Passenger – Beautiful Birds

Passenger commence à nous habituer à sortir des sentiers battus, avec la révélation de titres un peu au hasard de leur composition, avec des vidéos tournées en fonction de sa tournée du moment.

 

On le retrouve en Italie, devant des paysages somptueux, pour sa chanson Beautiful Birds. Très courte, celle-ci le laisse encore nous montrer ses talents de chanteur et de parolier. A écouter sans modération, face à un soleil couchant !

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Vidéo

– Mois Musical – Février, un mois court mais de bonne augure !

Le mois de février ne dure que 28 jours (ça fait du bien de commencer par une banalité), et pourtant, il a été le mois de pas mal de retours et autres annonces sympathiques !

Moisfévrier


  • Les meilleurs albums :

Pas de coup de cœur total ce mois-ci, mais de très bons albums tout de même, et j’en retiendrais deux, qui sont d’ailleurs assez similaires en ce que les deux groupes ont connu un succès monstre d’un coup, et devaient confirmer avec leurs nouveaux opus :

Kodaline, avec Coming Up For Air (https://hypermusicality.wordpress.com/2015/02/15/album-review-kodaline-coming-up-for-air/) qui se fait moins intimiste que leur premier album. On glisse (parfois trop) vers des horizons plus pop. On y trouve des morceaux un peu décevants, mais aussi de vraies pépites, qu’il faut donc prendre le temps de dénicher !

– Même sentiment avec Imagine Dragons et Smoke + Mirrors (https://hypermusicality.wordpress.com/2015/02/22/album-review-imagine-dragons-smoke-mirrors/), dans lequel on peut retrouver toute l’intensité à laquelle ils ont su nous habituer, cependant un peu nuancé par des titres parfois fades. Mais il suffit de les éviter pour voir tout le talent de ces deux groupes !


  • Les meilleurs songs of the day :

– La groupie en moi aura été absolument ravie du retour de Florence and the Machine avec What Kind of Man (https://hypermusicality.wordpress.com/2015/02/16/song-of-the-day-florence-and-the-machine-what-kind-of-man/) qui nous prouve qu’elle n’a rien perdu de sa voix, de son énergie et de son côté rock ! Pour tout vous dire, la pré-commande de l’album n’est pas loin !

– Autre retour féminin, la chanteuse Izia a surpris avec ses deux premiers titres Hey, et la Vague, et j’avoue bien aimer le dernier (https://hypermusicality.wordpress.com/2015/02/19/song-of-the-day-izia-la-vague/). Beaucoup plus calme qu’avant, et en français dans le texte, Izia incorpore l’électro à ses compositions, en gardant la force de sa voix, mais en la montrant aussi plus fragile. On préfère son côté rock, mais pas de doute, il ressortira sur scène, si ce n’est dans l’album complet !

– Troisième retour (décidément…) réussi, celui de Passion Pit, dont on retrouve l’électro-pop optimiste avec Lifted Up (https://hypermusicality.wordpress.com/2015/02/18/song-of-the-day-passion-pit-kindred/. On a hâte d’avoir la suite pour danser dessus !

– Dernier retour qui ne dit pas son nom, celui de Passenger qui continue d’écrire quand il est en tournée. On le retrouve dans une vidéo en Afrique du Sud avec Setting Sun (https://hypermusicality.wordpress.com/2015/02/22/song-of-the-day-passenger-setting-sun/). Superbe chanson, encore plus quand on connait son histoire composée de tournées plus ou moins réussies un peu partout. Un texte très bien écrit, sa belle voix, de sublimes paysages, un accompagnement à la guitare… Que demander de plus (à part de le revoir au plus vite) ?


  • A venir pour ce mois de mars ?

– Le retour de To Kill a King, ce petit groupe fort prometteur qui avait été un de mes coups de cœur live de Rock en Seine 2014, parce que vraiment adorables, et qui dissémine des chansons très cools sur Youtube depuis quelques temps !

– Le nouvel album de Modest Mouse, qui utilise la même stratégie et propose des chansons assez sympas, j’ai hate de les découvrir avec ce nouvel album !

– Niveau live, enfin un nouveau concert pour moi ! Et c’est celui des Wombats, ce groupe que j’écoute depuis un certain temps, et qui en profite pour dévoiler de nouveaux titres !

– Enfin, il est fort probable que Muse dévoile un premier titre issu de son nouvel album Drones, et ça, on dit OUI !


Et vous, quel est le groupe ou l’artiste qui a marqué votre mois de février ? Qu’attendez-vous du mois de mars ?

– Mois Musical – Février, un mois court mais de bonne augure !

– Mois Musical 3 – Un mois d’octobre tout en douceur

C’est parti pour un petit résumé du mois d’octobre, avec tout ce qu’il faut en retenir !

octobre

  • L’album du mois : Vous l’avez deviné, je vais parler de l’album de ce cher irlandais qu’est Hozier. Ce chanteur est un véritable coup de cœur pour moi, et son album était bien à la hauteur des attentes générées par ses EP. Il met à l’œuvre un mélange des styles détonnant, entre rock, blues, gospel et folk, pour créer son propre univers. Sa voix et ses textes sont de petites merveilles, je ne peux que vous conseiller de l’écouter !
    Parmi les albums sortis ce mois-ci on recense aussi la sortie du premier album de Natas Loves You, intitulé The 8th Continent, très sympa, que j’essayerais de vous présenter bientôt, ou encore celui de Julian Casablancas + The Voidz, que j’ai un peu plus de mal à saisir, même s’il est aussi agréable à écouter.

 

 

  • Le meilleur concert : Je vous en ai parlé il y a quelques jours avec beaucoup d’enthousiasme, pour moi il s’agit du concert de Passenger du 28 octobre à l’Olympia. Ce chanteur tient la scène comme personne alors qu’il est seul, il est à la fois drôle et émouvant. Son échange permanent avec le public est assez impressionnant comme le silence qui peut régner sur certains des titres les plus tristes, alors qu’il sera ovationné une fois la chanson terminée. Il est difficile de ne pas mentionner la superbe Let Her Go, reprise en cœur par tout le public, et d’autres moments géniaux comme Riding to New York, 27 ou encore Scare Away the Dark. C’était un concert génial, touchant, mais aussi rafraichissant, grâce à la bonne humeur et l’humour de Mike Rosenberg.

 

  • Ce sur quoi il faudra compter le mois prochain : En live, pour moi la sensation devrait venir du concert de Hozier le 27 novembre au Trabendo. L’occasion de voir ce que ce phénomène donne véritablement sur scène.
    Parmi les sorties d’album, il faudra probablement suivre celui de Temples, intitulé Sun Restructured, pour voir comment ce groupe prometteur a décidé d’évoluer. Pour le reste, j’avoue ne pas être au courant de grosses sorties à venir, autant se laisser surprendre alors !

Vidéo

– Live Report – Passenger à l’Olympia 28.

Il est vrai que j’ai tendance à vous faire assez souvent les éloges des concerts où je me rends. J’avoue qu’aller voir Passenger me laissait un peu sceptique. J’aime beaucoup ses chansons, mais je me demandais comment ce petit bonhomme sur scène allait tenir la salle, et apporter quelque chose de nouveau. Et il était vraiment impressionnant en fait. J’ai vraiment apprécié ce moment, et absolument pas regretté d’avoir pris ma place.

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Le concert commence par la première partie, assurée par The Once, un trio canadien très sympathique. Ils jouent une pop-folk très mignonne, et ont débuté leur set avec une chanson a capella, suivie d’une reprise de Elvis. Ils sont très bons pour chauffer la salle, et si ils ne révolutionnent pas la musique, ils parviennent à mettre le sourire à toute la salle avec leur bonne humeur et leur humour. Par exemple, ils décident de faire une rapide et petite compétition entre deux parties de la salle, les appelant « part A » et « part 1 », non pas parce qu’ils ne comprennent pas le système usuel, mais bien parce qu’en tant que canadiens ils n’aiment pas la compétition et ne veulent pas que certains se considèrent comme perdants. Leurs chansons sont adorables, collant bien à leur personnalité attachante. Ils remercient le public à de nombreuses reprises, visiblement contents d’être là. J’ai beaucoup aimé Coming Back to You et surtout We Are All Running qui clôt bien cette première partie.

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Ensuite, de façon très ponctuelle, Passenger monte sur scène un quart d’heure après The Once, sans cérémonie. Les lumières s’éteignent et il entre avec sa guitare, avec en toile de fond une image dessinée tirée de l’univers de son dernier album. C’est assez rafraichissant de voir un artiste monter sur scène comme cela, en toute simplicité. Il débute avec Rolling Stone, titre doux qui met le public d’accord dans un silence presque religieux (au point d’en entendre la ventilation de l’Olympia). Ces moments d’un silence incroyable – répété sur la très sympathique reprise de Simon & Garfunkel The Sound of Silence – alternent avec des moments plus exubérants, où la guitare devient plus enthousiaste et le public peut chanter, poussés par Mike et ses « don’t be shy ». Ainsi, Life’s For the Living (2ème titre du concert) ou The Wrong Direction/What Is Love dégagent une énergie facilement communicatrice.

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Ensuite, vint un véritable moment de grâce. Il commence à raconter une histoire, sur un ton humoristique (qui rythme avec brio toutes ses prises de paroles), avant d’évoquer une rencontre avec un vieil homme sur le point de mourir d’un cancer du poumon, et qui se donnait l’opportunité de faire une dernière fois le voyage West Coast/East Coast en moto. Et cela donne un moment d’émotion pure sur Riding To New York qui raconte cela. Autant avant je n’appréciais pas cette chanson plus que les autres, autant maintenant que j’en comprends le sens, je ne peux que l’adorer. J’étais au bord des larmes tellement les paroles bien écrites racontent à merveille cette situation. (promis, si un jour j’ai l’occasion de bosser dans la communication musicale, je demanderai aux artistes d’expliquer leurs titres pour mieux les promouvoir).

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Ce titre comme tous les autres, je les ai beaucoup mieux compris en live. La simplicité de la guitare et de la voix mettent si bien en avant ces mots si bien choisis. Des chansons comme Coins in a Fountain, Whispers, Holes me paraissent bien plus claires maintenant. Et il faut avouer qu’il est doué ce Passenger pour jouer avec les mots, c’en est impressionnant. Il parle de lui, mais il parle de façon très universelle aussi. C’est criant sur Let Her Go, titre repris en cœur par tout le public du début jusqu’à la fin. (si je vous dis que j’ai pleuré, ça vous étonne, hein ?) La beauté de ses titres explose vraiment en live j’ai l’impression.

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On alterne donc entre larmes (Riding to New York, Golden Leaves, Let Her Go et tant d’autres), et des moments de rire, soit quand il parle ou de bonne humeur quand il chante des titres énergiques comme la super 27, Start a Fire, repris en cœur avec The Once. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé le fait de les voir revenir, c’était un clin d’œil très sympathique. L’humour de Mike permet bien de ne pas être accablé par la tristesse de certains titres. Petit exemple lorsqu’il demande au public comment traduire « goosebumps », et qu’il fait mine de comprendre autre chose que « Chair de poule », donnant un « I had Charles de Gaulle everywhere » bien hilarant. J’avoue avoir ri bien plus que de raison sur une vanne concernant Myspace, ou son autocritique avec avoir fait le trombone simplement avec sa bouche.

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Enfin, mention spéciale pour la très belle Scare Away the Dark, au message assez bien pensé, comme quoi il faut savoir se détacher de ses écrans pour vivre le moment présent. Il nous a même demandé de ne sortir aucun écran pendant ce titre. Evidemment cela n’a pas été respecté puisque ce titre a aussi été filmé et posté sur Youtube. Mais le message reste vrai, et sympa à entendre.

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Tout cela se mélange pour donner un concert rafraichissant, à l’opposé d’un certain ennui qu’on aurait pu supposer. Passenger c’est une vraie pépite live. Pas dans le sens où le public va devenir complètement fou, mais où il assiste à un concert à la fois beau, émotionnel, joyeux, hilarant et fait réfléchir. Bravo Mike, et il est certain que dès qu’il repasse, je retourne le voir. Un vrai artiste comme lui, avec une expérience de 5 ans à chanter dans la rue et une vraie humilité, ça se respecte !

– Live Report – Passenger à l’Olympia 28.