– Live Report – Of Monsters and Men au Trianon, 17.06

Of Monsters and Men fait partie de ces groupes que j’adore, vous le savez bien. Encore plus, ces islandais font partie de ces groupes que j’ai envie de soutenir, moi qui les ai découverts (comme beaucoup, je ne m’attribue pas l’apanage de leur découverte) à Rock en Seine, alors que leur premier album venait de sortir en France. Et à l’occasion de la sortie de leur nouvel album Beneath the Skin (je vous ai dit qu’il était génial par ici), ils se lancent en tournée, passant par Paris le 17 juin dernier. Autant vous dire que j’y étais, et que j’ai adoré.

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Je ne passerai en revanche pas beaucoup de temps sur la première partie, d’un groupe prénommé Highasakite. Un style pseudo mystique, des ampoules sur scène, des chansons répétitives qui passent très lentement à mon sens. Je n’ai donc pas accroché, mais la suite rattrapa véritablement ce petit manquement.

 

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Les islandais arrivent enfin sur scène et entament le concert sur Thousand Eyes. Le début est plutôt mystique, mais assez bien choisi pour commencer, l’introduction aurait été beaucoup plus étrange en plein milieu de set. Le deuxième album est bien représenté puisqu’après ils enchainent avec Human, une de mes chansons préférées de ce nouvel opus.

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Il faut reconnaître que la setlist est particulièrement bien travaillée. Les deux albums se mêlent aisément, avec même une petite incursion de la jolie Silhouettes issue de la bande son du deuxième Hunger Games, Catching Fire. Comprenant également bien que le premier album a plus d’impact pour l’instant que le deuxième, les chansons folk se concentrent à partir de la moitié de la setlist, pour atteindre un point culminant lorsque s’enchainent Lakehouse et Little Talks (enchainement maléfique dont je reparlerai plus tard).

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Le premier album fédère un peu plus le public que le dernier en date, car sa puissance folk fait pour l’instant plus réagir que les subtilités pop-rock sorties dernièrement. On sent une vraie différence entre les deux, mais pour autant cela fait des petites variations dans le concert en lui-même qui ne sont vraiment pas désagréables. En plus, ce n’est qu’une question de temps avant que Crystals, Empire, We Sink ou encore Wolves Without Teeth ne soient reconnues par le public.

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En effet, j’ai vraiment adoré les versions live des nouveaux titres, que ce soit Crystals et sa puissance à la Little Talks, Empire et son refrain si mélodieux, I of the Storm qui est juste sublime. Je me suis même surprise a beaucoup aimer Black Water et We Sink.

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Indéniablement, les « anciens » titres sont toujours aussi bons, King and Lionheart, Dirty Paws ou Six Weeks font toujours passer un moment exceptionnel au public. Mais le meilleur instant a été indéniablement l’enchainement Lakehouse et Little Talks, deux titres entièrement repris par le public, dans une ambiance follement insoupçonnée dans la fosse, rejointe pour l’occasion par la chanteuse et son guitariste, dans une décision visiblement spontanée, prise quelques secondes avant.

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Parce que ce qui fait plaisir avec Of Monsters and Men – au delà de leurs titres géniaux – c’est leur spontanéité. Leurs sourires quand le public chante ou danse est rare à voir en concert. Le sourire du chanteur Raggi dit beaucoup sur le plaisir qu’ils ont à jouer. Cela paraît plutôt basique, mais pourtant, on sent que même si leur tournée les emmène dans le monde entier, ils s’amusent et s’émerveillent toujours autant. Et par ricochets, s’ils passent un bon moment, le nôtre n’en est que meilleur.

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Of Monsters and Men, c’est la bonne humeur assurée. Je me suis rarement sentie aussi bien dans un concert que pendant Lakehouse et Little Talks. Ils repassent en novembre au Zénith de Paris, gros défi que de remplir et d’animer cette salle, mais nulle doute qu’ils sauront conquérir le public. Ils savent si bien le faire, alors courrez-y !

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– Live Report – Of Monsters and Men au Trianon, 17.06

– Live Report – Marina and the Diamonds au Trianon

Vous le savez, Marina and the Diamonds est une de mes artistes préférées, et son dernier album Froot m’a particulièrement séduite. C’est tout naturellement que dès la mise en vente, j’ai pris ma place pour son concert – le premier à Paris depuis 5 ans. J’ai bien fait de ne pas trop trainer, le concert a rapidement affiché complet, étant même déplacé du Trabendo au Trianon pour pouvoir accueillir plus de fans.

Live Marina and the Diamonds

Fait étonnant, le concert commençait à 19h avec une première partie – un dj set -, avant que Marina n’arrive sur scène à 20h. Du coup, le public s’était passé le mot pour arriver très tôt, me cantonnant au fond de la salle, et (comme d’habitude) derrière des personnes de grande taille. Qu’importe, je ne la vois pas tout le temps mais suffisamment tout de même (bon du coup, je vous avoue que les photos ce n’est pas du grand art).

Live Marina and the Diamonds

La setlist était connue car elle ne change pas depuis le début de sa tournée européenne, du coup c’est sans surprise mais sur les chapeaux de roue qu’elle commence avec Bubblegum Bitch. La salle exulte déjà et reprend les paroles en coeur. Ce sera le cas pour la majorité des titres, même ceux du dernier album.

Marina and the Diamonds Live

Malgré les grosses différences de style entre les albums, tous les titres rendent bien en live. Ainsi, quand on passe de Bubblegum Bitch (Electra Heart) à Forget (Froot) puis Mowgli’s Road (Family Jewels), l’intensité ne change pas. Cette dernière est d’ailleurs un petit bijou en live, avec ses mimiques, petites danses et surtout sa voix fabuleuse. I Am Not a Robot est aussi très belle en live, et lui permet de sortir des notes qu’on ne pensait pas entendre de sa part, comme quoi, on peut faire de la pop et avoir véritablement une belle voix (même en live…).

Marina and the Diamonds live

Retour au dernier album avec ma petite préférée qu’est Savages, qui est visiblement la chanson favorite d’un peu tout le monde dans la salle et ça tombe bien parce qu’en live ça rend encore mieux ! Jolie transformation live aussi pour les calmes Obsessions et Happy, jouées au piano. Pour la première, le rythme est ralenti au départ, ajoutant encore plus de douceur au titre, avant de finir en beauté sur un rythme accéléré. La seconde est toute en sincérité, là aussi vraiment très belle.

Marina and the Diamonds live

Mais pas question de rester calme très longtemps, on enchaine avec Froot, titre ô combien énergique et réjouissant, qui emporte l’adhésion de toute la salle, et illumine la scène de plein de lumières colorées. On continue sur ce dernier album avec Can’t Pin Me Down, qui n’est vraiment pas ma préférée, mais qui est sympa en live.

Le public saura s’en donner à coeur joie sur Hollywood et Primadonna, deux chansons très différentes mais qui figurent parmi ses plus connues. Les deux sont absolument géniales, même si j’ai un petite préférence pour la première, Electra Heart n’étant pas à la hauteur du premier et dernier album selon moi.

Blue et I’m a Ruin rendent aussi très bien en live, la première étant plus rythmée et la seconde plus calme, mais vraiment très belle. Et puis il est déjà temps de finir en fanfare avec Radioactive et surtout How to be a Heartbreaker, qui sera vraiment un climax en termes d’ambiance.

Marina and the Diamonds live

Marina a fait l’effort grâce à quelques fans lui ayant écrit quelques mots, de parler quelques instants en français, le temps de dire à quel point le soutien qu’elle a eu la touche et à quel point elle avait envie de revenir à Paris (ce qu’elle fera en novembre/décembre apparemment, même si elle a oublié de mentionner Rock en Seine avant). Sinon elle ne parle pas beaucoup, mais elle sait mettre l’ambiance grâce à ses chansons et ses petites manières sur scène.

Marina and the Diamonds live

Elle interprète en effet très bien ses titres, que ce soit par sa très belle voix, assez impressionnante en live, mais aussi par son expression du visage et ses gestes. Elle a changé de peau pas mal de fois lors de ses trois albums, mais Marina and the Diamonds demeure et on passe un super moment à son concert ! Je l’attendais vraiment, et je n’en suis pas du tout déçue, au contraire, je suis agréablement surprise par sa voix en live, et l’ambiance à son concert.

Marina and the Diamonds live

Petite remarque en passant par là, cela fait aussi du bien d’avoir une chanteuse pop qui affirme que le rôle des femmes, même si elles veulent être des « homewrecker » ou « heartbreaker » comme elle le dit dans son second album. Certes, le personnage de Electra Heart est un peu too much et ce n’est pas son meilleur album, mais elle a le mérite de dire des choses et de les assumer, donc c’est plutôt cool (et rare,bien trop rare).

Enfin, mention spéciale à celle qui prenait des photos avec son iPad, et à ceux qui ont jeté des bâtonnets lumineux sur scène !

Pour résumer, j’ai passé un super moment, j’adore définitivement vraiment Marina and the Diamonds, je veux son serre-tête Froot, et j’ai vraiment hâte de la revoir à Rock en Seine (si vous y allez, ne la loupez pas !) !

 

– Live Report – Marina and the Diamonds au Trianon

– Live Report – Les Wombats à la Cigale 13.03

Les Wombats sont de retour ! Après leur dernier album en 2011, ils se mettent enfin à promouvoir le futur opus Glitterbug en lançant leur tournée européenne. L’évènement était donc plutôt attendu, et j’avoue que j’étais curieuse de voir ce qu’ils allaient donner en live. Le concert est entre le « warm-up show » puisque l’album n’est pas encore sorti, et un vrai live, puisque une partie des titres est déjà sur Youtube, et que le concert dure une bonne heure et demie.
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Annoncé pour 20h, le début de la soirée se fera finalement à 19h20 avec un premier groupe (dont je n’ai pas retenu le nom…). C’est leur premier concert hors UK, et ils se débrouillent plutôt bien. Le rendu est sympa, mais c’est un peu brut encore, il y a un peu de travail à faire mais ils sont plutôt bien partis !

 

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Deuxième première partie à 20h cette fois-ci, dont je n’ai pas retenu le nom non plus… Le rendu est plus abouti, plus travaillé, un mélange pop rock électro assez sympa, entre Bombay Bicycle Club et un Cage the Elephant assagi, en gros.

 

On passe ensuite aux Wombats à 21h pile. Le décor est plutôt classe, avec de fins immeubles délimités par un néon, donnant de jolis effets de lumière pendant tout le show. En revanche il y a eu beaucoup de fumée, ce qui fait que mes photos ne sont vraiment pas formidables !

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Le début du concert se fait avec Your Body is A Weapon, titre du nouvel album révélé il y a un an. Le titre est très catchy, et permet de donner le ton du concert : ça sera énergique et dynamique. On constate tout de suite que sur scène, ils savent envoyer du lourd, ce qui n’est pas forcément hyper évident en écoutant les versions studios. Le public est hyper réceptif dès le début à l’énergie envoyée sur scène, ça fait vraiment plaisir !

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On n’oublie pas que l’album sort bientôt, alors le groupe en profite pour nous présenter des nouvelles chansons. Ils les enchainent d’ailleurs en milieu de set. L’enchainement parait peut-être un peu long comme on ne les connait pas, mais elles sont sympas, on a hâte de pouvoir avoir la version studio ! Le batteur avoue même en français qu’ils sont contents d’avoir réussi à toutes les finir, car ces nouvelles chansons n’ont jamais été jouées en live encore. En effet, Can Be Your Shadow, Headspace et This is not a Party n’ont même pas été testées lors de leurs quelques concerts en Australie.

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Ce sont évidemment les tubes du groupe qui remportent le plus franc succès auprès du public, qui n’hésite pas à sauter en rythme ou chanter en même temps. Que ce soit Moving to New York, Kill the Director, ou encore Techno Fan (ma préférée), et la géniale Tokyo, ainsi que la dernière Let’s Dance to Joy Division, très bien choisie pour clôturer le concert en fanfare, la salle explose assez fréquemment. Si leurs chansons ne sont pas mondialement connues, elles ont le mérite de vraiment bien rendre en live, laissant deviner tout le potentiel du groupe.

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En résumé, le concert a été une très bonne surprise, car je ne m’attendais pas à une telle débauche d’énergie de leur part – mention spéciale au bassiste, qui sautait littéralement partout comme un fou (ou un kangourou au choix). L’ambiance était vraiment au top, il n’y a pas eu de véritable temps mort. On redécouvre tout le potentiel de leurs titres en live avec toute cette énergie, encore une fois c’est une très bonne surprise !

– Live Report – Les Wombats à la Cigale 13.03

– Live Report – Hozier au Trabendo 29.11

Je sais, je vous parle très souvent de Hozier. Je vous ai présenté son EP, puis son album, puis re son album dans mes coups de coeur. Alors après l’avoir loupé à Rock en Seine, je ne pouvais pas ne pas aller le voir lors de son passage à Paris, au Trabendo. Et – spoiler alert- j’avais raison, parce que c’est un petit génie.

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En première partie, on retrouve Richie & The Remedy, deux anglais assez sympathique. Le chanteur a un petit air de Eugene McGuinness, et le deuxième guitariste a un look de dandy qui ne trompe pas. Sans parler des bières. Un groupe sympa, pour un set folk-pop. Alibis est par exemple un titre agréable à écouter. Rien de révolutionnaire, mais le chanteur a une très belle voix. Une bonne découverte pour commencer le concert en tous cas.

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Mais bien sur, c’est Hozier que nous attendons tous. Il arrive sur scène avec son groupe, qui laisse la part belle à des choristes. Les titres de son album s’enchainent très bien et des morceaux comme Like Real People Do, Cherry Wine, It Will Come Back. Sa voix en live est une vraie merveille !

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En écoutant son album, on se dit que le live peut être un peu mou. Et pourtant, c’est faux. On s’en rend vite compte, avec notamment Jackie & Wilson, qui devient un titre bien rock en live. C’est aussi le cas avec Sedated, que j’adore déjà sur l’album, c’est encore plus vrai en live.

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Someone New et In a Week rendent également très bien en concert, notamment la dernière, pour laquelle il est rejoint par une des choristes pour un duo très réussi. Cela dit, je n’avais jamais remarqué à quel point cette chanson était glauque, avec toutes les étapes de décomposition du cadavre des protagonistes mangés par les animaux. La chanson en reste toute jolie, mais c’est un peu perturbant !

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Il est impossible de ne pas parler de Take Me To Church évidemment. C’est le titre phare de Hozier. Dès qu’il en entame les premières notes, le public réagit immédiatement. Déjà que j’adore la version studio, je savais que la version live allait me plaire. Mais il m’a beaucoup surprise, car elle sonnait assez différente, beaucoup plus marquée par la guitare. Une vraie bonne surprise, car la chanson était vraiment bien comme cela !

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Enfin, le concert se termine sur Angels of Small Death & the Codeine Scene, ma chanson préférée de l’album je crois. La chanson est très énergique, et on sent l’influence du gospel. Eh bien en live, c’est toujours aussi vrai et réussi !

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Donc Hozier, c’est un musicien très doué (il est assez impressionnant à la guitare), un très bon chanteur, un parolier étonnant, mais c’est aussi un artiste qui boit plusieurs thés sur scène, dans des gobelets en plastique. J’avoue que c’est la première fois que je vois ça, c’est assez surréaliste de voir un artiste remuer son sachet de thé dans un gobelet sur scène, mais après tout, pourquoi pas ! En tous cas j’ai passé un très bon moment, ce Hozier est décidément un artiste à suivre.

J’en profite pour m’excuser, parce qu’il n’y aura pas d’article récapitulatif sur le mois de novembre, je suis un peu débordée en ce moment !

– Live Report – Hozier au Trabendo 29.11

– Live Report – Passenger à l’Olympia 28.

Il est vrai que j’ai tendance à vous faire assez souvent les éloges des concerts où je me rends. J’avoue qu’aller voir Passenger me laissait un peu sceptique. J’aime beaucoup ses chansons, mais je me demandais comment ce petit bonhomme sur scène allait tenir la salle, et apporter quelque chose de nouveau. Et il était vraiment impressionnant en fait. J’ai vraiment apprécié ce moment, et absolument pas regretté d’avoir pris ma place.

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Le concert commence par la première partie, assurée par The Once, un trio canadien très sympathique. Ils jouent une pop-folk très mignonne, et ont débuté leur set avec une chanson a capella, suivie d’une reprise de Elvis. Ils sont très bons pour chauffer la salle, et si ils ne révolutionnent pas la musique, ils parviennent à mettre le sourire à toute la salle avec leur bonne humeur et leur humour. Par exemple, ils décident de faire une rapide et petite compétition entre deux parties de la salle, les appelant « part A » et « part 1 », non pas parce qu’ils ne comprennent pas le système usuel, mais bien parce qu’en tant que canadiens ils n’aiment pas la compétition et ne veulent pas que certains se considèrent comme perdants. Leurs chansons sont adorables, collant bien à leur personnalité attachante. Ils remercient le public à de nombreuses reprises, visiblement contents d’être là. J’ai beaucoup aimé Coming Back to You et surtout We Are All Running qui clôt bien cette première partie.

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Ensuite, de façon très ponctuelle, Passenger monte sur scène un quart d’heure après The Once, sans cérémonie. Les lumières s’éteignent et il entre avec sa guitare, avec en toile de fond une image dessinée tirée de l’univers de son dernier album. C’est assez rafraichissant de voir un artiste monter sur scène comme cela, en toute simplicité. Il débute avec Rolling Stone, titre doux qui met le public d’accord dans un silence presque religieux (au point d’en entendre la ventilation de l’Olympia). Ces moments d’un silence incroyable – répété sur la très sympathique reprise de Simon & Garfunkel The Sound of Silence – alternent avec des moments plus exubérants, où la guitare devient plus enthousiaste et le public peut chanter, poussés par Mike et ses « don’t be shy ». Ainsi, Life’s For the Living (2ème titre du concert) ou The Wrong Direction/What Is Love dégagent une énergie facilement communicatrice.

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Ensuite, vint un véritable moment de grâce. Il commence à raconter une histoire, sur un ton humoristique (qui rythme avec brio toutes ses prises de paroles), avant d’évoquer une rencontre avec un vieil homme sur le point de mourir d’un cancer du poumon, et qui se donnait l’opportunité de faire une dernière fois le voyage West Coast/East Coast en moto. Et cela donne un moment d’émotion pure sur Riding To New York qui raconte cela. Autant avant je n’appréciais pas cette chanson plus que les autres, autant maintenant que j’en comprends le sens, je ne peux que l’adorer. J’étais au bord des larmes tellement les paroles bien écrites racontent à merveille cette situation. (promis, si un jour j’ai l’occasion de bosser dans la communication musicale, je demanderai aux artistes d’expliquer leurs titres pour mieux les promouvoir).

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Ce titre comme tous les autres, je les ai beaucoup mieux compris en live. La simplicité de la guitare et de la voix mettent si bien en avant ces mots si bien choisis. Des chansons comme Coins in a Fountain, Whispers, Holes me paraissent bien plus claires maintenant. Et il faut avouer qu’il est doué ce Passenger pour jouer avec les mots, c’en est impressionnant. Il parle de lui, mais il parle de façon très universelle aussi. C’est criant sur Let Her Go, titre repris en cœur par tout le public du début jusqu’à la fin. (si je vous dis que j’ai pleuré, ça vous étonne, hein ?) La beauté de ses titres explose vraiment en live j’ai l’impression.

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On alterne donc entre larmes (Riding to New York, Golden Leaves, Let Her Go et tant d’autres), et des moments de rire, soit quand il parle ou de bonne humeur quand il chante des titres énergiques comme la super 27, Start a Fire, repris en cœur avec The Once. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé le fait de les voir revenir, c’était un clin d’œil très sympathique. L’humour de Mike permet bien de ne pas être accablé par la tristesse de certains titres. Petit exemple lorsqu’il demande au public comment traduire « goosebumps », et qu’il fait mine de comprendre autre chose que « Chair de poule », donnant un « I had Charles de Gaulle everywhere » bien hilarant. J’avoue avoir ri bien plus que de raison sur une vanne concernant Myspace, ou son autocritique avec avoir fait le trombone simplement avec sa bouche.

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Enfin, mention spéciale pour la très belle Scare Away the Dark, au message assez bien pensé, comme quoi il faut savoir se détacher de ses écrans pour vivre le moment présent. Il nous a même demandé de ne sortir aucun écran pendant ce titre. Evidemment cela n’a pas été respecté puisque ce titre a aussi été filmé et posté sur Youtube. Mais le message reste vrai, et sympa à entendre.

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Tout cela se mélange pour donner un concert rafraichissant, à l’opposé d’un certain ennui qu’on aurait pu supposer. Passenger c’est une vraie pépite live. Pas dans le sens où le public va devenir complètement fou, mais où il assiste à un concert à la fois beau, émotionnel, joyeux, hilarant et fait réfléchir. Bravo Mike, et il est certain que dès qu’il repasse, je retourne le voir. Un vrai artiste comme lui, avec une expérience de 5 ans à chanter dans la rue et une vraie humilité, ça se respecte !

– Live Report – Passenger à l’Olympia 28.

– Live Report – Rock en Seine Jour 2

Seconde journée du festival Rock en Seine, le samedi 23 août proposait un programme intéressant, mais à mon sens pas aussi bien garni que le vendredi ou le dimanche. Il y a donc eu des bons moments et d’autres un peu voire carrément décevants, que je vais vous détailler dans la suite de cet article ! Mais avant de commencer, un bref rappel : vous pouvez retrouver certains concerts sur Culturebox à cette adresse http://culturebox.francetvinfo.fr/festivals/rock-en-seine/lives.

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La journée commençait par un concert tout en douceur, celui de Junip, groupe suédois. Son chanteur n’est autre que José Gonzalez, qui a beaucoup contribué à la bande son du film La Vie Rêvée de Walter Mitty. Alors oui, ce n’est pas le concert le plus remuant du festival, mais c’est un bon moment, entre folk et pop toute douce. J’avoue ne m’être jamais sentie autant relaxée après un concert. Certains des titres joués sont vraiment très sympas, comme Far Away ou Line of Fire. Bref, Junip c’est une bonne découverte toute en douceur.

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C’est vers le groupe prometteur Alb que nos oreilles se dirigent ensuite. Ce duo m’a beaucoup plu, avec des chansons pop-rock à la fois délicates et entêtantes. La voix du chanteur Clément Daquin est joliment grave et accompagne avec brio les sonorités électroniques qui ponctuent ses titres. Le public qui s’est amassé devant la scène ne s’y est pas trompé, Alb était une des découvertes à venir voir. Son titre le plus connu, Whispers Under the Moonlight est une vraie merveille, qui rend très bien en live. Et en bonus on a même eu droit à un petit bout du générique de Mario avant la très sympa It’s Nice to See You Again (woo-oo-oo). Un joli coup de coeur pour Alb donc !

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A la fin de ce concert s’annonce le concert de Clean Bandit. Là encore, la foule est au rendez-vous, pour voir le groupe du tube Rather Be. Je ne vais pas trop m’étaler parce que cela ne sert à rien, mais ils nous ont servi une pop sans véritable saveur, et apparemment il manquait quelqu’un du groupe en plus. Ils mettent plutôt bien l’ambiance du fait du style de musique, mais celui ci n’a absolument rien de spécial. Et puis une fois que la chanson tant attendue est jouée -sans être changée d’un iota par rapport à la version studio- le groupe s’en va brusquement, suffisamment pour nous faire comprendre que c’est fini. Je n’en attendais pas grand chose et visiblement je n’ai pas eu tort !

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De loin, on entendra Cheveu, groupe au nom étonnant, qui ne produira pas grand chose si ce n’est un amas de son à grand volume. Après mon avis aurait peut-être changé si j’avais été voir le concert. Mais le concert que j’attendais le plus de la journée approchait: celui d’Emilie Simon avec l’Orchestre National d’Ile-de-France. Le concert avec Get Well Soon en 2012 m’avait énormément plu, donc j’attendais vraiment cette association, d’autant plus que le dernier album d’Emilie Simon est plutôt sympathique et que je suis une fan inconditionnelle de la bande son de la Marche de l’Empereur. Et bien la déception fut présente : on n’entendait que très peu l’orchestre à cause de basses bien trop fortes. Emilie Simon a amené ses musiciens, et leurs instruments annihilent les efforts de l’orchestre. Sur certains titres, les musiciens et le chef d’orchestre Bruno Fontaine attendent même les bras croisés que le titre se termine. C’est vraiment dommage. En soi les chansons d’Emilie Simon sont plutôt sympas en live, surtout celles du dernier album « Menteur », « Amoureuse » et surtout « Paris j’ai pris perpète », mais l’orchestre aurait du être pris en compte, et pas simplement posé derrière sur la scène. Un des meilleurs moments aura été lorsque l’orchestre a repris seul la chanson du thème de la Marche de l’Empereur, donnant enfin cours à son talent.

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Après cette petite déception, retour à la Grande Scène pour voir Portishead, très attendus pour les 20 ans de Dummy. J’avoue ne pas avoir été emballée par cette performance, peut-être parce que je ne suis pas fan. C’est un peu trop calme à mon gout, et je n’ai pas toujours compris les effets de voix de la chanteuse. Après la majorité des commentaires que j’ai lu sur ce set étaient très positifs, j’ai peut-être raté le coche, je ne sais pas, mais je n’ai pas trop apprécié.

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La fin de soirée s’amorce avec Flume, petit génie de l’électro. Son set fut très sympathique. N’étant absolument pas une spécialiste du genre, je ne l’ai apprécié qu’en tant qu’amatrice, qui plus est congelée à cause du froid qui sévissait en ce samedi soir, et j’avais donc besoin de bouger un peu pour me réchauffer, cela tombait plutôt bien !

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Enfin, histoire de terminer de se réchauffer, The Prodigy ont parfaitement fait leur boulot de gros metteurs d’ambiance avec leur musique toujours aussi efficace. Omen est complètement folle, et la plupart des autres morceaux ont le même effet : faire danser la foule à fond.

Enfin, en repartant vers la sortie, on a pu entendre quelques bouts du concert de St Vincent, me faisant regretter ce conflit de programmation entre The Prodigy et la jeune femme dont l’album est vraiment très sympa. C’est fort dommage, mais il faut faire des choix dans un festival !

A demain pour la suite du live report avec un dimanche totalement explosif !

– Live Report – Rock en Seine Jour 2

– Live Report – Rock en Seine Jour 1

Vous le savez très certainement, Rock en Seine c’était le week-end dernier au Domaine National de Saint Cloud, et je m’y suis rendue pour la 3ème année consécutive. C’est donc parti pour une série de trois articles concernant les trois jours du festival !

Le vendredi était particulièrement alléchant sur le papier, et ce malgré l’annulation de Volbeat (qui aurait fait un concert assez énorme à n’en pas douter, c’est tellement dommage !).

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Du coup, l’ouverture du festival a été assurée par Cage the Elephant sur la grande scène. Leurs chansons sont très sympas en live, et surtout ils se donnent à fond. Le chanteur est évidemment le plus concerné par cette vérité, il saute partout et vire la chemise au bout du deuxième titre. Se dégage alors une vraie énergie, qui aurait pu bien faire bouger la foule si cela n’avait pas été le premier concert. J’ai adoré Come a Little Closer, Aberdeen et la superbe Shake Me Down en live. On notera simplement que le chanteur s’est cru aux Vieilles Charrues en brandissant un drapeau breton. Il faut dire qu’il n’a pas l’air d’être très calme dans sa tête, mais c’est justement ce qui rend leur live plutôt fou et sympa à voir ! (pour ceux qui veulent voir le live, il es ici http://culturebox.francetvinfo.fr/festivals/festival-rock-en-seine/cage-the-elephant-au-festival-rock-en-seine-2014-161181 )

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Sur la Grande Scène encore, le groupe a été suivi par Gary Clark Jr, annoncé comme un ténor du blues. Alors oui, il joue très bien de la guitare (mais genre vraiment très bien), mais son concert était plutôt une longue suite de solos parfaitement exécutés. Certes c’est réussi, mais ça m’a paru très long comme une démonstration à sens unique, sans interaction avec le public, c’est dommage.

Premier changement de scène pour aller voir Wild Beasts, groupe « synth-pop » dont j’avais pas mal entendu parler, mais qui ne m’a pas convaincue non plus. Une voix très grave couplée à des morceaux pseudos psychédéliques, j’avoue avoir eu du mal à accrocher. En plus on n’entendait presque que les basses (problème récurrent cette année), ce qui n’aidait pas à apprécier non plus.

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Retour sur la Grande Scène pour voir Jake Bugg. J’avoue ne pas être fan de sa voix – je vais encore me faire lyncher mais il a une voix de canard !. Ses titres ont de jolies mélodies, mais je n’en suis pas hyper fan. Le live n’apportait pas grand chose, il fallait certainement être fan pour l’apprécier. Il n’y fait pas de faux pas, mais il joue ses chansons telles qu’elles sont, limitant l’intérêt de venir le voir.

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Du coup, c’était l’occasion d’aller voir Crystal Fighters, pour un live beaucoup plus énergique. Habillés de coiffes en plume et de toges ou de robes, ils mènent une sorte de danse collective avec leurs tubes You and I, Love Natural ou encore Plage. Les chansons ne sont pas hyper travaillées notamment au niveau des paroles mais en live elles sont très efficaces, à la fois optimistes et hyper dansantes, même sous la pluie !

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C’est avec curiosité que le public se dirige ensuite vers la scène où Blondie va se produire. Le groupe est très attendu et j’en tire pour ma part du positif. Le set s’ouvre sur One Way Or Another, qui fait son petit effet en tant que tube du groupe. Dès les premiers titres, ils parviennent à bien envoyer, Debbie Harry la chanteuse semble encore plutôt en forme. Il est tout de même dommage que sur One Way Or Another et Call Me qui suivra elle n’envoie pas tout ce qu’elle a ! Mais sur le reste, qu’ils s’agisse de nouveaux ou d’anciens titres, l’énergie et le talent est bien là ! Heart Of Glass sera un très bon moment, car le groupe aura pu s’échauffer un peu. Un très bon concert donc, avec des artistes qui coiffent au poteau certains jeunes un peu trop ambitieux. (on remerciera les débiles qui pendant ce concert empêchaient tout le monde de voir avec leurs parapluies… Soit tu t’équipes avec un vêtement contre la flotte, soit tu endures pendant les concerts mais tu empêches pas les gens de voir… )

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Changement de registre avec The Hives. Ils ont été conformes à ce que je savais d’eux, c’est-à-dire de gros metteurs d’ambiance sur du rock un peu bourrin ! Comme à son habitude, le chanteur pousse la foule à l’adorer -on aime ou on aime pas, mais c’est à mon avis à prendre au second degré- et à hurler avec eux. Les tubes Go Right Ahead, Try It Again ou Tick Tick Boom tiennent plus que leurs promesses en live et donnent un rendu absolument fou. Alors oui, musicalement ce n’est pas un concert très raffiné, mais pourtant c’est efficace et se passe dans une ambiance bien rock’n’roll comme on les aime !

Parce que dans la vie on aime les changements brutaux, il était temps de passer voir Die Antwoord. Autant le dire d’entrée, ce n’est vraiment pas mon truc, entre des visuels terrifiants, une musique qui alterne entre hip hop, rap et électro, je n’adhère pas. Baby’s on fire n’est pas désagréable, mais c’est bien la seule qui ne me dérange pas… Après il faut reconnaître que niveau ambiance ils sont très bons et parviennent à faire danser tout le public, mais musicalement ce n’est pas pour moi !

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Et enfin, la clôture de ce vendredi est assurée par les Arctic Monkeys. J’avoue avoir été assez mitigée sur ce concert. En soi, leurs titres sont géniaux, et j’ai adoré Brianstorm, R u Mine ?, Why’d You Only Call Me When You’re High et encore plus ma chanson préférée When the Sun Goes Down en live. Mais la plupart des titres sont ralentis par rapport à la version studio (je n’avais jamais vu cela), ce qui – au lieu de donner un très bon concert – donne un concert parfois un peu mou, sur lequel à certains moments il est difficile de s’enthousiasmer. L’ambiance a du coup un peu de mal à décoller, sauf sur les tubes Fluorescent Adolescent ou I Bet That You Look Good on the Dancefloor. Cela est encore plus compliqué sachant que Alex Turner ne joue pas vraiment avec le public, il ne fait que saluer et remercier le public en français, ce qui est un bon début mais pas forcément suffisant. Bref, un bon concert mais qui aurait largement pu être mieux et laisse donc un sentiment d’inachevé.

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– Live Report – Rock en Seine Jour 1

– Live Report – Eugene McGuinness & Kodaline aux Soirs d’été Oui FM

Le festival Soirs d’Eté de Oui FM permettait cette année encore de voir toute une série d’artistes en concerts gratuits sur la place de la République. Pour ma part, j’ai choisi le mardi soir, où se produisaient Eugene McGuinness et Kodaline -ainsi que John Butler Trio, mais n’étant pas fan et trempée, j’ai passé mon tour à cette occasion. Oui, parce que Soirs d’été rimaient cette année avec détrempé, le festival ayant été agrémenté par de bonnes averses, qui a clairsemé la place de la République, mais n’a pas altéré la performance des artistes présents.

C’est Nick Mulvey qui a ouvert la soirée, avec une folk pop assez agréable que je vais essayer de prendre le temps de découvrir. Ne connaissant que Cucurucu, c’était une découverte sympa.

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Mais ce sont plutôt les deux groupes suivants que j’attendais. Eugene McGuinness passait en premier, présentant ainsi son nouvel album, Chroma, sortit en début de semaine. Le Britannique a fait soft vestimentairement, avec une chemise rouge à carreaux et un pantalon noir. (il m’a cependant fallu deux chansons pour le voir, à cause des parapluies qui bloquaient la vue).

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Il a donc alterné entre les titres de son dernier album -commençant par Godiva – et ceux du précédent, dans un mélange assez efficace. Parmi ceux du dernier album, on peut signaler le très étrange « I Drink Your Milkshake » au sujet prosaïque particulièrement déconcertant, mais surtout les très bons Heart of Chrome & the Crueller Kind. Les titres tels que Lion, Sugarplum ou Shotgun sont toujours aussi efficaces et offrent un très bon set de britpop alliée à son attitude de crooner.

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Pour l’avoir vu deux fois auparavant en live (Rock en Seine et en première partie de Miles Kane), on sent qu’il prend de la confiance. Heureusement, il a enfin appris à terminer ses chansons non pas à la hache, mais d’une façon moins brutale, comme cela peut l’être sur ses albums studios. Son attitude de crooner rock est également assumée, notamment lorsque sur Lion il lâche sa guitare pour chanter et bouger plus librement. Bref, il a fait des progrès et ne déçoit absolument pas.

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Après une pause pluvieuse, c’est au groupe irlandais Kodaline de faire son entrée sur scène. J’avoue que j’appréhendais un peu leur set, pour les avoir vu en novembre dans une toute petite salle (le Divan du Monde), dont l’ambiance intimiste leur correspondait parfaitement. Et là encore, il y a eu du progrès de fait entre temps. A mon sens, on est passés d’un petit groupe un peu timide, avec un chanteur parfois gêné, à un groupe qui a fait les plus grands festivals et qui sait faire face à une foule de gens (même à ceux qui ne sont pas forcément venus pour eux).

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Le set est classique, avec des titres tirés de leur album, dont des morceaux charmants comme Brand New Day ou Way Back When. Le bassiste glisse quelques mots en français entre les chansons -notamment le temps de rappeler qu’ils passent en concert à la Cigale en septembre – et le chanteur remercie le public entre chaque morceau. Way Back When est l’occasion d’un souvenir particulier (en novembre il racontait que cette chanson parlait de grandir avec ses amis, ce qui inclue également le bassiste du groupe), ponctué de quelques rires du chanteur. L’ambiance est détendue, alors que le set est ponctué par les morceaux phares du groupe.

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Ainsi, Love Like This marque une très jolie envolée pop du groupe qui fera réagir le public. Le set se termine sur l’enchainement – à la limite du machiavélisme – de High Hopes et All I Want, deux chansons absolument sublimes, mais aussi particulièrement tristes. A cette occasion ils captivent l’assistance et prolongent le dernier titre, comme pour faire durer le plaisir.

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Eux aussi ont donc grandi depuis leur dernier passage en France. Le groupe a pris en maturité, et est toujours aussi bon musicalement, c’est un plaisir de les voir en live. L’ambiance intimiste est tout de même ce qui leur convient le mieux à mon sens, tant leurs chansons sont belles.

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Le festival des Soirs d’Eté Oui FM aura donc été l’occasion de revoir deux de mes chouchous 2013-2014, et malgré la pluie, c’est toujours une opération sympathique, donc merci Oui FM!

 

– Live Report – Eugene McGuinness & Kodaline aux Soirs d’été Oui FM

– Live report – Arcade Fire au Zénith de Paris le 04.06

Il est des concerts que l’on attend impatiemment. Il en est d’autres qu’on attend dans une fébrilité proche de l’hystérie. Pour Arcade Fire, cela relevait plutôt de la seconde proposition dans mon cas. J’avais particulièrement hâte de découvrir le groupe sur scène, et ils ne m’auront clairement pas déçus. C’était un concert fabuleux sur beaucoup de points et que je ne risque pas d’oublier.

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Ce n’était pas une surprise, mais une fois que l’on rentre dans le Zénith, on se retrouve face à plusieurs personnes, déguisées avec les fameuses bobbleheads (sorte d’énormes têtes) à l’effigie des membres du groupe. Qui est caché sous ces déguisements? La question reste entière. (l’un d’entre eux m’est à moitié rentré dedans avant de s’excuser, j’ai donc peut-être côtoyé de très près un membre du groupe -non je ne retiens pas uniquement la réponse qui m’arrange-) En tous cas c’est plutôt sympathique comme accueil, même si les danseurs en questions ont des mouvements assez étranges.

C’est Antibalas qui ouvre le bal. J’avoue être assez partagée sur leur cas. Leur jazz afrobeat n’était pas désagréable à écouter, et faisait une musique d’ambiance plutôt sympa. Cependant, on ne comprenait absolument pas le chanteur, ce qu’il disait ou chantait, et les parties instrumentales étaient vraiment longues, ce que j’ai beaucoup de mal à apprécier. On avait l’impression que les morceaux étaient rallongés de façon inutile et exagérée, ce qui était parfois agaçant.

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Mais enfin, l’heure d’Arcade Fire se rapprochait. Un rideau semi-opaque noir nous séparait de ce qu’il se passait sur la scène. Quand soudain, on y discerne des personnes en train de mettre les bobbleheads. Ceux-ci -moins nombreux que le groupe au complet – commencent une version simplifiée mais reconnaissable de Rebellion (Lies), avant que le vrai groupe ne fasse irruption sur scène, avec un Win Butler criant « mais ça va pas ça » (en français dans le texte). L’artifice est assez drôle, et permet au groupe de faire une entrée en scène décalée, qui sera pourtant bruyamment saluée par la foule. Le début se fera sur Normal Person, titre assez rock donc qui permet de commencer sur les chapeaux de roue!

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Le rythme ne retombera pas de tout le concert. C’est avec cette représentation live qu’on se rend assez vite compte de la puissance du dernier album, et de toute la force qu’il peut dégager en live. Confirmé dès le début par Normal Person, cela se vérifie par la géniale Joan of Arc ou Reflektor. Le reste de l’album donnera au public une irrépressible envie de danser, avec Afterlife, We Exist ou Here Comes the Night Time. C’est d’ailleurs en une géante piste de danse que se transforme le Zénith le temps du concert, grâce notamment aux percussionnistes et bien entendu aux chansons elles-mêmes. Chaque membre du groupe y va également de son petit pas de danse quand ils ne jouent pas. Régine est particulièrement fabuleuse dans ce rôle, nous gratifiant de plusieurs pas de danse pendant Haiti ou d’autres titres.

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La setlist du 2ème concert (celui du 4 juin) fut l’occasion de redécouvrir des titres plus anciens, comme Tunnels, Headlights look like diamonds ou encore Haiti comme évoqué précédemment, ou Crown of Love. Des titres salués par le public et repris en cœur. Le public sera de façon générale assez réactif, en chantant sur les chansons les plus connues. C’était une ambiance bonne enfant plutôt sympathique, même si j’ai parfois eu un peu l’impression d’être seule à chanter lors de quelques titres.

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En tous cas le concert a été l’occasion pour moi de redécouvrir certaines chansons. Ainsi, j’ai eu un vrai coup de cœur pour Power Out, Sprawl II, Haiti, que j’aimais bien auparavant mais sans plus. Le live aura aussi renforcé mon gout déjà très prononcé pour l’énormissime No Cars Go (là, le public a bien suivi) qui m’a fait hurler et sauter dans tous les sens –oui, j’aime beaucoup beaucoup cette chanson, et en live elle est encore meilleure – ou Keep the Car Running. J’ai été particulièrement séduite par la performance de Régine en fait, qui chante merveilleusement bien en live, et apporte une fraicheur étonnante qui vient compléter la super performance de Win Butler, et de tout le groupe.

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La mise en scène est enfin particulièrement soignée, avec le subterfuge d’entrée, mais aussi un changement à chaque titre de l’éclairage, de la position des miroirs du fond, d’un rideau de petits miroirs ou d’images sur l’écran. Les couleurs étaient absolument sublimes, surtout sur Haiti avec des images de contrées verdoyantes. Le mieux restera la mise en scène pour It’s never over (Orpheus), avec Régine placée sur la scène B, à l’autre bout de la fosse, entourée par des mannequins déguisés en squelette et représentant la mort. Son Orphée, Win Butler, chantait en s’adressant directement à elle, Eurydice. En plus d’interroger le public sur sa place dans la salle, cela représentait parfaitement le message de la chanson et le mythe dont elle s’inspire. Cette scène B servira également pendant le rappel à faire danser les bobbleheads sur Entertainment de Phoenix, manière d’adapter le contenu au pays dans lequel ils se trouvent après avoir fait venir les Paft Dunk à la moitié du set, et la veille. (si vous avez entendu quelqu’un s’égosiller sur Entertainment, c’est moi !)

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Le concert s’achève sur l’énergique Here comes the night time avec sa flopée de confettis et l’incontournable mais tout aussi réussie Wake Up. Une façon de nous dire qu’il est temps de se réveiller de ce fabuleux rêve éveillé qu’ils viennent de nous offrir. Si on me proposait d’y retourner dans l’immédiat, j’y foncerais sans hésiter, car même si j’ai du mal à classer les concerts où je me rends, celui-là fait partie des meilleurs que j’ai fait.

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PS : pas merci à vous, le couple devant moi qui se prenait pour des jeunes mais qui n’arrivait pas à suivre la foule dans ses mouvements et avait un gros parapluie canne qui me cognait fréquemment, et pas merci à toi, grand mec qui a eu la bonne idée d’y ajouter un masque de lapin avec des oreilles qui me bouchaient souvent la vue. Il fallait que je le dise, la fosse recèle toujours des spécimens intéressants !

– Live report – Arcade Fire au Zénith de Paris le 04.06

Stuck in the Sound @ La Flèche d’Or

Un concert gratuit proposé par une marque investie dans la musique, cela ne se refuse déjà que difficilement. Alors quand celle-ci vous propose de voir un des meilleurs groupes de rock français, il est impossible de résister!

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Le concert était prévu à la Flèche d’Or, très petite salle parisienne, parfaite pour un concert intimiste, préparant le lancement d’un nouvel album pour Stuck in the Sound. Mais tout d’abord, c’est le groupe Two Bunnies in Love, lauréat d’un tremplin organisé par Ricard, qui ouvre le bal. Après une longue entrée en matière instrumentale et psychédélique, la première chanson démarre enfin. Comme toutes les autres, elle est sympathique, rythmée, pop mais rien de bien original. Un moment agréable, mais pas spécialement fou. Leur set se termine par exemple sur Duchesse, dont les influences pop sont clairement britanniques, une chanson sympathique, mais à laquelle il manque un je-ne-sais-quoi de plus fou, pour lui donner du relief. Alors oui, ce je-ne-sais-quoi de plus fou peut être trouvé dans les mouvements très étranges du chanteur, qui semble dans une dimension parallèle et m’étonnera tout au long de leur passage. Le lien de cause à effet n’est peut-être pas si évident que les apparences le montraient, mais le set n’est pas très bien mené, avec une rupture brutale au moment de la fin, qui n’avait pas été annoncée. (Rien de grave, je vous l’accorde) Les bases sont là pour faire un bon groupe, mais il faudra trouver une façon de se distinguer musicalement d’une masse pop toujours plus grande.

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Après cette première partie, les roadies font le traditionnel changement de matériel, mais les membres du groupe viennent prêter main forte, venant chacun brancher et tester leurs instruments respectifs. L’heure de débuter le concert arrive enfin, et les cinq membres du groupe montent sur scène devant une salle remplie, et ravie d’avance. Si Two Bunnies in Love ne maitrisaient pas forcément leur set, Stuck in the Sound place les chansons de façon judicieuse (volontairement ou pas?). Ils débutent par Ouais, comme une sorte d’accueil très positif, avec un public immédiatement réactif, et alterneront ensuite les gros tubes qui font leur succès avec de nouveaux titres.

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Ceux-ci méritent d’ailleurs d’être mentionnés, car ils combinent la jolie voix de José Reis Fontao, des passages très rock comme ils savent si bien les faire, et d’autres moins bruyants mais tout autant intéressants. Ainsi Miracle, plus posée qu’à leur habitude (mais ce n’est pas une Tender bis) est très jolie, et Sons et Fire -encore plus sauvage- marquent bien la patte Stuck d’un son rock et très puissant. L’album devrait sortir dans quelques mois, mais on peut déjà dire qu’ils s’annonce très bien.

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La puissance de leur son crée évidemment une ambiance à la hauteur de l’évènement, avec un bon pogo dès la troisième chanson, et des titres dantesques comme Shoot Shoot, Brother, Let’s Go. Toy Boy est évidemment celle qui déchaine encore plus les foules, et alors qu’ils font la traditionnelle pause pour se faire acclamer, José Reis Fontao reconnaît que l’effet est un peu conventionnel, interpelant Izia Higelin présente dans la foule et lui demandant de monter sur scène. Celle-ci s’exécute et lancera la suite de la chanson avec un « Please baby talk » tonitruant avant de partir en slam sur la foule. Une très bonne surprise (surtout pour moi qui aime beaucoup ses chansons) qui résume bien l’état d’esprit de la soirée.

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C’est un concert pour se remettre en jambes en quelque sorte, mais qui sera très réussi. Et s’ils reconnaissent avoir été très stressés avant, le chanteur jouera très bien avec le public et ses réactions, ancrant encore plus le moment dans une dimension intimiste décontractée.

Quant aux chansons qui m’ont vraiment marqué, il y a évidemment la sublime Tender que je trouve toujours aussi émouvante. Il y a aussi Bandrupcy, déjà assez géniale en version studio, qui déchire absolument tout en live. Et la petite dernière, Don’t Go Henry qui déchire également tout, en annonçant malheureusement la fin de ce concert.

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En résumé, Stuck in the Sound démontre là encore ses grandes qualités scéniques, entre grosse prestation rock, très bonne ambiance et touches d’humour. Les nouvelles chansons laissent présager un très bon album à venir -qu’on a décidément bien hâte d’écouter- et encore de très bons moments lives, avec toujours autant de titres qui donnent envie de s’époumoner avec eux.

 

 

Stuck in the Sound @ La Flèche d’Or