Rock en Seine Day 1

Rock en Seine s’est déroulé le week-end dernier, et c’est donc dans une série de 3 articles que je vais vous présenter mon ressenti sur celui-ci et les différents concerts que j’ai pu voir !

On commence par le premier jour, une belle journée sur le papier, avec des noms alléchants qui laissaient tout de même planer quelques interrogations sur leur rendu en live. La météo était aussi plutôt bonne, comme ce sera le cas pour tout le festival (mon premier RES sans pluie !), avec de grosses chaleurs le samedi et le dimanche.

Le festival a commencé avec un rapide aperçu de Vkng, dont la pop doucement électro n’a pas suffisamment accroché notre oreille pour que nous restions. C’est donc vers Ghost que nous nous sommes dirigés.

Ghost :

Il n’est pas rien de dire que c’est un tout autre genre. Le groupe suédois arbore des costumes noirs et blancs, avec du maquillage très lourd. Ils ont leur univers très bien rodé – pas forcément de ceux qui rassurent le plus cela dit. Leur style métal n’étant vraiment pas toujours ma tasse de thé, je n’en apprécie pas toutes les subtilités, mais il faut notamment reconnaître que la voix du chanteur (un certain Papa Emeritus II) est assez impressionnante !

John Butler Trio :

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAutre ambiance, sur la Grande Scène là encore, avec John Butler Trio. Les australiens dévoilent une musique très marquée par la guitare sèche. Aucun doute n’est possible, le dénommé John Butler en est bien un virtuose. Mais cela vire très vite à la démo pas très interactive, surtout lorsque ses acolytes quittent la scène pour lui laisser l’opportunité de se lancer dans une chanson d’une bonne dizaine de minutes sans paroles et simplement à la guitare sèche. Alors oui, le groupe est très fort et impressionnant, mais il peine parfois à embarquer une partie du public avec eux.

Wolf Alice :

Présentés coOLYMPUS DIGITAL CAMERAmme un groupe très prometteur, Wolf Alice a attiré du monde sur la scène Pression Live. Leur album Our Love is Cool est en effet plutôt bien (je vous en parlais ), bien que manquant un peu de maturité. Le live est clairement une déception pour moi, après tous les articles élogieux à leur sujet. Pour un groupe rock, le concert ne reflète pas vraiment ce style, à part quelques rares headbang de la chanteuse, tout est assez sage sur scène. La voix de la chanteuse n’est également pas fabuleuse en live, les chansons manquent un peu de puissance… C’est donc une déception, et c’est dommage par rapport à tout ce qui se dit autour d’eux.

FFS : 

On ne désespère pas, la soirée OLYMPUS DIGITAL CAMERAs’annonce au top. Direction la scène de la Cascade pour voir l’ovni musical FFS. Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps et le résumer avec 4 mots : MEILLEUR. CONCERT. DU. FESTIVAL. Le projet est étrange, mais sur scène, c’est une tuerie, les chansons sont grandioses, et parfaites pour le live, elles font vite danser une bonne partie du public. Mention spéciale à mes préférées que sont Police Encounters et Collaborations Don’t Work. Surtout, ce concert est marqué par des interprètes formidables. Le duo Sparks se divise entre le chanteur qui saute partout à côté d’Alex Kapranos de Franz Ferdinand, et le clavieriste qui ne bouge pas d’un centimètre, sauf pour gratifier le public d’une danse… formidable ! Chacun a ses mimiques, le concert se révèle drôle en plus d’être très réussi. C’est également l’occasion pour moi de découvrir les chansons de Sparks, dont Achoo qui aura eu le mérite de me faire bien rire là encore. Mais aussi cela m’a permis d’entendre à nouveau les classiques de Franz Ferdinand, dont l’inattendue Walk Away, accompagnée de Michael et Do You Wanna. Evidemment il ne faut pas oublier Take Me Out, le groupe sait à quel point elle est attendue, et fait même exprès d’en allonger l’intro, créant une frustration incroyable, avant que tout le public ne soit libéré dès les premières paroles. Evidemment également, tout le monde saute partout ! A vous de voir par vous-même sur Culture Box le replay du concert, pour vous assurer que comme ils le disent finalement « les collaborations marchent « !

The Offspring :

Mais pas le temps de flâner,OLYMPUS DIGITAL CAMERA il faut se hâter de rejoindre la Grande Scène pour un revival adolescent grâce aux Offspring. L’interrogation sur leur capacité à livrer un bon concert est bien présente. Elle est balayée dès le premier titre You’re Gonna Go Far Kid qui démarre magistralement le show. Ils le savent, le public aime ces chansons, et la setlist recense ainsi pêle-mêle Staring at the Sun, Kristy are you Doing Okay ?, why Don’t You Get A Job ? (point d’orgue du concert), Pretty Fly et The Kids Aren’t Alright. C’est donc un set très réussi,très rock avec une ambiance au top (difficile de ne pas connaître ces chansons !). Alors oui, leurs coupes de cheveux sont kitsch au possible et leurs derniers titres forcément moins fédérateurs que les anciens, mais The Offspring assure encore !

Kasabian :

EnOLYMPUS DIGITAL CAMERAfin, Kasabian clôt la journée, en mettant le feu à la Grande Scène – presque littéralement sur Fire. Ils sont chauds bouillants, et des titres comme Empire, Vlad The Impaler, Shoot the Runner ou Rewind sont très efficaces pour retourner la foule. Le dernier album est aussi très puissant, et l’ouverture du concert sur Bumblebee dépote clairement. Le duo Tom Meighan et Sergio Pizzorno fonctionne au top, ils rigolent souvent ensemble, ils ont l’air contents d’être là, et saluent même Mona Lisa à la fin, et tentent également une courte reprise de la version anglaise de ces soirées là ! Le groupe fait également une pause « sons et lumière » sur Treat, et également avec des lasers verts avant Empire. En bref, on se retrouve avec un concert génial pour un groupe qui gagnerait à être plus connu du public français ! Et pour le plaisir, on peut retrouver le live sur Culture Box !

Rendez-vous demain pour le Jour 2 !

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Rock en Seine Day 1

Wolf Alice – You’re a Germ

Leur album est la bonne découverte de ces dernières semaines, Wolf Alice continue de le dévoiler avec You’re a Germ. La chanson est rock, bien que calme par rapport à certains autres titres de l’album. C’est une des plus sympas, qui vaut vraiment une écoute !

Et pour illustrer cette chanson, c’est dans le thème du film d’horreur que le groupe a cherché l’inspiration. Ils se font ainsi tous les 4 poursuivre par des zombies, un clown à tronçonneuse et d’autres créatures, dans ce clip à suspense, à la fin … brutale !

Vidéo

– Album Review – Wolf Alice, My Love is Cool

Une fois n’est pas coutume, je vous présente aujourd’hui le premier album d’un groupe prometteur mais pas encore au top de sa célébrité, même si son nom commence à beaucoup circuler (et c’est une très bonne chose) !

Wolf-Alice-My-Love-Is-Cool

Wolf Alice est un groupe composé de 4 anglais, et mené par la chanteuse Ellie Rowsell. Leur premier EP Blush est sorti en 2013 (je vous en avais déjà parlé sur la version tumblr du blog), et c’est enfin fin juin 2015 qu’ils sortent enfin leur premier album, qui s’appelle My Love Is Cool.

Encensés par la presse spécialisée et programmé dans de nombreux festivals (notamment Glastonbury, ce n’est pas rien), ils commencent à se faire un nom, et avaient la chance d’avoir réussi à susciter la curiosité à la sortie de leur album. Dans la plupart des articles à leur sujet, ils sont présentés comme un groupe de « rock alternatif », label qui veut plus ou moins tout dire, symptomatique peut-être d’un style encore un peu hésitant à mon sens.

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Mais l’attente créée autour de cet album avait bien ses raisons : celui-ci est une belle réussite, et place Wolf Alice en très bonne position parmi les groupes qui vont émerger dans ces prochaines années !

 

La chanson♡ WAOUW♡ :

Mon coup de coeur est assez rapidement venu pour la chanson Silk à l’atmosphère un peu particulière, un peu à la The XX. La voix s’y adapte, avant d’être accompagnée par des susurrements un peu étranges. Le refrain lui fait imposer un peu plus de puissance après un passage très doux et mélodieux.

 

Chansons ♡ :

WolfAlice

Parce que c’est tout de même un album de rock, parmi mes titres préférés on trouve aussi l’excellente Fluffy, une de leurs premières chansons, qui met bien en avant que le titre de rockeurs n’est pas usurpé. Les couplets sont assez calmes mais laissent présager un refrain plus mouvementé, dans lequel la chanteuse se laisse aller à hurler certains mots. Le contraste est assez plaisant, et fait que l’on ne s’ennuie pas lors de cette chanson !

La première chanson de l’album me plait également énormément. Turn To Dust est plus calme, un peu à l’image de Silk, et laisse entendre la voix cristalline de la chanteuse.

You’re a Gem commence également doucement, mais elle finit par se montrer plus rock que précédemment avec de très bons passages à la guitare électrique. Le refrain est aussi assez prenant, sans perdre sa puissance !

Enfin, dernier coup de coeur pour Giant Peach, chanson qui a servi à promouvoir l’album. Elle commence par une longue partie instrumentale assez réussie qui débouche sur des couplets chantés d’une façon un peu désinvolte, insufflant une vraie touche rock supplémentaire à ce titre qui l’était déjà !

Chansons ♡ :

Parmi les morceaux que j’apprécie, on retrouve Bros, sympathique à écouter, mais dont les couplets assez pop peuvent paraître un peu fades. A noter, le pont avant les derniers refrains est très joli !

Lisbon revient vers une trajectoire plus rock, même si la voix de la chanteuse se fait cette fois-ci assez douce, créant un contraste là encore étonnant mais plutôt joli. Le refrain commence de façon calme, avant que les guitares ne se mettent à hurler, pour notre plus grand plaisir !

Freazy est plus rythmée, reposant beaucoup plus sur les percussions que les autres titres de l’album. Elle dénote un peu, mais se révèle agréable à écouter, et est même presque dansante !

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Enfin deux morceaux doux se dévoilent : Swallowtail, chanté non plus par Ellie Rowsell mais par un des membres masculins du groupe. La surprise est plutôt réussie, la douceur est au rendez-vous, pour un morceau chanté en guitare-voix à son début. Soapy Water garde l’influence des XX, pour rester assez doux comme titre, avec cette fois-ci la voix de la chanteuse attitrée. Des passages à la voix saccadée brisent un peu l’harmonie du titre, mais le groupe a l’air d’apprécier les ruptures de style dans leurs chansons !

 

Chansons ♡ :

Your Loves Whore n’est pas un titre que j’apprécie vraiment, j’ai du mal avec les interruptions dans les couplets (cela me stresse un peu en fait je pense). La fin est là aussi assez sympathique à écouter, mais un peu trop pop pour cet album et ce groupe à mon avis.


En résumé, ce premier album de Wolf Alice a de grandes qualités, et livre des chansons de très bonne facture, avec des petites pépites comme Silk ou Giant Peach. L’ensemble est rock, mais là où l’album pêche peut-être c’est dans sa cohérence, car différents styles s’y mêlent, rendant le groupe difficile à cerner. Quand ils font du rock, ils sont bons, quand ils font quelque chose de plus pop, ils ne sont pas mauvais, quand ils s’essayent à des petites influences électro ils sont bons aussi. Simplement le mélange dans un même album est audacieux, il aurait peut-être fallu choisir une direction pour se concentrer dessus ?

Le contraste est aussi souvent à l’oeuvre au sein même des chansons, qui alternent entre mélodique et saccadé, rock et calme… La surprise est au rendez-vous, et s’il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher à cet album c’est la monotonie.

Alors oui, j’adore cet album, mais mon sentiment est que l’on est face à un groupe en construction, qui a énormément de talent, mais a besoin de le canaliser dans une certaine direction. Peut-être que le live les aidera à se décider ? (smooth transition) D’ailleurs ils seront de passage à Rock en Seine le vendredi 28 Août, avant de revenir à Paris pour le festival Les Inrocks en novembre !

 

 

– Album Review – Wolf Alice, My Love is Cool