Police Encounters (live) – FFS

Aujourd’hui pas de vraie nouveauté, mais le retour d’un coup de coeur (et ça ne fait jamais de mal) !

FFS (la réunion de Sparks et de Franz Ferdinand) vient d’illustrer la chanson Police Encounters par le passage à Rock en Seine. Il s’agit donc d’un extrait du live disponible sur Culture Box, à regarder et écouter sans modération !

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Vidéo

Rock en Seine Day 3

On arrive au dernier jour de l’édition 2015 du festival Rock en Seine, à l’affiche un peu plus pointue, moins enthousiasmante sur le papier, en tous cas pour moi. 

My Morning Jacket : 

Premier concert de la journée pour nous, il s’agit de My Morning Jacket. C’est un groupe un peu déroutant, mais c’est une bonne surprise. Le concert se révèle rock, et se poursuit même après une coupure partielle de courant, qui fera qu’une chanson ne sera jouée qu’en percussions/voix. La voix du chanteur est d’ailleurs assez impressionnante, il monte fréquemment dans les aigus. Presque aussi impressionnante que sa veste fleurie par cette chaleur. Celle-ci n’épargne encore une fois pas les artistes, le chanteur se couvrant la tête avec une serviette. En tous cas, à écouter dans l’herbe c’était un très bon concert !

Fuzz :

Avec Fuzz on enchaine sur quelque chose de plus violent, mené par le phénomène Ty Segall. C’est un bon gros concert de rock, qui met l’ambiance correspondante dans les premiers rangs. Le groupe demandera même à ce qu’un slammeur soit porté tout le long de la foule et fasse des allers et retours.

Hot Chip : 

OLYMPUS DIGITAL CAMERARetour à la grande scène avec Hot Chip ! Malgré la chaleur et l’heure pas assez tardive, le groupe d’anglais parvient à faire danser une bonne partie du public. Il faut dire que l’électro pop de Hot Chip est assez efficace, notamment sur des titres comme One Night Stand et Started Right (mon coup de coeur récent). Le groupe est en plus vêtu soit de motifs géométriques, soit tout en blanc, donnant une jolie cohésion visuelle. C’est donc un très bon concert, à revoir sur Culture box !

Jungle : 

Ensuite, sûrement inspirés par le thème de cette année, de nombreux spectateurs migrent vers la scène de la Cascade pour voir le set de Jungle. Dans la continuité de Hot Chip, c’est dansant et plaisant à écouter. Le groupe communique en plus bien avec le public. La fin sur Busy Earnin’ et Time fera exploser le public, bien chauffé par un set plus que convaincant !

Mark Lanegan Band :

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAprès l’avoir loupé en 2012 pour cause de conflit de programmation je décide de me rattraper en arbitrant en la faveur de Mark Lanegan dans le duel qui l’oppose à Tame Impala (épargnant à mes jambes un énième aller et retour Grande Scène / Cascade). Les chansons du groupe se révèlent top à écouter en live, l’ambiance est vraiment bonne dans les premiers rangs face à la scène de l’Industrie. Et c’est de sa voix très (très très) rauque qu’il salue la foule. Un set marqué de très bons titres, qu’il faudra réécouter en version studio ! Seul point négatif, on entendait beaucoup trop Tame Impala, pourtant bien loin de la scène de l’Industrie.

Alt J :

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa foule s’amasse devant la Scène de la Cascade pour voir les anglais de Alt J. pour ma part, je suis sceptique. J’aime leurs albums studios et les connaît presque sur le bout des doigts (surtout le premier). Pourtant, j’ai été très déçue par leur live en 2013 à Rock en Seine sur cette même scène. C’était mou, sans âme, inintéressant. Eh bien, j’ai pu constater à mon plus grand ravissement qu’ils ont changé. Les éclairages et jeux de lumière placent déjà une ambiance un peu mystérieuse sur le set, comme celle que l’on peut entendre dans leurs albums. Anciens et nouveaux titres se mêlent hyper bien, même si le public connaît mieux les premiers. En tous cas le groupe envoie, et des chansons comme Left Hand Free, Every Other Freckles ou Breezeblocks font danser le public. Evidemment la sublime Matilda est un des meilleurs moments de leur prestation, et est joliment reprise en coeur par le public. C’est pareil pour Breezeblocks, qui clôt le concert en fanfare. Ils sont devenus un vrai groupe de scène, avec une identité et une vraie énergie, et c’est tant mieux !

The Chemical Brothers : 

OLYMPUS DIGITAL CAMERASans grandes attentes de ma part pour cause de méconnaissance personnelle du style et du groupe, c’est vers la Grande Scène que nous nous dirigeons pour le dernier concert de cette édition 2015. Ce n’est pas « juste » un concert. En effet, on remarque rapdiement que c’est un show complet, incluant des effets lumineux assez bluffants, parfait pour ceux qui comme moi sont trop loin et trop petits pour voir la scène (où évoluent apparemment des robots). Musicalement, difficile de ne pas avoir envie de danser et sauter partout, car le groupe prend un malin plaisir à faire monter la pression avant de véritables explosion de sons qui font rugir le public de plaisir !

 

Et c’est déjà la fin de Rock en Seine 2015… Une excellente édition avec des groupes formidables, des concerts incroyables, de bonnes découvertes et quelques déceptions, mais encore et toujours de grands souvenirs !

Rock en Seine Day 3

Rock en Seine Day 2

Après le vendredi raconté hier, je vous retrouve aujourd’hui pour parler de la journée de samedi, qui a connu une trajectoire inverse à celle d’avant. En effet, si le vendredi s’est achevé en fanfare, le samedi s’est révélé bien meilleur dans la journée que dans la soirée ! 

En ce samedi, la chaleur s’abat sur le domaine national de Saint Cloud. Après un détour sur le stand de TGV pour récupérer un chapeau, nous nous installons à l’ombre, du côté de la Grande Scène.

The Maccabees : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C’est assez étonnant que ces anglais si talentueux soient programmés si tôt dans la journée, mais tant pis, on en profite tout de même très bien ! Je les ai découverts à l’occasion de Rock en Seine, et j’avoue que j’ai déjà adoré leurs albums studio. Leurs chansons sont efficaces, elles rentrent très rapidement en tête, que ce soit Precious Time, Love you Better, Can You Give It ou la dernière Marks to Prove It. j’ai également eu un coup de coeur pour Something Might Happen. Le chanteur a en plus plutôt une belle voix, et tous les instruments s’accordent vraiment bien pour livrer une musique énergique et entrainante. Je vous laisse découvrir leur live sur Culturebox !

Ben Howard : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La chaleur aura eu raison d’éventuelles envies de bouger voir d’autres concerts, nous restons donc à l’ombre, un verre à la main. Nous entendons de toutes façons très bien Balthazar. L’écoute est sympa, le dernier album semble bien sonner en live ! Mais si nous restons face à la Grande Scène c’est pour voir Ben Howard. Il fait chaud, mais nous comprenons rapidement que ce set ne va pas retourner la foule. L’interprète et ses musiciens livrent un set très mignon, avec de jolies chansons, dont mes préférées I Forget Where We Were et Rivers in Your Mouth. Mais l’interaction avec le public n’est pas au rendez-vous. Il faudra près d’une demie-heure de set pour qu’il prononce plus que « merci ». Cela fait cruellement défaut au set, déjà pas très participatif ni enthousiasmant, bien que beau musicalement.

Marina and the Diamonds : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous partons avant la fin, parce que Marina and the Diamonds arrive sur la scène de la Cascade. Ai-je besoin de préciser que je l’attendais vraiment beaucoup ? Nous sommes du coup bien placés, nous voyons bien une scène avec un backdrop spatial et deux gros fruits posés sur les côtés : l’univers du dernier album est bien en place. Comme pour tous les festivals, Marina arrive sur scène dans une combinaison ultra moulante, zebrée, parfait pour le thème de Rock en Seine ! Le set est vraiment parfait et ce n’est que parce que FFS a été vraiment exceptionnel que je place ce concert en deuxième des concerts de cette année. Elle débute sur OLYMPUS DIGITAL CAMERABubblegum Bitch, avant d’enchainer sur d’anciens titres comme I Am Not a Robot, ou de nouvelles chansons avec Savages et Blue. Ses chansons les plus connues comme Hollywood, Froot ou Primadonna dont chanter et surtout danser le public, tout particulièrement là où nous sommes placés. Sa voix sublime passe sans efforts des graves aux aigus, prouvant qu’on peut faire de la pop tout en sachant chanter. Elle redonne ses lettres de noblesse au genre. Elle se fait même actrice, et ses mimiques ponctuent beaucoup de titres, particulièrement le dernier, Heartbreaker. Pour son premier festival en France c’est une formidable réussite ! Dommage que son seul concert français à venir se passe dans le nord, elle aurait à nouveau fait le plein avec un concert parisien c’est certain !

The Stereophonics :

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Pas de temps à perdre, on enchaine avec les Stereophonics sur la Grande Scène. Comme pour les Offspring la veille, les souvenirs fusent. La sublime Local Boy in the Photograph ne tarde pas à se faire entendre pour ma plus grande joie. Les tubes s’enchainent : Graffiti on the Train, Mr Writer, Have a Nice Day ou encore Maybe Tomorrow. Même la nouvelle C’est La Vie se révèle sympa et efficace en live. Mais – peut-être parce que nous sommes trop loin de la scène ? – l’ambiance n’a pas l’air de prendre. Le groupe ne joue pas tellement avec le public. Dommage, car celui-ci connaît beaucoup de chansons du groupe, l’ambiance aurait bien facilement pu être meilleure.

Glass Animals :OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Changement d’ambiance après une longue transhumance vers la scène Pression Live. Au passage, nous remarquons que seul un point d’eau sur trois fonctionne, ce qui a le don d’être assez scandaleux au vu de la chaleur de la journée. Bref, Glass Animals a attiré beaucoup de monde, prêts à danser sur leurs sonorités pop. Bonne découverte live, c’est hyper sympa à écouter, et oui ça donne bien envie de danser !

Interpol :

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Nous voilà de retour sur la Grande Scène, plutôt bien placés pour Interpol. Ce qu’ils font est sympa, la musique est rock et ils se débrouillent bien. Mais j’ai trouvé ce concert d’une monotonie assez folle, comme s’il n’était constitué que d’une longue chanson. Je me rappelle avoir regardé l’heure à 21h23, persuadée qu’il ne restait qu’un ou deux morceaux, alors que le concert se finissait vers 22H. C’est donc trop long et monotone pour moi. En plus, les effets lumineux sont trop présents et de façon inutile, passant le concert à nous aveugler. Là encore le groupe communique peu, à part « merci » de temps à autres, et un « c’est tout pour nous » balancé en français, sans préavis, juste avant qu’ils ne quittent la scène, brutalement. Au moins, la fin de ce concert m’aura offert un beau fou rire !

The Libertines :

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Curieux de voir ce qu’il allait se passer (ou pas) sur la Grande Scène avec les Libertines, nous restons sur place. Fait incroyable, le groupe est là et presque à l’heure. Pour la qualité de la prestation, on repassera certainement. Je vous livre là mon avis personnel évidemment (je connais des gens qui ont apprécié ce concert). C’est un Pete Doherty titubant vers sa guitare qui ouvre le concert. Les gros plans sur le regard vide de Carl Barat confirment que le groupe est bien imbibé. Visiblement ça a été le cas aussi de ceux qui se sont chargés des balances, car le son n’est pas bon non plus. Les chansons iconiques du groupe deviennent molles, lentes, et les instruments semblent désaccordés. Seul le batteur ne s’en sort pas trop mal, ses solos permettent aux deux chanteurs de se réalimenter en alcool tout au long du concert. Cette mollesse et cette sorte d’irrespect envers le public nous ont fait partir à la moitié du set, comme beaucoup de gens (je n’ai jamais assisté à une désertion aussi massive d’un concert). Une fois dans le tram, ils nous a tout de même semblé qu’ils avaient enfin pris des vitamines ou que quelqu’un avait trouvé comment augmenter le volume des micros. Comme un signe également, le concert a été retiré de Culture Box, pour être probablement coupé (et retravaillé ?), alors que tous les autres lives du week-end y sont depuis leur diffusion. C’est dommage, mais finalement, je ne m’attendais même pas à ce qu’ils montent sur scène, alors déjà il y a du progrès…

Rendez-vous ce week-end pour le dernier jour ! 

 

Rock en Seine Day 2

Rock en Seine Day 1

Rock en Seine s’est déroulé le week-end dernier, et c’est donc dans une série de 3 articles que je vais vous présenter mon ressenti sur celui-ci et les différents concerts que j’ai pu voir !

On commence par le premier jour, une belle journée sur le papier, avec des noms alléchants qui laissaient tout de même planer quelques interrogations sur leur rendu en live. La météo était aussi plutôt bonne, comme ce sera le cas pour tout le festival (mon premier RES sans pluie !), avec de grosses chaleurs le samedi et le dimanche.

Le festival a commencé avec un rapide aperçu de Vkng, dont la pop doucement électro n’a pas suffisamment accroché notre oreille pour que nous restions. C’est donc vers Ghost que nous nous sommes dirigés.

Ghost :

Il n’est pas rien de dire que c’est un tout autre genre. Le groupe suédois arbore des costumes noirs et blancs, avec du maquillage très lourd. Ils ont leur univers très bien rodé – pas forcément de ceux qui rassurent le plus cela dit. Leur style métal n’étant vraiment pas toujours ma tasse de thé, je n’en apprécie pas toutes les subtilités, mais il faut notamment reconnaître que la voix du chanteur (un certain Papa Emeritus II) est assez impressionnante !

John Butler Trio :

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAutre ambiance, sur la Grande Scène là encore, avec John Butler Trio. Les australiens dévoilent une musique très marquée par la guitare sèche. Aucun doute n’est possible, le dénommé John Butler en est bien un virtuose. Mais cela vire très vite à la démo pas très interactive, surtout lorsque ses acolytes quittent la scène pour lui laisser l’opportunité de se lancer dans une chanson d’une bonne dizaine de minutes sans paroles et simplement à la guitare sèche. Alors oui, le groupe est très fort et impressionnant, mais il peine parfois à embarquer une partie du public avec eux.

Wolf Alice :

Présentés coOLYMPUS DIGITAL CAMERAmme un groupe très prometteur, Wolf Alice a attiré du monde sur la scène Pression Live. Leur album Our Love is Cool est en effet plutôt bien (je vous en parlais ), bien que manquant un peu de maturité. Le live est clairement une déception pour moi, après tous les articles élogieux à leur sujet. Pour un groupe rock, le concert ne reflète pas vraiment ce style, à part quelques rares headbang de la chanteuse, tout est assez sage sur scène. La voix de la chanteuse n’est également pas fabuleuse en live, les chansons manquent un peu de puissance… C’est donc une déception, et c’est dommage par rapport à tout ce qui se dit autour d’eux.

FFS : 

On ne désespère pas, la soirée OLYMPUS DIGITAL CAMERAs’annonce au top. Direction la scène de la Cascade pour voir l’ovni musical FFS. Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps et le résumer avec 4 mots : MEILLEUR. CONCERT. DU. FESTIVAL. Le projet est étrange, mais sur scène, c’est une tuerie, les chansons sont grandioses, et parfaites pour le live, elles font vite danser une bonne partie du public. Mention spéciale à mes préférées que sont Police Encounters et Collaborations Don’t Work. Surtout, ce concert est marqué par des interprètes formidables. Le duo Sparks se divise entre le chanteur qui saute partout à côté d’Alex Kapranos de Franz Ferdinand, et le clavieriste qui ne bouge pas d’un centimètre, sauf pour gratifier le public d’une danse… formidable ! Chacun a ses mimiques, le concert se révèle drôle en plus d’être très réussi. C’est également l’occasion pour moi de découvrir les chansons de Sparks, dont Achoo qui aura eu le mérite de me faire bien rire là encore. Mais aussi cela m’a permis d’entendre à nouveau les classiques de Franz Ferdinand, dont l’inattendue Walk Away, accompagnée de Michael et Do You Wanna. Evidemment il ne faut pas oublier Take Me Out, le groupe sait à quel point elle est attendue, et fait même exprès d’en allonger l’intro, créant une frustration incroyable, avant que tout le public ne soit libéré dès les premières paroles. Evidemment également, tout le monde saute partout ! A vous de voir par vous-même sur Culture Box le replay du concert, pour vous assurer que comme ils le disent finalement « les collaborations marchent « !

The Offspring :

Mais pas le temps de flâner,OLYMPUS DIGITAL CAMERA il faut se hâter de rejoindre la Grande Scène pour un revival adolescent grâce aux Offspring. L’interrogation sur leur capacité à livrer un bon concert est bien présente. Elle est balayée dès le premier titre You’re Gonna Go Far Kid qui démarre magistralement le show. Ils le savent, le public aime ces chansons, et la setlist recense ainsi pêle-mêle Staring at the Sun, Kristy are you Doing Okay ?, why Don’t You Get A Job ? (point d’orgue du concert), Pretty Fly et The Kids Aren’t Alright. C’est donc un set très réussi,très rock avec une ambiance au top (difficile de ne pas connaître ces chansons !). Alors oui, leurs coupes de cheveux sont kitsch au possible et leurs derniers titres forcément moins fédérateurs que les anciens, mais The Offspring assure encore !

Kasabian :

EnOLYMPUS DIGITAL CAMERAfin, Kasabian clôt la journée, en mettant le feu à la Grande Scène – presque littéralement sur Fire. Ils sont chauds bouillants, et des titres comme Empire, Vlad The Impaler, Shoot the Runner ou Rewind sont très efficaces pour retourner la foule. Le dernier album est aussi très puissant, et l’ouverture du concert sur Bumblebee dépote clairement. Le duo Tom Meighan et Sergio Pizzorno fonctionne au top, ils rigolent souvent ensemble, ils ont l’air contents d’être là, et saluent même Mona Lisa à la fin, et tentent également une courte reprise de la version anglaise de ces soirées là ! Le groupe fait également une pause « sons et lumière » sur Treat, et également avec des lasers verts avant Empire. En bref, on se retrouve avec un concert génial pour un groupe qui gagnerait à être plus connu du public français ! Et pour le plaisir, on peut retrouver le live sur Culture Box !

Rendez-vous demain pour le Jour 2 !

Rock en Seine Day 1

Les artistes à ne pas manquer à Rock en Seine

Le festival Rock en Seine prendra très bientôt ses quartiers d’été au Domaine National de Saint-Cloud. C’est l’occasion de vous proposer une playlist (que vous pouvez aller écouter sur ce lien) avec le meilleur des différents artistes à ne pas louper pendant le week-end du 28 au 30 août !

rock-en-seine-2015

Parfois, il faudra faire des choix difficiles, du genre The Libertines / Jamie XX (sauf si Pete Doherty et ses amis nous gratifient d’un coup de théâtre à leur façon), Benjamin Clementine / Wolf Alice (duel remporté de mon côté par le groupe anglais !) ou encore Mark Lanegan Band / Tame Impala.

Le week-end sera l’occasion de faire plusieurs découvertes comme Wolf Alice justement, The Maccabees, Glass Animals, Pond ou encore Hot Chip, qui s’annoncent tous prometteurs ! Ce sera aussi la possibilité de se faire un avis plus complet sur le fantasque projet FFS (Franz Ferdinand / Sparks), de vérifier si The Offspring ont pris quelques rides, ou encore de voir si Alt-J est enfin devenu un groupe live avec son deuxième album !

Enfin des grands moments sont attendus, comme le concert de Kasabian, ou d’un point de vue plus personnel l’enchainement Ben Howard, Marina and the Diamonds et The Stereophonics du samedi.

La playlist de Rock en Seine 2015

Et vous, vous y allez ? Si oui, quels concerts attendez-vous le plus ?

Son

– Live Report – Rock en Seine Jour 3

Dernier live report pour la dernière journée du festival. Sur le papier, cette journée a largement de quoi remonter le niveau après un samedi légèrement décevant. Et cela se confirmera tout au long de la journée et de la soirée, pour une clôture en apothéose !

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Le premier concert que j’ai été voir ce jour là a été celui de To Kill a King. Encore quelques minutes avant celui-ci, le public n’est pas très nombreux, laissant craindre un concert un peu vide pour un groupe qui mérite pourtant une vaste audience. En effet, c’est un très bon set que nous délivrera le groupe. Tout plein d’énergie, les chansons pop teintées de folk s’enchainent, avec évidemment le très bon Rays qui a fait connaître le groupe. Le chanteur a également beaucoup d’humour, parvenant en insistant un peu à faire se lever la foule qui s’était assise. Il nous fera même jouer à une sorte de 1,2,3 soleil musical sur Gasp, nous demandant d’arrêter de bouger dès lors que la musique se faisait plus calme. Un stratagème qui parait un peu puéril dit comme cela mais qui aura eu le mérite de faire bouger tout le monde et de réveiller le public. C’est donc un très bon moment passé avec To Kill a King, qui eux-mêmes semblaient ravis d’être là, et c’est quelque chose qui fait aussi vraiment plaisir en tant que public.

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A peine la scène quittée, nous entendons déjà malgré la distance la musique de Airbourne. Il faut dire que le volume était probablement à son maximum. De ce que j’en ai vu, ils mettaient une ambiance de feu avec leur hard rock bien prononcé. C’est alors que j’ai fait un petit tour au Village du Disque – et acheté le dernier album de Queens of the Stone Age. L’occasion de constater que c’est une initiative très sympa pour revaloriser les disquaires !

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Ensuite, Warpaint se produisait sur la Scène de la Cascade. Elles ne m’ont pas vraiment convaincues. Oui, leur musique est sympathique, mais le live n’apporte rien de passionnant.

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J’avais beaucoup aimé l’album de Brody Dalle, du coup j’attendais son live avec impatience. Or, je ne suis pas restée plus d’une chanson, car elle ne chante pas vraiment bien, elle en fait beaucoup trop sur le côté « écorchée vif » et le résultat n’est pas top. C’est dommage…

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En même temps, jouait Selah Sue, qui a délivré une partition soul très sympathique. J’avoue que je ne la voyais pas si énergique sur scène donc j’ai été assez positivement surprise. Et pour le coup, sa voix à elle sort de l’ordinaire et est au top !

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On continue dans la veine féminine avec la curiosité du jour : Lana del Rey. A part dans les premiers rangs remplis de groupies en émoi, le public est là pour savoir si elle va bien chanter – si déjà elle monte sur scène – et dans quel état elle sera. Elle monte sur scène et commence plutôt souriante à trouver la situation « so exciting ». Après le premier titre, elle descend dans la foule chercher ses cadeaux. Le décor est planté, la diva est en place. De façon générale, j’avoue avoir plutôt apprécié certains titres, car assez étonnamment elle n’a pas mal chanté (après avoir vu des lives sur youtube je m’attendais à largement pire). Elle a fait Young and Beautiful, chanson tirée de la bande son de the Great Gatsby, chanson que j’adore, mais qui a été un peu massacrée par des instruments trop forts derrière. Il manquait d’instruments à corde, car elle n’était accompagnée « que » d’un guitariste, bassiste, batteur et pianiste. Dommage, car certains de ses titres méritaient un accompagnement plus subtile. Born to Die, Video Games ou West Coast étaient plutôt sympa (même si en tant que non-spécialiste de Lana del Rey je ne peux pas trop détailler). En live on sent tout de même la différence entre le premier et second album. Pour la constater, il suffit de regarder le guitariste, s’il joue de façon plutôt appuyée, c’est que c’est du second album. Mais les deux rendent plutôt bien, notamment lorsque les images tournées par Woodkid (♥) sont affichées sur l’écran géant derrière. En revanche, l’attitude de Lana del Rey m’a personnellement dérangée : entre deux chansons peuvent s’écouler deux bonnes minutes parce qu’elle demande qu’on lui allume une cigarette (elle en fumera au moins 3-4 pendant le concert), ou parce qu’elle discute avec son manager ou un de ses musiciens, comme si le show n’était pas préparé, et surtout qu’il n’y avait pas plusieurs milliers de personnes qui l’attendaient. En plus, elle termine par une longue séance de dédicaces/selfies sympas pour ses fans, mais les autres n’ont pas le droit à un merci/au revoir. Bref, musicalement j’ai été surprise, mais son attitude ne passe pas vraiment pour moi !

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Changement d’ambiance (oui parce que Lana del Rey c’est sympa mais ça ne bouge pas vraiment) avec La Roux. Son electro-pop me plait beaucoup, et son dernier album est très réussi. En live, cela passe très bien, c’est hyper dansant, et les tubes comme Quicksand ou In For the Kill se mêlent à de supers nouveaux titres comme Sexotheque ou la géniale Tropical Chancer. Un très bon live positif et plein d’énergie comme on les aime pour commencer la soirée !

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Et c’est déjà l’heure du set de clôture. Dans le dilemme de programmation entre Kavinsky et Queens of the Stone Age, j’ai évidemment choisi les derniers que je ne pouvais pas louper. Et je n’ai absolument pas (mais alors absolument pas) regretté mon choix, car pour moi c’était le meilleur concert de cette édition. Un set de plus d’une heure et demie (alors que seule une heure et quart était prévue) tout en rock comme on l’aime. Les classiques No One Knows, Go With the Flow ou Little Sister étaient vraiment parfaites. Et les titres du dernier album (If I had a Tail, Smooth Sailing, My God is the Sun, Kalopsia et toutes les autres) sont de vraies réussites en live aussi. La voix de Josh Homme est une merveille à écouter, sans parler des musiciens qui ont un talent fou. Mon coup de coeur vient pour The Vampyre of Time and Money très jolie en live, et surtout la formidable Make It Wit Chu. Pour terminer le festival en apothéose, c’était là qu’il fallait être, indéniablement (apparemment Kavinsky était très bien aussi, mais les QOTSA ont tout déchiré ♥).

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Comme vous l’avez deviné, ce dimanche a été absolument génial, ne serait-ce que par sa fin. Le festival nous a encore livré une très bonne édition, avec de bonnes découvertes, quelques déceptions et de grands coups de coeur. Mention spécial au Village du Disque, la piscine à boules de chez Deezer et au distributeurs/trices de canettes de chez Nestea !

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A l’année prochaine Rock en Seine !

– Live Report – Rock en Seine Jour 3

– Live Report – Rock en Seine Jour 2

Seconde journée du festival Rock en Seine, le samedi 23 août proposait un programme intéressant, mais à mon sens pas aussi bien garni que le vendredi ou le dimanche. Il y a donc eu des bons moments et d’autres un peu voire carrément décevants, que je vais vous détailler dans la suite de cet article ! Mais avant de commencer, un bref rappel : vous pouvez retrouver certains concerts sur Culturebox à cette adresse http://culturebox.francetvinfo.fr/festivals/rock-en-seine/lives.

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La journée commençait par un concert tout en douceur, celui de Junip, groupe suédois. Son chanteur n’est autre que José Gonzalez, qui a beaucoup contribué à la bande son du film La Vie Rêvée de Walter Mitty. Alors oui, ce n’est pas le concert le plus remuant du festival, mais c’est un bon moment, entre folk et pop toute douce. J’avoue ne m’être jamais sentie autant relaxée après un concert. Certains des titres joués sont vraiment très sympas, comme Far Away ou Line of Fire. Bref, Junip c’est une bonne découverte toute en douceur.

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C’est vers le groupe prometteur Alb que nos oreilles se dirigent ensuite. Ce duo m’a beaucoup plu, avec des chansons pop-rock à la fois délicates et entêtantes. La voix du chanteur Clément Daquin est joliment grave et accompagne avec brio les sonorités électroniques qui ponctuent ses titres. Le public qui s’est amassé devant la scène ne s’y est pas trompé, Alb était une des découvertes à venir voir. Son titre le plus connu, Whispers Under the Moonlight est une vraie merveille, qui rend très bien en live. Et en bonus on a même eu droit à un petit bout du générique de Mario avant la très sympa It’s Nice to See You Again (woo-oo-oo). Un joli coup de coeur pour Alb donc !

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A la fin de ce concert s’annonce le concert de Clean Bandit. Là encore, la foule est au rendez-vous, pour voir le groupe du tube Rather Be. Je ne vais pas trop m’étaler parce que cela ne sert à rien, mais ils nous ont servi une pop sans véritable saveur, et apparemment il manquait quelqu’un du groupe en plus. Ils mettent plutôt bien l’ambiance du fait du style de musique, mais celui ci n’a absolument rien de spécial. Et puis une fois que la chanson tant attendue est jouée -sans être changée d’un iota par rapport à la version studio- le groupe s’en va brusquement, suffisamment pour nous faire comprendre que c’est fini. Je n’en attendais pas grand chose et visiblement je n’ai pas eu tort !

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De loin, on entendra Cheveu, groupe au nom étonnant, qui ne produira pas grand chose si ce n’est un amas de son à grand volume. Après mon avis aurait peut-être changé si j’avais été voir le concert. Mais le concert que j’attendais le plus de la journée approchait: celui d’Emilie Simon avec l’Orchestre National d’Ile-de-France. Le concert avec Get Well Soon en 2012 m’avait énormément plu, donc j’attendais vraiment cette association, d’autant plus que le dernier album d’Emilie Simon est plutôt sympathique et que je suis une fan inconditionnelle de la bande son de la Marche de l’Empereur. Et bien la déception fut présente : on n’entendait que très peu l’orchestre à cause de basses bien trop fortes. Emilie Simon a amené ses musiciens, et leurs instruments annihilent les efforts de l’orchestre. Sur certains titres, les musiciens et le chef d’orchestre Bruno Fontaine attendent même les bras croisés que le titre se termine. C’est vraiment dommage. En soi les chansons d’Emilie Simon sont plutôt sympas en live, surtout celles du dernier album « Menteur », « Amoureuse » et surtout « Paris j’ai pris perpète », mais l’orchestre aurait du être pris en compte, et pas simplement posé derrière sur la scène. Un des meilleurs moments aura été lorsque l’orchestre a repris seul la chanson du thème de la Marche de l’Empereur, donnant enfin cours à son talent.

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Après cette petite déception, retour à la Grande Scène pour voir Portishead, très attendus pour les 20 ans de Dummy. J’avoue ne pas avoir été emballée par cette performance, peut-être parce que je ne suis pas fan. C’est un peu trop calme à mon gout, et je n’ai pas toujours compris les effets de voix de la chanteuse. Après la majorité des commentaires que j’ai lu sur ce set étaient très positifs, j’ai peut-être raté le coche, je ne sais pas, mais je n’ai pas trop apprécié.

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La fin de soirée s’amorce avec Flume, petit génie de l’électro. Son set fut très sympathique. N’étant absolument pas une spécialiste du genre, je ne l’ai apprécié qu’en tant qu’amatrice, qui plus est congelée à cause du froid qui sévissait en ce samedi soir, et j’avais donc besoin de bouger un peu pour me réchauffer, cela tombait plutôt bien !

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Enfin, histoire de terminer de se réchauffer, The Prodigy ont parfaitement fait leur boulot de gros metteurs d’ambiance avec leur musique toujours aussi efficace. Omen est complètement folle, et la plupart des autres morceaux ont le même effet : faire danser la foule à fond.

Enfin, en repartant vers la sortie, on a pu entendre quelques bouts du concert de St Vincent, me faisant regretter ce conflit de programmation entre The Prodigy et la jeune femme dont l’album est vraiment très sympa. C’est fort dommage, mais il faut faire des choix dans un festival !

A demain pour la suite du live report avec un dimanche totalement explosif !

– Live Report – Rock en Seine Jour 2

– Live Report – Rock en Seine Jour 1

Vous le savez très certainement, Rock en Seine c’était le week-end dernier au Domaine National de Saint Cloud, et je m’y suis rendue pour la 3ème année consécutive. C’est donc parti pour une série de trois articles concernant les trois jours du festival !

Le vendredi était particulièrement alléchant sur le papier, et ce malgré l’annulation de Volbeat (qui aurait fait un concert assez énorme à n’en pas douter, c’est tellement dommage !).

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Du coup, l’ouverture du festival a été assurée par Cage the Elephant sur la grande scène. Leurs chansons sont très sympas en live, et surtout ils se donnent à fond. Le chanteur est évidemment le plus concerné par cette vérité, il saute partout et vire la chemise au bout du deuxième titre. Se dégage alors une vraie énergie, qui aurait pu bien faire bouger la foule si cela n’avait pas été le premier concert. J’ai adoré Come a Little Closer, Aberdeen et la superbe Shake Me Down en live. On notera simplement que le chanteur s’est cru aux Vieilles Charrues en brandissant un drapeau breton. Il faut dire qu’il n’a pas l’air d’être très calme dans sa tête, mais c’est justement ce qui rend leur live plutôt fou et sympa à voir ! (pour ceux qui veulent voir le live, il es ici http://culturebox.francetvinfo.fr/festivals/festival-rock-en-seine/cage-the-elephant-au-festival-rock-en-seine-2014-161181 )

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Sur la Grande Scène encore, le groupe a été suivi par Gary Clark Jr, annoncé comme un ténor du blues. Alors oui, il joue très bien de la guitare (mais genre vraiment très bien), mais son concert était plutôt une longue suite de solos parfaitement exécutés. Certes c’est réussi, mais ça m’a paru très long comme une démonstration à sens unique, sans interaction avec le public, c’est dommage.

Premier changement de scène pour aller voir Wild Beasts, groupe « synth-pop » dont j’avais pas mal entendu parler, mais qui ne m’a pas convaincue non plus. Une voix très grave couplée à des morceaux pseudos psychédéliques, j’avoue avoir eu du mal à accrocher. En plus on n’entendait presque que les basses (problème récurrent cette année), ce qui n’aidait pas à apprécier non plus.

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Retour sur la Grande Scène pour voir Jake Bugg. J’avoue ne pas être fan de sa voix – je vais encore me faire lyncher mais il a une voix de canard !. Ses titres ont de jolies mélodies, mais je n’en suis pas hyper fan. Le live n’apportait pas grand chose, il fallait certainement être fan pour l’apprécier. Il n’y fait pas de faux pas, mais il joue ses chansons telles qu’elles sont, limitant l’intérêt de venir le voir.

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Du coup, c’était l’occasion d’aller voir Crystal Fighters, pour un live beaucoup plus énergique. Habillés de coiffes en plume et de toges ou de robes, ils mènent une sorte de danse collective avec leurs tubes You and I, Love Natural ou encore Plage. Les chansons ne sont pas hyper travaillées notamment au niveau des paroles mais en live elles sont très efficaces, à la fois optimistes et hyper dansantes, même sous la pluie !

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C’est avec curiosité que le public se dirige ensuite vers la scène où Blondie va se produire. Le groupe est très attendu et j’en tire pour ma part du positif. Le set s’ouvre sur One Way Or Another, qui fait son petit effet en tant que tube du groupe. Dès les premiers titres, ils parviennent à bien envoyer, Debbie Harry la chanteuse semble encore plutôt en forme. Il est tout de même dommage que sur One Way Or Another et Call Me qui suivra elle n’envoie pas tout ce qu’elle a ! Mais sur le reste, qu’ils s’agisse de nouveaux ou d’anciens titres, l’énergie et le talent est bien là ! Heart Of Glass sera un très bon moment, car le groupe aura pu s’échauffer un peu. Un très bon concert donc, avec des artistes qui coiffent au poteau certains jeunes un peu trop ambitieux. (on remerciera les débiles qui pendant ce concert empêchaient tout le monde de voir avec leurs parapluies… Soit tu t’équipes avec un vêtement contre la flotte, soit tu endures pendant les concerts mais tu empêches pas les gens de voir… )

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Changement de registre avec The Hives. Ils ont été conformes à ce que je savais d’eux, c’est-à-dire de gros metteurs d’ambiance sur du rock un peu bourrin ! Comme à son habitude, le chanteur pousse la foule à l’adorer -on aime ou on aime pas, mais c’est à mon avis à prendre au second degré- et à hurler avec eux. Les tubes Go Right Ahead, Try It Again ou Tick Tick Boom tiennent plus que leurs promesses en live et donnent un rendu absolument fou. Alors oui, musicalement ce n’est pas un concert très raffiné, mais pourtant c’est efficace et se passe dans une ambiance bien rock’n’roll comme on les aime !

Parce que dans la vie on aime les changements brutaux, il était temps de passer voir Die Antwoord. Autant le dire d’entrée, ce n’est vraiment pas mon truc, entre des visuels terrifiants, une musique qui alterne entre hip hop, rap et électro, je n’adhère pas. Baby’s on fire n’est pas désagréable, mais c’est bien la seule qui ne me dérange pas… Après il faut reconnaître que niveau ambiance ils sont très bons et parviennent à faire danser tout le public, mais musicalement ce n’est pas pour moi !

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Et enfin, la clôture de ce vendredi est assurée par les Arctic Monkeys. J’avoue avoir été assez mitigée sur ce concert. En soi, leurs titres sont géniaux, et j’ai adoré Brianstorm, R u Mine ?, Why’d You Only Call Me When You’re High et encore plus ma chanson préférée When the Sun Goes Down en live. Mais la plupart des titres sont ralentis par rapport à la version studio (je n’avais jamais vu cela), ce qui – au lieu de donner un très bon concert – donne un concert parfois un peu mou, sur lequel à certains moments il est difficile de s’enthousiasmer. L’ambiance a du coup un peu de mal à décoller, sauf sur les tubes Fluorescent Adolescent ou I Bet That You Look Good on the Dancefloor. Cela est encore plus compliqué sachant que Alex Turner ne joue pas vraiment avec le public, il ne fait que saluer et remercier le public en français, ce qui est un bon début mais pas forcément suffisant. Bref, un bon concert mais qui aurait largement pu être mieux et laisse donc un sentiment d’inachevé.

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– Live Report – Rock en Seine Jour 1