donc choisi d’analyser un peu ce qu’il s’est passé lors de ce retour, et d’en faire un article (promis, je parlerai de l’album aussi) !

TLSP

The Last Shadow Puppets, c’est un super groupe, composé d’Alex Turner (chanteur des Arctic Monkeys) et de Miles Kane (dont la carrière solo est assez formidable). Dit comme cela, ce n’est pas étonnant qu’ils fassent tant de bruit. Sauf que ce groupe n’a à son compteur qu’un seul et unique album, sorti en 2008, et si la carrière des Arctic Monkeys a très bien démarré quelques années auparavant, Miles Kane n’est lui pour le coup pas connu. Ils montent ce groupe entre meilleurs amis et obtiennent un grand succès. Et puis, à part quelques teasing de retour en studio, plus rien avant décembre 2015 en termes de communication officielle.

Si Alex Turner et Miles Kane ont bien progressé en notoriété depuis, TLSP n’a pas été mentionné depuis bien longtemps, et aurait pu retourner à l’état des projets abandonnés par les artistes accaparés par leurs carrières premières.

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Et pourtant. L’annonce de leur retour en décembre 2015 a fait l’effet d’une bombe. En termes de communication, rien de plus simple. Un post sur leur page Facebook (morte depuis bien longtemps) avec une vidéo montrant les deux compères et d’autres images sur fond de musique énigmatique, a posteriori on reconnait seulement quelques notes de Bad Habits. Et la mention finale « Spring 2016 » confirme bien la sortie d’un nouvel album. Le retour est annoncé, la pression monte chez les fans de la première heure, comme les plus récents fans d’Arctic Monkeys ou Miles Kane qui pourraient découvrir le projet seulement à cette occasion.

Mais en termes de communication, ne rien avoir fait depuis 2008, cela implique quelques ajustements. Par exemple, créer un compte Twitter, probablement fait par le management du groupe, sachant qu’Alex Turner n’en a pas, et que Miles Kane poste de temps en temps, préférant visiblement Instagram, pour partager ses superbes costumes ! Mais créer un compte Twitter au groupe, c’est souligner que c’est plus qu’un petit side project. C’est officialiser le travail, et souligner que ce n’est pas que Alex Turner + Miles Kane, mais bien The Last Shadow Puppets. Du coup c’est plus facile pour annoncer dates de concert, sortie d’album et de chansons, cela permet d’avoir une communication officielle et mieux maitrisée.

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Au niveau du ton, on voit que le groupe reste dans son style, avec une certaine distance, une sorte de froideur propre au style crooner rock. Il n’est pas question d’ajouter des emojis ou encore de marquer la présence personnelle, pas de signature, ni même de ponctuation trop enthousiaste. Au contraire, la langueur parfois suggestive du groupe se retrouve même dans un usage étonnant et fréquent des points de suspension, très rare.

En dehors de la gestion des réseaux sociaux, le groupe donne beaucoup d’interviews, avec des visuels assez fabuleux qui sont ensuite repris par les fans. Ils se construisent leur identité visuelle, assez stylée et surtout assez british. Ils s’assurent que les fans soient bien au courant de la reformation du groupe, mais surtout que le grand public ne puisse y échapper, et qu’il reconnaisse ses deux figures de proue (qu’il peut connaître des Arctic Monkeys ou de la carrière solo de Miles Kane).

Enfin, quelques concerts ont eu lieu avant la sortie de l’album. ils ont été complets en seulement quelques minutes, réalisant un tour de force qui prouve bien à quel point l’attente des fans était forte. Dans le même temps, ils ont été annoncés parmi les têtes d’affiche de nombreux festivals, ce qui est assez fort pour un groupe qui ne sort que son deuxième album !

TLSPLeur communication les a bien placés parmi les groupes les plus attendus de l’année, ils l’ont savamment orchestrée. Mais tout cela n’aurait été rien si l’album derrière ne fournissait pas la qualité nécessaire pour répondre à cette attente.

Or, Everything You’ve Come to Expect est assez brillant. On retrouve bien cette ambiance un peu crooner rock, le style est très classe. On identifie tout de suite les voix d’Alex Turner et Miles Kane qui se mélangent à la perfection.

L’ajout de cordes sur pas mal de titres leur donne une profondeur assez formidable, qui permet d’ajouter une vraie originalité au groupe. Ce n’est pas juste un regroupement de talents, c’est bien une création originale et travaillée. La guitare est quand même l’instrument de prédilection des deux trublions, et ça s’entend, ils y sont vraiment doués. Mais ils ont choisi de ne pas faire hurler les guitares en permanence, ce qui permet de mieux apprécier leur travail dessus.

Difficile de sortir des titres pour les citer comme mes préférés, mais on peut quand même citer la très punchy Bad Habits, la douce Miracle Aligner, la mélodieuse Pattern. On passe de ballades à la délicatesse extrême comme The Dream Synopsis à d’autres titres plus rock à la Sweet Dream, TN, sans jamais perdre un certain sens du groove comme The Element of Surprise.

 L’album est vraiment très très bon, il déploie le style The Last Shadow Puppets sur tous les titres et même 8 ans après continue le travail du groupe. Toutes les actions de communication autour du groupe conduisent bien à mettre en avant ce petit bijou, sans lequel elle aurait été vaine de toutes façons. C’est un album à écouter, vraiment !

J’espère que cet article un peu différent sur son sujet et sur sa forme vous aura plu !

The Last Shadow Puppets, un retour en force !

Bears of Legend – Ghostwritten Chronicles

Un énorme coup de coeur de ce début d’année va au groupe canadien Bears of Legend. Leur album Ghostwritten Chronicles est un vrai bijou. Certes, il n’est peut-être pas accessible à tout le monde du fait de son originalité, mais il mérite une première écoute de découverte. Le groupe déploie un univers unique au sein d’un vrai et authentique projet, tout en dévoilant des chansons incroyablement mélodieuses.

Bears of legend

Pour vous donner quelques éléments de comparaison (toujours assez maladroit et risqué, vous aurez peut-être assez vite envie de me contredire), Bears of Legend prend l’énergie folk de Mumford & Sons, le talent multi-instrumentiste d’Arcade Fire, et une petit influence locale à la façon des Cowboys Fringants. On est face à un concept album, qui se déploie le long d’une véritable histoire, inspirée d’un mystérieux journal de bord retrouvé en mer. L’histoire se passe entre les années 1400 et 1700 et on y suit un équipage passant par toutes les émotions, de la peur, de l’amour, au rêve, à la liberté…

C’est assez rare pour être souligné, leur projet est ambitieux, et certains titres sont assez incroyables. Mon préféré est sans conteste When I Saved You From the Sea. Les cordes, le piano et la voix du chanteur se mêlent pour créer un résultat doux et surtout avec une mélodie envoutante. Ils ont bien fait d’en faire leur premier titre extrait de l’album, car c’est à mon sens le meilleur.

Ensuite on retrouve cette même mélodie avec un rythme assez similaire sur Be Mine, All Mine. La deuxième partie de la chanson rompt légèrement avec cela, mais est très prenante et émouvante. We’re Dead a pour sa part un très beau refrain, où la voix du chanteur se fait fébrile et émouvante, accompagnée par les cordes. Celles-ci marquent aussi Beside Me, pour laquelle la mélodie se met cette fois-ci au service d’une dimension plus pop. She Breaks me Down revient plus sur la dimension dramatique de l’album, avec un titre émouvant. Mais en termes d’émotions, c’est bien In the middle of the sea qui remporte la palme, elle est vraiment superbe, avec un pont jusqu’au refrain un peu plus épique.

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On trouve aussi des titres plus rythmés, qui se rapproche d’une vraie énergie à la Mumford & Sons. Ainsi, sur The Arkansas River, le piano et la batterie battent un rythme léger mais plus mouvementé, quand la voix se fait plus rapide sur le refrain. Sur Challenge Me, ce sont des coeurs qui donnent plus de profondeur. Enfin, We Rise commence très délicatement, mais fait entendre toute sa puissance au niveau du refrain.

Certains titres sont cependant un peu répétitifs selon moi, surtout au niveau du refrain et ne figurent pas parmi mes préférés. Ils restent très bons, mais par rapport aux petites perles distillées sur l’album, ils me tentent moins. Il s’agit de Encore, seul titre en français dont la fin est pourtant sublimement mélodieuse, You, Hell No ou Loved (the Chance).

Cela n’enlève rien à l’incroyable qualité de l’album, qui reste un véritable bijou. Une excellente découverte comme on aime les faire. N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ce groupe !

En tous cas, ils seront le 2 avril au Pan Piper à Paris, pour se lancer à la conquête du public français !

Bears of Legend – Ghostwritten Chronicles

Cage the Elephant : Tell Me I’m Pretty

Deux ans après le très réussi Melophobia (dont on retiendra par exemple la superbe Cigarettes Daydream), les américains de Cage The Elephant reviennent distiller leur énergie folle. Le nouvel album s’appelle Tell Me I’m Pretty et s’inscrit bien dans l’évolution de la carrière du groupe. Cette fois-ci cependant, l’album est produit par Dan Auerbach, chanteur des Black Keys et producteur récent des albums de Hanni el Khatib, Valerie June et accessoirement le dernier de Lana del Rey. Du lourd donc, raison de plus pour aller le découvrir et l’écouter en boucle pendant les fêtes !

Cage The Elephant

Par rapport aux albums précédents du groupe, quelques changements sont à noter tout de même. Il est un peu moins punchy, ou en tous cas moins foufou que Thank You Happy Birthday (2011) par exemple. La patte de Dan Auerbach se fait entendre très très rapidement, notamment au niveau de l’importance de la guitare et une certaine influence blues, savamment vintage. La rencontre de ce producteur de génie avec Cage The Elephant donne en tous cas un mélange très réussi !

D’abord, l’essence même de cet album est belle et bien rock. La voix, la guitare et le rythme s’accordent pour créer des titres qui fleurent bon le rock à la Black Keys un peu. Une des meilleures chansons de l’album s’appelle Punchin’ Bag, titre très réussi au pont assez surprenant, plus mélodieux que le reste. Mess Around, également une de mes préférées se voit agrémentée de choeurs, mais reste quand même « badass ». On peut même y déceler un petit aspect vintage qui répond à ce que l’on a pu entendre dans les albums précédents. Cry Baby est plus sombre dans son ambiance, un peu moins rapide que les autres, mais tout aussi réussie. Enfin, Portuguese Knife Flight s’ouvre sur des accords de guitare électrique au premier plan, annonçant bien le style du titre.

D’autres titres ont un style un peu moins clair. Ils restent rythmés, et toujours avec cette patte un peu vintage, mais le jeu sur les choeurs les rend un peu plus pop que les chansons précédemment citées. Parmi ces titres, un coup de coeur insoupçonné, Sweetie Little Jean et ses notes de piano couplées à la batterie pour rythmer de façon originale la chanson. Des moments de douceur se laissent remplacer par un refrain plutôt puissant, alors que la voix reste dans la douceur précédente. Une très bonne surprise ! Un peu dans le même style, on peut citer Cold Cold Cold, qui joue beaucoup sur l’anaphore et la répétition de « Doctor ». La construction en crescendo est plutôt efficace, jusqu’à un refrain où cette fois-ci la voix n’hésite pas à se faire plus criée ! Enfin That’s Right joue beaucoup plus sur un aspect dansant et vitaminé tout en restant doucement vintage.

Enfin, la nostalgie apportée par la touche blues de Dan Auerbach se fait sentir sur les titres restants. On l’entend ainsi dans Trouble, sur laquelle la voix se fait presque chuchotée au départ, avant de s’affirmer assez rapidement avec les guitares, avant de retomber dans la même douceur et langueur. Too Late to Say Goodbye commence elle sur des accords de guitare électrique plutôt énergiques, alors que la suite se révèle langoureuse, avant un très joli refrain. Enfin, How Are You True est la chanson la plus calme de tout l’album, offrant une très jolie pause dans la tracklist de celui-ci.

Bref, Tell Me I’m Pretty est une très grosse réussite à mon sens, avec des petites surprises appréciables, mais surtout une grosse cohérence tout au long de l’album. Le style développé par le groupe au cours de leur carrière et la touche Dan Auerbach se mêlent pour offrir un ensemble sans une fausse note, sans une chanson qu’on aurait envie de passer.

Quant au live, les trublions de Cage the Elephant seront au Trabendo le 22 février prochain, aucun doute qu’ils sauront retourner cette petite salle !

Cage the Elephant : Tell Me I’m Pretty

Half Moon Run – Sun Leads Me On

Enfin, les petits prodiges canadiens de Half Moon Run sont de retour ! Deux ans après leur premier album, Dark Eyes, ponctué d’excellents morceaux (Circle, Call me in the Afternoon ou Nerve pour ne citer qu’eux), ils reviennent donc avec Sun Leads Me On. 

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Ils en profitent pour confirmer l’étendue de leur talent, que ce soit en termes d’écriture des chansons, de chant, de mélodie, et rappellent qu’en quelques notes, ils vous transportent dans un univers tout doux. S’il fallait comparer ce nouvel opus au précédent, on pourrait relever que le premier était légèrement plus folk que celui-ci, qui se concentre sur des sons délicats et mélodieux. Parfois, des titres rythmés font surface et empêchent l’installation d’une certaine monotonie.

Ce qui frappe à l’écoute, c’est bien la douceur qui se dégage de l’ensemble des titres. Parmi ceux-ci, on peut citer le premier, Warmest Regards, marqué par des tons assez graves. Everybody Wants fait entendre à l’inverse un chant plus aigü, ponctué tout d’abord par quelques accords de guitare, puis quelques voix en choeur. Parmi ces chansons douces et calmes, on peut également citer la très courte chanson instrumentale intitulée Throes, qui constitue un très bel interlude. Enfin, The Debt est à mon avis un peu en dessous, je l’apprécie moins que les précédentes, car ici la langueur se retrouve à la fois dans le chant et la musique.

D’autres chansons font entendre de très beaux aspects mélodieux, comme ma préférée de l’album, I Can’t Figure Out What’s Going On, où l’intervention des cordes a un rendu absolument magique. Sur Hands in the Garden, c’est la voix et les choeurs qui l’accompagnent qui présentent cet aspect mélodieux et si doux à entendre. Le même ressort est utilisé pour Narrow Margins et Sun Lead Me On. J’avoue être impressionnée par la délicatesse de la voix sur ces derniers titres, alors que sur d’autres chansons, elle est très bien, mais n’attire pas forcément l’attention sur elle. C’est également un bel accent mis sur des paroles parfois très vraies, et en tous cas très jolies. Devil May Care se démarque un peu, elle est en guitare-voix et est plus enjouée que les autres, sans pour autant perdre de sa douceur. Elle est plutôt sympa à écouter en fin d’album ! Enfin, It Works Itself Out est à la fois assez douce, à la fois assez mélodieuse et a un final assez rythmé et puissant, qui fait part de l’étendue du talent de ce groupe.

Enfin, des petites pépites vitaminées se cachent dans cet écrin de douceur. La première d’entre elles, Consider Yourself exploite des accents rock avec des sonorités électro (oui oui) qui laisse entrevoir une facette plus « badass » du groupe, dans laquelle ils se débrouillent plutôt bien aussi ! Ils retrouvent leur harmonie habituelle sur la géniale Turn Your Love, où les voix se font entendre en choeur, et la puissance ne manque pas pendant les refrains. Enfin, l’album se termine sur une touche électropop avec Trust, qui est à la fois punchy tout en restant très légère.

Cet album est donc une excellente surprise, avec de véritables joyaux en son sein, qui me font absolument adorer ce groupe qu’est Half Moon Run. Si vous souhaitez les voir en live c’est soit la semaine prochaine dans l’intimité du Trabendo, soit le 11 mars à la Cigale de Paris !

Half Moon Run – Sun Leads Me On

Stereophonics – Keep the Village Alive

On ne présente plus les gallois des Stereophonics, qui avec leurs titres Maybe Tomorrow ou Have a Nice Day ont fait le tour du monde. Leur musique rock est vraiment cool, et au délà des deux tubes cités précédents, il n’est pas difficile d’en trouver d’autres à adorer. Ma chanson préférée ? Local Boy in the Photograph !

Stereophonics

Les voilà donc de retour avec Keep the Village Alive. Pas de révolution ni de changement brutal au programme, les chansons se rapprochent du style rock indé qu’ils ont su se créer, si bien que en les entendant, on reconnait directement leur patte.

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On retrouve ainsi des chansons traditionnelles pour eux, qui sont pourtant de vraies réussites, comme I Wanna Get Lost With You, faisant valoir sur les refrains la voix éraillée de Kelly Jones, ou encore Fight or Flight, qui crée une espèce de tension en crescendo pendant toute la chanson. White Lies, bien qu’un peu plus calme, fait valoir la nonchalance qui peut faire partie de leur style de temps à autres, tandis que Mr and Mrs Smith, bien que plus marquée par la guitare sèche relève également de ce même style Stereophonics.

 

D’autres titres se font plus péchus, plus énergiques. On peut ainsi évoquer le premier titre dévoilé, qui fait également l’ouverture de l’album, C’est la Vie (en français dans le texte), dont le style dansant et énergique colle bien au message un peu Carpe Diem ! Sing Little Sister elle ne se départit pas du tout du style rock du groupe, mais le fait d’une façon particulièrement rythmée qui donne plus de relief au titre. Sunny commence plus calmement, au piano, mais une rupture se fait très vite entendre avec des instruments à cordes, qui font ensuite intervenir un refrain vraiment puissant !

Enfin, des titres se démarquent par une douceur incroyable, emplie d’émotions. C’est là qu’on retrouver ma chanson chouchou de l’album, Song For The Summer, qui m’avait déjà fait une bonne impression en live à Rock en Seine. Elle est absolue sublime, à vous de l’écouter maintenant ! My Hero est aussi vraiment belle avec les interventions d’autres voix du groupe, et Into the World se fait plus solennelle, mais encore une fois absolument sublime (il s’en faut de peu pour qu’elle ne détrône Song For the Summer).

 

En tous cas c’est un très bon album. En aucun cas il n’est surprenant ni ne change le style du groupe, et finalement c’est très bien comme cela. Leur style est tout trouvé depuis des années, et ils l’exploitent encore une fois brillamment. L’émotion et l’énergie sont au rendez-vous de titres qui parviennent à être très différents les uns les autres tout de même. L’album est court, mais sorti à cette période de l’année, il apporte une légère touche de nostalgie, se révélant être l’album parfait pour la fin de l’été !

Stereophonics – Keep the Village Alive

Foals – What Went Down

Si l’on devait citer un album pour cette rentrée 2015, ce serait inévitablement What Went Down de Foals ! Le quatrième album des britanniques était plus que très attendu, après son premier extrait qui a secoué la communauté musicale sur les réseaux sociaux. 

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Aucune déception en vue, le défi a bien été relevé et les attentes dépassées par Foals ! Mais si le premier extrait What Went Down avait laissé entrevoir un album purement rock, il serait réducteur d’en rester là à l’écoute de tout l’opus. Il est en effet plus nuancé que cela. Il reste bien ancré dans le style rock, et clairement doit envoyer du lourd en live, mais il développe plus de sonorités sur les différents titres que l’on y retrouve.

Ainsi, l’ouverture est assez magistrale sur What Went Down, qui fait rugir les guitares électriques, et sur laquelle on a bien envie de crier avec le chanteur Yannis Philippakis. Parmi les chansons qui suivent cette veine on peut signaler Snake Oil, avec un pont et une fin vraiment top, ou Albatross, qui monte bien en puissance à la fin du premier couplet.

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Mais cette dernière laisse entrevoir une certaine tendance propre à Foals et à cet album : un certain nombre de chansons sont construites sur des rythmes enthousiasmants, presque dansants ! Et c’est ainsi qu’on a mon coup de coeur de l’album qui est Mountain at My Gates, un vrai petit bijou aux couplets très punchy et au refrain plus mélodieux ! (on en profite pour regarder ce clip intéressant techniquement puisque l’on peut naviguer à 360° !) Night Swimmers aura aussi le mérite de vous donner envie de vous trémousser, avec des rythmes très saccadés et énergiques. A partir de sa moitié, les guitares électriques reprennent le dessus, mais pourtant le rythme reste très présent et on assiste à un mélange des genres très réussi !

Des chansons plus calmes ponctuent également l’album. Il s’agit par exemple de Birch Tree, avec un très joli refrain repris très légèrement en choeur. Give It All se fait moins pop, encore plus calme et douce. L’anaphore en Give Me au début de chaque vers permet de mémoriser la chanson rapidement et lui donne un peu une dimension incantatoire qui est très sympa. London Thunder fait entendre un discret fond au piano, jolie surprise pour cet album. La voix de Yannis Philippakis est bien mise en avant avant que d’autres voix ne le rejoignent. Lonely Hunter est légèrement moins calme, mais toujours empreinte d’une certaine douceur, en contradiction avec la voix grave du chanteur.

Enfin a Knife in the Ocean est à la fois douce, avec une certaine langueur, tandis que la batterie et les guitares électriques rappellent les titres les plus rock de l’album. Un bon mélange là encore, qui prouve que Foals est toujours bon dans la nuance !

En résumé cet album est un vrai coup de coeur pour moi, car il est à la fois rock, vitaminé et doux. J’aime tous les titres (ce qui est très rare), et s’il fallait en ressortir un, ce serait Mountain at My Gate ! Pour les voir en live, il faudra aller à l’Olympia le 2 février prochain, et ça s’annonce assez grandiose !

 

 

Vidéo

Franz Ferdinand et Sparks présentent FFS !

Les supergroupes sont souvent des projets parallèles, aux destins plus ou moins médiatisés, en fonction de l’implication des différents acteurs dans le projet. Alors quand celui réunissant Franz Ferdinand et Sparks a été annoncé, le scepticisme pouvait être de mise.

FFS

Pourtant, FFS (puisque c’est le nom de ce supergroupe) est un projet mené à bien, avec un album sorti récemment, et une tournée prévue. La réunion de Franz Ferdinand, le groupe écossais, représentant phare du rock indépendant, et des américains de Sparks donne un résultat étonnant, mais intéressant à découvrir !

Tout d’abord, je fais mon mea culpa, je ne connais vraiment pas bien la musique du groupe Sparks, alors que je connais très bien Franz Ferdinand. Et tant qu’à faire, je préviens aussi que cet album étant un véritable ovni, je vais avoir du mal à décrire les chansons. Pourtant, il a beau être très étrange, le résultat est vraiment sympa à écouter. Mais pour ce qui est de la description, je dirais qu’on se trouve dans de l’électro-rock-expérimentalograndiose. Je n’ai vraiment pas mieux !

 

La chanson♡ WAOUW♡ Le coup de coeur de cet album est tombé sur Police Encounters. Le rythme est très marqué, très enjoué, et les deux voix le suivent, avant de revenir sur un refrain chanté de façon plus mélodieuse.

Chansons ♡

Les premières chansons dévoilées étaient assez prometteuses ! Ainsi, parmi mes préférées on peut trouver Johnny Delusionnal, Piss Off ou Collaborations Don’t Work (rien que pour l’ironie de ce titre). Les trois sont particulièrement énergiques, assez représentatives du style particulier de cet album. Les deux voix se mélangent plutôt bien, qu’elles chantent ensemble ou séparément ! Collaborations Don’t Work commence à la guitare acoustique, avant de monter très sérieusement le niveau sonore (attention au volume de votre casque), pour devenir quelque chose d’assez grandiose, puis de revenir à un style plus pop rock. Un beau mélange somme toute !

Save Me From Myself utilise également cette grandiloquence, après un début très saccadé au synthé. Le refrain est à la fois assez sentencieux et mélodieux en alternance. Les couplets sont reprennent le même style que le début, avant de monter en crescendo vers le refrain. Un titre pendant lequel on ne s’ennuie pas !

Autre bonne surprise avec So Many Bridges, qui commence plutôt doucement, avant de devenir plus énergique. Un peu répétitive, cette chanson n’en reste pas moins assez géniale, par son côté plus dansant que les autres titres de l’album.

Chansons ♡ : 

Des chansons calmes tirent plutôt bien leur épingle du jeu, que ce soit King of The Song, assez douce et aux paroles qui sonnent très bien ou Little Guy From the Suburbs et sa lenteur apaisante.

Call Girl se place vraiment comme un des titres les plus électro de l’album, donnant un aspect dansant et énergique à celui-ci. La répétition est assez présente, mais cela ne dérange pas trop en rapport avec le style du titre.

Dictator’s Son reprend pour sa part l’aspect grandiose insufflé à cet album, y ajoutant cette fois-ci des sonorités rock plutôt plaisantes !

The Man Without A Tan fait échos plutôt à des sonorités rock vintage, qu’on pourrait retrouver parfois dans le style de Franz Ferdinand. Une bonne surprise là encore ! Look At Me reprend cette même veine rock vintage, qui se trouve bien exploitée, même si elle tranche un peu avec d’autres chansons à dominantes plus pop voire électro.

Chansons ♡ : 

Petite déception pour So Desu Ne, qui n’est vraiment pas ma préférée à écouter, je la trouve trop électro, et je n’apprécie pas trop le rythme qui lui est insufflé.

Enfin Things I Won’t Get et The Power Couple manquent un peu de relief et d’intérêt à mon sens. Elles se laissent écouter, mais ne m’emballent vraiment pas.

En résumé, on se retrouve avec un album assez inédit, très original, qui interpelle forcément à l’écoute. Certains essais musicaux plaisent, d’autres non, cela dépend probablement des personnes. Il est bien difficile de décrire ce que je pense être un ovni musical, mais qui est tout de même sympa à écouter, tant que l’on est prévenu de l’étrangeté de cette chose !

Une chose est sûre, le live sera un véritable révélateur pour ce projet, est-ce qu’ils sauront garder ce côté grandiose, ou au contraire sera-t-il effacé ? Réponse fin août à Rock en Seine !

Petit aparté : je vais faire quelques modifications sur le blog, plus ou moins grandes, je ne sais pas encore trop, du coup la publication risque d’être un peu aléatoire pendant quelques temps. Déjà je vais bientôt un peu modifier la structure des Song of the Day qui ne seront plus aussi régulières, mais peut-être plus intéressantes !

Franz Ferdinand et Sparks présentent FFS !

– Album Review – Of Monsters and Men – Beneath the Skin

Nouvel album venu d’Islande en vue ! En effet, les islandais du groupe Of Monsters and Men sont de retour avec Beneath the Skin, qui intervient 3 ans après le précédent, My Head is an Animal. Autant le dire tout de suite, ce retour est plus que réussi, avec un album tout simplement génial à écouter !

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Petit retour sur Of Monsters and Men, ce groupe de 5 membres – souvent accompagné d’un ou deux musiciens supplémentaires sur scène – qui nous vient du grand nord. Leur style pop-folk aux paroles oniriques avait fait leur succès en 2012 grâce à Little Talks et Lakehouse. Un premier album déjà très réussi qui les avait fait progressivement connaître et tourner dans le monde entier.

La confirmation arrive bien avec le nouvel album, Beneath The Skin, dont les premiers titres ont été distillés sous la forme de lyric vidéos originales, chantées en playback par des personnages atypiques et très impliqués par leurs émotions !

Chansons ♡♡♡ :

Empire est clairement mon coup de coeur absolu de cet album. Chanté par Raggi, ce titre fait preuve d’un rythme plutôt marqué avec des accords de guitare électrique mêlés à ceux de la guitare sèche. La voix est douce mais sait donner les intonations qu’il faut pour que ce ne soit pas monotone, jusqu’au refrain, chanté par Nanna et Raggi de façon très fluide donnant un aspect très mélodieux.

Pas très loin derrière on retrouve I Of The Storm, une chanson beaucoup calme et émouvante comme ce groupe sait si bien le faire. La voix de Nanna fait sentir cette émotion. Si le rythme est là aussi marqué, le pont reste très mélodieux et doux, avant un refrain particulièrement beau.

Human est là encore un très bon titre, au rythme très marqué (c’est une bonne surprise de cet album, qui utilise beaucoup mieux son super batteur). Le refrain est très puissant, presque rock (si si !) sur lequel les deux voix se mélangent comme toujours super bien.

OMAM4Wolves Without Teeth dévoile un rythme plus doux, et un vrai dialogue entre les deux voix même sur les couplets. Le refrain est quant à lui encore tout doux mais teinté de sonorités légèrement rock qui donnent de la personnalité au titre. Des voix se rajoutent sur le deuxième refrain et la guitare électrique est également plus présente au fur et à mesure, laissant voir une vraie progression.

Pour continuer dans la première moitié de cet album, on retrouve Hunger, titre qui commence tout doucement sur la voix de Nanna et une guitare sèche. Après quelques couplets, le rythme devient plus présent et la voix plus énergique.

We Sink est là encore un vrai dialogue entre Nanna et Raggi dont les voix vont décidément si bien ensemble ! Le refrain est très puissant, bien amené par des couplets calmes sans l’être vraiment. Ils réussissent (dans cette chanson comme dans tout l’album finalement) à conserver leur douceur sans pour autant négliger le rythme et la puissance de leurs titres.

Enfin, une chanson bonus, Winter Sound est une vraie petite pépite. L’entame est directement rock, presque vintage, avant d’être en rupture avec le couplet sur lequel la guitare électrique disparaît. Mais l’énergie est toujours là, grâce au rythme très marqué et à l’intonation de la voix de Nanna. La force qu’elle impose sur le refrain en fait une sorte d’hymne, repris en coeur par le reste du groupe. Un titre qui aurait bien fait de ne pas seulement être « bonus » !

Chansons ♡♡ :

OMAM2La douce Organs n’est pas sans rappeler le style du titre Love Love Love, avec la voix de Nanna remplie d’émotions, seulement une guitare sèche pour l’accompagner du moins au début. C’est un très beau titre, plein de sincérité et d’une véritable émotion.

Crystals, plus énergique, a été le premier titre révélé pour cet album. Par sa force, il a lui aussi le pouvoir d’être un véritable hymne, repris à n’en pas douter en choeur par les publics lors des concerts. Le refrain est hyper efficace, tandis que les couplets sont mélodieux et doux, un excellent titre donc, qui doit encore mieux rendre en live !

Slow Life n’est pas si calme que le titre pourrait laisser imaginer. Les accords après le couplet sont très sympa, et laissent encore une fois entrevoir les sonorités rock ajoutées au style folk du groupe. Le refrain est lui aussi très joli, même si on a un peu l’impression que le titre met légèrement trop de temps à démarrer.

Black Water est cette fois ci chantée au départ par Raggi, avant que Nanna reprenne le chant d’une très belle façon, lors d’une montée en crescendo dès plus réussies. Ensuite s’y ajoutent de très jolis effet de choeur, qui restent pourtant dans la simplicité de ce qu’ils peuvent faire.

Thousand Eyes démarre tout doucement, avant qu’à la seconde moitié, le titre augmente en puissance. Ce début doux est très mignon et tout en sincérité, avant que le rythme ne se fasse presque oppressant, avant des instruments très bien utilisés, on se croirait presque dans une musique de film à suspense avec la longue partie instrumentale finale !

Enfin, Backyard (chanson bonus) est plutôt sympa, mais ne figure pas spécialement parmi mes préférées. On y retrouve l’ambiance douce et parfois onirique de leurs compositions, mais cela ne démarre jamais vraiment, même si le titre reste très joli.

 

OMAM3En bref, Of Monsters and Men reviennent de façon magistrale avec ce nouvel album. Ils ajoutent une légère dimension rock à leur style pop-folk qui ajoute une dimension supplémentaire à leurs titres. Ils restent cependant un mélange paradoxal de douceur, de simplicité mais aussi d’une vraie énergie et d’un certain enthousiasme.

Ils se produisent en live au Trianon le mercredi 17 juin, pour un concert complet, et ça, ça fait vraiment plaisir de voir que le public sera au rendez-vous. J’y serai, attendez-vous du coup à un live report d’ici peu ! C’est aussi pour cela que j’ai choisi de vous parler de leur album cette semaine et pas celui de Muse (dont la review arrivera… prochainement !)

 

Petit plus : si vous les aimez bien, n’hésitez pas à aller les suivre sur leur compte Snapchat (helloomam) qui livre des petites vidéos ou photos sur leur quotidien de façon assez drôle !

– Album Review – Of Monsters and Men – Beneath the Skin

– Mois Musical – En mai, tout te plait ?

Retour de la chronique mois musical concernant le mois de mai (certains mois passent un peu à la trappe oups !), avec de très bons albums, un excellent concert, et de formidables perspectives pour le mois de juin, que demander de plus ?

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Les albums : Les deux à retenir pour le mois de mai sont assez faciles à deviner…. Il y a d’abord celui de Mumford And Sons, au style un peu moins folk que précédemment, mais qui garde l’émotion et la puissance dont ils sont capables (mon avis plus précis par ici). Dans un autre genre, j’ai beaucoup aimé aussi le deuxième album solo de Brandon Flowers, très pop et surtout réussi dans son originalité (plus de précisions ici).

 

tumblr_nigb2cTYGZ1re3x32o1_250Les songs of the day : Un mois assez chargé en bonnes chansons sachant que beaucoup d’albums vont bientôt sortir, difficile de n’en retenir que quelques unes (sachant que si je les publie sur Hypermusicality c’est que je les apprécie déjà pas mal), mais on va essayer !

FFS (Franz Ferdinand & Sparks) dévoilent un peu plus l’album à venir avec Collaborations don’t Work, titre ô combien ironique qui mérite déjà d’être salué, et qui en plus dévoile un style intéressant, assez grandiloquent sur le refrain. A suivre (mais cette collaboration a l’air de plutôt bien fonctionner)!

Autre album à venir qui se dévoile : celui des islandais Of Monsters and Men, qu’on retrouve avec Empire, qui est pour moi la meilleure qui ait été dévoilée jusqu’alors avec un super refrain, un vrai entrain !

Beaucoup moins attendu, on retrouve Nate Ruess, chanteur du groupe Fun, en solo avec Great Big Storm. Il reprend bien le style de Fun avec sa voix caractéristique et l’emploi de choeurs, et c’est très réussi !

Encore un peu moins attendu, le retour des Stereophonics (qui seront à Rock en Seine !) avec C’est La Vie (en français dans le texte), titre rock assez rythmé. Je ne m’attendais pas forcément à quelque chose d’aussi rock, j’ai hâte d’entendre la suite !

Enfin, Everything Everything aussi amorcent leur retour avec Regret, titre toujours aussi original comme ils savent le faire, mais très réussi, avec un rythme marqué mais gommé par une voix plus présente qu’à leur habitude. Là encore, j’aimerais bien que l’album sorte vite pour avoir plus de leurs chansons !

 

Le concert du mois : Oui, il n’y en a eu qu’un, mais quel concert ! Celui de Marina and the Diamonds, de retour après de très longues années d’absence à Paris. Elle a enflammé la salle avec ses titres les plus pop mais aussi les plus émouvants. Sa voix est encore plus impressionnante en live qu’en studio et ses petites mimiques assurent bien sa personnalité pop originale, tout en montrant qu’on peut faire de la pop en sachant chanter, et en restant sincère !

 

giphy (3)Et le mois de juin ? Dernier mois avant la pause supposée des ventes d’album pendant l’été et les festivals, il devrait être bien copieusement chargé ! Entre l’album de Muse, celui de Florence and the Machine ou encore celui de Of Monsters and Men, je ne vais plus savoir où donner de la tête, surtout qu’il faudra en rajouter d’autres, comme celui de FFS. Et niveau concert, ce sera le retour de mes islandais chouchous Of Monsters and Men au Trianon pour présenter leur nouvel album !

Bon mois de juin à tous ! Vous en attendez quelque chose en particulier ?

 

– Mois Musical – En mai, tout te plait ?

– Album Review – The Wombats, Glitterbug

Ils auront su se faire attendre les Wombats ! Le trio pop-rock est de retour après 4 ans d’absence avec un nouvel album.

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De qui parlons-nous ? D’un trio anglais aux chansons pop-rock qui m’ont beaucoup marquées au lycée. Leurs titres sont plein d’énergie, vraiment cool à écouter.

Et ce nouvel album ? Après avoir dévoilé Your Body Is A Weapon, il aura fallu attendre un an et une tournée pour avoir l’album complet, sorti mi-avril (je n’ai pas tant de retard que cela dans ma chronique voyons…).

Première impression : Du fait du dévoilement progressif de l’album, les impressions ont été étalées, mais toujours positives, surtout sur Your Body Is a Weapon, et les versions live de ces nouvelles chansons, découvertes au Casino de Paris !

Une note ? 3,5/5

  • Mes coups de coeur

Your Body Is A Weapon, comme je l’ai écris précédemment, a été le premier titre dévoilé, mais aussi un des meilleurs de cet album. On retrouve bien la veine pop-rock du groupe, avec cette énergie folle qui les caractérise en studio comme en live.

Give Me A Try est aussi une chanson géniale, avec le même schéma de couplets plutôt calmes, et de refrains plus puissants. On y entend cependant plus la dimension électro de ce nouvel album, qui était déjà présente dans les albums d’avant, mais qui se révèle un peu plus présente.

Be Your Shadow aussi saura vous faire danser. La montée en puissance du couplet jusqu’à un refrain plus léger est assez originale. Le ton se fait plus léger, mais en restant tout autant énergique !

On retrouve le style des anciens titres pop-rock avec The English Summer, au refrain rappelant des Kill the Director ou autres par exemple, et c’est une vraie petite merveille !

Le titre d’après, Pink Lemonade reprend aussi la dimension pop-rock sur son début, avec une guitare qui se fait beaucoup entendre et qui s’efface un peu plus par la suite sur le refrain qui se fait assez mignon !

 

  • Les titres sympas : 

Emoticons ouvre l’album sur une bonne chanson, assez rythmée. Les couplets sont doux, les refrains plus puissants, c’est le schéma classique qui fonctionne plutôt bien ! On aurait peut-être simplement aimé un peu plus de recherches sur les paroles du refrain.

Greek Tragedy fait elle aussi partie des chansons révélées avant l’album. Elle est à la fois pop-rock et assez dansante, mais ne fait pas partie des plus originales de l’album !

Headspace a un rythme un peu plus marqué que sur les autres titres, et une sorte d’influence plus disco, ou du moins plus électro. Elle se démarque des autres et les refrains sont plutôt sympas !

Curveballs a un refrain des plus sympas, qui se fait joliment puissant comme The Wombats savent le faire. Dommage que les couplets ne soient pas vraiment au même niveau, même si la chanson reste très sympa !

Enfin l’album se clôt sur deux chansons bonus, dont la courte Sex and Questions Marks, joli titre pop-rock qui relègue l’électro au second plan le temps de cette chanson !

Enfin, Flowerball se fait tout aussi énergique mais moins rock. C’est une bonne façon de terminer l’écoute, car elle n’est pas parmi les plus puissantes mais n’est pas lente pour autant ! Le refrain est un peu lancinant, mais les couplets et le rythme sont très sympas.

 

  • Les petites déceptions

This Is Not a Party est une chanson dansante qui aurait pu être super, mais le refrain est trop répétitif !

Isabel est une chanson calme, qui n’est pas ce que maitrise le groupe malheureusement. Elle est plate et manque d’un réel intérêt. Comme quoi, des titres qui bougent, c’est bien dans l’ADN du groupe !

 

En résumé : On a un super album, pas hyper diversifié mais qui se concentre sur ce que les Wombats savent faire : des chansons pop-rock dansantes qui sauront vous donner de l’énergie !

Un passage en live ? Ils étaient à Paris le 13 mars dernier, et c’était vraiment un super concert avec une grosse ambiance (le live report est par ici). Mais bonne nouvelle : ils reviennent ! Ils seront de passage au Trabendo le 3 novembre, ne les loupez pas !

– Album Review – The Wombats, Glitterbug