Rock en Seine Day 3

On arrive au dernier jour de l’édition 2015 du festival Rock en Seine, à l’affiche un peu plus pointue, moins enthousiasmante sur le papier, en tous cas pour moi. 

My Morning Jacket : 

Premier concert de la journée pour nous, il s’agit de My Morning Jacket. C’est un groupe un peu déroutant, mais c’est une bonne surprise. Le concert se révèle rock, et se poursuit même après une coupure partielle de courant, qui fera qu’une chanson ne sera jouée qu’en percussions/voix. La voix du chanteur est d’ailleurs assez impressionnante, il monte fréquemment dans les aigus. Presque aussi impressionnante que sa veste fleurie par cette chaleur. Celle-ci n’épargne encore une fois pas les artistes, le chanteur se couvrant la tête avec une serviette. En tous cas, à écouter dans l’herbe c’était un très bon concert !

Fuzz :

Avec Fuzz on enchaine sur quelque chose de plus violent, mené par le phénomène Ty Segall. C’est un bon gros concert de rock, qui met l’ambiance correspondante dans les premiers rangs. Le groupe demandera même à ce qu’un slammeur soit porté tout le long de la foule et fasse des allers et retours.

Hot Chip : 

OLYMPUS DIGITAL CAMERARetour à la grande scène avec Hot Chip ! Malgré la chaleur et l’heure pas assez tardive, le groupe d’anglais parvient à faire danser une bonne partie du public. Il faut dire que l’électro pop de Hot Chip est assez efficace, notamment sur des titres comme One Night Stand et Started Right (mon coup de coeur récent). Le groupe est en plus vêtu soit de motifs géométriques, soit tout en blanc, donnant une jolie cohésion visuelle. C’est donc un très bon concert, à revoir sur Culture box !

Jungle : 

Ensuite, sûrement inspirés par le thème de cette année, de nombreux spectateurs migrent vers la scène de la Cascade pour voir le set de Jungle. Dans la continuité de Hot Chip, c’est dansant et plaisant à écouter. Le groupe communique en plus bien avec le public. La fin sur Busy Earnin’ et Time fera exploser le public, bien chauffé par un set plus que convaincant !

Mark Lanegan Band :

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAprès l’avoir loupé en 2012 pour cause de conflit de programmation je décide de me rattraper en arbitrant en la faveur de Mark Lanegan dans le duel qui l’oppose à Tame Impala (épargnant à mes jambes un énième aller et retour Grande Scène / Cascade). Les chansons du groupe se révèlent top à écouter en live, l’ambiance est vraiment bonne dans les premiers rangs face à la scène de l’Industrie. Et c’est de sa voix très (très très) rauque qu’il salue la foule. Un set marqué de très bons titres, qu’il faudra réécouter en version studio ! Seul point négatif, on entendait beaucoup trop Tame Impala, pourtant bien loin de la scène de l’Industrie.

Alt J :

OLYMPUS DIGITAL CAMERALa foule s’amasse devant la Scène de la Cascade pour voir les anglais de Alt J. pour ma part, je suis sceptique. J’aime leurs albums studios et les connaît presque sur le bout des doigts (surtout le premier). Pourtant, j’ai été très déçue par leur live en 2013 à Rock en Seine sur cette même scène. C’était mou, sans âme, inintéressant. Eh bien, j’ai pu constater à mon plus grand ravissement qu’ils ont changé. Les éclairages et jeux de lumière placent déjà une ambiance un peu mystérieuse sur le set, comme celle que l’on peut entendre dans leurs albums. Anciens et nouveaux titres se mêlent hyper bien, même si le public connaît mieux les premiers. En tous cas le groupe envoie, et des chansons comme Left Hand Free, Every Other Freckles ou Breezeblocks font danser le public. Evidemment la sublime Matilda est un des meilleurs moments de leur prestation, et est joliment reprise en coeur par le public. C’est pareil pour Breezeblocks, qui clôt le concert en fanfare. Ils sont devenus un vrai groupe de scène, avec une identité et une vraie énergie, et c’est tant mieux !

The Chemical Brothers : 

OLYMPUS DIGITAL CAMERASans grandes attentes de ma part pour cause de méconnaissance personnelle du style et du groupe, c’est vers la Grande Scène que nous nous dirigeons pour le dernier concert de cette édition 2015. Ce n’est pas « juste » un concert. En effet, on remarque rapdiement que c’est un show complet, incluant des effets lumineux assez bluffants, parfait pour ceux qui comme moi sont trop loin et trop petits pour voir la scène (où évoluent apparemment des robots). Musicalement, difficile de ne pas avoir envie de danser et sauter partout, car le groupe prend un malin plaisir à faire monter la pression avant de véritables explosion de sons qui font rugir le public de plaisir !

 

Et c’est déjà la fin de Rock en Seine 2015… Une excellente édition avec des groupes formidables, des concerts incroyables, de bonnes découvertes et quelques déceptions, mais encore et toujours de grands souvenirs !

Publicités
Rock en Seine Day 3

– Album Review – The Wombats, Glitterbug

Ils auront su se faire attendre les Wombats ! Le trio pop-rock est de retour après 4 ans d’absence avec un nouvel album.

10392370_10153493489144569_5983816361010367249_n

De qui parlons-nous ? D’un trio anglais aux chansons pop-rock qui m’ont beaucoup marquées au lycée. Leurs titres sont plein d’énergie, vraiment cool à écouter.

Et ce nouvel album ? Après avoir dévoilé Your Body Is A Weapon, il aura fallu attendre un an et une tournée pour avoir l’album complet, sorti mi-avril (je n’ai pas tant de retard que cela dans ma chronique voyons…).

Première impression : Du fait du dévoilement progressif de l’album, les impressions ont été étalées, mais toujours positives, surtout sur Your Body Is a Weapon, et les versions live de ces nouvelles chansons, découvertes au Casino de Paris !

Une note ? 3,5/5

  • Mes coups de coeur

Your Body Is A Weapon, comme je l’ai écris précédemment, a été le premier titre dévoilé, mais aussi un des meilleurs de cet album. On retrouve bien la veine pop-rock du groupe, avec cette énergie folle qui les caractérise en studio comme en live.

Give Me A Try est aussi une chanson géniale, avec le même schéma de couplets plutôt calmes, et de refrains plus puissants. On y entend cependant plus la dimension électro de ce nouvel album, qui était déjà présente dans les albums d’avant, mais qui se révèle un peu plus présente.

Be Your Shadow aussi saura vous faire danser. La montée en puissance du couplet jusqu’à un refrain plus léger est assez originale. Le ton se fait plus léger, mais en restant tout autant énergique !

On retrouve le style des anciens titres pop-rock avec The English Summer, au refrain rappelant des Kill the Director ou autres par exemple, et c’est une vraie petite merveille !

Le titre d’après, Pink Lemonade reprend aussi la dimension pop-rock sur son début, avec une guitare qui se fait beaucoup entendre et qui s’efface un peu plus par la suite sur le refrain qui se fait assez mignon !

 

  • Les titres sympas : 

Emoticons ouvre l’album sur une bonne chanson, assez rythmée. Les couplets sont doux, les refrains plus puissants, c’est le schéma classique qui fonctionne plutôt bien ! On aurait peut-être simplement aimé un peu plus de recherches sur les paroles du refrain.

Greek Tragedy fait elle aussi partie des chansons révélées avant l’album. Elle est à la fois pop-rock et assez dansante, mais ne fait pas partie des plus originales de l’album !

Headspace a un rythme un peu plus marqué que sur les autres titres, et une sorte d’influence plus disco, ou du moins plus électro. Elle se démarque des autres et les refrains sont plutôt sympas !

Curveballs a un refrain des plus sympas, qui se fait joliment puissant comme The Wombats savent le faire. Dommage que les couplets ne soient pas vraiment au même niveau, même si la chanson reste très sympa !

Enfin l’album se clôt sur deux chansons bonus, dont la courte Sex and Questions Marks, joli titre pop-rock qui relègue l’électro au second plan le temps de cette chanson !

Enfin, Flowerball se fait tout aussi énergique mais moins rock. C’est une bonne façon de terminer l’écoute, car elle n’est pas parmi les plus puissantes mais n’est pas lente pour autant ! Le refrain est un peu lancinant, mais les couplets et le rythme sont très sympas.

 

  • Les petites déceptions

This Is Not a Party est une chanson dansante qui aurait pu être super, mais le refrain est trop répétitif !

Isabel est une chanson calme, qui n’est pas ce que maitrise le groupe malheureusement. Elle est plate et manque d’un réel intérêt. Comme quoi, des titres qui bougent, c’est bien dans l’ADN du groupe !

 

En résumé : On a un super album, pas hyper diversifié mais qui se concentre sur ce que les Wombats savent faire : des chansons pop-rock dansantes qui sauront vous donner de l’énergie !

Un passage en live ? Ils étaient à Paris le 13 mars dernier, et c’était vraiment un super concert avec une grosse ambiance (le live report est par ici). Mais bonne nouvelle : ils reviennent ! Ils seront de passage au Trabendo le 3 novembre, ne les loupez pas !

– Album Review – The Wombats, Glitterbug

– Album Review – Imagine Dragons, Smoke + Mirrors

Imagine Dragons est un groupe dont on a entendu les premiers titres un peu partout ces derniers temps. Ils ont surrexploité médiatiquement leur premier album, sortant un très grand nombre de singles. Il était donc temps de passer à un second album, sans pourtant avoir véritablement quitté la scène. Est-ce que cela se ressent sur leur musique ?

 

De qui parlons-nous ? De 4 américains qui ont créé en 2008 leur groupe de rock Imagine Dragons (un anagramme dont eux seuls connaîtraient la signification). Issus de Las Vegas, comment ne pas faire le rapprochement avec les géniaux The Killers « from fabulous Las Vegas, Nevada » ? En tous cas, ils ont fait leur nid très rapidement avec un rock aux accents pop accrocheurs, qui a su rapidement convaincre de nombreux fans dans le monde entier !

 Imagine dragons

Et ce nouvel album alors ? Sorti le 16 Février, Smoke + Mirrors a la difficile tâche de succéder à l’album du succès, aux tubes ultra diffusés. Pas de gros changement de style à l’horizon !

Première impression : Très honnêtement, la première fois que je l’ai écoutée, je n’ai pu m’empêcher de penser « On se fait chier un peu non ? » Et heureusement, sur pas mal de titres, j’ai changé d’avis, c’est un album qu’il faut écouter plusieurs fois pour vraiment l’apprécier !

Une note ? Pour faire dans la nuance, je donnerai un 3.5/5. Parce qu’il y a des chansons qui sont les dignes successeurs de l’album précédent, qui vous emportent avec elles, et parce qu’il y en a d’autres qui sont parfois sans vraiment d’intérêt, sombrant dans la pop-rock inintéressante. Dommage, en capitalisant sur les premières on aurait eu un album hyper original et génial ! Cela dit, il ne faut pas oublier que l’album contient 18 titres, performance à saluer !

  • Les titres géniaux :

L’album commence bien avec Shots titre aux sonorités électro mais qui garde ce rythme fort qui les caractérise, et un refrain hyper entrainant, qui fait aussi entendre la voix si sympa de Dan Reynolds !

I’m So Sorry est vraiment marquée rock et c’est un style qu’ils maitrisent à leur façon ! Le rythme très marqué cadence la chanson et encadre les accords de guitare électrique, avant un pont très calme.

Friction : Un début aux accents orientaux très étonnants, mais au moins ça retient l’attention ! Ensuite le piano s’ajoute, avant un refrain très rock avec ces accents toujours étranges. Cette chanson est originale, et là la prise de risque est totalement réussie !

On continue dans l’originalité avec Trouble, à la guitare sèche (mais toujours très rythmée), plus mélodieuse et avec des arrêts brutaux. J’ai beaucoup pensé aux titres de To Kill a King en l’écoutant, mais pour moi c’est signe de qualité ! Un très joli titre à la fois plus calme et entrainant tout de même.

Le dernier coup de coeur est pour le dernier titre (que je n’aurais pas forcément placé en dernier non plus) qui est Warriors. Un titre comme eux seuls savent le faire, tout en intensité. Un début en crescendo qui fait monter la pression, avant d’exploser sur le refrain.

  • Les morceaux sympas :

Gold reprend elle aussi leur style de base, très « épique ». On a du rythme, des sonorités plutôt graves (bien qu’un peu étonnantes parfois). Il faut déjà saluer la performance du chanteur qui apporte lui aussi beaucoup d’intensité au titre avec sa voix.

On a ensuite Smoke and Mirrors, qui est plus calme au moment des couplets, qui en sont un peu inintéressants du coup. Le refrain commence de façon sympa, plus intense, mais cela se calme à nouveau ensuite, en étant tout de même plus sympa que les couplets. Une jolie chanson mais sans plus.

Je ne m’attendais pas trop à vraiment apprécier I Bet My Life, aux accents pop-rock sur les couplets, mais aux refrains assez prenants, bien que répétitifs, et pourtant elle est assez géniale !

J’hésite beaucoup à placer Dream dans les morceaux sympas ou les déceptions. Car oui, elle est jolie et sympathique à écouter, mais j’ai peur de vite m’en lasser car même si elle a un joli fond au piano, et quelques cordes, elle n’est pas si formidable. A écouter sans trop réfléchir donc !

The Fall est un titre sympathique, au début un peu déroutant encore, avec une jolie fin de couplet, et un refrain presque a capella ce qui donne un joli résultat.

On a ensuite Thief, au refrain presque hurlé (encore une fois belle performance de Dan Reynolds) qui transmet facilement son enthousiasme. Les couplets sont rythmés d’une façon qui marque l’attention et permet d’annoncer un peu le refrain.

Avec son début calme, vous auriez pu vous attendre à ce que je place Second Chances dans la partie déception (mais j’aime aussi les chansons calmes voyons !), mais je retiendrai surtout son très joli refrain, particulièrement doux et mélodieux. Une chanson toute mignonne. Release est dans le même genre (l’enchainement des deux n’est pas forcément très judicieux en revanche), une douce chanson à la guitare sèche qui met aussi en valeur la voix de Dan Reynolds.

  • Les petites déceptions :

Polaroid n’est vraiment pas un titre que j’apprécie. Oui, on retrouve le rythme fort, mais pourtant, il est utilisé pour éviter que la chanson ne manque d’intérêt. Pour moi elle a trop d’accents à la limite du RnB et ce n’est pas ce que j’aime, tout simplement !

It Comes Back To You est un titre sans vraie originalité, sans la question vocale, elle aurait pu être faite par beaucoup de groupes pop-rock, alors que Imagine Dragons démontrent depuis le début qu’ils ont de l’originalité à revendre !

Summer, rien qu’avec le titre laissait présagé quelque chose d’un peu stéréotypé. Le refrain est plutôt sympa avec la voix de Dan Reynolds qui part dans les aigus, mais les couplets pop ne me marquent vraiment pas positivement, il leur manque vraiment quelque chose malheureusement.

Hopeless Opus est un titre aussi à la limite des accents RnB que je n’aime toujours pas (chacun ses gouts mais j’ai du mal). Le refrain en choeur n’est pas révolutionnaire, mais un peu mieux que les couplets cependant.

The Unknown est une petite déception, car elle aurait pu être une jolie chanson calme, mais elle est contaminée par de drôles arrangements au synthé, sur les couplets à la limite du cri de perroquet…

En résumé ? Un album long qui aurait pu se passer de certains titres qui diluent malheureusement l’ensemble. Pourtant, il y a de très bons morceaux qui viennent conforter leur style et donner vraiment envie de les voir en live !

En live ? D’ailleurs le passage en live ce sera fin octobre dans quelques villes françaises, et le 2 novembre au Zénith à Paris !

– Album Review – Imagine Dragons, Smoke + Mirrors