Rock en Seine Day 2

Après le vendredi raconté hier, je vous retrouve aujourd’hui pour parler de la journée de samedi, qui a connu une trajectoire inverse à celle d’avant. En effet, si le vendredi s’est achevé en fanfare, le samedi s’est révélé bien meilleur dans la journée que dans la soirée ! 

En ce samedi, la chaleur s’abat sur le domaine national de Saint Cloud. Après un détour sur le stand de TGV pour récupérer un chapeau, nous nous installons à l’ombre, du côté de la Grande Scène.

The Maccabees : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C’est assez étonnant que ces anglais si talentueux soient programmés si tôt dans la journée, mais tant pis, on en profite tout de même très bien ! Je les ai découverts à l’occasion de Rock en Seine, et j’avoue que j’ai déjà adoré leurs albums studio. Leurs chansons sont efficaces, elles rentrent très rapidement en tête, que ce soit Precious Time, Love you Better, Can You Give It ou la dernière Marks to Prove It. j’ai également eu un coup de coeur pour Something Might Happen. Le chanteur a en plus plutôt une belle voix, et tous les instruments s’accordent vraiment bien pour livrer une musique énergique et entrainante. Je vous laisse découvrir leur live sur Culturebox !

Ben Howard : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La chaleur aura eu raison d’éventuelles envies de bouger voir d’autres concerts, nous restons donc à l’ombre, un verre à la main. Nous entendons de toutes façons très bien Balthazar. L’écoute est sympa, le dernier album semble bien sonner en live ! Mais si nous restons face à la Grande Scène c’est pour voir Ben Howard. Il fait chaud, mais nous comprenons rapidement que ce set ne va pas retourner la foule. L’interprète et ses musiciens livrent un set très mignon, avec de jolies chansons, dont mes préférées I Forget Where We Were et Rivers in Your Mouth. Mais l’interaction avec le public n’est pas au rendez-vous. Il faudra près d’une demie-heure de set pour qu’il prononce plus que « merci ». Cela fait cruellement défaut au set, déjà pas très participatif ni enthousiasmant, bien que beau musicalement.

Marina and the Diamonds : OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous partons avant la fin, parce que Marina and the Diamonds arrive sur la scène de la Cascade. Ai-je besoin de préciser que je l’attendais vraiment beaucoup ? Nous sommes du coup bien placés, nous voyons bien une scène avec un backdrop spatial et deux gros fruits posés sur les côtés : l’univers du dernier album est bien en place. Comme pour tous les festivals, Marina arrive sur scène dans une combinaison ultra moulante, zebrée, parfait pour le thème de Rock en Seine ! Le set est vraiment parfait et ce n’est que parce que FFS a été vraiment exceptionnel que je place ce concert en deuxième des concerts de cette année. Elle débute sur OLYMPUS DIGITAL CAMERABubblegum Bitch, avant d’enchainer sur d’anciens titres comme I Am Not a Robot, ou de nouvelles chansons avec Savages et Blue. Ses chansons les plus connues comme Hollywood, Froot ou Primadonna dont chanter et surtout danser le public, tout particulièrement là où nous sommes placés. Sa voix sublime passe sans efforts des graves aux aigus, prouvant qu’on peut faire de la pop tout en sachant chanter. Elle redonne ses lettres de noblesse au genre. Elle se fait même actrice, et ses mimiques ponctuent beaucoup de titres, particulièrement le dernier, Heartbreaker. Pour son premier festival en France c’est une formidable réussite ! Dommage que son seul concert français à venir se passe dans le nord, elle aurait à nouveau fait le plein avec un concert parisien c’est certain !

The Stereophonics :

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Pas de temps à perdre, on enchaine avec les Stereophonics sur la Grande Scène. Comme pour les Offspring la veille, les souvenirs fusent. La sublime Local Boy in the Photograph ne tarde pas à se faire entendre pour ma plus grande joie. Les tubes s’enchainent : Graffiti on the Train, Mr Writer, Have a Nice Day ou encore Maybe Tomorrow. Même la nouvelle C’est La Vie se révèle sympa et efficace en live. Mais – peut-être parce que nous sommes trop loin de la scène ? – l’ambiance n’a pas l’air de prendre. Le groupe ne joue pas tellement avec le public. Dommage, car celui-ci connaît beaucoup de chansons du groupe, l’ambiance aurait bien facilement pu être meilleure.

Glass Animals :OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Changement d’ambiance après une longue transhumance vers la scène Pression Live. Au passage, nous remarquons que seul un point d’eau sur trois fonctionne, ce qui a le don d’être assez scandaleux au vu de la chaleur de la journée. Bref, Glass Animals a attiré beaucoup de monde, prêts à danser sur leurs sonorités pop. Bonne découverte live, c’est hyper sympa à écouter, et oui ça donne bien envie de danser !

Interpol :

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Nous voilà de retour sur la Grande Scène, plutôt bien placés pour Interpol. Ce qu’ils font est sympa, la musique est rock et ils se débrouillent bien. Mais j’ai trouvé ce concert d’une monotonie assez folle, comme s’il n’était constitué que d’une longue chanson. Je me rappelle avoir regardé l’heure à 21h23, persuadée qu’il ne restait qu’un ou deux morceaux, alors que le concert se finissait vers 22H. C’est donc trop long et monotone pour moi. En plus, les effets lumineux sont trop présents et de façon inutile, passant le concert à nous aveugler. Là encore le groupe communique peu, à part « merci » de temps à autres, et un « c’est tout pour nous » balancé en français, sans préavis, juste avant qu’ils ne quittent la scène, brutalement. Au moins, la fin de ce concert m’aura offert un beau fou rire !

The Libertines :

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Curieux de voir ce qu’il allait se passer (ou pas) sur la Grande Scène avec les Libertines, nous restons sur place. Fait incroyable, le groupe est là et presque à l’heure. Pour la qualité de la prestation, on repassera certainement. Je vous livre là mon avis personnel évidemment (je connais des gens qui ont apprécié ce concert). C’est un Pete Doherty titubant vers sa guitare qui ouvre le concert. Les gros plans sur le regard vide de Carl Barat confirment que le groupe est bien imbibé. Visiblement ça a été le cas aussi de ceux qui se sont chargés des balances, car le son n’est pas bon non plus. Les chansons iconiques du groupe deviennent molles, lentes, et les instruments semblent désaccordés. Seul le batteur ne s’en sort pas trop mal, ses solos permettent aux deux chanteurs de se réalimenter en alcool tout au long du concert. Cette mollesse et cette sorte d’irrespect envers le public nous ont fait partir à la moitié du set, comme beaucoup de gens (je n’ai jamais assisté à une désertion aussi massive d’un concert). Une fois dans le tram, ils nous a tout de même semblé qu’ils avaient enfin pris des vitamines ou que quelqu’un avait trouvé comment augmenter le volume des micros. Comme un signe également, le concert a été retiré de Culture Box, pour être probablement coupé (et retravaillé ?), alors que tous les autres lives du week-end y sont depuis leur diffusion. C’est dommage, mais finalement, je ne m’attendais même pas à ce qu’ils montent sur scène, alors déjà il y a du progrès…

Rendez-vous ce week-end pour le dernier jour ! 

 

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Rock en Seine Day 2

Les artistes à ne pas manquer à Rock en Seine

Le festival Rock en Seine prendra très bientôt ses quartiers d’été au Domaine National de Saint-Cloud. C’est l’occasion de vous proposer une playlist (que vous pouvez aller écouter sur ce lien) avec le meilleur des différents artistes à ne pas louper pendant le week-end du 28 au 30 août !

rock-en-seine-2015

Parfois, il faudra faire des choix difficiles, du genre The Libertines / Jamie XX (sauf si Pete Doherty et ses amis nous gratifient d’un coup de théâtre à leur façon), Benjamin Clementine / Wolf Alice (duel remporté de mon côté par le groupe anglais !) ou encore Mark Lanegan Band / Tame Impala.

Le week-end sera l’occasion de faire plusieurs découvertes comme Wolf Alice justement, The Maccabees, Glass Animals, Pond ou encore Hot Chip, qui s’annoncent tous prometteurs ! Ce sera aussi la possibilité de se faire un avis plus complet sur le fantasque projet FFS (Franz Ferdinand / Sparks), de vérifier si The Offspring ont pris quelques rides, ou encore de voir si Alt-J est enfin devenu un groupe live avec son deuxième album !

Enfin des grands moments sont attendus, comme le concert de Kasabian, ou d’un point de vue plus personnel l’enchainement Ben Howard, Marina and the Diamonds et The Stereophonics du samedi.

La playlist de Rock en Seine 2015

Et vous, vous y allez ? Si oui, quels concerts attendez-vous le plus ?

Son

– Live Report – Marina and the Diamonds au Trianon

Vous le savez, Marina and the Diamonds est une de mes artistes préférées, et son dernier album Froot m’a particulièrement séduite. C’est tout naturellement que dès la mise en vente, j’ai pris ma place pour son concert – le premier à Paris depuis 5 ans. J’ai bien fait de ne pas trop trainer, le concert a rapidement affiché complet, étant même déplacé du Trabendo au Trianon pour pouvoir accueillir plus de fans.

Live Marina and the Diamonds

Fait étonnant, le concert commençait à 19h avec une première partie – un dj set -, avant que Marina n’arrive sur scène à 20h. Du coup, le public s’était passé le mot pour arriver très tôt, me cantonnant au fond de la salle, et (comme d’habitude) derrière des personnes de grande taille. Qu’importe, je ne la vois pas tout le temps mais suffisamment tout de même (bon du coup, je vous avoue que les photos ce n’est pas du grand art).

Live Marina and the Diamonds

La setlist était connue car elle ne change pas depuis le début de sa tournée européenne, du coup c’est sans surprise mais sur les chapeaux de roue qu’elle commence avec Bubblegum Bitch. La salle exulte déjà et reprend les paroles en coeur. Ce sera le cas pour la majorité des titres, même ceux du dernier album.

Marina and the Diamonds Live

Malgré les grosses différences de style entre les albums, tous les titres rendent bien en live. Ainsi, quand on passe de Bubblegum Bitch (Electra Heart) à Forget (Froot) puis Mowgli’s Road (Family Jewels), l’intensité ne change pas. Cette dernière est d’ailleurs un petit bijou en live, avec ses mimiques, petites danses et surtout sa voix fabuleuse. I Am Not a Robot est aussi très belle en live, et lui permet de sortir des notes qu’on ne pensait pas entendre de sa part, comme quoi, on peut faire de la pop et avoir véritablement une belle voix (même en live…).

Marina and the Diamonds live

Retour au dernier album avec ma petite préférée qu’est Savages, qui est visiblement la chanson favorite d’un peu tout le monde dans la salle et ça tombe bien parce qu’en live ça rend encore mieux ! Jolie transformation live aussi pour les calmes Obsessions et Happy, jouées au piano. Pour la première, le rythme est ralenti au départ, ajoutant encore plus de douceur au titre, avant de finir en beauté sur un rythme accéléré. La seconde est toute en sincérité, là aussi vraiment très belle.

Marina and the Diamonds live

Mais pas question de rester calme très longtemps, on enchaine avec Froot, titre ô combien énergique et réjouissant, qui emporte l’adhésion de toute la salle, et illumine la scène de plein de lumières colorées. On continue sur ce dernier album avec Can’t Pin Me Down, qui n’est vraiment pas ma préférée, mais qui est sympa en live.

Le public saura s’en donner à coeur joie sur Hollywood et Primadonna, deux chansons très différentes mais qui figurent parmi ses plus connues. Les deux sont absolument géniales, même si j’ai un petite préférence pour la première, Electra Heart n’étant pas à la hauteur du premier et dernier album selon moi.

Blue et I’m a Ruin rendent aussi très bien en live, la première étant plus rythmée et la seconde plus calme, mais vraiment très belle. Et puis il est déjà temps de finir en fanfare avec Radioactive et surtout How to be a Heartbreaker, qui sera vraiment un climax en termes d’ambiance.

Marina and the Diamonds live

Marina a fait l’effort grâce à quelques fans lui ayant écrit quelques mots, de parler quelques instants en français, le temps de dire à quel point le soutien qu’elle a eu la touche et à quel point elle avait envie de revenir à Paris (ce qu’elle fera en novembre/décembre apparemment, même si elle a oublié de mentionner Rock en Seine avant). Sinon elle ne parle pas beaucoup, mais elle sait mettre l’ambiance grâce à ses chansons et ses petites manières sur scène.

Marina and the Diamonds live

Elle interprète en effet très bien ses titres, que ce soit par sa très belle voix, assez impressionnante en live, mais aussi par son expression du visage et ses gestes. Elle a changé de peau pas mal de fois lors de ses trois albums, mais Marina and the Diamonds demeure et on passe un super moment à son concert ! Je l’attendais vraiment, et je n’en suis pas du tout déçue, au contraire, je suis agréablement surprise par sa voix en live, et l’ambiance à son concert.

Marina and the Diamonds live

Petite remarque en passant par là, cela fait aussi du bien d’avoir une chanteuse pop qui affirme que le rôle des femmes, même si elles veulent être des « homewrecker » ou « heartbreaker » comme elle le dit dans son second album. Certes, le personnage de Electra Heart est un peu too much et ce n’est pas son meilleur album, mais elle a le mérite de dire des choses et de les assumer, donc c’est plutôt cool (et rare,bien trop rare).

Enfin, mention spéciale à celle qui prenait des photos avec son iPad, et à ceux qui ont jeté des bâtonnets lumineux sur scène !

Pour résumer, j’ai passé un super moment, j’adore définitivement vraiment Marina and the Diamonds, je veux son serre-tête Froot, et j’ai vraiment hâte de la revoir à Rock en Seine (si vous y allez, ne la loupez pas !) !

 

– Live Report – Marina and the Diamonds au Trianon

– Mois Musical – Mars, le mois des coups de coeur

En ce mois de mars, beaucoup d’annonces de concerts, beaucoup de sorties d’albums, et beaucoup de coups de coeur pour moi !

Moismars

  • Les meilleurs albums :

Mon album préféré du mois est sans conteste celui de Marina & the Diamonds, intitulé Froot. Elle s’y dévoile tout en sincérité, entre titres ultra pop et ballades absolument sublimes. A souligner, un vrai effort sur les paroles qui donne une qualité supplémentaire à cet album ! (pour lire mon avis complet, c’est par ici)

To Kill a King a confirmé son très fort potentiel avec la sortie de leur nouvel album. Ils s’installent comme un groupe très prometteur sur la scène pop-rock qui parvient à ne pas lasser et même à sortir d’excellents titres ! (c’est par là)

Enfin, très bonne découverte avec le nouvel album de Modest Mouse, Strangers to Ourselves, petite pépite rock à écouter de toute urgence ! (par ici)


 

  • Les meilleures songs of the day :

Souvent, dans cette catégorie, je vous présente de 3 à 5 chansons. Mais au mois de mars, mes artistes favoris ont décidé de se réveiller et de me rendre la tâche très difficile.

On commence par les favoris des favoris, Muse qui ont révélé coup sur coup la très rock Psycho et la plus calme Dead Inside. Les deux sont très réussies, la première par son côté énervé, la seconde par sa puissance à partir de la moitié de la chanson. Si je vous dis que j’ai hâte d’avoir leur album, vous me croyez ?

On enchaine avec le fabuleux Brandon Flowers (mais si, le chanteur des Killers) qui se relance dans la carrière solo avec Can’t Deny My Love (ici), très dansante, électro-pop très réussie au refrain ultra puissant. Non Brandon, je ne peux pas nier mon amour pour toi !

La douceur revient avec Passenger qui vient d’annoncer la sortie prochaine d’un Whispers 2 et qui en profite pour dévoiler la très jolie Travelling Alone (ici)

Douceur toujours avec Florence and the Machine qui sort son 2ème titre, Saint Jude, vraiment une très belle chanson, qui renforce encore l’attente autour de son prochain album.

Douceur ultime avec Woodkid qui est revenu le temps d’une BO de film avec Lykke Li pour sortir Never Let You Down, superbe titre mélodieux où leurs deux vois se mêlent bien. Titre qui nous fait encore une fois dire à Yoann Lemoine : s’il te plait, reviens vite à la musique !

Encore une chanson douce, qui cette fois marque le retour de Mumford & Sons, qu’on ne croyait pas revoir avant longtemps encore ! Mauvaise nouvelle, sur Believe, le banjo n’est plus là, mais c’est bien le seul souci de ce titre fabuleux et très sympathique. Ils savent encore faire de très beaux titres, ça donne envie d’avoir la suite !

Un peu moins calme, Of Monsters and Men marquent leur retour avec Crystals ! On retrouve tout le groupe en pleine forme, toujours avec leur musique un peu collégiale aux accents folk.

Enfin, on suit toujours Wolf Alice, qui a annoncé la sortie de leur premier album pour le mois de juin, et a sorti du coup Giant Peach. C’est rock, c’est prometteur, ça donne envie d’avoir la suite !


 

  • Le meilleur live :

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Un seul concert au mois de mars, mais quel concert ! C’était celui des Wombats, de retour pour présenter leur nouvel album qui va sortir dans quelques jours. Et bien c’était ultra dynamique, une ambiance folle, et des nouveaux titres cools, ponctués par des anciens qui deviennent des tubes quand ils sont repris par le public ! (envie de lire plus à ce sujet ? Par ici ! )

 


 

  • Et le mois d’avril ?

Pour les sorties d’album du mois prochain, on peut compter sur les Wombats avec Glitterbug qui s’annonce très sympa. Un peu dans le même genre, Citizen! reviendra enfin avec de nouveaux titres. Le nouvel album de The Prodigy sera aussi à surveiller ! Et on n’est jamais à l’abri d’autres surprises …

En live rien de prévu pour l’instant, si ce n’est surement un passage au Disquaire Day (à Paris des animations et concerts seront organisés place de la République) !

 

Bon mois d’avril à tous !

– Mois Musical – Mars, le mois des coups de coeur

– Album Review – Marina and the Diamonds, Froot

Marina and the Diamonds est de retour après plusieurs années d’attente ! Enfin, la chanteuse pop terriblement sous-estimée sort un nouvel album, Froot, savamment promu sur les réseaux sociaux. 

MATD

De qui parlons-nous ? Nous parlons de Marina Diamandis, jeune galloise d’origine grecque (ça c’est du mélange !) qui s’est fait connaître avec ses deux premiers albums Family Jewels et Electra Heart (dont le succès n’a pas été à la hauteur de ce qui aurait pu être espéré) avec des chansons comme Hollywood, Oh No, Radioactive, Bubblegum Bitch ou Primadonna.

Et donc, ce nouvel album ? Beaucoup plus sincère et mature que les précédents, Froot explore divers registres et expose les multiples talents de Marina Diamandis (notamment au niveau des paroles et de sa voix)

Première impression : Après les écoutes des premières chansons dévoilées sur Youtube, à chaque fois une certitude émergeait : l’album allait être génial. Et à l’écoute de cet album, cela se confirme !

Une note ? Pour ne pas mettre 5/5, je dirais 4,5/5. L’album est vraiment génial, mais on peut toujours trouver un petit quelque chose à redire !

 

  • Les titres géniaux : 

Premier de la liste de façon incontestée pour moi : Savages, chanson vraiment réussie qui explore la sauvagerie des relations humaines, avec des paroles très bien trouvées, notamment sur le refrain ! En plus d’avoir un vrai sens, les rimes sont bien trouvés et du coup sont encore plus faciles à retenir. Côté musique, le titre est pop, presque rock, ce qui va bien à la voix grave de Marina Diamandis. Sans aucun doute, c’est mon coup de coeur de l’album !

L’accent rock se retrouve un peu dans Better than That aussi avec des guitares électriques, qui habituellement ne marquent pas le style pop de Marina and the Diamonds. Sa voix se fait encore plus grave sur les couplets, avant d’être plus aigue sur les refrains, donnant un joli contraste.

Le rock s’efface au profit de la pop pour la plupart des titres (même si l’album ne l’est pas autant que les précédents), notamment pour Froot, chanson titre de l’album. Le titre est pop, hyper catchy, avec un refrain plus mélodieux que le reste. Difficile de ne pas danser à son écoute ! Marina fait ce qu’elle fait de mieux avec ce titre, une chanson acidulée, pour autant pas dénuée de sens.

Blue est aussi une très bonne chanson de ce type pop, avec un refrain particulièrement enthousiasmant. Le rythme est souvent assez marqué, tout en restant sur un ton plutôt léger, c’est vraiment agréable à écouter !

Mais cet album se veut plus mature, Marina laisse tomber le masque qu’elle a pu porter avant de briseuse de coeurs. Elle se fait plus sincère et dévoile donc des chansons plus douces, plus touchantes, laissant voir une facette différente. Sa voix se prête vraiment à des titres comme I’m a Ruin, plus calme que les chansons précédemment citées, et qui est assez touchante dans son texte. Le titre est aérien, malgré un rythme encore assez présent, qui évite l’ennui.

Sa voix s’exprime aussi très bien sur la superbe Happy qui ouvre l’album. Rien à voir avec ce à quoi on pourrait s’attendre : le titre est ultra calme et doux. Le choix est étonnant pour ouvrir un album. Mais c’est une ouverture nécessaire à l’album, après les deux précédents qui laissaient deviner qu’elle n’était pas heureuse (« so now you know, you know it all, that I’ve been desperately alone »). Cette chanson est vraiment belle, et le message ne peut que toucher.

Enfin, Immortal termine l’album sur la même douceur que Happy l’avait ouvert. Le message est là encore très touchant, et sa voix est un vrai bijou. Le tout est très mélodieux, et mérite vraiment d’être écouté !

  • Les chansons sympa : 

Puisqu’il faut bien distinguer un peu certains titres, je rassemble ici des titres réussis, mais qui ne sont pas des coups de coeur comme les précédents.

On commence avec Forget, dont j’aime beaucoup l’énergie pop-rock, qui permet encore une fois de mettre en relief le côte grave de la voix de Marina Diamandis. Seul bémol, la répétition au niveau du refrain, alors qu’elle nous habitue à mieux (pourtant le reste des paroles est encore très bon) !

Gold est plus indie-pop, à la fois douce et acidulée, joli mélange inédit dans son style. Le rythme est marqué par des claquements de mains, donnant un petit côté acoustique qui change de la pop !

Can’t Pin Me Down manque un peu de relief, elle est pop mais assez calme. Elle est sympa à écouter, toujours grâce à la jolie voix de Marina Diamandis et à ses paroles, mais au niveau musical, il manque peut-être un petit quelque chose, un petit grain de folie qu’elle sait pourtant si bien ajouter.

Solitaire est cette fois-ci beaucoup plus calme et assumée comme telle. Là encore les paroles valent le coup d’être remarquées. Le pré-refrain est un petit bijou. Le rythme est plus lent, les vers sont assez longs, donnant un rythme particulier, plus langoureux.

Weeds est teintée de pop, mais toujours assez calme et est l’occasion pour Marina Diamandis de monter sa voix plutôt dans les aigus. Il est un peu dommage de faire retomber l’énergie amorcée par Better than That avant Savages.

 

En résumé : Cet album est génial, et laisse Marina Diamandis s’exprime différemment des deux précédents. On la retrouve très bonne compositrice, plus touchante, plus mature, mais qui sait insuffler une bonne dose de pop et même un peu de rock quand il le faut. Un album tout en maîtrise qui vaut vraiment le coup d’être écouté (je ne regrette vraiment pas de l’avoir précommandé) !

En live ? Ca sera le 13 mai au Trianon. Cela devait être au Trabendo, mais la demande croissante à fait déplacé le concert au Trianon. Pas d’excuse, le lendemain c’est férié, alors on se bouge pour aller voir ce phénomène en live !

 

– Album Review – Marina and the Diamonds, Froot

Mois musical – Janvier, l’année commence en musique !

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Si la fin de l’année est traditionnellement plus calme en termes de sorties d’albums, plutôt réservée aux concerts et compilations à offrir à Noël, le mois de janvier est donc l’occasion de relancer la machine ! Cela se matérialise par de nouvelles sorties d’albums, mais aussi de nouvelles chansons qui annoncent les opus à venir !

 

 

Meilleurs albums :

  • Belle and Sebastian – Girls in Peacetime Want to Dance, album dont je vais bientôt vous parler et qui signe un virage dans le style du groupe, qui s’il intègre la dimension folk/pop-rock, se voit augmenté par une grosse présence disco/electro.
  • Hanni el Khatib – Moonlight, dans lequel le rockeur américain affirme encore son style blues/rock qui lui va si bien ! La review complète est par ici

 

Meilleures songs of the day :

 

Et pour février ?

Les albums à venir : Kodaline sort son nouvel album le 8 février, et on retrouvera José Gonzalez à partir du 23 février, donc un mois qui s’annonce déjà sympathique, et sera agrémenté à n’en pas douter de nouvelles découvertes !

 

A très vite et merci pour vos nombreuses visites sur le blog en janvier !

 

 

Mois musical – Janvier, l’année commence en musique !